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Position extrême

Marie-Andrée Chouinard   1 octobre 2007  Société
Alors que la commission Bouchard-Taylor bat son plein, le Conseil du statut de la femme (CSF) braque les projecteurs sur la fragilité des acquis des femmes en matière de lutte pour leurs droits. L'égalité entre les sexes est un droit qui ne saurait certes souffrir d'accommodement raisonnable, mais les manières de préserver cette parité doivent réussir le test de la réalité.

La théorie enveloppant le discours sur les accommodements raisonnables peut aisément sombrer dans le plus grand cafouillis. Dans l'absolu, on dirait parfois que les arguments des uns valent tout à fait ceux des autres. Pour trancher, rien de mieux que l'épreuve du réel. Sous l'angle théorique, la position du CSF relève du bon sens: la liberté de religion s'arrête là où le droit à l'égalité entre les hommes et les femmes est menacé. Soumis au test de la vie pratique, l'un des moyens qu'il propose pour blinder les acquis des femmes, soit empêcher les agents de l'État d'arborer des signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail, ne peut que jeter de l'huile sur le feu. Nous n'y souscrivons pas.

Pour vérifier jusqu'où la neutralité des fonctionnaires pourrait mener, faisons un petit contrôle-éclair. Permettre à une enseignante du primaire de porter un niqab (ne dévoilant que les yeux) en classe? Déraisonnable. Et le hidjab (masquant cheveux, cou et épaules)? Déraisonnable aussi, pour la charge idéologique qu'il soutient. Suivant la même logique, permettre à une religieuse enseignant dans un établissement privé subventionné par l'État d'arborer la croix à son cou? Raisonnable. Voilà: le principe atteint là ses limites.

Le Conseil pousse trop loin les remèdes aux problèmes, mais sa réflexion s'accroche néanmoins à une réelle inquiétude sociale qu'incarne parfaitement le port du voile. Qu'il soit hidjab, niqab ou burqa, celui-ci dérange en raison de l'idéologie qu'il véhicule et dans laquelle les femmes voient l'effondrement possible d'acquis durement gagnés et encore fragiles.

En 1995, alors qu'on l'invitait à se prononcer sur le port du voile à l'école par les élèves, le CSF prit le parti de l'intégration. Il trancha en faveur du port du symbole religieux, craignant que l'interdit ne mène à l'exclusion. Maintenant qu'un certain 11-Septembre a chambardé le monde, le Conseil change son fusil d'épaule: non au port de symboles religieux par les agents de l'État.

Le virage est éloquent: chargé politiquement, le voile repose sur des principes religieux liés à l'impureté et à la pudeur. Cela s'entrechoque violemment avec l'égalité entre les sexes chère au Québec. Le CSF craint aussi que ce même voile n'emprunte sournoisement la voie royale de la «norme sociale». Il y a là matière à s'inquiéter en effet.

La commission Bouchard-Taylor a justement servi d'écho à toutes ces femmes qui ont confié leur profond malaise devant la démesure de requêtes formulées au nom de la religion et au détriment de l'égalité entre les hommes et les femmes. Eh! Quoi? Tous ces efforts pour s'affranchir de l'emprise du religieux sur notre liberté de femmes réduits à néant par certaines dérives religieuses?

Elles ont raison de protester. Les demandes de séparation des sexes dans les lieux publics n'ont pas leur raison d'être. Ni non plus le refus d'être servi par une femme en accord avec des préceptes religieux. La décision d'un YMCA de Montréal de givrer ses fenêtres afin de cacher du regard des élèves d'une école juive hassidique le «disgracieux» spectacle de femmes en plein entraînement dépasse tout entendement.

Ces cas illustrent l'embarras d'une société en ce qui a trait à des exigences du religieux devant lesquelles on ne doit pas bêtement s'incliner. Le CSF a donc raison de s'alarmer de cette nouvelle emprise, mais il se fourvoie en proposant pour y remédier une laïcité à la sauce française. Au regard des menaces faites aux acquis des femmes, cette mesure est extrême et risque d'attiser les tensions plutôt que de les aplanir.

Lorsque la déraison nécessitera l'intervention du juridique, les tribunaux devront trouver une manière de concilier l'égalité des hommes et des femmes avec le droit à la religion, ce qu'ils n'ont encore jamais tenté. À cet égard, la demande du CSF de préciser la charte québécoise dans le sens d'une limite de la liberté religieuse en considération de l'égalité entre les sexes est tout à fait appropriée.

Pour le reste, au tribunal du sens commun de faire son oeuvre. La commission Bouchard-Taylor aura au moins servi à affirmer la primauté de l'égalité entre les sexes sur les caprices de certaines religions. Il s'agit d'un témoignage que les commissaires ne pourront pas esquiver.

machouinard@ledevoir.com






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  • Christophe Coquard
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 01h18
    Plusieurs raisons de porter le Hijab
    « Je vit et travaille au Qatar, au moyen orient. Je suis dans la région maintenant pour cinq ans. Je connais aussi très bien la communauté musulmane de Montréal. Est-ce-que le hijab êtes un symbole de l'inégalité? Pas toujours.

    Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les femmes portent le hijab. Il y en a certains qui sont forcées a le porter. Il y en a aussi qui veulent le porter, qui aiment le porter. Ils ne sont pas forcées de le porter, mais ils le font par choix. C'est vrai! Ils disent qu'ils le portent pour ne pas être vue comme des objets de plaisir, mais comme des êtres humains. Quand ils portent le hijab on n'est pas distrait par des superficialités génétique.

    Et si on leurs force a ne pas le porter, nous serrons juste comme les Talibans, eux dans un êxtreme, nous dans une autre, tous les deux en train de dictée aux autres ce qu'on pense est meilleur pour eux. Ou se trouve la liberté la dedans? Ou se trouve la respecte aux choix des individus?

    Le CSF force son vision du hijab sur les autres. Ils le voient comme ça, donc c'est comme ça. Très simple comme argument! Ils devraient aller parler a beaucoup plus de musulamanes! »

  • Normand Chaput
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 05h57
    les religions sont masculines
    « On en sort pas. Si on veut respecter ce principe, on doit abolir les religions et pas juste dans la sphere publique. Puisque TOUTES et je dis bien toutes les religions sont masculines. ET LE PIRE C EST QUE LA PLUPART DE LEURS ADEPTES SONT DES FEMMES »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 07h48
    Accommodements extrêmes
    « Derrière la crise des accommodements raisonnables, il y a essentiellement un conflit entre le machisme du sud et le post-féminisme québécois que Bouchard-Taylor ont complètement éludé jusqu'ici.

    Au cours des 4 dernières années, six femmes ont été assassinées à Québec ce qui est beaucoup pour Québec mais relativement peu pour une agglomération de 750,000 hab. Des 10 plus grandes villes canadiennes, Québec est d'ailleurs la ville la moins violente (aucun meurtre jusqu'ici en 2007). Winnipeg a un taux d'homicides 5 fois supérieur, Edmonton, 6 fois.

    Une femme a été tuée à St-Pascal par un Marocain qui a tenté de se tuer après. Une autre été poignardée dans son condo à St-Roch par un Mexicain qui a écopé de 10 ans de prison. Une troisième a été égorgée à Vanier par un Italien. Avec son sang, il a écrit sur le mur une vulgarité que je ne peux écrire ici.

    Une étudiante a été tuée par un Malgache sur Myrand. On doit reprendre tout le procès à cause des propos "racistes" d'un des jurés. Une marraine d'immigrant a été tuée sur le rive-sud. Un Magrhébin sera bientot accusé. Enfin, une femme a été tuée à Charlesbourg. On cherche encore le coupable.

    Bref, sur les 5 meurtres de femmes élucidées à Québec, les 5 ont été commis par des nouveaux arrivants dans une ville qui ne compte que 4% d'immigrants.

    Québec aussi connu le scandale du Wolfpack. Des gamines de 14-15-16 ans, enjolées par des Noirs adultes, qui les ont violées en séries (gangbang) avant de les forcer à se prostituer pour des restaurateurs libanais. Mais comme quelques vedettes locales ont fait appel à leurs services, c'est devenu le scandale médiatique qu'on a connu. Mais à la base, c'était la traite des Blanches à Québec. Pas à Montréal, pas à New York, pas à Marseille. A Québec.

    Même s'il faut faire attention aux généralisations trop rapides à partir de si petits chiffres, ces drames sont quand même très révélateurs du conflit entre les valeurs machistes et archaiques du mâle, dominant au sud, qui considère la femelle comme un être inférieur, et les valeurs post-féministes de la Québécoise qu'il rencontre ici.

    En débarquant ici, le mâle du sud recule tant sur le plan professionnel que social, ce qui n'est pas le cas pour la femelle qui elle voit son statut grandir. D'ailleurs on ne trouve aucun cas d'accommodements opposant homme d'ici et femme du sud.

    Pour protéger son royaume donc, le macho se rabat sur sa religion et revendique ses droits grâce à la charte Trudeau qui lui garantit sa liberté religieuse. Sa fille ira à l'école avec le voile parce que c'est SA religion, son fils ira à l'école avec le kirpan, parce c'est SA religion, sa femme sera examinée par une femme médecin parce que c'est SA religion.

    Pour sortir de ce cul-de-sac,il faut évidemment couper le lien entre la Charte Trudeau qui garantie la liberté religieuse (et qui a été établie en 1982 avec les religions chrétiennes en tête) et statuer que les valeurs québécoises (entre autre l'égalité des hommes et des femmes) ont préséance sur la "liberté religieuse". »

  • Jacques Tessier
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 07h53
    De l'égalité des sexes, des caprices des religions et de Ranke-Heinemann.
    « Le paradigme du CSF qui ressort avec la commission Bouchard-Taylor en matière d'égalité des sexes devrait être universel. N'oublions pas, et cela quoi qu'en pense le maire Tremblay de Saguenay, que l'Église catholique est loin d'être un modèle d'organisation. Regardons justement la question de l'égalité des sexes.
    L'interdiction aux femmes d'accéder au sacerdoce, donc à des postes importants, empêche de ranger l'Église catholique au rang des leaders en matière d'égalité des sexes. Le Québec, à 83 % catholique selon Statistiques Canada en 2001, est-il en train d'oublier en quoi sa propre tradition religieuse dominante baffoue les droits à l'égalité des sexes ? Une bonne lecture de l'oeuvre de la théologienne féministe Uta Ranke-Heinemann serait recommandable pour ces amnésiques qui se scandalisent prioritairement du hidjab. »

  • Isidore Kashiba
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 08h10
    Fanatisme ou Journalisme ?
    « Votre analyse est parfaite surtout qu'en vous lisant, on sent serieusement qu'on a affaire à une fanatique de la laïcité plus tôt qu'à une journaliste ou analyste digne de nom.
    Mettez un peu d'eau dans votre vin ça ne pourra que construire au lieu de détruire comme vous en avez l'intebtion. »

  • Sammy Dalva
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 08h40
    Le port du hidjab et le port de la croix
    « Je trouve que la position du CSF st tout à fait raisonnable contrairement à l'opinion de Mme. Chouinard.

    D'abord, la religieuse qui porte la croix fais partie d'une communauté officiellement reconnue et qui à un statut social historique au Québec alors que les femmes qui portent le hidjab, niqab etc. font partie du sphère privé et certaines utilisent ce tissu comme un symbole politique.

    Décrire le port de la croix par une religieuse comme équivalent au port du hidjab équivaut à cette malheureuse expression trop galvaudée "Jeter le bébé avec l'eau du bain"

    Après tout, la croix fait partie du patrimoine culturel du Québec et aussi du Canada; la rectitude politique est entrain de nous aveugler. »

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 09h23
    Sensibilité à comprendre
    « Ce que les nouveaux arrivants ont à comprendre, c'est que, à cause des dernières décennies de leur histoire, les Québécois et les Québécoises, surtout ces dernières, ont développé une très grande sensibilité à tout signe religieux qui leur rappelle l'inégalité entre les hommes et les femmes. Le comportement de certains d'entre eux, ou d'entre elles, semble plutôt leur dire que leur sensibilité n'est qu'un vague caprice. À preuve, Mme Kashiba voit Marie-Andrée Chouinard comme une fanatique de la laïcité alors qu'elle affirme le bien-fondé de ce principe démocratique tout en en rejetant l"application.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Aziz Djaout
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 11h53
    Confusion et quelques arguments contre l'interdiction
    « Je crois, pour ma part, qu'il y a une confusion dans la position du Conseil. Au nom de l'égalité hommes-femmes, il demande de proscrire le port de tout signe religieux ostentatoire. Mais, la kippa, par exemple, et ce même au plan des perceptions, n'a rien à voir avec l'égalité. Il est donc évident que ce qui pose problème au Conseil, c'est bien le voile de la musulmane et non pas tous ce qu'il appelle les symboles ou signes religieux. Donc, si on me le permet, je poserai une première question : pourquoi cette hypocrisie ? Puisque c'est le hijab qui est visait, disons-le carrément et discutons sur cette base.

    Or, ce vêtement n'est pas un symbole. Il est justement un vêtement, qui a, dans l'univers de sens de l'islam, une fonction claire de couvrir le corps de la femme. Rien à voir avec ni la kippa ni la croix, qui ont une signification purement symbolique. Évidemment, on peut très bien ne pas être d'accord avec cette prescription religieuse de l'islam de demander aux femmes de porter le voile, mais il est tout à fait erroné de vouloir l'assimiler coûte que coûte à un symbole.

    Reste deux choses. La charge idéologique (la soumission de la femme) ou politique (le voile comme équipement officiel de l'intégrisme musulmane) du tissu.

    Primo : au nom de quel principe l'État interdirait-il l'expression des orientations ou des positions idéologiques ou politiques des citoyens ? L'accepter, serait, à mon humble avis, une grave regression par rapport aux idéeaux des sociétés libérales et démocratiques dont fait partie le Québec.

    Secundo : le féminisme est-il le droit des femmes de choisir pour elle-même ? ou l'obligation de celles-ci de vivre selon le mode de vie décrété par certaines d'entre elles ?

    Une femme porte le voile et elle clame que c'est là son choix. Que l'on cherche à la convaincre que son choix est erroné, je trouve cela tout à fait correct. Que l'on cherche à le lui enlever par la force de la loi, je dis qu'une telle imposition n'est pas plus légitime que celles des ayatollah et des talibans quand ils imposent le port du voile.

    Une dernière chose : un fonctionnaire ou une fonctionnaire, s'il/elle est croyante, s'il/elle est incapable de ne pas mêler ses convictions religieuses dans son agir professionnel, il serait à mon avis préférable qu'il/elle agisse à visage découvert (je ne parle pas du voile). Car, une fausse neutralité reste une fausse neutralité.

    Les religieux l'avait depuis longtemps compris : "l'habit ne fait pas le moine, ni l'imam, ni le rabbin". Quand comprendrons-nous que l'idée vaut aussi pour le laïcité. Ce n'est pas parce que je ne porterai pas ma kippa ou mon voile que je serais nécessairement un neutre dans le cadre de mes activités professionnelles.

    Cordialement,
    Aziz »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 20h02
    Demandes religieuses ou liberté d'expression de ses croyances ?
    « Ce débat de société a l'avantage de révéler des points de vue assez différents merci. C'est intéressant, parce que les gens du Québec n'avaient pas encore eu la chance de vraiment s'exprimer sur la nouvelle réalité: il y a maintenant plusieurs cultures au Québec.

    On voit que certains et certaines veulent réduire l'expression des croyances religieuses à la vie privée...

    - certaines personnes veulent surtout lutter contre le «foulard islamique» et autres prescriptions dites musulmanes;

    - certaines personnes souhaitent carrément abolir les religions jugées nuisibles à l'évolution de l'humanité;

    - certaines personnes souhaitent donner un statut spécial aux traditions catholiques qu'elles jugent dans les bases de la culture québécoise; elles refusent que l'identité québécoise devienne multiculturelle.


    JE ME POSE QUELQUES QUESTIONS :

    * Si une femme fonctionnaire veut porter un foulard pour des raisons aucunement religieuses, est-ce correcte? Allons-nous dire oui au foulard lorsque c'est un choix de style? Allons-nous interdire aux femmes de porter tout ce qui ressemble à un foulard islamique?

    * Selon le même principe, les hommes obligés de porter le turban, seront-ils interdit comme fonctionnaires ou policiers?

    * Les personnes qui proposent ces principes radicaux, que veulent-elles dire par «dans les lieux publics»? On comprend que cela peut inclure les écoles... Est-ce que les moines bouddhistes auront des lieux interdits s'ils/elles portent des vêtements de moines?

    Les universités pourront-elles accueillir des gens vêtus d'une manière jugée religieuse par je ne sais trop quelle police de la pensée?


    Si on interdit de porter des signes ostentatoires de ses croyances religieuses dans des lieux publics, pourquoi pas aussi interdire les signes ostentatoires de nos croyances idéologiques, politiques, etc.?

    Devrais-je m'inquiéter de ces dérapages contre la liberté d'expression ou encore de ces dérapages voulant carrément interdire les religions?

    M'enfin, si un jour le Québec se déclare catholique et blanc, et se met à interdire l'expression des autres cultures, ce sera ironiquement en tant que Chrétien, membre de l'Humanité, que je vais quitter le Québec.

    C'est assez les folies. Il y a une différence totale entre évaluer les demandes d'accommodements de certains groupes et interdire le droit à des individus d'être eux-mêmes et elles-mêmes. La liberté des gens d'exprimer leurs croyances, tant politiques que religieuses, est un droit fondamental. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 2 octobre 2007 13h13
    Principes fondamentaux
    « La position du CSF peut paraître extrême mais elle est fort compréhensible.

    Les québécois de souche francophone minoritaires dans une mer anglo-saxonne cherchent encore leur identité. Ils ont évacué l'omniprésence du religieux de leur vie; de même qu'ils ont affirmé l'égalité des sexes.

    Si le Québec se veut tolérant face à ses minorités, ces dernières devraient accepter les principes et valeurs chers au coeur des québécois de leur terre d'accueil.

    En conséquence, les accommodements face aux diverses religions ne devraient être que minimes »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 2 octobre 2007 16h07
    Fanatisme ou Dialogue..... Mme Isidore Kashiba ?
    « Bonjour Mme. Chouinard,
    Je suis entièrement d'accord avec votre point de vue. Tant qu'au CSF, le seul bémol que je mettrais sur leur "mémoire", c'est lorsqu'ils disent : « Interdiction des signes religieux dans toutes les institutions publiques et même sur la place publique ». Les institutions publiques, très bien mais " sur la place publique ", je crois que ce serait aller trop loin!

    Ce qui me fatigue dans le discours des fédéralistes --- Canadians avant tout --- c'est que leurs arguments ne sont pas basés sur le fond du problème(les accommodements et l'intégration des immigrants), mais sur le fait que le multiculturalisme, inventé par Trudeau en 1982 pour noyer la cuture Québécoise(en faire une autre ethnie) va permettre la dilution de la culture et de la Nation québécoise dans un grand tout Canadien.
    Vous comprenez pourquoi ils ont intérêt à ce que rien ne change; c'est leur pain et leur beurre politiquement parlant! !!

    Tant qu'à Isadore Kashiba, du Monde Solidarité pour l'Afrique inc, je pense que lorsque Angélique Mbuyi Mutobola, (sa Directrice Nationale) va lire son commentaire, elle ne sera pas fière d'elle ; elle va être très très gênée!!

    Relisez-vous : « Votre analyse est parfaite surtout qu'en vous lisant, on sent serieusement qu'on a affaire à une fanatique de la laïcité plus tôt qu'à une journaliste ou analyste digne de nom. »

    Autrement dit vous avez bien compris le Canada votre pays d'accueil(qui vous a naturalisé canadienne) mais vous avez rien compris encore au Québec et aux québécoises. Relisez donc M.Berger: « SENSIBILITÉ À COMPRENDRE»

    Je vais conclure Mme Kashiba, sur la comparaison fréquente des musulmans sur les soeurs: « si les soeurs le font pourquoi pas nous? »

    Les soeurs, qui n'ont..... jamais porté de niqab ou burqa..... ont laissé tomber leur gros vêtements et leurs capines (rappelez-vous leur demandes répétées pendant des années auprès du vatican) et portent maintenant un voile très léger ( plusieurs n'en portent plus) . En outre, ce ne sont pas.... des citoyennes ordinaires ; elles ont, en célibat, consacré leur vie à dieu exclusivement. Et vivent en communauté(groupe), comme vous le savez très bien. Donc, je vous laisse réfléchir à cela aussi .......... »

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