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Sondage - L'éolienne gagne à être côtoyée

Le taux de satisfaction à l’en-droit des éoliennes augmente avec le temps et le contact visuel.
Photo : Agence Reuters
Le taux de satisfaction à l’en-droit des éoliennes augmente avec le temps et le contact visuel.
Le fait de vivre à proximité d'un parc d'éoliennes augmente l'acceptabilité envers cette forme d'énergie verte au lieu de la réduire.

En effet, selon un sondage inédit obtenu par Le Devoir auprès de la firme Multi Reso — qui l'a réalisé l'automne dernier auprès de 1000 Québécois, dont 500 vivant à moins de 10 kilomètres de parcs éoliens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie —, le taux de satisfaction à l'endroit des grandes machines filiformes augmente avec le temps et le contact visuel.

Parmi les répondants de ce sondage, 83 % étaient favorables aux éoliennes avant leur installation. Un an plus tard, 86 % des répondants se disent satisfaits du fonctionnement du parc d'éoliennes construit dans leur milieu.

Ce sondage n'a été commandé ni par Hydro-Québec ni par des promoteurs, a expliqué au Devoir une de ses auteurs, Caroline Léger. Le sondage, auquel a aussi participé son collègue Daniel Lemieux, a été réalisé par cette firme de consultants spécialisée en énergie afin de démontrer à d'éventuels clients leur capacité d'analyse, a précisé Mme Léger.

Devant l'intérêt suscité ces derniers jours par la divulgation des résultats de l'appel de propositions pour 2000 MW d'énergie éolienne, Multi Reso s'est rendu compte que les données de son sondage pouvaient jeter un éclairage important dans le débat public sur cette filière. On savait par un sondage réalisé il y a quelques années que les touristes appréciaient massivement la vue des élégantes machines blanches dans les paysages gaspésiens. Mais on n'avait pas encore déterminé scientifiquement ce qu'en pense la population du Québec, et en particulier les gens qui vivent à proximité des éoliennes.

Ce sondage, dont la marge d'erreur est de 4,4 % 19 fois sur 20, en arrive à la conclusion que «les citoyens qui vivent près des parcs éoliens ne condamnent pas les nouveaux moulins à vent qui sont apparus dans leur paysage. À la lumière des réponses des 500 résidants interrogés, l'insatisfaction et la grogne qu'on a pu entendre depuis un an ou deux — et qui sont probablement les mêmes dans d'autres pays industrialisés — serait l'affaire d'une minorité, et parfois amplifiées par les médias. Malgré tout, consulter, écouter, s'adapter aux communautés paraissent nécessaires pour tous les acteurs qui travaillent au développement de cette industrie», lit-on dans le résumé de l'étude qui parle même d'une «petite minorité».

Fait particulièrement intéressant: des 500 personnes vivant à moins de 10 km d'un parc, 44 % ont en effet précisé qu'elles voyaient des éoliennes de l'extérieur de leur résidence.

Les sondeurs de Multi Reso avaient préalablement obtenu de Québec la liste des villes où l'on trouve déjà des parcs construits, ce qui leur a permis d'élaborer un échantillon stratifié.

Si la satisfaction à l'endroit des parcs est passée de 83 à 86 % un an après leur construction, il y a eu néanmoins des changements d'opinion dans la population locale. En effet, on assiste à un déplacement de 4 % des personnes favorables vers le côté défavorable. Mais 7 % de ceux qui étaient défavorables au départ deviennent, après expérience, «favorables» à la présence des parcs. En somme, une expérience directe favorise l'acceptabilité tout comme elle semble réduire les appréhensions initiales.

Après avoir vécu un an devant de véritables éoliennes, près d'une personne sur deux (44 %) se dit même «très» favorable au parc éolien de la région alors que seulement une personne sur 10 (11 %) se dit contre.

Quelque 73 % des répondants locaux estiment que la production éolienne a des retombées économiques assez importantes chez eux, que l'installation d'un parc ne nuit pas au tourisme (74 %) et que vivre près d'un parc ne présente pas de risques pour la santé (72 %).

Les trois quarts des répondants se sont aussi déclarés satisfaits de l'information fournie par les promoteurs et 36 % s'en disent même «très» satisfaits. Mais par contre, les sondeurs ont noté des variations importantes d'une entreprise à l'autre, ce qui indique que «certains promoteurs ont donc mieux fait les choses que d'autres». Cependant, si 70 % croient que les promoteurs ont bien présenté et expliqué leur projet et que 67 % disent qu'ils ont été à l'écoute des citoyens, les personnes mécontentes de l'exercice constituent un bloc non négligeable, soit une personne sur cinq (20 %).

Le public en général

Selon le sondage, quatre Québécois sur cinq (83 %) pensent que le gouvernement a bien fait de miser sur l'éolien à la fois pour des raisons environnementales et économiques. Par contre, la majorité des gens qui vivent près des éoliennes estiment à 83 % que le développement de cette filière devrait être mieux encadré.

Neuf Québécois sur dix estiment d'autre part que le Québec devrait développer une expertise en éolien comme il l'a fait pour l'hydroélectricité, même si la plupart estiment que cette filière ne pourra combler à elle seule les besoins énergétiques. Ce qui est étonnant, c'est que les gens des régions d'accueil des parcs éoliens pensent à 73 % que les retombées sont importantes, alors que la moyenne provinciale porte le même jugement dans une proportion inférieure, soit 59 %.

Même décalage entre les régions éloignées qui estiment à 68 % que le développement de la filière éolienne est préférable à celui de l'hydroélectricité comparativement à 54 % seulement à l'échelle provinciale.

Par contre, une personne sur deux seulement estime que l'on devrait développer l'éolien à des fins d'exportation, mais la vaste majorité des répondants affirment en régions (74 %) que les parcs d'éoliennes ne nuisent pas au tourisme et ne nuisent pas à la santé (72 %).






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  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 11 mai 2008 23h21
    La vraie place de l'éolien
    « En confiant maintenant le développement de l'éolien au secteur privé plutôt qu'à Hydro-Québec, on s'apercevra dans 20 ans que l'on a bradé une mine d'or pour un plat de lentilles.

    Imaginez où en serait le Québec si l'énergie hydro-électrique n'avait pas été nationalisée! Les tarifs d'électricité seraient le double de ceux que nous avons présentement, et les milliards de profit d'Hydro-Québec qui nous appartiennent seraient plutôt dans les poches de grosses compagnies privées.

    Il faut que le Québec développe au maximum l'énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l'énergie hydro-électrique, en respectant la population et les paysages. Le vent étant une richesse collective, c'est Hydro-Québec qui devrait développer l'énergie éolienne sans laisser filer les profits à l'entreprise privée.

    Nous avons déjà en place l'infra-structure du réseau de tranport d'énergie électrique à haute tension d'Hydro-Québec; il s'agit d'y greffer l'énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existantes, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. C'est de ces côtés qu'il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages.à

    Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 12 mai 2008 07h31
    L'éolien vs l'hydro-électricité
    « Le vent tombe,les rivières n'arrêtent pas de couler. La production d'électricité par éolienne est plus dispendieuse que la production par hydro-électricité. Une chose est sure, il faut maximiser la production d'électricité. C'est une de nos principales richesses, renouvelable et propre. Nos surplus trouveront toujours preneurs.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 12 mai 2008 08h02
    Les caisses électorales, M. Saint-Arnaud
    « M. Raymond demande : «Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages?»

    Réponse : Les caisses électorales ont besloin de fonds, de beaucoup de fonds. C'est qui qui donnent aux caisses électorales ? C'est ça, ce secteur là. C'est ce que disait M. Lesage quand M. Lévesque lui poussait dans le dos pour nationaliser les compagnies d'électricité comme le puissante Shawinigan Water & Power. ET MA CAISSE ÉLECTORALE ? Mais M. Lévesque, politicien honnête a été assez fort avec la population du Québec pour faire peur à M. Lesage qui lui a alors permis de mettre la chose de l'avant. »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 08h12
    M St-Arnaud ...
    « À votre question, "Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages? " j'avancerais la réponse suivante : parce que ça coûte moins cher. Lorsque ce ne sera plus payant, comme l'installation d'éoliennes dans la mer, le gouvernement obligera probablement Hydro-Québec à prendre l'exploitation à sa charge. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 09h49
    Quand les verts se trompent encore
    « Lwes verts ne sont pas à leur première erreur de solution. QuOn penseà L'Éthanol, les fluocompactes et plus récemmenrt les sacs de plaatiques à base de pétrole pour remplacer les sacs en papier dans nos épiceries.

    On oublie aussi les vendeurs du temple qui profitent de l'hystérie collective des crédules canadiens pour nous vendre leurs bébelles: Tombes écolologiques, sexe écolologique, bourse du carbone, manger bio, etc...

    Maintenant on arrive avec les moulins `;a vent qui fonctionnnent à 25% du temps et pas toujopurs en période de forte demande. On choisi des territoires près de zones habitées au lieu de choisir à la Baie de James ou à la Manic des points stratégiques que l'on peut raccorder au réseau de base à proximité. Mais non, on laisse le privé se partager le territoire comme les soldats romains sans aucun r4espect pour les gens du milieu.

    Il demeure que la recherche devrait se tourner vers le stockage de l'énergie pour optimiser les installations actuelles. Ceuxz qui ont déjà visité. la Baie de James ont vu les immenses galeries de dérivations qui sont ouvertes pour diminuer la pression sur les trubines en période de moindre demande. Toute cette eau qu'on laisse écouler à coté du barrage serait utilisée si on pouvait emmagasiner cette énergie perdue. De plus, on diminuerait encore plus le coût moyen du kilowatt/heure.

    Le nanocondensateur est une découverte qui nous permet d'espérer une telle avenue. Il est temps que l'Hydro-Québec dépense quelques dollars sur la recherche de nanopostes munis de nanobatteries qui accumulenbt les kilowatts pour la redistribuer pendnat les périodes de fortes demandes y compris pour compenser les 75% où les éoliennes sont improductives. Ce n'est pas farfelu et ce n'est pas la première fois que je parles de cette probabilité. Seulle la recherche en ce sens peut dire si c'et faisable...

    Entre temps, on ne peut que déplorer la décision d'Hydro d'aller avec le privé le long de la vallée du St-Laurent qui est la zone la plus densément peuplée du Québec. Mais quand Équiterre et Steven Guilbault recoivent un beau terrain dans la cour du siège social d'Hydro Québec pour se bâtir une bâtisse écologique avec des fonds gouvernementaux, on n'est pas surpris que les verts se trompent encore. Je rejoins en <ce sens la sortie de Roméo Bouchard qui accuse les leaders écolos d'être à la solde de l'Hydro pour nous passer des éoliennes dans le fond de la gorge...

    Voici un extrait d'un communiqué de presse d'Équiterre.

    Équiterre se réjouit de la participation du gouvernement du Québec à son projet de Maison du développement durable. Cette première contribution du gouvernement du Québec se réalise par le biais d'Hydro-Québec qui fournit un terrain de 15 000 pieds carrés dont la valeur dépasse le million de dollars au coin des rues Clark et Sainte-Catherine.

    Le gouvernement du Québec entend également contribuer financièrement à ce projet et fera connaître la hauteur de sa contribution plus tard, au cours des prochains mois. « Le gouvernement du Québec est heureux d'appuyer ce projet innovateur qui incarne parfaitement les principes du développement durable qui guident les actions de notre gouvernement. La Maison du développement durable sera certainement un exemple au Québec et saura, j'en suis persuadé, inspirer d'autres projets de construction », a indiqué le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, M. Claude Béchard.

    http://www.maisondeveloppementdurable.org/projet

    C'est le même Ministre Béchard qui se promenait bras dessus bras dessous à Naïrobi avec Stevent Guilbault. Le monde est petit et nous apprend que le dossier environnemental est politique depuis le début...

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2006/11/13/001-kyoto-bechard-ambrose.shtml?ref=rss »

  • loiselet
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 10h39
    @ M. Saint-Arnaud
    « Ce que vous nous dites relève du gros bon sens.
    Bientôt, le privé et son acolyte gouvernemental nous imposera l'éolienne tout le long du St-Laurent jusqu'aux quais du vieux port de Montréal en ville.
    Belle réflexion d'un bout à l'autre. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 13h46
    Dans les catons, privatisation d'hydro
    « J'ai lue que les québécois n'étaient pas encore prêt à privatiser Hydro Québec...Belle affaire pour l'avenir? Les lucides ne demandent pas mieux. Tant qu'à M. Béchard qui disait à la télé une veille du jour de l'an chauffer au bois comme ministre de l'environnement c'est pas fort. Un pollueur qui dirige l'avenir de nos Ressouces Naturelles? C'est lui qui a donner tant de pouvoir à certains écolos et fait des coalitions de sorte qu'il est maintenant impossible d'apporter aucune critique. Le soleil. le vent, la géothermie et hydro franchement le Québec à de quoi se satisfaire et même en vendre. C'est vrai que l'on en a jamais assez c'est ça qui tue le monde et la planète. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 13h48
    Dans les catons, privatisation d'hydro
    « J'ai lue que les québécois n'étaient pas encore prêt à privatiser Hydro Québec...Belle affaire pour l'avenir? Les lucides ne demandent pas mieux. Tant qu'à M. Béchard qui disait à la télé une veille du jour de l'an chauffer au bois comme ministre de l'environnement c'est pas fort. Un pollueur qui dirige l'avenir de nos Ressources Naturelles? C'est lui qui a donner tant de pouvoir à certains écolos et fait des coalitions de sorte qu'il est maintenant impossible d'apporter aucune critique. Le soleil. le vent, la géothermie et hydro franchement le Québec à de quoi se satisfaire et même en vendre. C'est vrai que l'on en a jamais assez c'est ça qui tue le monde et la planète. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 12 mai 2008 14h57
    La recherche, la recherche, la recherche...pour emmagasiner l'énergie.
    « C'est dans la recherche que se situe l'avenir. Si nous réussissons à emmagasiner l'énergie électrique nous pourrons réduire la demande sur les lignes de transmission. Nous rendrons notre réseau plus sécuritaire. Nous obtiendrons un meilleur rendement de nos centrales de génération d'électricité qu'elles soient éoliennes ou de barrages hydroliques.

    On n'empèche pas le vent de passer ni l'eau de couler.

    Ce sont les demandes de pointe qui nous coûtent cher. Développer de nouveaux types d'accumulateurs pourra être très rentable, surtout s'ils sont développés ici et encore plus s'ils sont construits ici. Quand est-ce que nos ministres vont le comprendre? Là est la question. »

  • Luc Pépin
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 20h58
    M. Trudel, je me dois encore de corriger...
    « M. Trudel,

    Vous vous êtes royalement fourvoyé dernièrement en parlant à travers votre chapeau du compostage, et maintenant je me dois de rectifier le tir concernant les sacs d'épicerie.

    Saviez-vous que des études de cycle de vie ont été réalisées et ont démontré que la production de sacs de plastique exige une quantité moins importante d'énergie que la production de sacs de papier? Le sac de plastique est donc moins dommageable pour l'environnement... même s'il s'avère un mauvais choix.
    J'espère que vous avez vos sacs réutilisables...
    Sûrement pas, j'imagine que vous trouvez encore une fois que c'est une idée farfelue des verts.

    Luc Pépin »

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