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Quelques chiffres éloquents

- Avec ses 21,6 km d'autoroute par 100 000 habitants, Québec atteint le double de la moyenne nord-américaine, qui ne s'élève qu'à dix kilomètres. Au total, la Vieille Capitale compte donc autant de kilomètres de voies rapides que Pittsburgh, une ville pourtant quatre fois plus populeuse.

- Les personnes qui prennent les transports en commun marchent en moyenne 24 minutes par jour pour se rendre à destination. Cette activité physique rapporte gros puisque ces gens ont jusqu'à 23 % moins de surpoids que ceux qui préfèrent prendre le volant.

- Dans un quartier rendu plus propice à la marche, les citoyens ont graduellement troqué la marche pour l'automobile à raison de 2,5 km par semaine. Sur une période d'un an, cela leur a permis de perdre ou d'éviter de gagner de 0,39 à 0,79 kg. Dans 30 ans, on calcule que c'est une surcharge pondérale de 13,6 kg que ces personnes auront réussi à éviter.

- Sur les grandes artères montréalaises, la DSP recense dix fois plus de piétons blessés au kilomètre que sur une simple rue locale. Le phénomène touche également les cyclistes, mais dans une proportion un peu plus faible, soit sept fois.

- En Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark et en Grande-Bretagne, on a démontré une baisse moyenne du nombre de blessures de 53 % dans les secteurs où on a introduit des mesures d'apaisement comme des trottoirs avancés, des rues étroites, des dos d'âne, des bacs à fleurs, des ronds-points ou des terre-plein diagonaux.

- Pour apprivoiser nos rues, un ingénieur de la circulation, le Néerlandais Hans Monderman, a eu l'idée de retirer toute forme de signalisation, de barrières et de feux de circulation. Dans cette «rue nue», les piétons, les cyclistes et les conducteurs n'ont d'autre choix que de se regarder dans le blanc des yeux pour s'adapter à la circulation. Testée en Allemagne, en Angleterre et au Danemark, cette rue nue a confondu les sceptiques en réduisant la vitesse et le nombre d'accidents de la route, raconte Marie Demers.






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