De Washington à Paris, en passant par Montréal - Des dizaines de milliers d'opposants manifestent contre la guerre en Irak
20 janvier 2003
Société
Photo : Agence Reuters
À Montréal samedi, la manifestation contre une éventuelle agression américaine en Irak n’a attiré pas moins de 25 000 participants, selon les organisateurs.
Washington — Des centaines de personnes, étudiants et pacifistes, ont de nouveau manifesté hier près de la Maison-Blanche à Washington pour s'opposer à une éventuelle intervention militaire américaine en Irak.
Seize personnes ont été arrêtées pour avoir franchi les barrières établies par les policiers près du siège de la présidence américaine, a indiqué un porte-parole de la police, Scott Fear.
La veille à Washington, au moins 50 000 manifestants selon l'AFP, dix fois plus selon les organisateurs, avaient bravé le froid pour protester devant le Capitole, siège du Congrès américain. À San Francisco, environ 50 000 personnes avaient défilé dans le centre la ville.
Des barricades avec des dizaines de policiers en faction, dont certains à cheval, ont été érigées hier autour du parc Lafayette, juste en face de la Maison-Blanche, pour empêcher les manifestants d'approcher. Des manifestants scandaient «Non, non, nous ne nous battrons pas pour Texaco» ou encore «Non, non, nous ne voulons pas de ce genre de guerre».
Le week-end de manifestations aux États-Unis a été choisi à l'occasion de la fête nationale, aujourd'hui, pour honorer le leader noir Martin Luther King, apôtre de la non-violence assassiné en 1968.
En Grande-Bretagne, une cinquantaine de pacifistes ont été interpellés hier après-midi alors qu'ils manifestaient aux abords du quartier général des forces armées britanniques à Northwood (nord-ouest de Londres), contre une guerre en Irak, a annoncé la police. Environ 400 personnes s'étaient rendues en cortège jusqu'aux abords du centre de commandement, avant d'être arrêtées à quelques centaines de mètres de la base militaire par un barrage policier.
À Montréal
Malgré la température glaciale, plusieurs milliers de personnes — 25 000 selon les organisateurs —, ont marché samedi dans les rues du centre-ville de Montréal pour dénoncer une éventuelle agression américaine contre l'Irak.
Les manifestants ont aussi réclamé que le gouvernement canadien s'oppose fermement à toute participation à une guerre contre l'Irak aux côtés des États-Unis. Raymond Legault, porte-parole du Collectif Échec à la guerre, a enjoint aux participants à la marche de poursuivre des activités de sensibilisation aux enjeux de la guerre et de lancer de nouvelles actions afin d'exercer des pressions sur les politiciens canadiens.
Avant le début de la manifestation, Amir Khadir, de l'association Médecins du monde, a parlé de la situation prévalant en Irak, affirmant que pendant un récent séjour d'un mois dans ce pays, quelque 4200 enfants étaient morts à cause des sanctions économiques. «On n'a pas le droit de faire cette guerre, a-t-il lancé aux manifestants. Le gouvernement doit consulter le Parlement. Ce vote doit être libre. Nos députés doivent voter en leur âme et conscience.»
Des manifestations similaires se sont déroulées dans plusieurs autres villes canadiennes. À Québec, la manifestation a attiré plusieurs centaines de personnes, dont la ministre déléguée à l'Emploi dans le cabinet de Bernard Landry, Agnès Maltais.
À Toronto, plusieurs milliers de personnes venant de divers horizons se sont donné rendez-vous pour dénoncer les politiques extérieures des États-Unis.
En Europe, samedi, la mobilisation a été faible, sauf en France, où plusieurs dizaines de milliers de personnes — près de 200 000 selon les organisateurs — ont manifesté à Paris et dans les principales villes du pays, à l'appel d'une coordination regroupant une quarantaine d'organisations, associations, syndicats et partis de gauche. En Allemagne, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Rostock et Tübingen. Des défilés avaient été également organisées en Grande-Bretagne et en Irlande, notamment à Londres et à l'aéroport irlandais de Shannon, utilisé par l'armée américaine. En Suède, entre 5000 et 6000 personnes ont manifesté à Göteborg. D'autre défilés ont eu lieu hier, notamment en Belgique et en Espagne, près de la base militaire de Torrejon. Au Japon, de 4000 à 5000 personnes se sont réunies dans le centre de Tokyo. D'autres manifestations et concerts étaient prévus dans le pays.
De nouvelles manifestations contre la guerre sont prévues le 15 février dans le monde.
Seize personnes ont été arrêtées pour avoir franchi les barrières établies par les policiers près du siège de la présidence américaine, a indiqué un porte-parole de la police, Scott Fear.
La veille à Washington, au moins 50 000 manifestants selon l'AFP, dix fois plus selon les organisateurs, avaient bravé le froid pour protester devant le Capitole, siège du Congrès américain. À San Francisco, environ 50 000 personnes avaient défilé dans le centre la ville.
Des barricades avec des dizaines de policiers en faction, dont certains à cheval, ont été érigées hier autour du parc Lafayette, juste en face de la Maison-Blanche, pour empêcher les manifestants d'approcher. Des manifestants scandaient «Non, non, nous ne nous battrons pas pour Texaco» ou encore «Non, non, nous ne voulons pas de ce genre de guerre».
Le week-end de manifestations aux États-Unis a été choisi à l'occasion de la fête nationale, aujourd'hui, pour honorer le leader noir Martin Luther King, apôtre de la non-violence assassiné en 1968.
En Grande-Bretagne, une cinquantaine de pacifistes ont été interpellés hier après-midi alors qu'ils manifestaient aux abords du quartier général des forces armées britanniques à Northwood (nord-ouest de Londres), contre une guerre en Irak, a annoncé la police. Environ 400 personnes s'étaient rendues en cortège jusqu'aux abords du centre de commandement, avant d'être arrêtées à quelques centaines de mètres de la base militaire par un barrage policier.
À Montréal
Malgré la température glaciale, plusieurs milliers de personnes — 25 000 selon les organisateurs —, ont marché samedi dans les rues du centre-ville de Montréal pour dénoncer une éventuelle agression américaine contre l'Irak.
Les manifestants ont aussi réclamé que le gouvernement canadien s'oppose fermement à toute participation à une guerre contre l'Irak aux côtés des États-Unis. Raymond Legault, porte-parole du Collectif Échec à la guerre, a enjoint aux participants à la marche de poursuivre des activités de sensibilisation aux enjeux de la guerre et de lancer de nouvelles actions afin d'exercer des pressions sur les politiciens canadiens.
Avant le début de la manifestation, Amir Khadir, de l'association Médecins du monde, a parlé de la situation prévalant en Irak, affirmant que pendant un récent séjour d'un mois dans ce pays, quelque 4200 enfants étaient morts à cause des sanctions économiques. «On n'a pas le droit de faire cette guerre, a-t-il lancé aux manifestants. Le gouvernement doit consulter le Parlement. Ce vote doit être libre. Nos députés doivent voter en leur âme et conscience.»
Des manifestations similaires se sont déroulées dans plusieurs autres villes canadiennes. À Québec, la manifestation a attiré plusieurs centaines de personnes, dont la ministre déléguée à l'Emploi dans le cabinet de Bernard Landry, Agnès Maltais.
À Toronto, plusieurs milliers de personnes venant de divers horizons se sont donné rendez-vous pour dénoncer les politiques extérieures des États-Unis.
En Europe, samedi, la mobilisation a été faible, sauf en France, où plusieurs dizaines de milliers de personnes — près de 200 000 selon les organisateurs — ont manifesté à Paris et dans les principales villes du pays, à l'appel d'une coordination regroupant une quarantaine d'organisations, associations, syndicats et partis de gauche. En Allemagne, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Rostock et Tübingen. Des défilés avaient été également organisées en Grande-Bretagne et en Irlande, notamment à Londres et à l'aéroport irlandais de Shannon, utilisé par l'armée américaine. En Suède, entre 5000 et 6000 personnes ont manifesté à Göteborg. D'autre défilés ont eu lieu hier, notamment en Belgique et en Espagne, près de la base militaire de Torrejon. Au Japon, de 4000 à 5000 personnes se sont réunies dans le centre de Tokyo. D'autres manifestations et concerts étaient prévus dans le pays.
De nouvelles manifestations contre la guerre sont prévues le 15 février dans le monde.
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