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Denise Bombardier   19 janvier 2008  Société
We are all people in a hurry with our patience reduced to absolute zero tolerance. The scene is in Montreal. You go into a shop and the shop assistant speaks to you in English. Even if you wanted to, do you really have the time to get into a discussion over that person's inability to speak French? Do you have the time to set off in search of another shop just to buy a litre of milk, a t-shirt or, dare I say it, a clef anglaise? Demanding to be spoken to in French is hardly the most appropriate way of surviving the non-stop pressure of city life.

Let's take another example. A French-speaking Montrealer in excellent spirits goes into a store. Interested in buying some particular item, he asks the sales assistant to show it to him in as good-humoured and polite a manner as possible. He is answered in English. Does our well-mannered customer want to lose his temper and spring into action as in days of yore as the great defender of the language? He did so time and time again in the past. He even has the unpleasant impression of watching the same old movie over and over again. He is exhausted at the thought of former struggles and traumatized by the memory of past defeats. As a member of the baby-boomer generation, he thinks he is too old for a militancy that is on its last legs. With a sigh, he makes a concession. Without a word, he finds the item himself and places it on the counter. He pays for it, avoids saying «Thank you» (his sense of honour would allow nothing less) and, as he steps out into the street, he experiences a slight twinge of sorrow. «So what!», he mumbles between his teeth.

A final example. We are in one of those shops where bilingualism exists but neither language is French. In comes a young French-speaking Montrealer, you know the sort, 110 % tolerant, a true citizen of the world whose command of English and French is such that he mixes both in the same sentence.

This young person has no stomach for disputes, pessimistic sentiments or the prophets of linguistic doom. He is moreover the sort of reader attracted by La Presse rather than by the Journal de Montréal or Le Devoir. He believes in the future but it is really his own personal future in which English is a prerequisite. In the store, he speaks the shopkeeper's language inasmuch as he finds there what he was looking for. What is more, he just loves practising his English. He is a Quebecer without a single complex, who has rid himself of old-fashioned nationalist preoccupations. «I'll speak to you in French and you reply in English. Let's talk and forget the past.»

Tous les Montréalais qui circulent dans l'île d'est en ouest et du sud au nord ne peuvent pas nier cette espèce de ramollissement des comportements des uns et des autres. Les petits commerçants qui ne respectent pas la loi sentent d'autant moins de contraintes à la respecter que les clients protestataires se font plus rares. Il existe au Québec, qu'on le nie ou non, une lassitude de la quotidienneté du combat pour faire respecter l'usage du français. Le gouvernement actuel est davantage un défenseur de la langue qu'un combattant de celle-ci. Or, à Montréal, au jour le jour, il faut être prêt à ces petites batailles. Existe-t-il aussi une volonté populaire pour faire respecter plus scrupuleusement les lois et règlements linguistiques? L'absence de véritable pression par le gouvernement et par la population a donc favorisé ce relâchement d'abord indicible.

Hélas, il faut encore aborder la question de la qualité de la langue. Répéter qu'il existe un lien entre la détérioration de la langue parlée truffée d'anglicismes et de jurons que pratiquent toutes les couches sociales et une combativité à l'imposer. Nous avons désappris le respect pour notre langue, sans quoi nous la parlerions avec plus de précautions, de fierté et de crainte de la malmener.

Dans quel autre pays celui qui parle sa langue nationale avec correction et application se fait-il demander s'il est originaire d'ailleurs? Quelle tristesse que ce réflexe perpétué après les batailles héroïques des années 60 et 70 pour légiférer sur la langue au Québec! Ignorons-nous que ces immigrants qui doivent apprendre le français savent que la qualité de notre langue parlée est douteuse et qu'ils sont moins enclins à l'apprendre et à la parler sauf sous la contrainte, laquelle prend du plomb dans l'aile depuis quelque temps?

L'histoire du Québec a été traversée d'un courant d'assimilation volontaire. Nous n'en sommes pas là aujourd'hui, mais il n'en demeure pas moins que plus nombreux qu'on l'imagine sont ceux qui, par paresse, par lassitude, par essoufflement ou pour être dans l'air du temps mondialisant, flirtent avec l'idée de relativiser l'approche ancienne de la langue au Québec. Or, sans une forme de sacralisation de la langue, aucune défense de celle-ci ne peut résister aux forces d'anglicisation. French, English, what's the problem?

«C't'une joke», pour reprendre le titre d'une nouvelle série d'émissions bientôt à l'affiche à TQS, si la chaîne survit. Quelle métaphore! And what a pity...

denbombardier@videotron.ca






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  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 18 janvier 2008 23h06
    Parfaitement raison
    « Madame Bombardier a mille fois raison en écrivant: "Nous avons désappris le respect pour notre langue, sans quoi nous la parlerions avec plus de précautions, de fierté et de crainte de la malmener."
    La cause en est l'enseignement de la linguistique qui s'est fait dans les Cegep avec le principe suivant: qu'il faut bannir la NORME linguistique et, avec son corollaire commode: "C'est l'usage (le peuple) qui fait la langue." En rejetant la norme, c'est-à-dire la norme !policée! on prend pour norme le joual, dénoncé par Frère Jean-Paul Desbiens. Les campagnes pour le bon parler qui existaient un peu avant Madame Bombardier, ont eu leurs bons effets avant que la télévision populo ait droit de cité. Le débraillé dans la langue comme dans le reste est la nouvelle "norme" flottante. Notre retrouvera sa dignité quand tous les intervenants des émissions télévisées la parleront correctement, dénué du penchant au juron et au blasphème. Dans le temps des campagnes pour le bon parler français au Québec, avec les efforts des éducateurs inclus, il y avait aussi une guerre à l'à peu près qui a longtemps (et peut-être encore de nos jours) caractérisé les Québécois.
    On s'est moqué des gens qui soignaient la langue; on récolte ce qu'on a semé. On a eu des humoristes qui ont pourri les oreilles des auditeurs à commencer par Yvon Deschamps. La langue est souvent affaire d'imitation, si on imite les plus mal engueulés, on devient vite un mal engueulé. La bataille de langue commence par le goût de la beauté et le rejet de la vulgarité. Sait-on encore ce qu'est la vulgarité ? On la cultive au lieu de la combattre. Inutile de rajouter des considérations; l'essentiel est dit.
    Faire respecter le français pourrait se faire aussi par le boycott des magasins où on ne peut pas se faire servir en français: money talks ! Encourageons les commerces qui parlent aussi français. Et les services gouvernementaux ??? »

  • Michel Coron
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 01h23
    Do you speak American ?
    « À un correspondant américain logé à Washigton, je me ferai un plaisir de lui envoyer votre texte dont il lira au moins la première partie. Quant à la seconde, il la jugera "obsolete, of course". Comment, en effet, s'exprimer dans une langue autre que l'américaine dont les tenants affirment haut et fort que c'est la seule qui soit viable ? Ils sont fous, ces Canadiens d'accepter deux langues officielles. Pourquoi pas une seule et unique ? Ces immigrants beaucerons francophones nostalgiques d'Arnold qui, autrefois, se sont joints au plus "meilleur" pays du monde et qui ne parlent plus que la plus "meilleure" langue du monde n'ont plus de problèmes de langue parce qu'ils sont, me disait-il, des Américains.
    Voilà, madame pourquoi "votre fille est muette". C'est parce qu'ici, au Québec, on croit encore que la loi (101) fait foi de tout alors que le pragmatisme anglo-saxon fera en sorte que la loi s'affaiblisse sous les coups de butoir d'une pratique linguistique inspirée de nos voisins du sud. Et aussi parce qu'on ne connaît chez ces derniers que la réalité du ROC, le Québec étant une quasi bourgade indigène incapable de manifester son identité de façon autonome. Comment ces étudiants américains qui débarquent sur le Plateau peuvent-ils comprendre qu'on parle français ici alors que chez eux, seul l'américain a droit de cité? Parlez-en aux Latinos. Nécessité fait loi, dit-on. et cette nécesssité, c'est d'apprendre l'américain, semble-t-il, alors que l' Américain n'a cure d'apprendre une langue à moitié morte comme le français ou l'espagnol.
    Ah! si seulement nous vivions sur une île comme l'Islande. Nous n'aurions alors rien à craindre; nous serions indépendants et prospères comme les 302,000 habitants de ce pays et nous parlerions l'islandais. Peut-être faudra-t-il apprendre cette langue ultraminoritaire pour enfin se décider à faire l'indépendance ! »

  • Michel Coron
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 01h23
    Do you speak American ?
    « À un correspondant américain logé à Washigton, je me ferai un plaisir de lui envoyer votre texte dont il lira au moins la première partie. Quant à la seconde, il la jugera "obsolete, of course". Comment, en effet, s'exprimer dans une langue autre que l'américaine dont les tenants affirment haut et fort que c'est la seule qui soit viable ? Ils sont fous, ces Canadiens d'accepter deux langues officielles. Pourquoi pas une seule et unique ? Ces immigrants beaucerons francophones nostalgiques d'Arnold qui, autrefois, se sont joints au plus "meilleur" pays du monde et qui ne parlent plus que la plus "meilleure" langue du monde n'ont plus de problèmes de langue parce qu'ils sont, me disait-il, des Américains.
    Voilà, madame pourquoi "votre fille est muette". C'est parce qu'ici, au Québec, on croit encore que la loi (101) fait foi de tout alors que le pragmatisme anglo-saxon fera en sorte que la loi s'affaiblisse sous les coups de butoir d'une pratique linguistique inspirée de nos voisins du sud. Et aussi parce qu'on ne connaît chez ces derniers que la réalité du ROC, le Québec étant une quasi bourgade indigène incapable de manifester son identité de façon autonome. Comment ces étudiants américains qui débarquent sur le Plateau peuvent-ils comprendre qu'on parle français ici alors que chez eux, seul l'américain a droit de cité? Parlez-en aux Latinos. Nécessité fait loi, dit-on. et cette nécesssité, c'est d'apprendre l'américain, semble-t-il, alors que l' Américain n'a cure d'apprendre une langue à moitié morte comme le français ou l'espagnol.
    Ah! si seulement nous vivions sur une île comme l'Islande. Nous n'aurions alors rien à craindre; nous serions indépendants et prospères comme les 302,000 habitants de ce pays et nous parlerions l'islandais. Peut-être faudra-t-il apprendre cette langue ultraminoritaire pour enfin se décider à faire l'indépendance ! »

  • l poisson
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 01h34
    To be or to be-doo-be-doo ?
    « Quelle est l'erreur dans la question de Mme Bombardier ?

    ("Dans quel autre pays celui qui parle sa langue nationale avec correction et application se fait-il demander s'il est originaire d'ailleurs?")

    Réponse: Le Québec n'est pas un pays.

    Mme Bombardier, pour assurer la défense et l'illustration de notre langue ne serait-il pas préférable que le Québec devienne un pays ? Oui ou non.

    J'apprécierais une réponse avant le prochain Bye Bye. »

  • Gilles Gosselin
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 01h52
    miracle!!!
    « Je suis très rarement en accord avec votre rhétorique, mais là...je m'incline...tout à fait d,accord gilles gosselin »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 02h39
    Dans quel autre pays?
    « Dans quel autre pays?
    (celui qui parle sa langue nationale avec correction et application se fait-il demander s'il est originaire d'ailleurs?)
    Dans quel autre pays?

    Si seulement nous étions un pays!
    Que dis-je? Mais nous sommes un pays!
    Je voulais dire: si seulement nous avions un pays!
    Peut-être aurions-nous plus de respect pour notre langue.

    Peu importe les mauvais mots qu'on utilise, peu importe la qualité "douteuse" de notre langue parlée, c'est bien plus le respect de soi-même que l'on bafoue.
    Avoir honte de notre langue vulgaire et corrompue est aussi dommageable que de vivre dans une autre langue chez soi.

    Pour les anglicismes, la France est incroyablement honteuse. Bien pire que nous. Mais la France est la France. Elle a la force du nombre et peut-être, c'est drôle à dire, la force de sa faiblesse à pouvoir parler correctement l'anglais. Sans accent j'entends. Aucun problème pour le vocabulaire anglais. Mais, malgré les nombreux anglicismes à la mode en France, les Français et les Françaises, sont avant tout, fiers. Fiers d'être Français et fier de parler français. Ils ont la fierté. C'est avant tout la fierté qui supporte un peuple, une langue.

    Pour que notre langue soit forte et vivante, il ne faut pas en avoir honte. Il ne faut pas avoir honte de ses mauvais mots, ceux qui sont à elle et même de elle, non pas ceux qui la polluent (les mots anglais).
    Il faut cesser d'être convaincu qu'avec cette langue, on n'ira pas loin!
    Qu'on ne fera pas d'argent!
    Qu'on restera limité!

    Ces derniers mots ne sont pas un hymne à l'unilinguisme, mais non, il n'y a aucun rapport.
    Tous devraient étudier l'anglais, l'espagnol, l'arabe, le russe, l'italien, le portugais, le chinois. Quelle richesse que les langues!
    Par contre, notre langue maternelle, la langue de NOTRE PAYS, celle-là, est différente, parce qu'elle est nous. Elle est notre manière d'être, notre chaleur, notre coeur, c'est nous.

    Soyons-en fiers. En étant fier de sa langue, on la malmène, automatiquement, un peu moins. Par contre si on en a honte et qu'on ne cesse de lui reprocher sa couleur et ses "mauvais mots", elle dépérit et peu à peu, on en adopte une autre, plus "respectable".


    Serge Charbonneau
    Québec


    P.S.: L'idée de ce long english text appear to be a good, funny and effective one.
    Congratulations Mrs Bomber, sincerely congratulations! I really appreciated your way to expose the situation. Very punchy. Sorry for my english, sorry for my funny way to say things and for all my mistakes. Usely, I try to do better in french! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 07h10
    L'anglais c'est du latin.
    « « Répéter qu'il existe un lien entre la détérioration de la langue parlée truffée d'anglicismes et de jurons que pratiquent toutes les couches sociales et une combativité à l'imposer. » Lisez à ce propos l'intervention de Régime Robin dans mon étude « Frénétiques » (éditions Triptyque, parue en 1999), elle était en avance, largement en avance elle qui a l'impression d'enseigner à des « générations sacrifiées » : « Des étudiants ne savent pas vraiment s'exprimer, ils ont souvent une langue très pauvre, une énonciation relâchée, ils n'ont aucune conscience des différents niveaux de langue. (...). Mais une façon de court-circuiter les différents niveaux de langue qui font qu'on peut faire une conférence ou un exposé comme on parle à son «chum» dans la rue et qu'il n'y a aucune conscience qu'on ne s'adresse pas exactement dans la même langue, au sens de niveau de langue, dans l'un ou l'autre cas.» À dire que le critique Louis Cornellier avait considéré cet essai comme du « Québec bashing.» Oui, vous avez raison d'écrire : « Nous avons désappris le respect pour notre langue, sans quoi nous la parlerions avec plus de précautions, de fierté et de crainte de la malmener. » Quand vous mettez votre enfant à l'école, que vous rencontrez et professeurs et directeurs, vous prenez peur. Vous prenez peur pour votre enfant mais aussi pour le pays dans lequel vous vivez. Ce n'est pas un relâchement, c'est un abandon. Vous avez aussi raison en parlant de « sacralisation de la langue » et ce, depuis fort longtemps. Ainsi, on parlerait tous, de l'Europe aux Amériques, le Latin. Il n'y avait aucune difficulté jadis à se promener de la Pologne à l'Angleterre jusqu'au Portugal puisque le latin était, malgré les dialectes (ceux-ci devenus désormais langues nationales) la langue commune du savoir et donc de partage et de dialogue. Un jeune étudiant comme Kepler l'allemand (1571-1630) pouvait rencontrer Galilée un italien (1564-1642) et tous deux discutaient les thèses de Copernic le polonais (1473-1543) en latin. On pourrait penser à ce retour au « latin » avec l'anglicisation des cultures et des expressions. C'est bon pour le dialogue. Moralité, et pour le bien d'une société qui ne sait pas quoi faire avec sa langue, il est préférable de mieux parler l'anglais comme vous le fîtes que de mal parler sa langue comme on le fait. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 07h28
    L'avenir de la langue française
    « C'est très malheureux, mais la langue française a besoin d'un remède de cheval, mais on ne donne un remède de cheval qu'aux moribonds. On ne se bat pas uniquement contre les québecois qui ne parlent pas le français, mais contre toute l'Amérique du Nord. Il n'y aurait aucun immigrant ni aucun anglophone au Québec que le problème demeurerait entier. L'attraction des quelque 350 millions d'anglophones en Amérique du Nord est trop forte.Je suis fatigué de me battre contre des moulins à vent. Je suis fier de pouvoir m'exprimer dans les deux langues, et serai bientôt aussi fier d'avoir appris le français que d'avoir appris le latin et le grec. Fini, l'amour sentimental de la langue. Je ne peux enfoncer le français dans la gorge de ceux qui ne veulent pas le parler. Ce que je viens d'écrire est aussi grave que si j'avais dit dans les années 50 que Dieu, le ciel, l'enfer, n'existent pas. Je m'attends à une volée de bois vert.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 08h40
    Vous voulez sauver la langue?
    « Il n'y a pas deux moyens. Il faudrait une nouvelle revanche des berceaux. (des québecois pure laine). Nous avons formé une société où tout nous est dû sans effort. On veut conserver le français, mais sans s'efforcer de l'apprendre correctement. On veut que notre poids démographique augmente, mais faire des enfants,c'est faire preuve de générosité.On ne veut pas se priver de quoi que ce soit. Somme toute, on ne mérite pas de conserver notre langue.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Gilles Langlois
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 08h50
    la deuxième plus grande ville francophone au monde
    « Montréal se targue d'être la deuxième plus grande ville francophone au monde.
    Laissez-moi rire. »

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 09h02
    Tiens, tiens, le mélange des genres linguistiques au Devoir
    « Félicitations à Mme Bombardier pour son excellent commentaire ainsi qu'au Devoir pour publier un texte qui en mélangeant les langues ainsi fait grandement réfléchir.

    Je me demande toutefois que se passerait-il si les médias québécois ou montréalais commençaient à refléter fidèlement le mélange des genres linguistiques pratiquées par la population. Food-for-thoughts, qu'ils disent dans cette autre langue. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 09h05
    L'identité et l'économie sont indissociables
    « Rien à voir avec un ramolissement de comportement.

    C'est strictement économique. La langue française, au Québec, n'est pas "profitable".

    Lorsqu'un Québécois se fait servir en anglais dans un commerce, il ne peut pas sortir pour aller faire son achat dans un commerce Québécois. Il y en a pas. Tandisqu'il y a des commerces aux noms et identités de toutes les autres communautés ethniques allophones-anglophones. Eux, peuvent limiter et sélectionner leur consommation dans des commerces de leurs commuanutés pour faire progresser et profiter leur réseau d'affaire (fournisseurs-producteurs) et d'économie respectifs. Pas les Québécois.

    Les Québécois, n'ont d'autre choix que d'intégrer les réseaux des autres en s'assimillant. C'est le monde à l'envers. Les Québécois s'intègrent aux minorités mieux organisées.

    Les commerces aux propriétaires Québécois sont dilués dans la masse-clientelle (main-stream) qui fait de leurs commerces des commerces pour TOUS et donc aussi pour les autres réseaux. Ils n'ont donc pas leur propre réseau culturel québécois et ne font donc aucune sélection de fournisseurs sur base de loyauté envers leur groupe.

    Le multiculturalisme a été concu spécifiquement pour çà. Réprimer toutes innitiatives de formation d'un réseau économique Québécois (français). Charest sait très bien ce qu'il fait lorsqu'il propose de laisser tomber l'identité pour ne se concentrer que sur l'économie. Il maintient ainsi la dissociation de l'identité et de l'économie et bloque la formation d'un réseau d'affaires exclusivement Québécois.

    Dans le ROC pas de problème, le réseau est tout anglais.

    Le peuple Québécois a besoin de son propre réseau économique ethnique et culturel.

    Sans loyauté identitaire, pas d'économie. »

  • Jeremy Lewsaw
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 09h10
    Méchant problème - c'est notre ville aussi
    « Tant qu'anglophone dans Ville-Marie, il m'arrivent souvent d'être servi en français exclusivement à Chinatown même si c'est la troisième langue du jeune au comptoir ainsi que ma deuxième. Pas grâve, bienvenue à Montréal.

    À l'épicerie, la fille m'entend parlant avec ma blonde en anglais est alors si elle veut, elle nous parle en anglais aussi. Si non, pas grâve. Bienvenue à Montréal.

    Un char m'a presque tué quand j'étais au vélo cet été. I yell every swear word in the English language to him. Oops, il me répond 'comprend pas l'anglais'. Haha pas grâve monsieur, mais bienvenue à Montréal.

    Au fond, faut se rendre compte que Montréal, ce n'est pas le Québec. Français aura toujours sa place même si nos amis vous francos nous quitte en masse pour aller au Rive-Sud et Laval.. vous serez toujours les bienvenues à Montréal. Or, quitter en masse juste pour retourner nous dire qu'elle appartient plus à vous qu'à nous... et que nous autres on doit se sentir obligé de parler votre langue toujours avant les notres, vous m'excuserez mais ce n'est pas fort. »

  • Parti Pris
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 09h23
    Amusant, mais tellement triste !
    « Madame Bombardier, il y a bien sûr les grands criminels des multiples réformes scolaires qui jouissent aujourd'hui d'une retraite dorée alors qu'ils devraient croupir en prison, émasculés et privés de tous leurs biens, pour crimes gravissimes envers la nation. Ce sont eux les responsables de l'état de la langue chez les Québécois de plusieurs générations.

    Il y a aussi les journalistes, plusieurs à La Presse, mais aussi ailleurs, qui truffent leurs textes d'anglicismes pour prouver qu'ils sont encore jeunes, à la mode, pour faire plus peuple, ou pour prouver qui, leur masculinité, qui leur volonté de le devenir, qui leur snobisme, etc. Voilà des gens qui devraient donner l'exemple, mais qui ne le font pas. Et, eux aussi sont payés pour détruire lentement, insidieusement, notre langue. Et la FPJQ ne fait rien, et les patrons des journaux ne les congédient pas.

    Je vous ai entendue au 98,5 FM et lue, ici, dénoncer, et avec raison, la nouvelle émission de TQS « C't'une joke ! » : http://partipris.blogspot.com/2007/11/tqs.html.

    Je comprends que vous travaillez pour TVA; est-ce la raison pour laquelle vous ne dénoncez pas le « JokeOtron » de Quebecor, Canoë.ca : http://partipris.blogspot.com/2007/11/canoca_22.html

    Cela dit, je partage tout à fait votre avis.

    http://partipris.blogspot.com/ »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 09h47
    Est-ce que c'est Monsieur B qui a écrit la première partie...
    « ??????????????? »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 09h47
    C'est quoi la source de ce problème?
    « Pour moi la source c'est l'humour, on a ridiculisé notre patrimoine religieux, de ce fait on a détruit notre identité donc notre honneur est bafoué, on a plus de d'appartenance plus de lien avec rien, plus d'unité entre nous comment voulez-vous qu'un peuple puisse survivre sans unité entre eux. La deuxième cause de ce problème c'est le PQ et syndicats source de division et de destruction de nos valeurs culturelles et spirituelles la nature de ces deux entités c'est de vouloir posséder. »

  • Sylvain Gascon
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 10h41
    Traduction?
    « Quelqu'un aurait-il la gentillesse de traduire cet article en français ou en russe au bigot débile mental profond que je suis? »

  • Stéphane Martineau
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 11h33
    perdre sa métropole
    « La réalité évoquée par Mme Bombardier ne me désole pas seulement parce qu'elle révèle le déclin du français sur l'île de Montréal mais parce que ce déclin signifie également que se creuse encore plus la distance entre la métropole et les autres coins du Québec...Deux paysages linguistiques différents.
    En fait, bien des gens en «région» ne considèrent pas (ou plus) Montréal comme leur métropole ...Montréal c'est un autre monde...À ce jeu tout le Québec y perd ! Or, «l'anglicisation» de la métropole n'est pas pour aider à rapprocher les «régionaux» de leur métropole. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 11h38
    Il faut se réjouir
    « Il faut se réjouir que l'on adresse maintenant le vrai problème auquel fait face notre culture. Pendant que le Québécois moyen a la chair de poule face au kirpan, la burka, le turban, et tous ces signes d'une culture qui nous est exotique, il n'éprouve plus cette même chair de poule face au plus puissant extincteur de notre culture. L'anglicisation n'est plus qu'une simple menace, elle est en cours et fait des progrès remarquables. Les anglophones ont entièrement raison de tenir leurs commerces qu'en anglais, si leurs clients ne leurs demandent des services qu'en anglais. Mais demander de tels services en anglais, pour un francophone, c'est voter pour sa propre extinction, c'est voter pour une économie unilingue anglaise, s'est se procurer un passeport pour le BS. »

  • Jacques Baril
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 12h29
    Latin, anglais, français...
    « Saudade. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 12h50
    Plus folle que ça, tu meurt!
    « Encore denbombardier qui sévit. Le matin à huit et le soir
    vers les vingt deux heures trente ne suffit pas.
    Il nous la faut le samedi et en anglish à part ça.
    Je ne peut critiquer votre papier du jour, je ne lit pas assez bien l'anglais pour cela.
    Mais moi donc madame B., l'idée ne vous est pas venu d'écrire
    vos papiers en français. J'ai soixante quatorze ans et
    j'ai oublié la langue de la rue à fence town (Ville Mont-Royal) ou j'ai été élevé. Ou j'ai eu à me battre dans chacun
    des magasins ou je devais aller, alors que les proprios
    étaient très souvent des francophones qui s'adressaient à leurs clients en anglais PARCE QUE C'ÉTAIT COMME ÇA.
    Ces gens, colonisés sans le savoir, ont collaborés à la
    naissance chez moi d'un nationalisme frileux qui, plu tard
    est devenu un puissant souverainiste. J'espère simplement voir un Québec indépendant avant de passer vie à trépas.
    Holà les jeunes, c'est à votre tour de brandir mon flambeau
    fleur-de-lysée, vous qui n'avez peur de rien, et de le planter
    sur la colline à Québec en remerciant tous les colonisés
    fédéralistes en commençant par le gang à Charest et autres
    Dumont de ce monde.
    Vive le Québec.
    Réjean Grenier. »

  • Jean-François Belley
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 12h50
    En réponse à l poisson
    « Si le Québec ne peut aspirer encore un titre de pays, il peut aspirer au titre de nation et il dispose donc d'une langue nationale qui lui est propre. "Nation: Grande communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte." (Le Petit Larousse, 2004) »

  • gUY HADDAD
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 13h15
    Le Français ne se vend pas
    « la Difference entre le français et l"Anglais c'est le snobisme du parler, rappelez-vous que dans les années 30-40-50- il était de bon alloi de parler Français, car on apprenait le Latin pour arriver à l"espagnol, et à l'Italien.
    Beaucoup de Polonais de la bourgeoisie parlaient Français, des reste de Napoléon diriez vous, mais tout de meme.Il ne faut obliger personne. »

  • Sylvain Gascon
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 13h21
    @par Paul Lafrance
    « "les deux langues..." Lesquelles? Il y en a plus de 6 000.
    A moins que vous soyez en fait Paul Trudeau?
    Sinon, de grâce, changez votre nom pour Paul Therosbif »

  • Jean-Pierre Rhéaume
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 13h34
    La pratique de la langue passe par l'exemple
    « Oui, la pratique de la langue passe par l'exemple. Les médias ont une responsabilité à ce sujet.

    Comment se fait-il que des tics de langage sévissent aux bulletins des nouvelles ? Ces tics font florès parce que tout le monde laisse faire.

    Un exemple ? Aux bulletins de la météo, on entend "du côté de" à tous propos et surtout hors de propos : "du côté de la météo", "du côté de la neige, "du côté de Montréal", "du côté de la Gaspésie", et ainsi de suite. On ne dit presque plus "à Montréal", "en Gaspésie"... Et, loin d'être corrigés ou évités, ces exemples sont repris, copiés, imités dans les autres bulletins de nouvelles.

    On est loin de la qualité de la langue de Proust quand il nous écrivait du côté de chez Swann !

    Jean-Pierre Rhéaume (Montréal) »

  • cyrus darioushpour
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 13h58
    L'État doit nous rembourser!
    « Une agence de voyages m'offre en anglais un vol à 1100$. Obéissant aux directives de la ministre Saint-Pierre, je sors de l'agence, car on refuse de me servir en français.

    Fier de notre langue commune, j'ai acheté mon billet dans une autre agence. Coût: 1450$.

    La ministre pourrait-elle cependant me rembourser la différence? Au nom de quel principe l'État accepte-t-il que je paie plus cher que les clients anglophones parce que j'ai suivi ses directives? »

  • Andrée Ferretti
    Abonnée
    samedi 19 janvier 2008 14h20
    L'anglais c'est du Latin.
    « Et qu'est-il advenu du latin, monsieur Montoya?
    Remplacé partout par les langues nationales, à commencer par son utilisation par Descartes qui, en 1647, écrivait son "Traités des passions" en français.
    L'anglais,l'américain, devrions-nous dire, disparaîtra avec l'empire. Survivront les langues nationales, car attachées à la culture vivante des peuples.
    Andrée Ferretti. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 19 janvier 2008 14h22
    L'ofusqué d'un TIm Horton en région qui marmonne un français de paysan inculte du XVIIe siècle...
    « Au Québec il y a un sérieux problème, pour ne pas dire "problèmes". Selon moi, ce sont les gens des régions qui sont le plus offusqués par le fait qu'Abdou ou Paolo "welcomes" Roger en anglais au dépanneur sur la rue Saint-Laurent ou au centre-ville.

    Je suis souverainiste et, pourtant, ce fait divers n'est pas pour moi le signe d'une perte du respect de la langue française à Montréal. En fait, autant la Presse que le Journal de Montréal ont profité pécuniairement des revenus publicitaires en transformant ce fait divers en problème d'état. Pour le reste, chez le JDM, on s'en tape que le Québec se comporte en peuple de morons. Chez la Presse, on s'en amuse alors que de jour en jour, le Québec ressemble à une province d'attardés mentaux, ce qui fait que la souverainement devient toujours de plus en plus improbable.

    En réalité, le lendemain, on apprenait que des soldats francophones sont littéralement persécutés et dénigrés dans la Canadian army, mais à la Presse on n'en a pas parlé avec autant de vigueur que la veille alors que la brochette de chroniqueurs s'étaient attaqués à bras raccourcis sur Pauline Marois et le Journal de Montréal.

    Quelle petitesse. Pourquoi ne pas voir le problème d'un autre angle. Utiliser les stratégies et les armes de l'adversaire pour le faire tomber en temps de guerre est légitime, alors pourquoi ne pas en faire de même chez les souverainistes pour avoir le dessus sur les fédéralistes?

    Enfin, je ne suis probablement pas le seul, mais pendant que plusieurs souverainistes montréalais pratiquent leur anglais avec Abdou et Paolo, espionnent le ROC en scrutant leurs médias et s'ouvrent sur le monde, y'en a d'autre principalement situés en régions, parlent un français de paysan inculte du XVIIe siècle dans des Tim Hortons lisant le Journal de Montréal et s'offusquent que des Québécois se fassent parfois "welcomer" en anglais à Montréal. Ils ont la sueur au front et le chapelet au cou ayant peur de voir un homme avec un turban entrer prendre un café et des Tim bits.

    On va me dire que je généralise, mais je ne crois pas, je caricature. Au Québec, il y a de moins en moins de Québécois et de plus en plus de Canadiens-français. Le JDM et la Presse se paient littéralement votre gueule. L'ère Duplessiste est véritablement de retour pour les 20 prochaines années. Ce sera à ce moment seulement que je considèrerai revenir au Québec. »

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    samedi 19 janvier 2008 15h10
    Peut-être kekchose
    « Madame Bombardier, vous posez la question : " Ignorons-nous que ces immigrants qui doivent apprendre le français savent que la qualité de notre langue parlée est douteuse et qu'ils sont moins enclins à l'apprendre et à la parler sauf sous la contrainte"?

    Toutes les sociétés qui ont rendu leur langue indispensable et attrayante se sont d'abord imposées comme « puissance ». Or les Québécois ont refusé deux fois plutôt qu'une de relever ce défi. Ils ont aussi relégué au rang de tiers parti la puissance en devenir qu'a un jour représenté le Parti québécois, mais qui, de guerres intestines en discussions sur le sexe des anges, est devenu l'un des principaux fossoyeurs de l'élan qu'il avait réussi à insuffler.

    "On est peut-être quelque chose comme un grand peuple", a lancé René Lévesque dans l'euphorie du seul Grand Soir que nous ayons connu. Tout est là : peut-être...kekchose. »

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 17h29
    La souveraineté du Québec fait partie de la solution
    « À ce moment-ci de notre histoire, compte tenu de l'état de la situation linguistique à Montréal, la souveraineté du Québec est devenue incontournable. Il ne faut pas s'étonner que les purs et durs du Parti québécois soient ceux de Montréal-centre. Ils vivent au quotidien avec le problème linguistique. Il faudrait que ceux qui ne sentent pas la menace. Ceux qui habitent loin de Montréal soient solidaires avec ceux qui vivent avec la situation linguistique actuelle sur l'île de Montréal. Les gens des régions se disent incompris par les gens de la région métropolitaine. Et pourtant, c'est le contraire qui est vrai. Il est grand temps que les gens des régions appuient leurs frères et soeurs qui habitent Montréal. Et ce n'est pas en vous tournant vers l'ADQ que ça va changer les choses. Le seul parti, en ce moment, qui peut prendre le pouvoir et faire quelque chose pour changer la situation est le Parti québécois. Penses-y avant qu'il ne soit trop tard ! Imaginez un seul instant ce que serait la situation actuelle s'il n'y avait pas eu la Loi 101 il y a 30 ans. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 20h48
    «Çalà pu pantoute d'allure»!
    « Il est benêt, pour ne pas dire carrément butor, de prétendre encore et de façons qui tiennent de l'exploitation explosive des complexes de persécution et d'infériorité que pelotent et complotent certains naufrageurs et emmerdeurs chicaniers, que les anglophones mettent à risque et à péril la langue française au Québec. En dépit de tout ce que l'on sait et que les «scolarisés, lettrés, autodidactes cultivés et autres agents multiplicateurs de la fierté québécoise» connaissent de la pénible réalité, celle du piteux état du dialecte québécois parlé et des lamentables ramassis dont fourmille l'expression écrite du même dialecte, qui donc d'entre nous a encore le goût d'entendre ceux et celles qui cherchent encore des cibles, des coupables à abattre, dans une cause d'échouement dont nous, Québécois d'expression française, sommes collectivement et solidairement les premiers responsables?

    Il se trouve encore des «cerveaux lents», spécialistes de la diversion, qui en font un plat. Ils prétendent servir la cause de l'identité nationale et aspirent ramener sur la place publique des stériles ébats et débats ainsi que toutes les causes fiévreusement et vicieusement alambiquées que se pétrissent les boulangers des petits pains pour lesquels seraient nés les Québécois. Ces Québécois dont on remue constamment les méninges, dont on attise continuellement les bouillonnements émotifs et dont on ravive malicieusement et vicieusement les mèches d'un sécessionnistes éculées, cette cause première de nos virages en rond et de nos reculs historiques si appauvrissant.

    Par ailleurs, un nombre remarquable de Québécois et de Québécoises tirent une très grande fierté de parler et d'écrire très correctement le français et l'anglais tout aussi bien. Un nombre grandissant de fiers Québécois y ajoutent l'espagnol et l'allemand. Bravissimo! Ce sont des Québécois de générations en émergence de tous âges qui ne font surtout pas les manchettes politiques, journalistiques, médiatiques, ni celles des autres corridors des pouvoirs parallèles fossoyeurs qui ne carburent qu'aux plus gazeux des contentieux les plus guerroyeurs et abêtissants.

    Les «çala pas marché», les «c'est sûr et ben certain», les «pas rapport», les «... et quoi que ce soit», les «.. et tout ça là», les «ce dont je vous ai vendu», les «ce dont je vous ai dis», les «ça va-t-être», les «celle que je t'ai parlée», les «j'enseigne à quatre zélèves» et la kyrielle d'exemples à n'en plus finir du désoeuvrement langagier et de la fainéantise de l'écriture au son, ont gravi tous les échelons et franchi tous les seuils de la société, où grouillent et grenouillent, fricotent et parlotent, des Messieurs et Mesdames tout le Monde jusqu'aux Messieurs et Mesdames qui se prennent pour les nombrils du Monde. L'épizootie du paupérisme langagier francophone galope chez toutes les classes de la société, notamment chez les INDIVIDUS DE MÊMES PROFILS, qu'ils soient éboueurs, chauffeurs ou livreurs, qu'ils soient vendeurs, acteurs ou professeurs, qu'ils soient plaideurs, chroniqueurs ou lecteurs de nouvelles, qu'ils soient recteurs, docteurs ou bonimenteurs municipaux, provinciaux et fédéraux.

    La langue française, la discipline de la lecture, l'investissement «temps et argent» dans les dictionnaires et les grammaires, les drapeaux du Québec et du Canada ainsi que l'hymne national ne constituent que quelques exemples de repaires québécois de la fierté nationale dont le délabrement et la décrépitude sont atterrants. Et, la loi 101, même barbelée davantage, ainsi que celles qui l'ont précédée, n'ont rien pu y faire et ne pourront rien y faire. En 2008, le QUÉBÉCOIS est retourné à l'âge des bécosses. En 2008, comme depuis nombre d'années, les anglophones, les allophones et autres plurilingues n'y sont pour absolument rien. Certes, il est pitoyable et déplorable que nos concitoyens anglophones ne se soient jamais donné la peine d'apprendre le français, ce véhicule de tant de richesses culturelles, entre autres. Par contre, la langue du commerce et des «affaires payantes» ainsi que l'actuel tsunami de la mondialisation viennent à leur rescousse et bonifient quelque peu leur conscience. Droit devant nous, s'affiche une réalité à laquelle personne ne peut échapper. Qui osera nier que les ingrédients de base et de soutien de la langue québécoise, n'y sont plus. Ils ont été emportés par les vents de l'indifférence, de l'insouciance et de la nonchalance ainsi que par les marées du nivellement par le bas et de l'avachissement généralisé de l'enseignement structuré de ce joyau du patrimoine de notre parlure et de notre écriture. Puisqu'on ne peut refaire le passé sans le défaire, passons plutôt du côté du «faire», celui de notre futur qu'il nous faut conjuguer au présent.

    Loin d'investire «politiquement», c'est à dire niaisement et futilement, dans des programmes bidons préconisés par des distillateurs de l'interplanétaire québécois et voués aux drains des gaspillages tous azimuts les plus éhontés, il faudra que l'on ramène le QUÉBÉCOIS, au carrefour de toutes les rectitudes et au centre d'une FIERTÉ DISTINCTIVE qui dépasse les mots et qui se traduise, au quotidien, par des gestes individuels et des engagements collectifs emballant, des gestes et engagements qui enrichissent les Québécois. Nous en somme rendus au commander une FIERTÉ IDENTITAIRE qui puisse habiller notre carrure, chapoter notre stature et encadrer notre allure particulièrement distinctives.

    Bref, il faut absolument que notre FIERTÉ IDENTITAIRE ET SA LANGUE D'EXPRESSION sortent des griffes des chipoteurs partisans des clans de la politicaillerie stérile qui y cherchent des tribunes, du haut desquelles ils, elles puissent bavasser, jacasser et claironner le «n'importe quoi» de leurs élucubrations. Le PEUPLE, CLÉ EN MAIN, DOIT S'ACTIONNER et je verrais très bien, dans toutes les municipalités et carrefours de vie du Québec, le POUVOIR GRIS S'Y METTRE. Que la déconcentration fasse enfin place à la décentralisation des décisions et des budgets récurrents. Que toutes celles et tous ceux qui ont à la fois tant donné et tant reçu de la société québécoise, se mettent de la partie. Même si ça devait déranger certains syndicats et certains bonzes confortablement établis sur les trônes de leur suffisantes incompétences, l'expertise des retraitées et retraités, tous domaines confondus, est inestimable et le vieillissement de la population justifie d'emblée l'organisation et la mise en oeuvre de leurs généreuses contributions, dans des programmes de parrainage massif et de tutorat sélectif. Les chasses gardées et le cumul des échecs des «conventions», justifient UNE RÉVOLUTION, possiblement moins tranquille que celle des années 60. À toute fin pratique, IL FAUT QUE ÇA CHANGE, répéterait Jean Lesage!

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 20h52
    À la limite...
    « Le Français parlé au Québec est tellement truffé d'anglicismes, qu'à la limite, un Anglophone unilingue peut finir par comprendre une conversation entre deux Québécois de souche. J'ai déjà été témoin d'une telle situation tragico-comique.

    Par contre,les Français ont besoin de «sous-titres» pour comprendre une conversation en «Français-Québécois»

    Et ne parlons pas de ces deux ou trois blasphèmes par phrase.

    Pathétique!!! »

  • Tête Carrée
    Inscrit
    samedi 19 janvier 2008 21h00
    Tête Carrée
    « Vous voulez sauver la langue française en écrivant un article à moitié en anglais? Noter que ce n'est pas très original, c'est le thème de la semaine dans les journaux français.

    Je vous dirais ce que je pense, mais comme je vous ai vu à la télé disant "Bon, c'est ça qu'ils pensent, les Anglais", ce ne sera pas nécessaire, vous connaissez mes pensées déjà!

    iloveloi101.blogspot.com »

  • Stephane Gagnon
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 00h16
    Education et non les lois.
    « C'est dans l'education et non les lois que le probleme doit ce regler (desole j'ai un clavier anglais/arabe et il n'y a pas d'accents). Les reprimendes ca restraint la fluiditee de l'acceptation de la langue, par l'education et l'art, ca 'pique' la curiositee et encourage l'apprentissage d'une langue. J'ai appris le Portuguais, l'Arabe, l'Anglais, par ce que ca m'interressait pas pcq j'etais oblige. La loi 101 est bien comme ca, c'est dans les ecoles que l'ont doit mettre de l'emphase sur le francais et de le rendre interressant. Par contre j'encourage d'apprendre le plus de langue possible, les langues sont une richesse, le Quebec ne doit pas etre ferme a cela. C'est la meme chose avec les religions, que l'ecole enseigne le plus de religions et philosophies possible; ca cree une ouverture d'esprit, ca donnerait des outils aux futur generations et seront en meilleur position pour avoir des resonnements qui seront actuel et de leur ere. Il y a trops de segregations sous le chapeau de la langue ou de religion. Paix et respect dans le monde. »

  • Maurice Gauvreau
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 01h29
    L'apprentissage de la langue
    « On peut débattre longuement de la qualité de la langue des québécois francophones et je crois beaucoup au respect que nous devrions avoir pour notre langue. Mais qu'en est-il de son apprentissage? J'ai oeuvré pendant près de 33 ans dans le milieu de l'éducation au niveau secondaire et j'ai observé que le mieux que nos gouvernements ont trouvé pour améliorer la qualité de la langue c'est de faire faire du temps aux élèves. "Puisque ça va mal, augmentons le temps d'enseignement...". Les élèves en ont "ras-le-ponpon", c'est pas grave, gavons-les. J'ai entendu ce genre de propos (pas dans ces mots, évidemment) à de très nombreuses occasions, dans les médias et dans différentes instances. Même la récente réforme n'a pas songé à faire de l'apprentissage de la langue l'une des plus importantes compétences transversales à acquérir à travers tout ce qui se vit à l'école et pas seulement à l'intérieur d'un cours auquel on ajouterais du temps... »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 08h56
    vache espagnole
    « vous écrivez en anglais aussi bien que Pauline Marois le parle. .. comme une vache espagnole.

    L'anglais est la langue actuellement qui est la plus menacée pour sa survie, justement en raison du nombre de gens qui en usent et mésusent dans le monde.


    ... et je suppose que vous lisez le Journal de Montréal!? »

  • Eric Shannon
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 09h01
    Il faut aussi savoir l'écrire...
    « Not to be a pain in the butt, Ms. Bombardment, but I found a small mistake that might not be of your hand. In the sentence "Quelle tristesse [...] au Québec!" there's a space missing between the last letter and the exclamation point! In French, there has to be a space or half a space, something a computer can't really produce, and no space is required in English.

    Je comprends bien votre désolation face au manque de dévouement dont fait preuve la communauté francophone du Québec. Vivant présentement en France, je puis toutefois vous assurer que la langue de Molière y est mollement parlée et encore moins bien écrite. Et il ne s'agit pas d'une question de fierté pour les Français qui charcutent la langue autant à l'écris qu'à l'orale. C'est une question de snobisme et ils n'y voient aucun problème lorsque je fais remarquer les publicités en anglais et les Mr. par-ci et les Mrs par-là. La langue française se porte très bien au Québec.

    Il est vrai qu'on devient las de ce combat sans fin. Il est vrai aussi qu'en tentant d'imposer le français à tout prix, se crée un climat isolationniste qui garde la province dans un étau serré et qui ne reconnaît pas l'apport culturel des québécois de souches venant d'autres patries que la France, notamment les irlandais, écossais et bien sûr, les anglais.

    C'est avec des projets de citoyenneté de Mme Marois que le Québec s'enfonce et se renfrogne dans sa langue. Les enjeux sont plus complexes et les questions à poser, avant de mettre de l'avant un projet basé sur une identité linguistique dite culturelle, ne sont pas approfondies. La préservation de la langue française au Québec devrait se faire de la même manière dont elle se fait présentement: avec une charte. Le pouvoir du consommateur est certes un outil important, mais avant de pointer le doigt vers les résignés, il faudrait aller voir ailleurs ce qui se passe pour ne pas sombrer dans un nationalisme schizophrène.

    Le documentaire Un sur mille de Jean-Claude Couldbois avec René-Daniel Dubois apporte des questions très intéressantes sur les questions d'identités.

    Et si on veut se faire comprendre partout, sans parler anglais, on pourrait toujours élire l'espéranto comme troisième langue officielle... »

  • Tête Carrée
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 12h54
    www.iloveloi101.blogspot.com
    « www.iloveloi101.blogspot.com »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 15h45
    @ Conseiller, Eric Shannon
    « M. Shannon, la "souche" dans "Québécois de souche" n'est pas la France, mais le Québec d'avant la conquête anglaise (aucun Irlandais, Écossais ou Anglais).

    Aussi; Bombardier se traduit en "bomber" et non "bombardment". »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 20 janvier 2008 16h28
    @Andrée Ferreti
    « langue nazionale? hum , le français est né d'une corruption du Latin

    ... bien avant descartes, Dante avait osé écrire en italien, autre corruption du Latin

    ... le darwinisme peut très bien décrire l'évolution des langues, et bien des langues disparaîtront sans aucun doute avant l'anglais »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 20 janvier 2008 17h34
    Qualité des langues et masochisme
    « Ayant une bonne connaissance du français, de l'anglais, de l'italien, de l'espagnol et de l'allemand, et ayant fait de multiples séjours dans de nombreux pays où se parlent ces langues, je puis dire que qu'elles se dégradent toutes depuis l'arrivée des nouvelles technologies de communication et de divertissement, et ce aussi bien à l'écrit qu'à l'oral.

    Alors, taper sur la mauvaise qualité du français au Québec pour expliquer l'anglicisation de Montréal relève du masochisme.

    Ceci étant dit, étant donné notre situation linguistique fragile, les médias devraient profiter de leur position d'influence sur les masses pour bannir leurs quétaineries qui ne sont plus drôles. »

  • Caroline Sigouin
    Abonnée
    dimanche 20 janvier 2008 18h52
    Quelques notions de linguistique...
    « Bonjour Madame Bombardier,

    j'ai lu votre article "Why not?" paru dans l'édition des 19 et 20 janvier 2008 du Devoir, et je dois vous avouer que j'ai été plutôt déçue de l'opinion que vous avez du français québécois et du manque de connaissances linguistiques dont font preuve vos affirmations.

    Premièrement, sur quoi vous basez-vous pour dire que la langue parlée se détériore? Prouvez-le moi. Il n'y a pas grand différence entre la façon dont parlent mes grands-parents et la mienne. Peut-être utilisent-ils simplement un peu plus d'anglicismes comme beaucoup de personnes âgées des régions minières. Peut-être que je dis un peu plus de "si j'aurais". Nos expressions sont différentes. Les miennes ne sont pas pires.

    D'ailleurs, qu'est-ce pour vous qu'une langue de bonne qualité? Vous semblez penser que la qualité d'une langue va de pair avec son respect d'une norme édictée artificiellement par un quelconque office ou une quelconque académie. Je ne vois pas en quoi un manuel de grammaire est plus riche que la syntaxe et la grammaire naturelles dont font usage Monsieur Madame Toutlemonde quand ils parlent dans un registre familier. Ce sont deux formes différentes à utiliser dans des contextes différents, voilà tout. Une forme n'est pas meilleure que l'autre.

    Et les anglicismes! C'est vraiment une réaction de peur typique des peuples minoritaires que de craindre le changement apporté par le contact du peuple majoritaire. À preuve, crie-t-on au meurtre lorsque l'on entend un amérindianisme? Non, puisque dans ce contexte, nous sommes le peuple majoritaire. Les langues évoluent constamment et l'emprunt est un phénomène tout ce qu'il y a de plus normal dans ce processus. Saviez-vous que le tiers du lexique anglais vient du français du temps des invasions normandes? Saviez-vous que le français de France comporte beaucoup plus d'anglicismes que le français québécois? Saviez-vous que dans le Multi, on proscrit certains anglicismes québécois pour suggérer à la place d'utiliser un anglicisme de France?

    Vous parlez aussi de fierté, de sacralisation même. Je peux vous dire Madame, que les québécois seront fiers de leur langue quand ils auront conscience que justement, c'est LEUR langue. Ce n'est pas celle des Français, que ce n'est pas quelque chose d'extérieur à eux, que ce sont eux qui la font. Comment être fier de mots que nos parents, que nos amis ne nous ont jamais dit? Comment être fier de notre langue quand on nous dit sans cesse qu'elle se détériore, qu'elle est de mauvaise qualité, que ce n'est pas la bonne façon de parler? Ce n'est pas dans le peur de mal parler que notre langue s'épanouira, s'émancipera.

    Notre langue au Québec est différente. La langue française en général est riche de tous ses accents, de tous ses dialectes, de tous ses registres, ses variétés, ses emprunts, ses changements de sens, de forme, riche de son évolution. La langue française est bien vivante et je préfère qu'elle ait "fait face au vents qui soufflent de partout pour imposer ses mots jusque dans les" colères, tabarn,,, plutôt que "dans les collèges" où l'on essaie de nous faire croire qu'elle tient dans un livre, où elle est réservée à une élite.

    Ma langue est dans ma bouche, pas dans mon stylo, je ne la mettrai pas dans ma poche en parlant comme on doit écrire.

    En espérant ne pas avoir été trop dure et que vous poursuivrez vos réflexions linguistiques,

    bonne journée,

    Caroline Sigouin
    Étudiante au baccalauréat en linguistique
    UQAC
    http://lexidicocaro.hautetfort.com »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 21 janvier 2008 12h45
    Parisella à Notre CA : le renard dans la bergerie? Imaginez Lisée au CA de Gesca
    « Bonjour Mme Bombardier,

    Disons qu'après le coma du « Miroir aux alouettes » vous redressez "un peu" votre dos fatigué: il n'est jamais trop tard pour le faire!

    Je trouve que "Mon Devoir" n'a pas de "punch"(hé hé, un mot anglais, M.Montoya ne sera pas content!) --- Recul Net en Sport depuis 20 ans(pourquoi pas l'enlever? ; il est insignifiant) --- et n'est pas pro-actif pour augmenter sa petite visibilité!

    Même si je trouve "Mon Devoir" supérieur à Gesca(je suis abonné à laPresse le samedi et dimanche seulement: 11,60$/mois) je trouve "Le Devoir" bien amorphe dans son approche "marketting pour augmenter son tirage ; et pas de tirage: pas de pouvoir et moins de publicité! Donc........

    Cette semaine -- ENCORE UNE FOIS -- LaPresse m'a presque supplié -- après 3 mois de gratuité(7 jours sur 7) -- de prendre un abonnement pour 6 mois pour 0,73 cents de plus par semaine! Soit: 14,58$/mois au lieu de 22,44$.
    On m'a presque cassé un bras pour me convaincre d'accepter! J'ai résisté pour le moment, mais....

    C'est vrai que le dynamisme n'est pas l'apanage de "Mon Journal" !!

    En effet, ce n'est pas avec sa dernière nomination (Parisella au CA: le renard dans la bergerie) qu'il va y arriver!

    Petite consolation, au moins de temps à autres il ose comme ces jours-ci se tenir debout.
    Bravo, à Mme Chouinard, Antoine Robitaille, Michel David et vous-même, de s'être démarqués vraiment!

    Quand à l'éditeur et votre éditorialiste en chef, il ne faut pas trop faire de vague, sinon ils vont se faire accuser d'être souverainistes par les deux papes fédéralistes: André Pratte et John Parisella!

    Bon, assez de négatif et passons au positif! Puisque vous vous dites indépendant, à quand une enquête auprès de vos abonnés(NOUS)pour nous demander ce que nous pensons de « NOTRE JOURNAL» si évidemment, il appartient toujours aux membres et non seulement au CONSEIL D'ADMINISTRATION!!! »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 21 janvier 2008 13h04
    Je me méfie toujours de ces bons canadiens-français!
    « Je me méfie toujours de ces bons canadiens-français qui ont de la difficulté à écrire des textes compréhensifs (exemple: "Amusant" en réponse à la chronique de Mme Chouinard) mais qui nous font la leçon par personne interposée ( Pierre Thibeault(son copain), dont le texte, lui au moins, est clair.

    À part de nous parler de l'importance évidente de la qualité de la langue écrite ils adoptent, comme toujours, une attitude défensive à l'instar du PLQ (qui s'est tellement battu contre la loi 101) et nous disent --- comme leurs ministres de la culture --- que tout est positif comme Mme Beauchamp à la veille des élections de 2007(manipulation?)

    Pauvre Mme St-Pierre, qui se défend elle aussi: « Elle a soutenu dernièrement au micro de Radio-Canada que ce que le quotidien (JdM) a révélé était «inacceptable». Mais elle s'était toutefois dite rassurée par l'étude de l'OQLF en 2006 ». Deux pauvres petits feuillets! Tellement scientifique solide et crédible!

    Certains à l'instar du PLQ --qui est davantage un défenseur de la langue qu'un combattant de celle-ci -- se disent tout bêtement...qu'il vaut mieux parler un bon anglais qu'un mauvais français. Wouah!

    Avec des amis comme cela on a pas besoin d'ennemis. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 21 janvier 2008 15h52
    Bravo! Caroline Sigouin : je suis fier de vous! Vive les jeunes!
    « Bonjour Mme Bombardier,

    Depuis des années j'entends décrier la qualité de "notre" langue au Québec! Vous voyez : encore ce "NOUS" que d'ailleurs ces mêmes personnes dénoncent. J'ai remarqué aussi, est-ce une coïncidence, que la plupart du temps se sont des fédéralistes!

    Bizarre, qu'ils se déculpabilisent de ne pas être québécois avant tout, en montrant du doigt la pauvreté de notre langue!
    Ces donneurs de leçons me désolent ; et ne voient pas le formidable bond en avant que nous avons réalisé depuis le rapport Parent!

    Pour requinquer les dépressifs et les canadiens-français(lire fédéralistes) du Québec, qui veulent s'écraser et passer à l'anglais, voici mon opinion qui pourrait être différente selon d'autres....

    Question : Juge-t-on la langue d'aujourd'hui par rapport à celle d'hier?
    Je réponds Oui, parce que c'est la seule façon de savoir si nous avons progressé.

    Et si l'on compare l'élite (au niveau études) du temps à celle d'aujourd'hui, nous devons constater que c'est un grand succès!
    Pourquoi?
    Parce que cette élite(d'avant 1960) qui se limitait à 5% environ de la population est maintenant à 40% environ, grâce à l'éducation pour tous. Donc en terme de nombre c'est un gros "plus"!

    Pour le français écrit, l'ancienne élite était probablement plus forte en français écrit tout simplement, parce que la frange(étudiant(e)s du temps - qui se compare à la frange actuelle - était petite, riche, mieux encadrée, ayant moins d'élèves par classe et surtout douée. Sans oublier que le temps consacré au français était beaucoup plus important.

    Quant à la masse (le 60% d'aujourd'hui) elle écrit beaucoup mieux, même avec le léger recul actuel de la qualité du français écrit, que le 95% des personnes d'avant 1960 qui terminaient très majoritairement leurs études entre la 6ème et 8ème année.
    En résumé, je dirais que 8 à 10 fois plus de personnes écrivent presque aussi bien que l'élite d'autrefois, "toute proportion étant égale par ailleurs".

    Pour la langue parlée par contre, c'est le jour et la nuit -- même si le vieux français est encore présent et que les mots anglais pullulent!
    Quelques exemples: écoutez le langage des jardiniers maraîcher lors d'entrevues à l'Épicerie ou à la Di Stasio. Écoutez le français des enfants des garderies (3 à 5 ans).
    Je vais chercher mes petits enfants de temps à autre et je le constate sur place. Un des problèmes viendrait plutôt de la Télé avec des émissions comme "Virginie" (à la SRC) où l'éducateur(!) emploie encore en 2007, le vieux français: Moé, Toé et wère au lieu de "voir", etc. Les enfants des garderies, demandent à leur parents ce que veut dire "wère"!!!

    Mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas d'amélioration à faire au niveau du vocabulaire et surtout dans la construction de nos phrases. Ça oui!
    Faut dire par contre, que notre isolement de la France, dont on a gardé le vieux français, et le contexte(particulier) nord-américain dans lequel on vit, nuit considérablement ne serait-ce que par la faiblesse de notre vocabulaire, les anglicismes et la construction de nos phrases!

    Lorsque l'on se compare aux francophones d'ailleurs, là on se désole! Mais le changement et l'amélioration doit venir d'en haut...... à commencer par le MEQ ; plus d'exigences envers les productions de télé: et cela autant à la SRC TQS et TVA.

    Sans oublier les profs de nos écoles de qui on doit exiger non pas deux niveaux de langage, mais un seul, le meilleur!

    CONCLUSION
    On est très loin encore de l'objectif de René Lévesque : « rendre le Québec aussi français que l'Ontario est anglais ». Gros bon en avant entre 1977 et 1989 ; mais détérioration et recul depuis 1989. Quand on fait du surplace(au mieux) durant 17 ans et que la population augmente : « on recule, non?

    Surtout que le gouvernement actuel, comme vous le dite si bien, est davantage un défenseur de la langue qu'un combattant de celle-ci! »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 21 janvier 2008 20h43
    Madame Sigoin
    « Étudiante au baccalauréat en linguistique: Vous aimez ça, les 'çala' les 'le monde sont', les' qu'est-ce-que' au lieu de 'ce que', les 'dont' servis à toutes les sauces, etc,etc.Pas étonnant que la langue française s'appauvrisse. Vous serez une autre bachelière ignorante. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 13h19
    Une apostrophe tellement indigne!
    « @Caroline Sigouin
    Étudiante au baccalauréat en linguistique UQAC

    Un premier signe de respect en s'adressant à une personne c'est au moins d'écrire correctement son nom!

    SVP, ne tenez pas contre de cet olibrius, il ne le mérite pas!

    Si c'était sa fille qui avait écrit un texte de cette qualité il en aurait été très fier: du moins j'ose l'espérer.... mais sait-on jamais?

    Vous savez, quand on s'aime pas soi-même on aime pas les autres ; donc oubliez le, il ne le mérite pas, lui et son mépris.....

    J'espère seulement que sa fille lira son commentaire ; elle va avoir honte de lui!

    Bravo! Et continuez....

    N.B. Je ne voulais pas vous laisser sur cet apostrophe tellement indigne! »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 19h15
    vos curés sont la racine
    « quelqu'un enfin a mis le doigt sur le bobo... mais j'allais le faire de ce pas... vous êtes un peuple de locataires/clients... si vous étiez en majorité proprio de PME, y aurait aucun problème linguistique.... mais vos curés vous ont INCULQUÉ jusqu'au fond que la bizness c'était pas bon, mal, mauvais... et le fond de votre antiaméricanisme, moi votre psy je vous le dis la racine ce sont les curés qui ont pris peur que dis-je, qui ont chié devant ces américains qui étaient enfin libres libérés des anglais (le Boston Tea Party)...et qui contredisaient la pauvreté matérielle et d'esprit ... et s'enrichissaient et en profotaient...

    je vous plains, vous n'avez qu'à vous regarder dans votre miroir, sans baisser les yeux »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 23 janvier 2008 19h50
    Bravo Mme Sigouin, M. J.-R. Dubois a raison!
    « J'appuie totalement les propos de M. Jean-Renaud Dubois.
    Il a su trouver les mots qui expriment le mieux mon émotion.
    Bravo Mme Sigouin. »

  • Alexie Pomerleau
    Inscrite
    vendredi 25 janvier 2008 10h57
    Encore une fois bravo Madame Sigouin!
    « Étant moi même étudiante à l'université, en enseignement au secondaire en univers social, je suis fière qu'une compatriote prenne la parole pour souligner le fait que "les québécois seront fiers de leur langue quand ils auront conscience que justement, c'est LEUR langue." La solidité d'un peuple passe d'abord par le sentiment d'appartenance à son histoire. Aimons notre histoire, aimons qui nous sommes, aimons notre langue. »

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