L'essence bondit à 1,15 $ le litre à Montréal - Les vacances commencent, le prix de l'essence s'emballe
11 juillet 2007
Société
Photo : Jacques Nadeau
Les Montréalais ont eu la surprise de voir le prix de l’essence augmenter de 0,15 ¢ le litre hier matin. Mais étaient-ils vraiment surpris?
Québec — Québec demande aux pétrolières de justifier, d'ici cet après-midi, l'augmentation spectaculaire du prix de l'essence de 12 cents le litre, à Montréal.
Dans la métropole, le prix de l'essence a atteint 1,15 $ le litre, à quelques jours du début des vacances de la construction.
De passage au Saguenay hier, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, a immédiatement lancé un ultimatum à l'industrie.
«On donne une première chance aux pétrolières de collaborer, on leur demande de nous envoyer par écrit la justification de cette variation, sans quoi ça va renforcer notre intention de déposer un projet de loi cet automne pour les forcer à le faire», a expliqué le ministre en entrevue téléphonique.
Même s'il reconnaît qu'une féroce concurrence a permis aux consommateurs de Montréal de profiter d'un tarif inférieur au prix plancher décrété au cours des deux dernières semaines, M. Béchard estime que l'occasion est belle de tester la volonté des pétrolières de se plier aux demandes du gouvernement.
«C'est une question de transparence. Si c'est vraiment justifié et que les pétrolières s'expliquent, ça va casser la perception de bien des gens à l'effet que les prix augmentent parce qu'elles veulent s'en mettre plein les poches pendant les vacances de la construction.»
Il a ajouté qu'il ne voyait pas pourquoi les pétrolières seraient gênées de répondre à la demande du gouvernement.
«Il n'y a pas de conflit géopolitique, ni à Drummondville, ni à Longueuil, alors qu'elles nous disent ce qui s'est passé à Montréal», a ironisé le ministre, en faisant référence aux explications complexes de l'industrie dans le passé.
M. Béchard exhorte aussi les détaillants à afficher dans leur commerce le prix plancher fixé par le gouvernement, afin que les consommateurs puissent constater quelle est la marge de commercialisation.
L'un des porte-parole de l'Institut canadien des produits pétroliers, Dane Bailey, a pour sa part qualifié d'inutiles les demandes du ministre.
«Il parle de transparence, mais c'est déjà tellement évident», a-t-il commenté, précisant que les prix de gros pour chaque ville sont disponibles sur Internet et que les prix au détail sont affichés dans chaque commerce.
Puis, il a signalé que ces exigences administratives seraient difficiles à gérer.
«Soixante-dix pour cent des stations-services au Canada sont gérées par des hommes d'affaires indépendants, et ces gens sont libres de leurs décisions», a ajouté M. Bailey, qui soutient que le gouvernement «ne comprend pas le fonctionnement du marché».
Il a indiqué que, hier, le prix de gros de l'essence à Montréal était de 1,08 $ le litre, ce qui laisse une marge de commercialisation raisonnable, selon lui, de 7 cents le litre.
Dans la métropole, le prix de l'essence a atteint 1,15 $ le litre, à quelques jours du début des vacances de la construction.
De passage au Saguenay hier, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, a immédiatement lancé un ultimatum à l'industrie.
«On donne une première chance aux pétrolières de collaborer, on leur demande de nous envoyer par écrit la justification de cette variation, sans quoi ça va renforcer notre intention de déposer un projet de loi cet automne pour les forcer à le faire», a expliqué le ministre en entrevue téléphonique.
Même s'il reconnaît qu'une féroce concurrence a permis aux consommateurs de Montréal de profiter d'un tarif inférieur au prix plancher décrété au cours des deux dernières semaines, M. Béchard estime que l'occasion est belle de tester la volonté des pétrolières de se plier aux demandes du gouvernement.
«C'est une question de transparence. Si c'est vraiment justifié et que les pétrolières s'expliquent, ça va casser la perception de bien des gens à l'effet que les prix augmentent parce qu'elles veulent s'en mettre plein les poches pendant les vacances de la construction.»
Il a ajouté qu'il ne voyait pas pourquoi les pétrolières seraient gênées de répondre à la demande du gouvernement.
«Il n'y a pas de conflit géopolitique, ni à Drummondville, ni à Longueuil, alors qu'elles nous disent ce qui s'est passé à Montréal», a ironisé le ministre, en faisant référence aux explications complexes de l'industrie dans le passé.
M. Béchard exhorte aussi les détaillants à afficher dans leur commerce le prix plancher fixé par le gouvernement, afin que les consommateurs puissent constater quelle est la marge de commercialisation.
L'un des porte-parole de l'Institut canadien des produits pétroliers, Dane Bailey, a pour sa part qualifié d'inutiles les demandes du ministre.
«Il parle de transparence, mais c'est déjà tellement évident», a-t-il commenté, précisant que les prix de gros pour chaque ville sont disponibles sur Internet et que les prix au détail sont affichés dans chaque commerce.
Puis, il a signalé que ces exigences administratives seraient difficiles à gérer.
«Soixante-dix pour cent des stations-services au Canada sont gérées par des hommes d'affaires indépendants, et ces gens sont libres de leurs décisions», a ajouté M. Bailey, qui soutient que le gouvernement «ne comprend pas le fonctionnement du marché».
Il a indiqué que, hier, le prix de gros de l'essence à Montréal était de 1,08 $ le litre, ce qui laisse une marge de commercialisation raisonnable, selon lui, de 7 cents le litre.
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