Le Musée canadien des droits de la personne jongle avec les sujets délicats
Winnipeg — La tâche ne sera pas aisée, mais les gens qui préparent le nouveau Musée canadien des droits de la personne — premier musée national situé à l'extérieur de la région d'Ottawa — espèrent présenter des questions sensibles telles que le conflit israélo-palestinien sans déclencher une tempête de controverses et des accusations de parti pris pour un camp ou l'autre.
À cet effet, ils sont sur le point de lancer une série de consultations publiques et de faire appel à des spécialistes des milieux universitaires afin de déterminer quelles sont les questions relatives aux droits de la personne qui devraient être abordées dans le musée, qui sera situé à Winnipeg, et de quelle façon elles devraient l'être.
«Le gouvernement tente d'aller au-devant» des problèmes, a déclaré Arni Thorsteinson, président du comité consultatif établi par Ottawa en octobre. «Il ne voulaient pas faire [de consultations] avec le Musée de la guerre. Alors les gens se sont plaints», a-t-il ajouté.
Le Musée canadien de la guerre a suscité la colère d'anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale en mettant en doute la moralité des bombardements alliés en Allemagne. La controverse s'est retrouvée devant un sous-comité sénatorial et, en octobre, le Musée a annoncé qu'il aborderait la question en d'autres termes.
Par souci de justice, le gouvernement et les organisateurs du Musée des droits de la personne demanderont aux Canadiens, à compter de janvier, de leur soumettre, par le biais d'un site Web spécial, leurs idées sur ce qu'ils souhaitent voir dans le musée.
Le fédéral a également décidé d'embaucher des spécialistes universitaires, dont Constantine Passaris, professeur à l'Université du Nouveau-Brunswick, qui a présidé la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick.
Le Musée canadien des droits de la personne, dont l'idée vient du magnat de la presse Izzy Asper, décédé en 2003, en est encore à l'étape du financement. Sa construction ne sera entamée que lorsque ce dernier sera au point — la date provisoire est fixée au printemps 2008 —, et le fédéral prévoit que le musée ouvrira ses portes en 2011.
Ottawa s'est engagé à verser 100 millions, alors que les coûts de construction du Musée canadien des droits de la personne sont évalués à 256 millions, pour des coûts d'exploitation annuels évalués à 22 millions.
À cet effet, ils sont sur le point de lancer une série de consultations publiques et de faire appel à des spécialistes des milieux universitaires afin de déterminer quelles sont les questions relatives aux droits de la personne qui devraient être abordées dans le musée, qui sera situé à Winnipeg, et de quelle façon elles devraient l'être.
«Le gouvernement tente d'aller au-devant» des problèmes, a déclaré Arni Thorsteinson, président du comité consultatif établi par Ottawa en octobre. «Il ne voulaient pas faire [de consultations] avec le Musée de la guerre. Alors les gens se sont plaints», a-t-il ajouté.
Le Musée canadien de la guerre a suscité la colère d'anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale en mettant en doute la moralité des bombardements alliés en Allemagne. La controverse s'est retrouvée devant un sous-comité sénatorial et, en octobre, le Musée a annoncé qu'il aborderait la question en d'autres termes.
Par souci de justice, le gouvernement et les organisateurs du Musée des droits de la personne demanderont aux Canadiens, à compter de janvier, de leur soumettre, par le biais d'un site Web spécial, leurs idées sur ce qu'ils souhaitent voir dans le musée.
Le fédéral a également décidé d'embaucher des spécialistes universitaires, dont Constantine Passaris, professeur à l'Université du Nouveau-Brunswick, qui a présidé la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick.
Le Musée canadien des droits de la personne, dont l'idée vient du magnat de la presse Izzy Asper, décédé en 2003, en est encore à l'étape du financement. Sa construction ne sera entamée que lorsque ce dernier sera au point — la date provisoire est fixée au printemps 2008 —, et le fédéral prévoit que le musée ouvrira ses portes en 2011.
Ottawa s'est engagé à verser 100 millions, alors que les coûts de construction du Musée canadien des droits de la personne sont évalués à 256 millions, pour des coûts d'exploitation annuels évalués à 22 millions.
Haut de la page

