Au moins 400 maisons rasées par les incendies - Canberra dévastée par le feu
20 janvier 2003
Société
Photo : Agence Reuters
Cet habitant de la banlieue de Canberra, en Australie, tient un thermomètre qui indique la température ambiante après le passage dévastateur des flammes: 55° Celsius.
Canberra — Rue après rue, les flammes ont dévoré ce week-end des banlieues cossues de Canberra, laissant derrière elles un cortège de destructions.
La vitesse et l'ampleur du sinistre, le pire à frapper la capitale australienne, ont pris pompiers et habitants par surprise. Attisé par le vent, la chaleur et la pire sécheresse du siècle, le feu s'est développé sur trois fronts avant de former un unique incendie.
Avançant sur 35 km, les flammes ont fait quatre morts, 150 blessés et rasé quelque 400 maisons, faisant fuir 2500 personnes et provoquant des millions de dollars de dégâts.
«Le plus effrayant était le bruit des explosions. On aurait dit une zone de guerre», a dit le ministre de la Santé de la capitale et ses environs, Simon Corbell, qui s'était porté volontaire pour lutter contre les flammes.
Marty Bennett, un ranger des Eaux et forêts, n'a rien pu faire quand le mur de feu est arrivé sur sa maison et ses dépendances.
«Ça ressemble à une petite ville de métal tordu. Tout s'est effondré et les véhicules ont brûlé. Il n'y a plus rien du tout.»
Il n'a pu sauver que deux sacs de vêtements et sa voiture.
Il a passé la nuit de samedi à dimanche à aider sept autres familles des environs.
«Si j'ai perdu ma maison, au moins j'aurais pu sauver celle de quelqu'un d'autre», a-t-il raconté, le visage encore brûlant.
La pire journée a été celle de samedi, et hier les habitants ont retrouvé un paysage méconnaissable.
Les avenues étaient vides, des câbles et poteaux électriques jonchaient des jardins carbonisés tandis que des carcasses d'oiseaux étaient entremêlées aux restes de centaines de voitures le long de rues autrefois pittoresques.
Sur Eucumbene Street, dans la banlieue de Duffy, la plus touchée, l'étendue des dégâts était évidente. Sur une enfilade de 21 maisons, deux seulement restaient debout.
Tracey Snape, une mère de quatre enfants, s'est plainte de n'avoir pas été prévenue à temps et d'avoir été évacuée à la hâte.
«Le temps de parcourir la moitié de la rue, la maison était partie», a-t-elle raconté.
Habillée de vêtements empruntés à son fils, elle est revenu sur place hier dans une rue où ne reste guère que des voitures abandonnées et brûlées.
«Vous marchez dans la fumée et il n'y a rien», a-t-elle dit alors qu'un épais nuage de fumée noire a plongé la ville dans une obscurité, aggravée par des coupures d'électricité.
Le premier ministre John Howard a rendu visite à quelques victimes. Brenda Phillips lui a raconté être rentrée à la hâte mais trop tard de Melbourne. Elle n'a retrouvé de sa maison que les fondations et les marches du perron.
«Nous n'avons que les vêtements que nous portons», a-t-elle dit.
Quelques-uns ont échappé au pire par miracle. Telle cette maison sauvée par l'explosion d'une citerne d'eau qui a éteint les flammes.
Simon Corbell a lui aussi eu de la chance. Il avait fini par abandonner l'espoir de sauver sa maison avec l'aide de son seul tuyau d'arrosage et a rejoint sa famille dans un centre d'hébergement.
La vitesse et l'ampleur du sinistre, le pire à frapper la capitale australienne, ont pris pompiers et habitants par surprise. Attisé par le vent, la chaleur et la pire sécheresse du siècle, le feu s'est développé sur trois fronts avant de former un unique incendie.
Avançant sur 35 km, les flammes ont fait quatre morts, 150 blessés et rasé quelque 400 maisons, faisant fuir 2500 personnes et provoquant des millions de dollars de dégâts.
«Le plus effrayant était le bruit des explosions. On aurait dit une zone de guerre», a dit le ministre de la Santé de la capitale et ses environs, Simon Corbell, qui s'était porté volontaire pour lutter contre les flammes.
Marty Bennett, un ranger des Eaux et forêts, n'a rien pu faire quand le mur de feu est arrivé sur sa maison et ses dépendances.
«Ça ressemble à une petite ville de métal tordu. Tout s'est effondré et les véhicules ont brûlé. Il n'y a plus rien du tout.»
Il n'a pu sauver que deux sacs de vêtements et sa voiture.
Il a passé la nuit de samedi à dimanche à aider sept autres familles des environs.
«Si j'ai perdu ma maison, au moins j'aurais pu sauver celle de quelqu'un d'autre», a-t-il raconté, le visage encore brûlant.
La pire journée a été celle de samedi, et hier les habitants ont retrouvé un paysage méconnaissable.
Les avenues étaient vides, des câbles et poteaux électriques jonchaient des jardins carbonisés tandis que des carcasses d'oiseaux étaient entremêlées aux restes de centaines de voitures le long de rues autrefois pittoresques.
Sur Eucumbene Street, dans la banlieue de Duffy, la plus touchée, l'étendue des dégâts était évidente. Sur une enfilade de 21 maisons, deux seulement restaient debout.
Tracey Snape, une mère de quatre enfants, s'est plainte de n'avoir pas été prévenue à temps et d'avoir été évacuée à la hâte.
«Le temps de parcourir la moitié de la rue, la maison était partie», a-t-elle raconté.
Habillée de vêtements empruntés à son fils, elle est revenu sur place hier dans une rue où ne reste guère que des voitures abandonnées et brûlées.
«Vous marchez dans la fumée et il n'y a rien», a-t-elle dit alors qu'un épais nuage de fumée noire a plongé la ville dans une obscurité, aggravée par des coupures d'électricité.
Le premier ministre John Howard a rendu visite à quelques victimes. Brenda Phillips lui a raconté être rentrée à la hâte mais trop tard de Melbourne. Elle n'a retrouvé de sa maison que les fondations et les marches du perron.
«Nous n'avons que les vêtements que nous portons», a-t-elle dit.
Quelques-uns ont échappé au pire par miracle. Telle cette maison sauvée par l'explosion d'une citerne d'eau qui a éteint les flammes.
Simon Corbell a lui aussi eu de la chance. Il avait fini par abandonner l'espoir de sauver sa maison avec l'aide de son seul tuyau d'arrosage et a rejoint sa famille dans un centre d'hébergement.
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