jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 17h21


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Et si Griffintown ne voyait jamais le jour?

Stéphane Baillargeon   27 février 2008  Société
Le spectre d'une éventuelle récession économique a hanté la seconde séance de consultation publique sur le méga-projet immobilier de Griffintown, hier soir, à Montréal. Le citoyen François Dandurand a fait remarquer que l'économie de l'Amérique donne de sérieux signes d'affaiblissement.

«N'est-ce pas risqué de démolir un secteur historique dans ce contexte?, a demandé M. Dandurand. Quelles sont les garanties que Montréal ne se retrouvera pas dans un an avec un immense terrain vague tout près du centre-ville?»

Interpellé, le promoteur Serge Goulet, de la firme Devimco, a implicitement reconnu le risque. Mais en envisageant toujours le pire, qui oserait faire quoi que ce soit? «Ça prend du courage [guts], oui, pour se lancer dans un projet comme celui-là et des partenaires solides. Nous développons notre projet depuis trois ans. Qui peut dire quel sera le contexte dans six mois?» Luc Gagnon, chef de l'urbanisme à la ville, a ajouté que les démolitions ne seraient pas autorisées tout d'un bloc et sans garanties de reconstruction.

C'était la seconde soirée de consultation publique organisée par la ville pour permettre aux citoyens de poser des questions sur le grand projet de développement à l'ouest du Vieux-Montréal. L'exercice démocratique porte concrètement sur le programme particulier d'urbanisme (PPU) élaboré par les autorités municipales. Le projet immobilier multifonctionnel devrait coûter plus de 1,3 milliard de dollars. La rencontre d'hier a attiré environ 240 personnes. Une trentaine d'entre elles ont pu poser des questions.

Jérôme Côté, qui habite le Vieux-Port, a réclamé des engagements pour la réalisation du projet au complet. Il craint le saccage du site, puis l'abandon du chantier, après la construction d'une première phase. Luc Gagnon, de la ville, a répondu qu'une entente avec le promoteur allait prévoir des garanties, avec des délais précis. Le promoteur a ajouté qu'il travaillerait «en phases rapides et en cascade», pour vite développer un «milieu de vie». L'exécution complète devrait prendre environ dix ans.

Hélène Dansereau, encore plus futuriste, a noté que le projet basé sur une utilisation massive de l'automobile (avec 4000 places de stationnement, des rues ouvertes à la circulation, etc.), ne correspondait pas à l'ère de l'après-pétrole qui s'annonce. Elle a été invitée à faire part de ses observations dans un mémoire lors des prochaines étapes de la consultation. La première portion de l'exercice public se poursuit et se termine ce soir.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009