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Are you bilingue? T'sé j'veux dire!

Lise Payette   15 février 2008  Société
Le Canada pourrait bien être le seul pays au monde où être bilingue signifie parler le français et l'anglais. Partout ailleurs, être bilingue signifie parler deux langues, français et chinois par exemple, ou espagnol et allemand. Toutes les combinaisons sont permises. Ailleurs. Pas ici.

Assise au conseil des ministres il y a 30 ans, discutant ligne par ligne le contenu de la loi 101, j'ai vraiment pensé que les problèmes de la survie de la langue française en terre d'Amérique allaient être réglés pour toujours. J'ai sincèrement cru que le mouvement de fierté qui accompagnerait l'adoption de cette loi mettrait la langue française à l'abri à tout jamais. Que tous les Québécois pourraient enfin étudier, travailler, vivre, aimer et mourir en français.

Illusion des illusions. Camille Laurin, le père de la loi 101, l'a cru lui aussi. Et d'autres hommes de bonne volonté autour de lui. Trente ans plus tard, si tout le monde admet que les choses dans ce domaine sont moins floues qu'elles l'étaient avant la loi 101, force est de reconnaître également que nous pataugeons toujours.

Que voulons-nous exactement? Quel statut souhaitons-nous pour le français d'abord et l'anglais ensuite? Pauline Marois a raison quand elle souhaite que les jeunes apprennent le français parfaitement puis l'anglais afin de mieux nous positionner sur le plan international. Mais ça ne s'arrête pas là. Il est urgent de former des interprètes en chinois, en espagnol, en russe. Trois ou quatre langues, dans le monde d'aujourd'hui, ça serait un atout formidable pour le rôle que les Québécois entendent jouer sur la planète.

Un geste de souveraineté

Pauline Marois a établi, avec raison, une différence entre le bilinguisme personnel et le bilinguisme d'État. Il est évident qu'elle a raison.

Stéphane Dion a été raillé à travers le Canada parce que son anglais n'est pas parfait. Le Canada lui demande un aussi gros effort qu'à Jean Chrétien, qui «châtiait» les deux langues à tour de bras, ou à Paul Martin qui, lui, en parlait deux en même temps. Pauline Marois n'a pas échappé aux blagues des humoristes et des caricaturistes quand on a su que son anglais laissait à désirer. C'est là, pour moi, que le bât blesse. Si Stéphane Dion veut être bilingue pour diriger le Canada, ce n'est pas le cas de Pauline Marois.

Le français étant la langue officielle du Québec, je préférerais que mes premiers ministres, qu'ils soient péquistes, libéraux ou adéquistes, ne s'expriment qu'en français dans toutes leurs interventions publiques. Impossible, diront certains, qui ne s'étonnent pourtant pas qu'en Italie, les officiels s'expriment en italien, en Allemagne, en allemand, et ailleurs dans la langue officielle du pays qu'ils représentent.

C'est lors d'un voyage en Chine que j'ai compris l'importance de s'adresser au monde dans sa langue officielle. À Shanghaï, un matin, j'ai été reçue par le maire. Notre conversation s'est déroulée grâce à deux interprètes qui, avec discrétion et compétence, nous ont permis d'aborder des sujets fort intéressants. Un lunch était prévu avec le maire afin qu'il puisse aussi rencontrer les personnes qui m'accompagnaient, mais ma surprise fut grande quand, à la fin de la rencontre, je me rendis compte qu'il venait de donner congé aux deux interprètes. J'en conclus qu'hélas, notre rencontre allait s'arrêter là. Puis l'interprète m'expliqua, en français, que le maire allait retrouver notre groupe au restaurant mais qu'elle, elle n'y serait pas. Je pensai que c'était bien dommage, car il n'y aurait plus de communication possible entre nous.

Au restaurant, je me retrouvai à la droite du maire, déçue et me demandant si quelques mots en anglais pourraient aider, quand il me dit dans un français impeccable: «Je suis bien heureux de notre rencontre de ce matin.» Il se mit à rire quand il vit ma surprise. Et il m'expliqua que jamais un représentant officiel de la Chine ne s'exprime dans une autre langue que le chinois quand il est en représentation officielle . Une fois la rencontre officielle terminée, libre à lui de parler le français, qu'il maîtrisait fort bien.

C'est ce jour-là que je me suis dit qu'on devrait faire la même chose au Québec. Exiger de nos représentants qu'ils ne parlent que le français quand ils sont en représentation officielle. C'est sûrement bon pour la confiance en soi et la fierté de ce qu'on est, et ça clarifie les choses quand on parle au nom de son pays. Fini le baragouinage en anglais. Ça vaut non seulement pour Pauline Marois mais aussi pour Jean Charest, Mario Dumont et même Gérald Tremblay, maire d'une ville qui parle français et qui lutte pour continuer.






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Vos réactions

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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 00h32
    La fierté de ce qu'on est!
    « La langue notre fierté!
    Être fier de ce qu'on est!

    Ça, on dirait que c'est bien difficile pour nous qui parlons une langue honteuse, une langue de petit pain.

    Vous avez bien raison, dans nos représentations "officielles", nos représentants devraient parler en français comme des dirigeants fiers de leur pays.

    Plusieurs vont vous parler d'ouverture sur le monde, de fermeture sur soi, etc., comme être fier de sa langue et de son pays était synonyme de xénophobie.

    Les langues sont une richesse. Plus on en parle plus on peut rencontrer de gens et échanger chaleureusement. Nous devrions tous être au moins trilingue.

    Idéalement, la langue seconde devrait être l'espéranto.
    Si tous les pays du monde avaient emboîté le pas et que dans toutes les écoles de la planète, on enseignait l'espéranto, cette langue inspirée de plusieurs langues et n'appartenant à personne. Elle deviendrait la langue seconde commune à tous, quelle merveille. Mais tant que ceux qui possèdent la planète, ceux, qui par leur puissance économique, culturelle et militaire, ceux-là qui ont des attitudes impériales, ne feront pas ce geste "d'humilité" d'apprendre une autre langue parce qu'ils se disent qu'il est normal d'imposer la leur, l'espéranto n'est qu'une utopie.
    Il devrait y avoir une résolution à l'ONU pour que tous les pays du monde enseignent l'espéranto. Une langue internationale, la langue de la neutralité, la langue de l'espoir!

    Chaque peuple doit être fier de ce qu'il est et ne doit pas être "gêné" de sa langue et devrait la parler fièrement chez lui. Il ne s'agit pas de l'imposer au reste de la planète, mais de l'affirmer chez soi.

    Merci pour votre réflexion et votre anecdote chinoise Mme Payette.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 05h17
    swahili!
    « J'ai eu exactement la même expérience au Kenya à l'époque où vous étiez ministre au Québec, avec un ministre des Finances PhD d'Oxford, qui ne nous a parlé anglais qu'en nous recevant à son domicile avec mon chef de mission qui était un confrère à lui au Royaume-Uni.
    Au ministère il était en boubou d'apparat et se faisait tout traduire; chez lui, il était en smoking et ne parlait que l'anglais...
    De même avec le Dr Goldbloom à Calgary, accompagné par Pierre de Bellefeuille, pour se faire interpréter les interventions de ses collègues des autres provinces, ce qui lui permettait de réfléchir car il avait remplacé au pied levé le 'vrai' ministre des Richesses naturelles, malade... »

  • Loraine King
    Inscrite
    vendredi 15 février 2008 05h51
    Les illusions de Madame Payette
    « C'est faux ce que vous écrivez. Au Canada le bilinguisme ne signifie pas parler l'anglais et le français. Je vis à Toronto et sur mon CV je dois écrire : bilingual (French and English) sinon on me demandera toujours quelles langues je parle et j'écris. Je lis tous les jours des offres d'emploi pour des "personnes bilingues", personne parlant anglais et chinois, anglais et espagnol, anglais et russe. Le français et l'anglais sont des langues officielles du gouvernement canadien et c'est au choix du citoyen de communiquer avec le gouvernement dans l'une ou l'autre de ces langues. »

  • Emmanuel Evrard
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 06h45
    Le français au Québec
    « Etant Belge, je suis très intéressé par tout ce qui touche l'utilisation des langues. Je viens très régulièrement au Québec depuis 1973 et j'ai donc pu suivre avec intérêt l'évolution de la loi 101 de Camille Laurin.

    Mon avis personnel est que le Québec doit maintenir le français comme langue officielle et mieux promouvoir l'étude ou l'apprentissage du français pour les nouveaux immigrants, pour leur éviter de ne jamais parler le français.

    Bien entendu, l'étude d'autres langues que sa langue maternelle ou la langue officielle du pays ne peut être qu'encouragée, car c'est toujours une richesse supplémentaire de pouvoir comprendre et s'adresser à d'autres personnes, que ce soit au Québec, au Canada ou ailleurs dans le monde.

    Il est évident que l'anglais constitue la langue principale du continent nord-américain et qu'il me semble dès lors utile de la parler ou de la comprendre au Québec. Mais cela n'empêche pas, en fonction de l'ouverture actuelle au monde, d'apprendre d'autres langues pour lesquelles on éprouve beaucoup d'intérêt qu'il soit personnel ou professionnel.

    Amis Québébois, parlez d'abord votre propre langue, soyez bilingue français-anglais et si le besoin s'en fait sentir, devenez trilingue ou plus. Le monde s'ouvrira plus facilement à vous »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 07h13
    Erreur, madame Payette.
    « Vous dites que M.Chrétien 'châtiait' les deux langues. Vous vouliez certainement dire qu'il n'en maîtrisait aucune. Or,châtier une langue signifie exactement le contraire, c'est à dire qu'on la rend pure,qu'on la maîtrise.
    Concernant le bilinguisme, je suis d'accord avec vous que ça peut signifier que l'on possède une autre langue, et non pas nécessairement l'anglais.Toutefois, vous admettrez que si on vit en Amérique, c'est l'anglais qui doit être notre seconde langue. Celà n'empêche pas nos citoyens d'en apprendre une troisième, ce qui pourrait leur ouvrir de nouvelles portes, et avoir des portes ouvertes devant soi, c'est ce qui fait notre force.

    Paul Lafrance
    Québec »

  • Simon Pinard
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 07h40
    questions naitonale
    « Je suis souverainiste, et j'adore mon français mais je me demande. Dans l'état actuel des choses. Est-ce que les Catalans en mission étrangère utilisent le Catalan ou l'Espagnol? Et les Basques?

    Qu'en est-il des Kabiles, des Mohwaks, des Quetchuas, des Francophones du Nouveau-Brunswick et des Aborigènes d'Australie? Simple curiosité... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 15 février 2008 07h42
    Bin oui !
    « Bin oui, notre Elvis Gratton national, amoureux des Zaméricains qui l'ont l'affaire eux-autres, parle le bilingue parfaitement.

    La langue française devrait être la langue d'usage pour tous au Québec incluant nos politiciens qui répondent, dans les conférences de presse, la même chose en anglais "en plus ou moins baragouiné selon le politicien" que ce qu'ils viennent de répondre en français 2 minutes avant pour un(e) journaliste de The Gazette qui devait normalement avoir déjà tout compris avant de poser sa question en anglais.

    L'anglais qui est devenu pas mal l'espéranto "langue mondiale" pour le commerce, l'industrie et les communications a avantage à être connue, principalement pour nous, dans notre environnement américain en plus. Cette langue peut aussi bien être très utile au travail, pour voyager chez nos voisins et pour choisir un poste de télé "80% qui arrivent sur le câble sont en anglais".

    Les autres langues, bien qu'éventuellement utiles, viennent loin en arrière comme priorité au Québec.

    Faut prendre la chance de ne pas nous angliciser parce que nous devenons plus bilingues comme nous ne sommes pas virés protestants parce que nous avons commencé à parler aux anglais comme nous déconsillait notr église catholique. On s'est contenté de devenir athée, en bonne partie. »

  • René Branchaud
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 07h58
    Langue d'état
    « tout à fait d'accord avec vous Lise.

    Les représentants de l'État québécois devraient s'exprimer uniquement en français lorsqu'ils agissent dans le cadre de leurs fonctions; lorsqu'ils ne sont pas dans le cadre de leurs fonctions, libre à eux de parler dans la langue de leur choix.

    C'est un petit geste de souveraineté. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 08h04
    Bravo!
    « Comme vous avez raison, les représentants des grands peuples de la Terre s'expriment officiellement dans LA langue de LEUR pays, même s'ils sont polyglottes. J'ajouterai aussi que même si tous les Québécois et tous les Canadians étaient bilingues, cela n'empêcherait pas la nécessité de la souveraineté du Québec car il est anormal et délétère que le peuple québécois soit assujetti au peuple Canadian; le dernier recensement le démontre. »

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 08h04
    Trilingues dans la même phrase
    « En Acadie, on parle trois langues dans la même phrase, anglais, français et acadien. Difficile de suivre une conversation à moins d'être aussi acadien. Comme au Québec, la quantité (de dit bilinguisme) prévaut sur la qualité.
    Au Québec, surtout avec Internet et les blogues et les "Chat Rooms", nous sommes retombés encore bien plus bas qu'avant le "joual" parlé jadis. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 08h12
    Des chefs? Où ça ?
    « C'est rendu qu'il faut donner des leçons à nos chefs pour qu'ils se comportent comme des chefs !

    Au diable ces médiocres ! »

  • Danielle Dufresne
    Inscrite
    vendredi 15 février 2008 08h22
    fierté partagée
    « Bonjour,
    Lorsque je vivais en Bolivie, je devais fréquemment prendre la parole en public. Je saluais les gens en espagnol et je débutais mon propos en français pour poursuivre ensuite en espagnol. Toutes les personnes présentes étaient heureuses d'avoir entendu les sons, la musique , le rythme de ma langue maternelle même sans en comprendre les mots. Ils étaient fiers de m'entendre leur parler ensuite dans un bon espagnol. En somme, nous étions tous fiers de notre langue et de notre fierté partagée. Cependant, et malgré toutes ces belles expériences, je considère fondamental qu'au Québec la vie publique se passe en français, dans un bon français qui n'est pas celui de la France. Mon fils parlait 3 langues à 10 ans et grand bien lui fasse. Les histoires individuelles peuvent prendre toutes les directions possibles, mais la vie publique du Québec doit être en français. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 08h38
    Les bretons ont des chapeaux ronds...
    « Un de mes amis, l'écrivain François Cheng, académicien et grand spécialiste de la peinture chinoise et grand écrivain, aurait ri ou pleurer de votre propos. C'est ça le problème, ne pas être à l'écoute des autres cultures. La duplicité chinoise est légendaire, cela n'a rien à voir avec une attitude diplomatique officielle. Vous vous êtes fait avoir bel et bien. Fatigué de tant de fatigues. Diogène courrait dans la rue en plein jour avec une lanterne allumée et il criait à tue-tête : « où est l'homme, où est l'homme?»
    « Fini le baragouinage en anglais. » Une phrase française avec deux mots bretons, Bara (pain), gwin (vin) et vous me parlez d'interprètes. En avez-vous en breton? »

  • Gilles Dubé
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 08h42
    Geste de souveraineté
    « Que les représentants du gouvernement du Québec ne parle que français dans les événements officiels où qu'ils soient, voilà un geste de souveraineté simple, plus que symbolique, vraiment concret. À mettre au programme du PQ! »

  • André Doré
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 08h54
    Trilingue... un voeu pieux...
    « En janvier 1994, le Canada, les États-Unis et le Mexique ont lancé l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Étant déjà bilingue (français et anglais), je me suis mis à l'espagnol. Je suis maintenant trilingue, mais j'ai de la difficulté à maintenir mes compétences dans ma troisième langue.
    Il y aura bientôt 15 ans que l'accord pré-cité a été signé, et je ne peux encore bénéficier d'une seule chaîne en espagnol sur le cable ou sur la télévision par satellite sur le service de base. Comment expliquer pareille incurie? Comment est-il possible que le CRTC n'oblige pas encore, après presque 15 ans d'un tel accord, de fournir une telle chaîne qui soit disponible à tous ceux qui veulent se développer?
    C'est bien beau de parler... mais quand nos politiciens vont-ils joindre les actes à leurs beaux discours? »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 08h57
    @ M. René Branchaud
    « Etes-vous en train de crée deux classe de citoyen ? Pourquoi un politicien dans le cadre de ces fonctions ne pourrait pas parler en anglais ?
    Vous dite que ce serait un geste de souveraineté que de ne parler en français, si les politiciens fédéraux ne s'adressait à nous qu'en anglais je suis certain que vous seriez le premier à crier au meurtre.
    Et vous demander des gestes de souveraineté, mais excuser mon langage mais batard que vous êtes bouché vous autres les séparatiste, par deux fois le Québec a dit NON alors faite comme vous auriez voulu que les fédéralistes fassent et lâchez votre os et joignez les rangs. »

  • Guy Archambault
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 09h35
    L'apprentissage de la langue et ... toutim
    « Bonjour !

    J'aimerais vous lire sur le thème suivant : si vous lisez les propos de Christian Rioux et ceux de Madame Blanchette dans le journal Le Devoir d'aujourd'hui, comment les conciliez-vous avec les vôtres ? Je concède amplement à Madame Blanchette que c'est l'immersion totale qui favorise l'apprentissage à un domaine d'activité humaine et pas seulement pour les langues.

    On apprend les mathématiques en en faisant, pas en lisant des livres ou en écoutant des profs. On apprend à jouer au théâtre en jouant, en faisant de l'expression dramatique, en réfléchissant sur ce qu'on y a vécu, en partageant ces réflexions avec d'autres bien plus qu'en lisant des pièces de théâtre ... ou des commentaires sur ces pièces ,,, etc.

    De grands apprentissages fondamentaux sont faits dans l'immersion familiale entre
    0 et 7 ans. C'est là qu'on acquiert, entre autres choses, une manière familiale de vivre et d'exprimer ses émotions et ses sentiments. C'est là aussi qu'on apprend la langue maternelle ... sans que les parents ne donnent de cours théoriques ou se sentent obligés de transmettre d'abord et avant tout des connaissances scolaires. D'instinct, ce qui se transmet c'est la compétence à écouter, à comprendre la langue et à la parler avec coeur et intelligence.

    En fait, ce que je me demande, c'est pourquoi beaucoup trop d' "orateurs" et d' "écrivains" publics ont tendance à projeter sur l'ensemble de leurs concitoyens, leurs propres besoins, leurs propres désirs, leurs propres expériences et à conclure trop souvent que si quelque chose a été bon pour eux, automatiquement, ce doit être la norme pour tous. Ce que, je vous le concède, vous n'avez pas eu tendance à faire dans votre chronique d'aujourd'hui.

    Bonne journée !

    Guy Archambault »

  • René Reid
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 09h54
    Are you bilingue? T'sé j'veux dire!
    « Que j'ai aimé votre chronique de ce matin! Quelle pertinence!
    J'ai fait ma carrière au gouvernement du Canada où le bilinguisme (réel) n'était l'affaire que des francophones. Où nous étions des citoyens de seconde zone, ayant à nous taper de mauvaises traductions de l'anglais... après tout l'monde (french will follow shortly). Ayant à nous exprimer laborieusement en anglais (et pourtant I am bilingue), lors des réunions, sans réciprocité ni compromis. J'ai mené tant de vains combats pour que cela change. Le déséquilibre des forces est trop grand. Si au moins nos leaders...
    J'espère que Mme Marois (surtout) et tous nos leaders politiques auront lu et retenu votre proposition de nous représenter officiellement en français. Et fièrement! L'affirmation claire de ce que nous sommes part de là.
    Merci »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 11h11
    Tout le monde à l'anglais?
    « En Allemagne, en France, en Italie , en Espagne, seule une petite minorité de gens parlent une autre langue que leur langue nationale. Et dans ces pays, seule une très très petite minorité doit connaître l'anglais pour occuper certains emplois. Pourquoi en devrait-il être autrement pour les francophones au Québec?

    Au Québec, l'anglais est souvent exigé sans raison valable pour occuper un emploi.

    L'Office de la langue française devrait sévir contre les employeurs qui exigent l'anglais sans raison valable. »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 11h12
    Tout à fait raisonnable
    « Madame Payette,

    N'en déplaisent à tous vos détracteurs qui semblent traiter comme de la guigne le fait français et le bonheur d'appartenir à une culture aussi vivante et riche, votre position se défend parfaitement bien. Car d'un côté il s'agit de témoigner devant les autres nations de sa propre idendité, et de l'autre de son intérêt et de son respect pour les autres langues et cultures. À moins d'estimer que l'amour de ce que nous sommes devenus à travers les générations soit une maladie selon l'expression de M.Yves Beauchemin, il paraît tout à fait raisonnable de s'afficher français ici et ailleurs sans fausse honte et, en même temps, reconnaître l'importance d'apprendre les autres langues à un moment où s'accélère la mondialisation. Ne perdons pas notre âme parce que quelques hurluberlus ne savent pas reconnaître notre droit de vivre en français, qui nous tapent dessus parce que nous sommes heureux de notre héritage français. Suivant un mécanisme mis en évidence par René Girard, notre statut de minoritaire nous attire forcément les foudres sinon le mépris de ceux et celles qui prennent le parti « des plus forts ». Vous vous tenez debout, c'est un excellent exemple à donner. Merci.
    Réal Rodrigue (montagneux@distributel.net) »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 11h26
    Une guérilla linguistique
    « Force est de constater néanmoins que la guérilla linguistique bat toujours son plein sur le marché du travail Montréalais. Je me fais discriminer systématiquement à cause de mon bilinguisme de niveau "intermédiaire". Que voulez-vous, je connais très bien l'anglais technique "écrit" de mes domaines de prédilection, Internet, Webmestrie, Infographie en préimpression, mais je ne suis ni rédacteur ni communicateur en anglais. C'est extraordinairement anormal que même les Montréalais de souche, donc francophones, me rejettent pour une raison aussi absurde. Cela signifie-t-il qu'ils et elles sont tous télécommandés de Toronto? »

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    vendredi 15 février 2008 12h10
    Bien
    « Vous rejoignez tout à fait votre confrère Rioux (www.vigile.net/Full-bilingue), Mme Lise, lequel va tout à fait dans le sens de Gouin (www.vigile.net/article3679.html).

    Et combien ça nous change, cet oxygène intelligent, des croisés du Canada manière André Pratte (appelons-le le harki du Canada...), qui confine de plus en plus au délire ! (www.vigile.net/Pour-un-Quebec-multilingue). Ce type serait capable de promouvoir l'indépendance du Québec s'il se voyait convaincu que ça... nous confirmerait « Canadien » pour au moins les mille prochaines années. Vraiment, Gesca (avec ses Lysiane Gagnon et autres Alain Dubuc) est une caricature de média dans une démocratie comme la nôtre. J'ai tellement honte pour eux, ces « Québécois » effrayés et par une langue française "trop" forte et par un Québec "trop"... pays.

    Mais il aura toujours ses Loraine King pour lui, le bel André. C'est-à-dire : ses fanas du Canada qui du haut de leur Ontario passent leurs journées entières (quel désoeuvrement pathétique !) à dénigrer du Québec (l'Indépendance et la Langue française, au premier chef) sur tous les forums qu'ils parviennent à dénicher sur la grande Toile.

    Y compris ceux du Devoir...

    Décidément, il y a encore du fric des Commandites du Liberal Party qui traîne dans les tiroirs. »

  • Serge Bouchard
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 12h19
    Sur le français
    « Je crois que notre refus d'assumer notre indépendance politique nous rattrape. Si nous étions un pays, les questions d'identité et de survivance se poseraient avec beaucoup moins d'acuité. On serait un pays francophone, libre d'user du passeport que représente l'anglais dans le monde moderne sans capoter. »

  • Ken Ko
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 15h34
    La vrai leçon
    « Madame Payette, vous n'avez pas tiré la vrai leçon dans votre aventure chinoise. Vous avez vue la geste chinoise pour conclure que les officiels du Quebec doivent s'exprimer seulement en français. Ce que vous avez complètement manqué est le fonctionnaire chinois pourrait avoir intervenir dans les conversations en anglais mais avait choisi de n'y pas faire. Il a pu vous observer sans aucun effort de son part pour vous mieux comprendre. C'est là la verité que tout le monde devraient comprendre.

    Je suis un canadien qui parle 5 langues, et je trouve les commentaires ici axés sur la souverainété-desiré, ou pourquoi le pauvre peuple de Quebec devrait parler anglais étant donné la seule langue officielle qu'est le français. Le Québec n'est pas un îlot au milieu de l'océan de l'Atlantique, mais une société entouré par un marché anglophone. L'économie quebecoise est dependant sur le marché americain, tout comme l'économie canadienne. Après deux siècles de cette realité, est-ce que vous avez vraiment besoin de ce rappel d'un immigrant comme moi? Si vous voulez garder vos enfants dans un état d'ésclave par son ignorance, c'est votre droit; mais je peux vous assurer que je suis à l'écoute tous les jours des jeunes francophones amibitieux qui sont enragés par cette prison d'ignorance; la piètre qualité de l'anglais parlé est vraiment à pitoyer. Vous avez laissé le champs libre à nous autres pour conquérir le monde... J'éspères que vous serez content à continuer votre dependance au Canada pour soutenir votre population viellisant quand votre reseau de pension commence à faillir... »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 15h53
    Une anecdote toute sauf anecdotique...
    « Mme Payette, votre anecdote croustillante qui devrait être reçu en gage d'enseignement de la sagesse d'un pays plusieurs fois millénaire, devrait être reçue en toute humilité par tous nos dirigeants québecois.

    La Chine a bien apprise de ses expériences passées, et démontre toute sa sagesse lorsqu'il est question de relations diplomatiques, avec les représentants d'autres pays.
    Et notre relation avec le ROC fait partie de ce type de relation, j'espère qu'il n'est plus permis à personne d'en douter.

    L'ignorer, c'est brader à vil prix notre dignité planétaire. »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 16h11
    Soyons fiers d'avoir le français comme langue maternelle
    « C'est un sujet difficile et c'est plutôt ennuyeux que l'on en parle tout le temps. Il y a pourtant d'autres problèmes à régler...

    Le français est une langue que l'on apprend en continu. Les autres langues aussi. L'anglais est devenu essentiel. Une langue commune faciliterait les choses, du moins pour les échanges internationaux. Mais c'est l'anglais qui s'est imposé. Ce n'est pas tellement plus difficile à apprendre que l'espéranto...

    Autre constat: les jeunes sortent-ils de nos écoles en sachant bien parler le français ? La réponse est négative. Il faudrait sans doute commencer par ce commencement, tout en n'excluant aucunement l'anglais.

    Sauf que mon expérience des autres langues m'a enseigné que rien ne vaut une immersion totale pendant un certain temps. Et il faut, sur cette base, se perfectionner, en lisant beaucoup. Internet aujourd'hui facilite les échanges. Il faut en profiter.

    Pour terminer, cessons de décréter l'éducation. Que les meilleurs gagnent. L'école publique devrait être en concurrence et une solution serait de faciliter l'accès à l'enseignement privé pour les meilleurs élèves, que leurs parents soient riches ou pauvres. Un jeune prometteur devrait avoir les mêmes chances de réussir sans être handicapé par un milieu dévalorisant.

    Yvon Dionne »

  • Parti Pris
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 16h17
    Respect et fierté !
    « Unilingue ? Certes non.
    Bilingue ? Français et anglais, il le faut.
    Trilingue ? C'est encore mieux.
    Oui, si notre plus grande fierté est notre langue et nos origines francophones. Oui, si nous devenons intelligents comme peuple. Ce qui n'est pas encore le cas.
    Oui, si nous maîtrisons le français.
    Oui, si nous exigeons le respect du français et du fait français.
    Ma femme est Vietnamienne. Je suis Québécois francophone. Notre fils a d'abord appris le vietnamien, puis le français qu'il maîtrise grâce à moi, mon acharnement à le lui apprendre (parce que si j'avais laissé cette responsabilité à l'école, il serait aussi démuni que les autres) et grâce à lui, sa volonté d'apprendre et son goût de cette langue. Après le secondaire, il me dit, sans que je ne lui en aie jamais parlé, qu'il veut faire son CEGEP en anglais. Je l'y encourage. Aujourd'hui il a fait ses demandes d'admission dans 2 universités francophones et deux universités anglophones. Il peut étudier autant en anglais qu'en français.
    Ça, c'est la vraie liberté, la vraie ouverture sur le monde.
    Il est de langue maternelle vietnamienne, maîtrise et aime le français et maîtrise l'anglais.
    Il ne manque plus que de faire la souveraineté du Québec afin de protéger cet unique territoire majoritairement francophone d'Amérique.
    Respect et fierté !
    http://partipris.blogspot.com/ »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 16h36
    La loi 101, une espèce d'anamolie
    « La promulgation de la loi 101 a soulevé alors un élan de fierté chez la très grande majorité des francophones du Québec et une modeste acceptation chez une infime minorité d'anglophones et allophones. Un tel acte législatif relève en fait de la prérogative d'un État. De la part de gouvernement d'une province, il s'agissait d'une espèce d'anomalie. En fait, le gouvernement péquiste d'alors a posé un geste de souveraineté, alors qu'il avait été élu en large partie pour gouverner une province. Comme le souligne Madame Payette, il n'est donc pas étonnant que nous pataugions encore dans la question linguistique. Il en sera ainsi aussi longtemps que la loi 101 ne sera pas revotée par le gouvernement d'un pays souverain.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    vendredi 15 février 2008 17h56
    Claude Archambault : plus bouché que ça...
    « Le Canada est un pays officiellement bilingue. Alors il est dans l'ordre des choses que les politiques s'y expriment officiellement dans les deux langues. Même si... 96% de ceux-ci ne connaissent ni ne veulent apprendre le français (tous échelons gouvernementaux confondus). Y compris au palier Fédéral (!) où la large majorité des élus ne sait rien de l'une des deux langues de « leur » pays.

    On sait laquelle...

    Or au Québec, la langue officielle, et la seule, c'est le français. Indépendance ou pas (ça viendra, ne vous en déplaise). Aussi il serait tout à fait normal que les élus ne s'expriment qu'en français à la faveur de leur fonction. Comme agissent tous les politiques au sein des États du monde.

    Vous traitez les autres de « bouchés », M. Claude Archambault. Décidément, il serait temps de vous regarder bien en face dans une glace. Je crois que vous y verriez un authentique colonisé. Que pour ma part je définirais comme : un bouché au... « carré ».

    Quant à M. Yvon Montoya, votre gros égo finira par avoir raison de « vos » lecteurs. Car à force de vous gargariser de votre suffisance (toujours teintée au coin du ressentiment, ce qui au reste n'est jamais la marque des esprits forts...), je crois que vous avez fini par atteindre votre cible. Le ridicule.

    Mes salutations tout de même à vos amis académiciens... »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 18h38
    pragmatisme: succès 101
    « Le vendeur cherche à parler la langue - et le langage- de l'acheteur. La fierté, c'est ce qui reste à ceux qui n'ont pas conclu leur vente. Cynique ? Ça fait 50 ans que j'entend les mêmes voeux pieux. http://nouvellesociete.org/707.html

    Pierre JC Allard »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 16 février 2008 16h20
    Le PLQ, Létourneau et Sylvia Martin-Laforge: Des renards dans la Bergerie!
    « Mme Payette,

    Excellent texte: continuez.........

    Si des fédéralistes vous disent que vous errez (châtier, excellent mot) ou bien que ce que vous écrivez est faux ( rien d'autre à dire?) ou bien encore : lâchez cet "os", c'est plutôt bon signe, non?
    ***
    Le français doit être "la langue commune" des québécois.... Est-ce vraiment le cas?
    Pas sûr.. et j'ai bien peur que nous y arriverons jamais sans faire Notre Pays! Puisque, comme tous le monde le sait, les immigrants reçoivent deux messages contradictoires en arrivant au Québec. Donc....
    *
    Et, ce n'est pas avec le renard dans le poulailler( lire, le PLQ) ...... qu'on va y arriver! Pauvres poules........

    C'est d'autant plus vrai et éblouissant de clarté que l'on vient d'ajouter 2 autres «renards», Jocelyn Létourneau et Sylvia Martin-Laforge, au Conseil Supérieur de la langue française. Rien de moins!
    *
    - L'un fait la promotion de la banalisation de Notre Histoire...Formidable, non!

    - L'autre est contre la loi 101. N'est-ce pas extraordinaire!

    D'autant plus que le (CSLQ) a pour mandat d'assurer Surtout : .....la promotion de la langue française au Québec!
    *
    Mme Martin-Laforge, est directrice du « QCGN » , un lobby anglophone qui a reçu de "Patrimoine Canada" une petite subvention de 13 millions l'an passé, afin d'assurer .... la promotion de l'anglais au Québec!
    Plus en conflit d'intérêt que cela, c'est impossible!
    *
    Et tenez vous bien: Christine Sain-Pierre, qui cache « DEUX » études» de l'OLF, dont l'une depuis 17 mois... seulement, a reconnu vendredi dernier avoir commis une erreur en se portant à la défense du «droit d'être contre la loi 101» au sein du Conseil supérieur de la langue française, La presse canadienne. Pauvre Québec.....

    La question qui tue : est-ce que Jean Charest est derrière ces deux nominations?
    Ont-elles été imposés à Christine? Moi je le crois,

    - Comme d'ailleurs dans le cas des 2 études de l'OLF sur la langue!
    Ou bien:
    - Comme le cas des écoles juives à Reid !
    - Comme le cas du Suroït à Sam Hamad !
    - Comme le cas de Orford à Béchard !

    Arrêtons, la cour est pleine....Et ne parlons pas du 6000 St-Denis, sur lequel tout le monde s'entendait pour une fois(selon M. Lacroix) ainsi que sur son face à face avec Couillard sur le CHUM à Outremont, où pour une fois il avait raison, mais où il a plutôt choisi de s'écraser...

    Une chance qu'il y a maintenant des gardes-fous(Minoritaire) pour l'aider à marcher... »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 16 février 2008 17h15
    La fierté de ce qu'on est
    « J'ai peut-être mal compris le message de M. Pierre Allard mais quand j'écris (et Lise Payette aussi) qu'il faut être fiers d'avoir le français comme langue maternelle, c'est tout simplement parce que la culture française, tout comme d'autres cultures d'ailleurs, sont extrêmement riches pourvu que l'on se mette à étudier leurs culture, leur littérature, etc. Une langue est le reflet d'une société et c'est aussi un mode de penser.

    Par contre, je mets quand même des bémols à Mme Payette. Je ne refuserai jamais de parler en anglais à quelqu'un qui ne parle pas le français. En somme, si j'étais un Chinois cultivé, je ferais comme le maire de Shanghaï qu'elle a rencontré.

    Yvon Dionne
    http://www.yvondionne.org »

  • Michelle Sullivan
    Inscrite
    lundi 18 février 2008 09h44
    Leçons à tirer
    « Je constate avec déception que Mme Marois pourrait effectivement tirer des leçons de ce maire chinois. Elle semble nous mépriser en tant que peuple et ses efforts désespérés pour apprendre la langue de nos colonisateurs en disent long. Comme si elle n'avait rien d'autre à faire. Je cherche un extrait de son passage à TLMEP : semblerait-il qu'on ne peut pas compter sur elle pour nous défendre convenablement sur la place publique. J'ai de la difficulté à le croire. C'est possible? Quel enfer pour moi, qui espérais trouver en cette femme une leader forte. Si je devais voter aujourd'hui, je pense que je voterais Vert. »

  • Mcquaid Neilson
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 19h01
    La grenouille se voulant grosse comme le boeuf...
    « Mme Payette,
    En tant que nation, minoritaire en "terre d'Amérique" comme vous le dites si bien, par notre langue et travers celle-ci, notre culture.Comment pouvons nous prendre exemple sur la Chine, pays totalitaire s'il en est un, qui agit comme le pire colonisateur avec le Tibet notamment.Mme Payette,
    En tant que nation, minoritaire en "terre d'Amérique" comme vous le dites si bien, par notre langue et travers celle-ci, notre culture.Comment pouvons nous prendre exemple sur la Chine, pays totalitaire s'il en est un, qui agit comme le pire colonisateur avec le Tibet notamment. Par les pires politiques assimilatrices telles l'interdictions de la pratique religieuse de l'expression linguistique a fortiori. Des pratiques sauvages en matière de démographie allant jusqu'à la sterilisaton forcée des femmes de culture tibétaine. Dénoncée par les groupes de défenses des droits humains à travers le monde...
    Si votre but était d'attiser le complexe d'infériorité stéréotypé du Gaulois d'Amérique, face au géant oriental inimputable de ses actes de barbarie de par la force de son marché. Et bien pour ma part la tentative échoue. Le fait de s'exprimer en Français dans les représentations officielles d'accord mais d'instituer la Chine en exemple et lui prêter je ne sais quelles sous-entendues vertus quand à la défense de sa culture? Je cherche un lien. Par les pires politiques assimilatrices telles l'interdictions de la pratique religieuse de l'expression linguistique a fortiori. Des pratiques sauvages en matière de démographie allant jusqu'à la sterilisaton forcée des femmes de culture tibétaine. Dénoncée par les groupes de défenses des droits humains à travers le monde...
    Si votre but était d'attiser le complexe d'infériorité stéréotypé du Gaulois d'Amérique, face au géant oriental inimputable de ses actes de barbarie de par la force de son marché. Et bien pour ma part la tentative échoue. Le fait de s'exprimer en Français dans les représentations officielles d'accord mais d'instituer la Chine en exemple et lui prêter je ne sais quelles sous-entendues vertues? Je cherche toujours... »

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