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La mort dans l'arbre

Jeanne Corriveau   3 mai 2008  Société
Photo : Jacques Nadeau
Agissant comme de véritables climatiseurs en milieu urbain, les arbres sont essentiels à la qualité de vie en ville. De fait, leurs avantages ne sont plus à prouver. Des 675 000 arbres publics qui verdissent Montréal, plus du tiers sont plantés en bordure de rue dans des conditions parfois extrêmes. Grandir dans un environnement bétonné relève de l'exploit.

Confinés à leur carré de trottoir, les arbres de rue montréalais mènent un combat perpétuel pour survivre. Et l'hiver exceptionnel que la métropole a connu a été rude pour eux, car le pire ennemi de l'arbre urbain n'est pas la neige mais bien le déneigeur trop intrépide. Arbres fauchés, troncs écorchés et branches brisées témoignent de cet hiver éprouvant. Et leur feuillage printanier tout neuf ne signifie pas pour autant que leurs malheurs sont terminés.

Chaque printemps, il faut faire le bilan des morts et des blessés. Dans l'arrondissement du Sud-Ouest, 28 arbres ont été fauchés par les déneigeurs au cours de l'hiver, comparativement à cinq l'année précédente. Les autorités de l'arrondissement ont dénombré 43 arbres souffrant de blessures significatives. Ces dommages se sont traduits par des réclamations de 24 328 $ auprès des entrepreneurs en déneigement.

Les blessures mécaniques ne doivent pas être prises à la légère. Pendant des années, l'arbre devra panser ces plaies qui constituent autant de portes d'accès pour la maladie, le plus grand tueur d'arbres urbains. Les opérations de déneigement successives ont été une véritable épreuve pour les arbres l'hiver dernier, en particulier dans les arrondissements centraux comme le Plateau Mont-Royal et Rosemont-Petite-Patrie, où les trottoirs sont étroits. «Lors du dernier chargement, les chenillettes Bombardier n'arrivaient plus à tasser la neige tellement elle était compactée et dure. On a passé sur les trottoirs avec des mini-souffleuses. Ce fut un hiver difficile», explique Michel Tanguay, chargé de communication à l'arrondissement du Plateau. Bien que les opérateurs d'appareils de déneigement soient sensibilisés à la vulnérabilité des arbres, la marge de manoeuvre pour la machinerie est parfois limitée.

La vie dans un trottoir

Exposés au vent, à la pollution, aux sels de déglaçage et aux agressions diverses, les 265 000 arbres plantés en bordure de rue à Montréal endurent en silence leur triste sort. Dans les secteurs résidentiels, certains atteignent une envergure respectable, surtout s'ils sont plantés en parterre, mais au centre-ville et le long des artères commerciales, leur survie tient souvent du miracle. Chétifs, rabougris, le tronc portant les marques de blessures anciennes ou récentes, ces arbres témoignent de leurs difficiles conditions de vie. Inutile de se fier au diamètre de leur tronc pour évaluer leur âge: en milieu hostile, certains arbres cessent de croître après leur plantation, prévient Pierre Jutras, agronome à la Division de l'horticulture et de l'arboriculture de la Ville: «Le long des rues commerciales, il y a des arbres qui ont vingt ans mais dont le diamètre est à peu près équivalent à celui qu'ils avaient au moment où ils ont été plantés. Ils ne croissent pas ou leur croissance est très réduite.»

Chef de la division des parcs dans l'arrondissement du Sud-Ouest, Pierre Brochu résume en quelques mots leur triste existence: «Ils se nanifient jusqu'à ce qu'un Bombardier les soulage de leur misère», dit-il.

Une étude menée en 1993 par le botaniste Michel Labrecque avait révélé que les arbres du centre-ville vivaient en moyenne de quatre à six ans, alors que dans leur milieu naturel, leur espérance de vie peut dépasser les 200 ans. Le chercheur avait attribué la piètre santé des arbres urbains aux fosses de plantation trop petites, à l'ensoleillement déficient et à une irrigation insuffisante.

Quinze ans plus tard, la santé des arbres demeure très précaire dans les secteurs les plus inhospitaliers de la ville, par exemple le long de la rue Sainte-Catherine, où les arbres rachitiques se succèdent le long du trottoir. Un des problèmes, signale Pierre Brochu, c'est que dans la réglementation, l'arbre à Montréal est considéré comme du «mobilier urbain» au même titre qu'un lampadaire ou un banc public. Sans compter qu'en matière de civisme, les Montréalais ne sont pas toujours des anges, notamment les cyclistes, qui se servent des arbres comme supports à vélo.

Conscience verte

Mais les mentalités sont en train de changer, tout comme les méthodes de gestion du patrimoine arboricole. L'adoption d'une politique de l'arbre par la Ville de Montréal, en 2005, a établi de nouvelles lignes directrices destinées aux arrondissements, dont relèvent la plantation et l'entretien des arbres. Mais les contraintes budgétaires ralentissent l'application de ces objectifs.

Si elles subsistent encore un peu partout, les fosses de plantation d'un mètre cube ne constituent plus la norme. La Politique de l'arbre a établi à cinq mètres cubes le volume minimal qui devrait être obtenu pour permettre un développement radiculaire plus adéquat. Les arrondissements respectent généralement cette règle quand il s'agit de nouveaux projets, indique Daniel Desjardins, chef de division, production et expertise arboricole, à la Division des grands parcs, en citant pour exemple les travaux effectués sur la rue Peel au sud de la rue des Pins. Et quand vient le temps de remplacer un arbre mais que le trottoir, lui, demeure en place, la scie à béton se charge d'agrandir l'ouverture pour permettre l'aménagement d'une fosse plus grande.

Accroître la taille des fosses peut constituer un véritable casse-tête compte tenu de l'exiguïté des trottoirs montréalais. C'est un des problèmes sur lesquels Pierre Jutras s'est penché (voir autre texte en page A 6), car si on veut agrandir les fosses, encore faut-il que les trottoirs résistent au passage de la machinerie.

Les arbres sont systématiquement arrosés pendant les trois années qui suivent leur plantation, mais c'est insuffisant, estime M. Desjardins, qui souhaiterait que la norme de quatre ans stipulée à la Politique de l'arbre puisse être mise en pratique.

Comparativement à leurs homologues montréalais, les arbres de la ville de Québec semblent mener la belle vie. Il faut dire que les contraintes d'espace y sont beaucoup moins criantes. Sur les 125 000 arbres publics que compte la capitale, seul un millier grandit en trottoir. La norme consiste désormais à les installer dans des boîtes de plantation enfouies dans le sol et ceintes d'une bordure de granit en surface. Ces boîtes peuvent contenir entre 10 et 20 mètres cubes de terre. Aussi, luxe suprême, chaque arbre bénéficie d'un système d'irrigation personnel contrôlé automatiquement selon le degré d'humidité du sol. Ces équipements coûtent cher, 5000 $ par arbre, mais l'investissement en vaut la peine, soutient Jacques Grantham, directeur de la Division de la foresterie urbaine de la Ville de Québec.

L'arbre contre la machine

À Montréal, en matière de déneigement, les consignes prévoient qu'une couronne de 30 cm de neige doit être laissée autour des arbres. Toutefois, pour Pierre Brochu, ce principe est une «vue de l'esprit», car il n'est pas vraiment respecté, surtout quand on exige de beaux trottoirs bien déneigés.

Comment protéger les arbres des agressions des chenillettes? Plusieurs systèmes ont été mis à l'épreuve, sans succès. Les madriers de bois retenus par un cadre de métal ou les corsets d'acier offrent une protection toute relative, car ils abîment l'écorce des arbres lorsqu'ils subissent les assauts des déneigeuses. L'arrondissement du Sud-Ouest a testé les protecteurs en U inversé utilisés à Québec depuis trois décennies pour protéger les arbres en parterre. Ces arceaux ont été installés de part et d'autre d'une vingtaine d'arbres près du marché Atwater. Résultat: treize de ces équipements ont été brisés par la machinerie l'hiver dernier, mais Pierre Brochu est satisfait, car tous les arbres s'en sont sortis indemnes. Remplacer ces protecteurs coûte 250 $ alors que chaque nouvel arbre représente une dépense de 1096 $, ce qui comprend son coût d'achat et son entretien pendant trois ans.

Cependant, M. Brochu reconnaît que ces protecteurs, si efficaces soient-ils, ne sont pas très esthétiques. Il rêve du jour où la Ville lancera un concours de design pour créer un protecteur d'arbre efficace et adapté aux conditions montréalaises, comme elle l'a fait pour la conception du nouveau bac de recyclage et des vélos en libre service.

Et quand les arbres réussissent à grandir, ils ne sont pas au bout de leurs peines puisqu'ils font face à de multiples contraintes, notamment les fils électriques qui forcent leur élagage parfois draconien et la présence d'infrastructures souterraines qui réduisent le développement de leurs racines. Après qu'Hydro Québec et Gaz Métro eurent fait preuve d'un peu trop de sans-gêne dans leurs interventions, la Ville a d'ailleurs dû mettre son poing sur la table pour que les interventions soient mieux coordonnées.

L'arbre parfait

La Ville de Montréal a la chance de disposer de sa propre pépinière, située à L'Assomption, ce qui lui permet chaque année d'approvisionner les arrondissements avec des arbres de qualité: «Les semences sont récoltées sur les individus performants du territoire de la ville. Il y a tout un bagage génétique lié aux conditions particulières de Montréal», explique Pierre Jutras.

Mais l'arbre urbain idéal n'existe pas; du moins, on ne l'a pas encore trouvé. Il fut une époque où l'orme d'Amérique semblait être le candidat parfait pour la métropole, jusqu'à ce qu'il soit presque anéanti par la maladie hollandaise, il y a trois décennies. À l'heure actuelle, les principales essences qui composent la population arboricole sont l'érable de Norvège, l'érable argenté, le tilleul européen, le micocoulier, l'orme de Sibérie et le févier. Cependant, comme dans tout autre domaine, il y a des modes; à ce chapitre, le gymnocladus est considéré comme l'arbre le plus en vogue.

Pierre Jutras insiste sur l'importance de diversifier les espèces plantées, car bien qu'une certaine homogénéité puisse être esthétique, ce sont les arbres d'une rue entière qui peuvent disparaître d'un coup en cas d'infestation.






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  • william worrell
    Inscrit
    samedi 3 mai 2008 07h36
    Et les conifères?
    « Les arbres sont des puissants et magnifiques purificateurs de l'air.
    Il y a encore beaucoup de terrains abandonnés ou on pourra les planter et embellir nos villes. Ils me semble qu'on passe a côté les plus belles par contre. Qui n'a pas été émerveille par les conifères? Est-ce qu'ils sont trop grandes ou difficile a entretenir? »

  • Nelson Morin
    Inscrit
    samedi 3 mai 2008 11h36
    L'arbre
    « La forêt urbaine est essentielle à l'embellissement des quartiers et à l'oxigénation de notre Ville. En plus, les arbres contribuent à réduire le réchauffement causé par des polluants de toute sortes. Il faut continuer à augmenter le nombre d'arbres dans nos rues, et à protéger ces artbres de plus en plus efficacement.

    Idéalement, on pourrait créer une stratégie planétaire de l'arbre. Une telle stratégie serait relativement simple a faire, et l'effet bénéfique pour la planète pourrait être gigantesque... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 4 mai 2008 09h53
    Quand l'hystérie collective se dégrade
    « Je considère que les arbres sont essentiels dans une zone urbaine car ils combattent les ilots de chaleur urbain (ICU) que le GIEC ne reconnait pas.

    Surprenant !!! Nonnnn, le GIEC s'est trompé de cible tout simplement et nous trompe évidemment.

    La verdure est essentielle sur terre mais la dérape de certains frôle l'hystérie comme si planter un arbre va sauver la planète. Est-ce la seule préoccupation de l'homme? Le ton de cet article est dans cette veine et dégrade le débat des verts...

    Les arbres se développent autant en milieu urbain qu'en milieu campagnard. D'ailleurs des parcs boisés urbains sont des poumons essentiels et des havres de repos prisés des citadins. Parfois on y aménage une fontaine qui donne encore plus de fraicheur à l'environnement.

    Mais un arbre a une vie lui aussi et n'est pas exempt de maladies. Il en est de même dans la forêt vierge des arbres meurent. Si on ne les récolte pas, ils se putréfient. Alors ils produisent du méthane encore 30 fois plus polluant que le CO2 que nos amis essaient d'enrayer fébrilement. Alors les volcans se manifestent pour venir compenser la manipulation humaine et crachent du CO2 pour équilibrer les choses.

    On revient au cri d'un chantre populaire qui en voulant sauver la foret boréale. Il a rendu un mauvais service à l'homme. Il a créé des chômeurs et permis que les arbres meurrent en se putréfiant. Pourtant l'économie forestière a compris depuis longtemps que ne pas récolter les arbres à leur maturité était autant un désastre que de les couper. Un arbre comme l'homme rendu à maturité se dégrade et n'absorbe plus a<utanyt de GES qu'avant, il se déss<èche comme un vieillard. C'est la vioe...

    On n'a qu'à penser à l'insecte qui assèche les gros pins de l'ouest canadien et qui à lui seul est en train de produire plus de GES que ce que produit l'humain. Naturellement les écolos interdisent les insecticides pour enroiya<er ce fléau. Encore un discours à l'encontre de l'environnement, ca commence à en faire beaucoup.

    Oui, c'est un art l'arboriculture mais ce n'est pas le seul. Je n'aime pas qu'on vienne pleurer sur le sort des arbres en milieu urbain. On a bien d'autres problèmes à régler qui nous proviennent de la pensée unique d'une religion kyotiste et affame des populations entières.

    Je suis rendu à me demander s'il ne faudrait pas dénobelliser un certain détenteur du prix Nobel de la Paix, Al Gore, quand je vois qu'il est l'une des principales causes de la guerre à la faim dans le monde. Il est celui qui a brisé l'égalité au sénat américain en 1994 en votant pour l'Éthanol. Son ami le milliardaire Charles Branson, patron du Groupe Virgin (la compagnie la plus pollueuse au monde), se prépare à investir 400 millions pour la production d'éthanol. Il a eu une certaine gêne devant le tollé produit par la hausse des prix des céréales et a opté pour la canne à sucre africaine qui produit sept fois plus d'éthanol que le maïs pour le même investissement. Est-ce un remors de conscience ou un appétit vorace de plus de profits ??? Allez les écolos répondez, vous ne voyez pas que vous vous faites manipuler par eux... »

  • voxclamentis voxclamentis
    Inscrit
    dimanche 4 mai 2008 13h25
    Les nouveaux visages de l'arbre
    « L'écologie urbaine est née à Chicago entre les deux guerres. L'arbre,le végétal,le vert allaient devenir le nouveau signe d'une table rase,l'équivalent d'un paradigme d'une nouvelle révolution copernicienne qui allait renverser les vielles valeurs consacrée de la société industrielle: mettre les gens en case, prioriser les aires de travail selon la logique étroitement productiviste de l'économie marchande, puis des autoroutes pour s'y rendre et des zones de loisirs à côté. Deux voies s'ouvrent vers la compréhension de la ville écologique. La première se targue d'une approche globale, dirions-nous holistique, présentée souvent comme la théorie de l'écocité (Ecocity, In Canfield et aI., 1990). Elle propose d'introduire l'agriculture et la foresterie en ville, de conserver les écosystèmes naturels et de reverdir les sites minéralisés. C'était tout compte fait l'articulation d'un rituel de retour à la nature (Jordan, 1990). Cette représentation utopique se prolonge dans l'intention de parvenir à un niveau d'autosuffisance en matière d'énergie et de production alimentaire. Le thème de l'agriculture urbaine, repris par les tenants du développement durable, est justement avancé comme un moyen de parvenir à l'autosuffisance (Mitlin et Satterhwaite, 1994). Cette idée de la ville n'est pas sans surprendre, car on y imagine les citadins cultiver le sol pour répondre à leurs besoins, produire leur propre énergie et aménager des forêts; pour finalement s'enfoncer dans une sorte d'anti-urbanisme.Régression de l'homo sapiens aux stades primitives ou éternel retour du même? Dans tous les cas la conclusion est de voir la ville comme une sorte de "cancer gaïen ", pour reprendre l'expression de David Suzuki, ce héros médiatique de l'écologie au Canada anglais (cité In Royal Commission of the Future of the Toronto Waterfront, 1991, p. xix).
    La deuxième voie cherche moins à proposer un modèle urbain idéal, qu'à saisir plutôt la ville comme un objet naturel. A tout le moins, il est possible de saisir les phénomènes et processus naturels qui se déroulent dans la ville (Hough, 1984). Le terme d'écosystème urbain n'est pas fortuit, puisqu'il désigne la circulation et l'échange de matière, les flux physiques et leurs impacts sociaux, comme leurs effets sur la santé ou les comportements. On cherche alors à mesurer et à quantifier les flux, en insistant sur les inputs en termes de ressources et les outputs en termes de produits et de déchets.L'image qui s'en dégage pour l'écosystème urbain est celle d'une machine consommatrice, transformatrice, productrice, jetant et brûlant de la matière. La pierre angulaire de l'édifice écosystémiste est le bilan énergétique qui mesure les interactions entre les éléments naturels et artificiels, en termes de partage des bénéfices qui résultent de l'exploitation des ressources et de la transformation des milieux. On veut comprendre la ville verte, ou l'écocité, en évaluant la présence du vert en termes de potentiels et de capacité productive, afin de répondre tant à l'autosuffisance tant recherchée par les tenants du développement durable qu'à sa capacité d'agir sur le bilan écologique. Finalement, on habille les vielles méthodes d'évaluation, d'une vulgate économiste et productiviste(coûts - bénéfices) pour rassurer les sceptiques quant à ses compatibilités idéologiques aux valeurs marchandes de l'économie libérale. En suivant cette logique, le vert, l'arbre, la communauté végétale, réduits à des éléments de l'écosystème, sont évalués à la lumière du concept du capital-environnement, c'est-à-dire de leur productivité.
    La région naturelle : l'éternel retour?
    On en appelle à la région naturelle, ou la biorégion comme dernière instance justificatrice et évaluative. . La ville n'est pertinente qu'en tant qu'elle participe ainsi à un grand ensemble naturel dans lequel se déroulent, par exemple, les cycles de l'eau ou de la succession végétale. Aménager les villes signifie reconnaître et prendre acte de leur dépendance à l'égard des ressources à l'échelle des bassins versants ou des grandes unités physiographiques, dans la nouvelle logique d'un maintien des potentiels et d'un respect de la biodiversité. De là, la structure de gestion du territoire proposée repose sur le concept de planification écosystémique, en d'autres termes l'unité d'intervention n'est plus la ville ou l'agglomération urbaine, mais bien l'unité physiographique ou naturelle (Tomalty et aI., 1994).
    Un deuxième point apparaît important. C'est la volonté de restaurer Ou de concevoir des paysages dits écologiques (Hough, Stansbury and Michalski Limited, 1990). Concrètement, il s'agit de rétablir la succession écologique, aider à la conservation à la restauration du patrimoine arboré (espèces, communautés, écosystèmes), de façon à réengager les processus naturels. De là, même en pleine ville, l'objectif est d'arriver à un stade proche de la vie sauvage (urban wildlife). Plus encore, on accorde une importance nouvelle à une nature a proprement urbaine, celle de la friche (urban wilderness). Bois, milieux humides, littoraux, marais, prairies apparaissent comme des entités d'intervention qui viennent en quelque sorte structurer la forme urbaine et le modèle de gestion politique. »

  • Léon Talbot
    Inscrit
    dimanche 4 mai 2008 16h05
    Arbres en ville
    « Pour nous, un arbre est un élément du paysage. Pour l'arbre, nous sommes pardonnés. »

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