Les boissons énergisantes sur la sellette
La stratégie publicitaire est ambiguë. Loin d'être seulement une bonne source d'énergie pour les périodes intenses d'activité physique et cérébrale, comme disent les fabricants, les boissons dites énergisantes, de type Red Bull, Guru, Rush, Rock Star, Full Throttle, Énergie ou Celsius, cachent bien souvent des quantités importantes de caféine qui en font des produits à prendre avec des pincettes, estime le magazine consumériste américain, Consumer Report, dans sa toute dernière livraison.
Après avoir passé au crible 12 de ces boissons, l'équivalent américain de Protégez-vous est catégorique: ces boissons sont des «choix pauvres pour les enfants et les femmes enceintes», peut-on lire dans le numéro de septembre du magazine, qui appelle, au passage, le gouvernement à mieux encadrer ce genre de boisson.
C'est que l'ensemble des échantillons soumis à l'analyse a révélé en effet aux scientifiques mandatés par le magazine américain des teneurs en caféine très élevées. Les doses mesurées varient de 50 mg à 145 mg par portion de 250 ml de boissons énergisantes. C'est entre trois et neuf fois plus que ce qu'un Coke, une autre boisson riche en caféine, peut apporter dans l'organisme.
«Ces boissons sont des produits discutables pour tous ceux qui souhaitent réduire leur apport en caféine, a commenté hier Jamie Kopf Hirsh, éditrice du Consumer Report. De plus, avec une bouteille ou canette au complet, on s'expose à bien plus de caféine qu'on peut le croire.»
Les formats de ces boissons font qu'il est facile en effet de s'exposer à 200 mg de caféine en buvant tout le contenant, rapporte la revue spécialisée dans la défense des droits des consommateurs. À titre comparatif, Santé Canada recommande aux adultes de ne pas consommer plus de 400 mg de cet alcaloïde présent dans les grains de café. Les enfants de moins de six ans, quant à eux, ne devraient pas en ingurgiter plus de 45 mg alors que les 9-12 ans peuvent faire grimper cette dose jusqu'à 85 mg.
Cet appel au calme lancé par Consumer Report concernant ces boissons énergiseantes est le dernier d'une longue série. En janvier dernier par exemple, le groupe de pression Center for Science in the Public Interest a demandé à la Food and Drug Administration (l'équivalent de Santé Canada aux États-Unis) de sonner la fin de la récréation en forçant les fabricants à indiquer sur les emballages la teneur en caféine de leurs boissons énergisantes.
Pis, en 2000, après le décès d'un sportif irlandais possiblement associé à la consommation de ce genre de boisson — il en avait bu trois avant son activité physique —, Dublin a recommandé aux producteurs de coller la mention «haute teneur en caféine» sur les produits contenant plus de 38 mg de cette substance par portion de 250 ml. Sur la base de ce critère, les 12 boissons testées par Consumer Report devraient porter cette mise en garde.
Le marché des boissons énergisantes en est un en constante évolution. Entre juin 2006 et juin 2007, les consommateurs américains ont consacré pas moins de 744 millions de dollars à l'achat de ces toniques des temps modernes. L'an dernier, 500 nouvelles marques sont apparues dans les épiceries avec de belles promesses: «énergie accrue, vivacité d'esprit, amélioration des performances physiques et état d'éveil prolongé», pouvait-on lire en mai 2007 dans les pages de Protégez-vous, qui lui aussi s'est déjà penché sur ce phénomène. Après une analyse en laboratoire de ces boissons, le magazine consumériste québécois posait une question simple: ces produits sont-ils «énergisants ou inquiétants»?
Après avoir passé au crible 12 de ces boissons, l'équivalent américain de Protégez-vous est catégorique: ces boissons sont des «choix pauvres pour les enfants et les femmes enceintes», peut-on lire dans le numéro de septembre du magazine, qui appelle, au passage, le gouvernement à mieux encadrer ce genre de boisson.
C'est que l'ensemble des échantillons soumis à l'analyse a révélé en effet aux scientifiques mandatés par le magazine américain des teneurs en caféine très élevées. Les doses mesurées varient de 50 mg à 145 mg par portion de 250 ml de boissons énergisantes. C'est entre trois et neuf fois plus que ce qu'un Coke, une autre boisson riche en caféine, peut apporter dans l'organisme.
«Ces boissons sont des produits discutables pour tous ceux qui souhaitent réduire leur apport en caféine, a commenté hier Jamie Kopf Hirsh, éditrice du Consumer Report. De plus, avec une bouteille ou canette au complet, on s'expose à bien plus de caféine qu'on peut le croire.»
Les formats de ces boissons font qu'il est facile en effet de s'exposer à 200 mg de caféine en buvant tout le contenant, rapporte la revue spécialisée dans la défense des droits des consommateurs. À titre comparatif, Santé Canada recommande aux adultes de ne pas consommer plus de 400 mg de cet alcaloïde présent dans les grains de café. Les enfants de moins de six ans, quant à eux, ne devraient pas en ingurgiter plus de 45 mg alors que les 9-12 ans peuvent faire grimper cette dose jusqu'à 85 mg.
Cet appel au calme lancé par Consumer Report concernant ces boissons énergiseantes est le dernier d'une longue série. En janvier dernier par exemple, le groupe de pression Center for Science in the Public Interest a demandé à la Food and Drug Administration (l'équivalent de Santé Canada aux États-Unis) de sonner la fin de la récréation en forçant les fabricants à indiquer sur les emballages la teneur en caféine de leurs boissons énergisantes.
Pis, en 2000, après le décès d'un sportif irlandais possiblement associé à la consommation de ce genre de boisson — il en avait bu trois avant son activité physique —, Dublin a recommandé aux producteurs de coller la mention «haute teneur en caféine» sur les produits contenant plus de 38 mg de cette substance par portion de 250 ml. Sur la base de ce critère, les 12 boissons testées par Consumer Report devraient porter cette mise en garde.
Le marché des boissons énergisantes en est un en constante évolution. Entre juin 2006 et juin 2007, les consommateurs américains ont consacré pas moins de 744 millions de dollars à l'achat de ces toniques des temps modernes. L'an dernier, 500 nouvelles marques sont apparues dans les épiceries avec de belles promesses: «énergie accrue, vivacité d'esprit, amélioration des performances physiques et état d'éveil prolongé», pouvait-on lire en mai 2007 dans les pages de Protégez-vous, qui lui aussi s'est déjà penché sur ce phénomène. Après une analyse en laboratoire de ces boissons, le magazine consumériste québécois posait une question simple: ces produits sont-ils «énergisants ou inquiétants»?
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