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Le Québec abandonne ses races patrimoniales

Fabien Deglise   23 juin 2007  Société
Le cheptel de poulets Chantecler est composé d’environ 1500 têtes réparties dans une trentaine d’élevages un peu partout dans la province.
Le cheptel de poulets Chantecler est composé d’environ 1500 têtes réparties dans une trentaine d’élevages un peu partout dans la province.
Alors que l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) vient tout juste de sonner l'alarme au sujet de la dangereuse disparition de races domestiques agricoles à travers le monde, le Québec risque dans un avenir proche de contribuer à ces pertes.
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  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 23 juin 2007 08h59
    Simplifions, simplifions !
    « L'industrie a raison. Il faut simplifier le monde de l'élevage d'animaux de ferme en éliminant la diversité. Une seule race de vache, de poulet et de cochon et un quelconque fléau efface ces seules races de la planète. Mais l'industrie sait mieux que tout le monde. C'est elle qui fait de l'argent après tout.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 23 juin 2007 10h52
    genial les discussions
    « Je me suis toujours demande ce qu Ils peuvent bien se dire pendant des mois de discussion pour une vache »

  • Rémi-Bernard St-Pierre
    Abonné
    lundi 25 juin 2007 10h53
    Demande de précisions
    « Certaines allusions au syndicats industriels et autres trucs du genre me laissent perplexe. En ma qualité de fils et frère de producteurs laitier, je n'arrive pas à cerner en quoi cette production qualifiée d'industrielle empêche de quelque façon que ce soit la sauvegarde de ce patrimoine. Il est bien vrai qu'au cour des dernieres décénies beaucoup de troupeaux ont changé pour la vache Holstein, qui présente un rendement optimum en terme de valeur/volume du lait sur le marché. Et la mode depuis quelques années est de posséder quelques spécimens d'une autre race produisant un lait plus riche, qui optimise encore une fois le rendement général d'une ferme laitière. Voilà peut-être une voix pour la vache canadienne, mais comme mentionner plus haut, il n'en reste que 200. Voilà qui rend difficile d'en mettre dans son troupeau. Mais il ne faut pas oublier que la production agricle est en crise. La majorité des fermes du Québec ont la corde au coup. Les petites entreprises sont sur le bord de la faillite. Le prix du lait ne suit en aucune façon l'inflation, et seule l'optimisation de la production permet les prix que les consomateurs payent à l'épicerie. Changer son troupeau pour sauver la canadienne serait un suicide économique pour les éleveurs. Ces vilains mercantiles qui donnent encore un nom à chaque bêtes sont peut-être trop occupés à se battre pour sauver leur marché déclaré équitable par Équiterre contre l'intrusion de sous-produits laitiers dans leur marché régi de gestion de l'offre qui permet au Québec d'avoir une agriculture à hauteur d'homme (ou de famille) pour sauver une race de vache qui ne répond plus au contraintes du marché actuel. Rappelons que la vache canadienne doit son existance dans notre histoire au fait que c'est une race qui s'est crée pour son adaptation au climat québécois et que, aussi malheureux que cela puisse l'être, ne correspond plus au besoin de l'époque actuelle. C'est le temps ou cette race était celle à avoir au Québec qui a changé. C'est sa première raison d'être qui a disparue et qui fait qu'aujourd'hui la vache canadienne soit la Holstein. Simple et cruel Darwinisme. Je souhaite personellement que cette race perdure, et je suis sur que la majorité des producteurs laiters le souhaite également. Mais il y faut un marché. Et le soi disant puissant syndicat de producteurs industriels n'a peut-être curieusement pas le moyen d'agir pour sauver la vache canadienne.

    Je suis on ne peut plus étonner de lire dans le devoir un texte qui parle ainsi de producteurs industriels. Au nom de la rigueur qu'il est de mise dans ce journal, j'aimerais bien que l'auteur de l'article soit plus spécifique lorsqu'il parle des "contraintes imposées par les puissants syndicats d'agriculteurs industriels", et qu'il détermine ce qu'il entend par le terme "agriculteur industriels". »

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