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La charité des proches pénalisée à l'aide sociale

Clairandrée Cauchy   18 avril 2007  Société
Soupçonné de recevoir de l'aide d'amis pour se nourrir, un assisté social s'est vu couper entièrement son chèque d'aide sociale le mois dernier, après avoir refusé de produire une liste des coordonnées de ses amis et la nature de leur soutien.

Le prestataire de la sécurité du revenu, qu'on appellera Fernand, se débrouille depuis plusieurs années avec un chèque mensuel d'aide sociale de 548 $ par mois pour payer un loyer de 400 $. Une fois ses comptes payés, il lui reste seulement 50 $ pour se nourrir. En février dernier, son agent d'aide sociale l'a convoqué pour lui demander comment il arrivait à boucler son budget. On lui a alors demandé de présenter une liste des personnes qui l'aident, que ce soit en lui donnant de l'argent, de la nourriture ou en lui offrant des repas.

Dans une lettre dont Le Devoir a obtenu copie, ce dernier a répondu qu'outre quelques invitations très occasionnelles à souper chez des amis, il se débrouillait seul. «J'ai appris à cuisiner et je fais tous mes repas moi-même, souvent en style asiatique, avec des fèves, des légumineuses et du riz», écrit-il, énumérant des magasins où on peut s'approvisionner à faible coût.

Jugeant qu'il avait omis de produire un «document ou un renseignement nécessaire à la vérification de son admissibilité et à l'établissement du montant accordé», les autorités de la sécurité du revenu lui ont coupé son aide sociale.

La situation fait bondir la coordonnatrice du Groupe-ressource du Plateau-Mont-Royal, Louise Bergeron. «C'est clair que le chèque d'aide sociale n'est pas suffisant pour se nourrir. C'est un piège. S'il dit qu'il reçoit de l'aide, son chèque sera coupé d'autant, s'il dit qu'il n'en reçoit pas, on le coupe parce qu'on ne le croit pas», s'insurge Mme Bergeron.

Fernand a demandé récemment une révision de la décision, en vain. Il la conteste maintenant devant le Tribunal administratif du Québec. En attendant que la cause soit jugée, une juge a ordonné qu'on lui verse une aide de dépannage d'urgence, qu'il devra rembourser si jamais il perd.

L'entraide familiale pénalisée

Si Fernand avait affirmé qu'il recevait de l'aide de proches ou de parents d'une façon régulière, il aurait également été pénalisé. On aurait alors déduit de son chèque mensuel la valeur de l'aide accordée, même s'il s'agit de nourriture.

Dans un cas relaté par la porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, Nicole Jeté, un homme qui vit avec un montant de 588 $ par mois (ayant des contraintes temporaires à l'emploi) et paie un loyer de 450 $ a ainsi été convoqué par son agent d'aide sociale pour expliquer comment il se débrouille pour manger. «Il lui a dit que sa mère l'aidait en faisant deux épiceries par mois, d'une valeur de 35 à 50 $, depuis deux ans. L'agente a fait une moyenne du montant reçu en deux ans et lui a dit qu'il avait une dette d'autant», explique Mme Jeté.

Si, au lieu de compter sur l'aide de sa mère, la personne en question avait fréquenté les banques alimentaires ou les soupes populaires, cette aide n'aurait pas été comptabilisée, explique Mme Jetté. «C'est impossible d'avoir une solidarité sociale dans la dignité. Il faut être quêteux et aller chercher de quoi manger dans des organismes, avec une étiquette», s'indigne Mme Jetté.

Au cabinet de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, on préfère référer le dossier au niveau administratif. Le responsable des relations avec les médias du ministère, Claude Morin, confirme qu'une aide régulière de la part d'amis ou de membres de la famille est déduite des prestations d'aide sociale, contrairement à celle reçue de la part d'organismes de charité. «L'aide de proches ou de la famille est considérée comme un "avantage comptabilisable" lorsqu'elle a un caractère régulier. C'est assimilé à un revenu», explique M. Morin. Il précise qu'une telle enquête n'est pas systématique, elle survient lorsqu'un agent d'aide sociale constate que le budget du prestataire peut difficilement être équilibré.

Le soutien prodigué par des organismes de charité est cependant considéré comme une «aide ponctuelle», poursuit M. Morin.

Le ministère s'appuie sur une logique d'équité pour justifier une telle pratique. «Il faut que le calcul soit équitable pour tous ceux qui reçoivent de l'aide. [...] À la base, c'est une aide de dernier recours. Si une personne a un recours régulier à de la famille ou un proche, cela signifie que la personne a d'autres recours. L'État prend quelqu'un en charge seulement quand il n'y a pas d'autres recours», explique M. Morin.

Fait à noter, cette aide sous forme «d'avantage comptabilisable» est entièrement déduite du montant d'aide sociale, alors que les premiers 200 $ par mois en gain de travail sont exemptés.

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté, qui réclame depuis des années l'établissement d'un barème plancher à l'aide sociale qui couvrirait les besoins essentiels, juge cette pratique incohérente avec le discours gouvernemental. «Dans son plan d'action, la ministre vante l'importance que tous les acteurs de la société se mettent ensemble pour vaincre la pauvreté, on incite la société à soutenir les personnes, mais aussitôt que la famille entre en compte, cela entraîne des réductions de chèque», critique le porte-parole du collectif, Jean-Pierre Hétu.

Cette pénalité à l'entraide choque également Nicole Jetté, qui pousse plus loin la réflexion en déplorant les pénalités imposées aux assistés sociaux qui restent avec des parents. «On a dit que c'étaient des jeunes, mais la réalité, c'est que ce sont des gens de plus de 40 ans qui vivent avec des parents âgés. On parle d'aidants naturels et le gouvernement donne des crédits d'impôt pour cela, mais quand il s'agit d'assistés sociaux, on les coupe!»






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Vos réactions

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  • David Tighe
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 01h14
    Quel horreur
    « Je n'arrive pas à comprendre. On les oblige
    à choisir entre la mensonge et la mort. J'ai honte de ce pays »

  • Marc Lapointe
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 05h10
    J'ai honte
    « J'ai honte de constater que notre société ne traite pas ses citoyens de façon plus respectueuse. J'en veux à l'agent d'aide sociale ainsi qu'à ses supérieurs (et aussi au gouvernement) qui manquent carrément de discernement. On ne peut pas vivre avec 548$ par mois et si vous êtes encore vivant c'est la preuve que vous trichez, alors on vous coupe. Marc Lapointe »

  • François Talbot
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 06h13
    La charité, un avantage?
    « Les fonctionnaires ont toujours le même raisonnment et les mêmes arguments, il ne font qu'appliquer la loi et les règlements. C'est bête et méchant mais c'est vrai. Alors on ne devrait pas permettre aux politiciens de leur pousser la patate chaude.
    Si ça existe vraiment un ministre à la solidarité sociale, il se doit de présenter un projet de loi qui rendra insaisissable toute somme qui fait passer le revenu de quelqu'un sous le seuil de la pauvreté. Ce serait un premier pas qui aurait dû être posé depuis longtemps. Et je m'adresse par là aux anciens ministres aussi. »

  • . COCQ-Sida
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 06h14
    Une erreur dans le titre...
    « Ce n'est pas la "Charité" qui est source de pénalité, mais plutôt la solidarité. N'est-ce pas édifiant comme constat de société! »

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 06h40
    Qui sont les « Bougon » dans cette histoire ?
    « Je pose la question.

    Qui sont ceux qui profitent des particularités du système pour sucer le plus d'argent possible ?

    Imaginez lorsque l'ADQ prendra le pouvoir, une administration de Bougon qui vous attend à chaque coins de rue : « As-tu payé ? Non ? Faut que tu paye, mon grand. C'est pus la classe moyenne, pôôôôvre pétite classe moyenne, qui va t'aider. C'est chacun pour soi asteure. Envoye, crache le cash ".

    ...

    Petit peuple.

    Daniel Fortin
    Citoyen Vert.

    Chicoutimi. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 06h54
    Les riches qui volent l'État : deux poids ,deux mesures?
    « Quand il s'agit de riches citoyens qui volent l'État de mille et une façons l'appareil d'état ferme les yeux et les oreilles ; l'évasion fiscale à haute échelle en est un bon exemple,mais quand ce sont les plus démunis de la société( qui dépensent pourtant cet argent localement) tous les moyens sont mis en place pour les sanctionner sévèrement et sans pitié.Quelle belle société nous avons!
    Justice pour les nantis et injustice pour les plus démunis de la société. »

  • Jacques Labrecque
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 07h40
    Assisté Social
    « quelle belle attitude et geste de générosité du gouvernement pour pénaliser les plus démunis de notre société qui se veut riche et pedante. »

  • Lucie Auclair
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 07h44
    Restons solidaires !
    « Quelle souffrance de voir qu'on encourage si ouvertement l'exclusion d'être humains ! C'est honteux ! Et en plus, c'est ridicule ! D'une part, on prétend que le montant accordé aux personnes assistées sociales est suffisant ; et, d'autre part, on ne croit qu'il permette de boucler un modeste budget ! ??

    Nos gouvernements, toutes couleurs confondues, se lasseront-ils, un jour, de faire des courbettes devant les grands financiers ? Refuseront-ils toujours de servir ceux et celles qui les ont élus, préférant suivre aveuglément le dieu Argent ?

    Heureusement, les Québécois-es ont du coeur et beaucoup de bon sens : puissent-ils ne jamais s'accommoder de si profondes injustices !

    Lucie Auclair »

  • Laurent Dancygier
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 07h54
    Les pauvres sont faits pour etre tres pauvre et les riches très riches
    « Quelle honte. Non seulement on maintient des gens dans la misere et la fain, mais en plus on les coupe de leur réseau sociale. De plus, je suis à peu près convaincu que l'evaluation annelle des fonctionnaires qui prennent ce genre de décisions est favorablement influencée par ces coupures. Que le "petit-bourgeois" québécois se rassure : ses valeurs sont respectée et il n'y a pas d'accommodement raisonnable ici, l'état fait l'aumône à sa place, juste assé pour se donner bonne conscience. »

  • Lawrence Roseberry
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 07h57
    Invraisemblable!
    « Le plan de lutte contre la pauvreté... c'est pour qund? Faudra-t-il que Dumont, Charest et Boisclair disparaissent du paysage politique et que des rebelles éduqués et organisés prennent d'assaut les leviers du pouvoir pour que les pauvres puissent enfin ouvrir la fenêtre et crier *LIBERTÉ* ! Assez... c'est ASSEZ! »

  • Alain Cornellier
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 07h58
    Aberrant et scandaleux
    « Tant qu'a faire, ramenez les boubous-Macoutes dans l'actualité... ils vont se faire un plaisir de faire le ménage parmis les derniers assistés sociaux qui ont été désinstitutionnalisés. »

  • Daniel Laroche
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 08h21
    Outré
    « Je suis outré de la situation exposée dans votre article. Il ne faut plus se demander pourquoi le tissu social est en détérioration constante... on y travaille et même en haut lieu. »

  • Dindorf Michel
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 08h47
    une seule question !
    « Quand un fonctionnaire utilise son pouvoir pour acculer les citoyens malchanceux au suicide ou à la délinquance, ne devrait il pas être juridiquement attaquable ?
    MD »

  • Charles Rodrigue
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 08h53
    AIDE social et non NUISANCE social
    « Il est temps que ça change. Des gens qui travaillent et "travaillent" au gouvernement dont le salaire est suffisant pour se nourrir, inviter d'autres à se nourrir, aller dans les restaurants, etc. C'est complètement ridicule de voir qu'un assisté social au niveau du revenu soit "coupé" de son assistance salaire parce qu'il se faisait aider pour se nourrir.
    Il est inconcevable que quelqu'un soit privé d'aide et surtout quand il s'agit de nourriture ou de besoins essentiels. Deux belles idées, jamais assez observées, de la charte des droits viennent le confirmer.
    -La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique.
    -Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale.
    J'espère que le gouvernement va revenir sur sa décision et changer ces lois aussi stupides que celui ou celle qui a pu la soumettre. J'espère également que les Québécois vont se réveiller et agir. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 08h54
    Pas surprenant
    « Je travaille sur un contrat depuis quelques mois. J'ai une lettre expliquant la nature du contrat et indique que je serais payée à la fin du contrat. De plus, une pension alimentaire est toujours en attente. L'aide sociale a déjà coupée mon chèque de $200.00 sur un revenu pas encore rentré. Et le sprochain est déjà amputé de $200.00 aussi. J'ai une fille à nourrir, des frais à défrayer pour le contrat dont le transport et l'hébergement et peut-être manger si possible. En bonus, l'aide sociale me coupe sur le surplus de pension alimentaire non-reçue calculée comme un revenu évidemment ! N'est-ce pas merveilleux ! Je carbure au stress et pourtant je tiens le coup en espérant que ce projet éducatif sur lequel je travaille passionnément puisse arriver à bon port. La cour des miracles ça existe mais je commence à être " back order" côté nerfs et j'ai le goût d'hurler mais ...je pense à ma fille. Le dernier contrat, j'ai remboursé à l'aide sociale mes frais de déplacements et d'hébergement, ils ont compter ça comme un revenu .J'ai donc payé deux fois mes dépenses pour aller travailler. Génial comme système !
    M-C Leclerc »

  • Mario Boisvert
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 09h12
    ben voyons!
    « L'état qui nous prive de notre entraide familiale...on s'en va chez l'Diable...soyons pauvre, sans dignité, et en plus remerçions notre gouvernement...quel accommodement déraisonnable...
    Mario Boisvert »

  • Martel Jean-Pierre
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 09h12
    LE B.S. N'EST PAS LE DERNIER RECOURS, C'EST UN AIDE NORMAL DANS NOTRE SOCIÉTÉ MODERNE MALADE.
    « Sujet que j'aime bien en tant qu'assisté social moi même. Je peux facilement dire que nous ne désirons nécessairement ce métier, cette profession, ou comme situation. L'Assistance Sociale est une aide de dernier recours? ? Pas dans tous les cas. Je trouve ce terme discriminatoire de la part du gouvernement de diminuer l'être humain défavorisé qui est POGNÉ dans ce système. Lorsque nous sommes dedans c'est une roue qui tourne et qu'il est très difficile de s'en défaire à cause des préjugés les étiquettes dont nous sommes affublés
    Tous les assistés sociaux ne sont pas des parasites sociétaires. Plusieurs sont des professionnels qui sortent des universités avec des bacs, des maitrises, mais quelques soient les raisons se ramassent sans raisons apparentes sur le Social BS. D'autres le sont par des contraintes médicales sévères à l'emplois comme je le suis moi-même et mon âge de 57 ans, pas un seul employeur ne peut me supporter, tout comme moi envers moi-même qui suis dangereux sans le vouloir pour les autres. Une médication qui assome, mais qui me controle dans mes émotions au point que je n'en ai plus aucunesmes actions aussi le sont en les diminuant. Je peux très bien tomber endormis, à tout bout de champs.
    D'autres se sont des andycapes physiques sévères ou très sévères.
    Il y dans l'aide sociale une injustice aussi très apparente pour certaines personnes aussi, qui eux aussi devraient être déclarés andycapés et que leurs md. ont peur de remettre officiellement leur diagnostique à Québec pour que leur patients soient déclarés incapable de travailler comme les autres. Ces assistés sociaux vivent dans une totales injustices, il leur est impossible d'obtenir la juste compensation monétaire de du soutient financier qui devrait leur accordé. Ils recoivent que celui de 545$ par mois et doivent payer leur médicaments leur loyer, transport à l'hopital, et leur bouffe.
    Alors si je reviens au cas de Fernand, dont je ne connais pas l'âge, et sa n'a peut-être pas d'importance vraiment pour moi en ce moment, mais avec 545$ par mois la situation ressemble à du ChaChamacouper, là c'est de l'ingérence dans la vie privé de l'individue, car ce n'est pas la première fois que telles situations sont connues. Le service social n'a pas à s'ingérer ainsi dans notre vie privés, nous sommes en démocratie, et non sous une dictature, ni sous un état policier, ou même communiste. La dénonciation ne fait pas parti de notre vie en dénonçant nos propres parents ou amis qui nous aident un peut. Moi-même je dois en tant qu'assisté social me débrouiller pour vivre un peut-mieux. L'aide des uns des autres, des organismes, banques alimentaires ou parfois nous devons encore triller en arrivant à la maison , et cela souvent à contre coeur, et les dettes font partis intégrante du lot de nos soucis à chaque mois.
    Donc moi-même je ne donnerais absolument pas mes sources d'aides de dernier recours pour ma nourriture si j'en avais. Je ne le déclarerais même pas si les agents de l'A.S. me l'exigeraient, car sa ne les regardent absolument pas, sa serait une injustice grave, une intrusion incalifiable dans ma vie privé et celles des amis ou même de ma famille qui serait peut-être déjà assez humilié que je sois POGNÉ sur l'Assistance Sociale, l'aide de dernier recours, la charité publique que les québecois, contribuables, travailleurs sont forcés de travailler pour que le gouvernement nous accorde notre PITANCE indut.
    Les gouvernements envoient des milliard de $$$ à l'extérieur sans vous consulter cependant, ça c'est surement pris aussi pris sur votre dos, mais is n'en disent rien. Aider notre propre population défavorisé, ils n'ont pas les moyens d'enrayer la pauvreté réellement dans notre pays, sa fait rouler le système des bureaux et employers du B.S. Nos beaux gouvernements pourraient établir un nouveau système par nous les A.S. ou B.S. en prenant quelques milliards de $$ et les nous permettre de vraiment être utile dans la société mème enous permettant de nous impliquer dans des organismes communautaires ou créant des micros emplois véritables et durable. Ils préfèrent investir dans les guerres à l'étranger. ENRAYER LA PAUVRETÉ, C'EST AUSSI ENRAYER LA VIOLENCE, LES VOLES ET LE CRIME.
    J'ai honte d'être sur le maudit B.S. la plaie sociale du Québec, nous les B.S. Nous ne choisissons pas d'aller sur le B.S. c'est le système qui nous y pousse à un moment donné.
    Fernand mêne le combat et prend courage, tu n'es pas seul à subir de telles injustices de leur part.
    Jean-Pierre Martel
    Shawinigan,
    shawi.2.qu@hotmail.com »

  • Lyne Beaudry
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 09h24
    La charité des proches pénalisée à l'aide sociale
    « Les agents de l'aide sociale sont inhumains en ce qui concerne les dossiers dont ils s'occupent. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 09h41
    Jamais nous ne dénonceons assez !
    « Bonjour Madame Cauchy,

    Jamais nous ne dénoncerons assez les abus de l'État surr les personnes les plus faibles, les plus pauvres et les plus démunies de notre société.

    Je vous suis infiniment reconnaissant de parler de ce sujet qui laisse tant de gens indifférents et qui croient que les BS n'ont qu'à se donner un coup de pied au derrière pour gagner leur revenus alors que la société se fait de plus en plus exigeante, exclusive et intransigeante.

    Même le travail n'arrive plus à permettre aux gens de sortir de la pauvreté.

    Grand admirateur de Michel Chartrand qui fût aussi un de mes formateur et un exemple de civisme, de courage polique et d'empathie, je milite maintenat ardamment depuis 10 ans pour l'éradication de la pauvreté au Québec.

    Un pauvreté que l'on prend pour un déterminisme, mais qui dans les faits, est sciamment désirée et entretenue par une système de bâton, de coercission et de violence économique pour maintenir le salaire minimum le bas possible afin de maximiser les profits des plus riches de la société.

    Nous tous et toutes, qui ne faisons rien et n'agissons pas, sommes tous et toutes complice de cette violence fait aux plus faibles.

    Pour compenser, ils y en a qui croient dans la charité privée... Mais, en fait cela aussi entretien la pauvreté, la déepndance, l'humilitation du don et notre irresonsabilité collective étatisée.



    Christian Montmarquette

    Membre fondateur de Québec solidaire
    et de l'Union de forces progressistes

    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Porte-parole homme de l'Association de circonscription électorale Québec Solidaire / Saint-Henri-Sainte-Anne

    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte 2003


    Références et liens pertinents:

    Courriel :
    chmontmarquette@yahoo.fr

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo

    Mon blogue du site du Manifeste pour un Québec solidaire :
    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_ext/punbb/viewtopic.php?id=132 »

  • Marcel André
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 10h19
    L'administration publique méprise ses assisté.
    « J'ai vraiment honte de cette façon de faire, c'est dégeullasse. J'ai un voisin qui reçoit $710.00 par mois, il est inapte à l'emploie, il paie $690.00 de loyer.

    Devrais-je le dénoncer, j'ai des bonnes raisons de croire qu'il reçoit de l'aide illégal, je ne suis pas sur mais je minterroge honnêtement. Je ne peux croire qu'il arrive à manger avec $20.00 par mois, oui il fréquente les soupes populaires mais parfois je le vois sur sa galerie avec de quoi dans la bouche.

    Je suis de nature très perspicace et je suis presque assuré qu'il TRICHE. S.V.P. un conseil pour soulager ma conscience.

    M. Marcel André
    logimaroo@hotmail.com »

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 10h19
    Un salaire social...
    « Être bénéficiaire de l'aide sociale c'est tenter de se tenir la tête hors de l'eau avec les deux mains attachées; ca prend du talent et du courage pour réussir a s'en sortir. Il existe une seule pauvreté plus grande, celle du sans abris. La seule différence c'est que le bénéficiaire de l'aide sociale clocharde a domicile; il se nourrit mal a longueur d'année, ne peut s'offrir de loisirs décents et subit le mépris de l'entourage.

    Parce ce qu'il existe au Québec un aparté principalement dirigé contre les pauvres surtout s'ils recoivent de l'aide sociale.

    C'est la responsabilité du gouvernement de créer le climat économique et les emplois nécessaires a la solution; et c'est parce qu'il n'y arrive pas que ce recours a ce support social a été créé dans les années 60.

    Mais depuis une dizaine d'année on a institué a l'endroit des assistés sociaux une chasse aux sorcières, une répression souvent plus coûteuse que l'aide accordée. C'est de la mesquinerie sociale a l'endroit des plus démunis de notre société et c'est de la lâcheté politique. Le courage en politique c'est de s'attaquer aux plus fort pour défendre les plus faibles, pas le contraire.

    Pour terminer je crois depuis trente ans qu'on devrait remplacer toutes nos mesures sociales par un salaire social sans contrainte a toute personne de 18 ans et plus sans emploi, $500. par mois par exemple; ce qui permettrait a toute personne homme ou femme de retourner aux études, de prendre soins d'enfants, de personnes âgées ou handicapées et aussi de tenter d'améliorer sa condition.

    Actuellement cette mentalité de répression et de mépris a l'endroit des plus pauvres est grotesque , vulgaire et contribue a augmenter la pauvreté et la misère.

    Fernand Turbide
    Saguenay »

  • Alain Senécal
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 10h29
    Le crime organisé
    « J'ai toujours trouvé que l'état se comportait comme des bandits.
    Aucune moralité.
    Aucun sens civique.
    Aucune éthique.
    Il te donne d'une main mais fait des pieds et des mains pour t'en reprendre le plus possible de l'autre main en imaginant des prétextes tous aussi fallacieux les uns que les autres.
    L'état c'est le crime organisé en pire : il a la loi de son côté et s'en sert pour persécuter les plus démunis en les traitant comme des gens malhonnêtes.
    Personne n'a voté pour ça.

    Alain Senécal, Montréal. »

  • Rosemarie SL
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 10h36
    Comment font-ils pour dormir la nuit?
    « Qu'un gouvernement prenne ce genre de décisions, dans le seul but de piéger du pauvre monde, je pourrais à la limite comprendre. Une institution n'a pas d'émotions, pas plus que de jugement.
    Mais cette institution... N'est-elle pas composée d'être humains? De personnes qui, après y avoir bien réfléchi, ont décidé, d'un commun accord, d'utiliser cette technique basse et mesquine, pour "donner" moins d'argent à tous ces gens.
    "Donner" entre guillemets, puisque cet argent sort tout droit des poches de ces parents et amis qui, ne pouvant supporter de voir un être cher manquer de quoi que ce soit, lui ont fourni tout juste de quoi se nourrir. Comme si manger tous les jours était un luxe qu'on ne pouvait se permettre, nous "pauvres" canadiens...
    Des milliards injectés dans la fête du 400e, la peinture du pont de Québec, la fusion-défusion-refusion-mi-fusion-etc., l'armement (!) et tous ces autres gouffres financiers, et pourtant pas un sou pour des gens qui ont faim ICI, chez nous?
    Des surplus budgétaires faramineux chez Emploi-Québec, à l'Aide Sociale, mais toujours plus de cas de ces personnes qui, pour de telles lois, verront leur vie réduite à une recherche constante de nourriture.

    Mais si ce n'était que des lois, à la limite je pourrais comprendre. Les lois non plus ne pensent pas, ne dorment pas. Mais tous les gens qui font appliquer ces lois atroces... Tous ces employés, qui regardent dans les yeux ces bénéficiaires, pour leur annoncer une nouvelle aussi énorme que:
    "On coupe tes prestations, parce qu'on sait qu'on ne t'en donne pas assez."...
    Ces gens-là... Dorment-ils la nuit?
    Tous ceux, aussi, qui ont voté ces lois... Ceux-là même, qui vivent dans un monde tellement à part de la vie réelle de la société, qu'ils ne voient même plus l'homme derrière le chèque. Ils ne réalisent pas que si eux dégusteront un sept services au souper, d'autres doivent TOUS LES JOURS, pour toujours, décider s'ils mangent ou non le dernier Ramen de la semaine. Que tous les jours, la question de survie s'impose.
    Sans oublier que ces décideurs prennent plaisir à maintenir dans une extrême vulnérabilité tous ces gens. C'est à coup de menaces et de terreur que ces décideurs et exécutants gardent à genoux une énorme partie de la population.

    Et encore... Si ce n'était que des décideurs, qui vivent dans un autre monde, je comprendrais. Nous savons tous qu'un politicien a rarement les deux pieds sur la même terre que sa population. On peut finir par l'accepter... Mais monsieur et madame l'exécutif? Ceux qui ne gagnent pas 500 000$ par année avec chauffeur, mais un salaire moyen, pour leur emploi au "BS"...
    "C'est le réglement madame."
    Dorment-ils aussi?

    Pourquoi, moi, tout ça m'empêche-t-il de dormir, même si je n'ai pris part à aucune des ces décisions ou applications de lois absurdes?
    Et comment font-ils, eux, pour dormir la nuit?

    P.S. Je me demande... Un politicien qui donne un contrat à son "chum" plutôt qu'à une personne qui l'exécutera convenablement... Est-ce que c'est du vol? Si oui... Je préfère ne pas y penser finalement... »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 10h44
    Des idiots instruits.
    « Ce fonctionnaire prouve qu'un diplôme et un job fait pas nécessairement de quelqu'un un être sensé.

    Nos écoles utilitaristes en sont pour quelque-chose.
    Des idiots instruits.

    Vivement le retour des cours de philo et d'éthique! »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 10h56
    Retour des
    « Stupéfiant ! S'en prendre à du-monde sans défense ni organisation de défense demeure qq chose de bizarre.

    Vive la droite ? l'extrême-droite ?

    Allons savoir !

    Marcel »

  • pascale bourguignon
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 10h57
    La taxe sur l'entraide...un droit fondamental
    « Nous venons de l'apprendre, nous n'avons pas le droit de faire preuve de compassion, de nous entraider, et de redistribuer l'argent que nous gagnons comme bon nous semble. Du moins, nous devons le calculer et le déclarer.
    Conforter, aider, secourir, épauler, participer, partager...sont donc des notions quantifiables, taxables et évaluables.
    Par un époustouflant tour de passe-passe, on impose une taxe sur le comportement qui est le fondement de toute vie sociale.
    Il faut urgemment répondre à certaines questions :

    Comment en arrivons-nous à considérer que subvenir aux besoins des membres de sa famille peut être pénalisé, quantifié, et que nous avons l'obligation d'en rendre compte à un gouvernement omniprésent et dangereusement intrusif ?

    Comment en arrivons-nous à ne plus voir et considérer nos comportements inter relationnels, sociaux, affectifs, qu'en termes de coût, le gain, et de perte ?

    Quels autres moyens d'aider avons nous si on nous interdit l'aide financière, au sein d'une société ou tout est monnayable ?

    Ne sommes-nous pas en présence d'une tentative de nous ôter un droit fondamental qui touche au sens et au rôle de l'argent que nous gagnons au sein de notre société ? Qu'en est-il de notre libre arbitre ? Notre argent peut-il servir à autre chose qu'à acheter et faire tourner l'économie, ou à investir ?

    Le problème se pose t-il de la même façon lorsqu'on est un subventionné pauvre ou subventionné riche ?

    C 'est très angoissant.
    La taxe sur l'entraide a été inventée par un bureaucrate qui avait à la place de la conscience une calculette et pas plus de vison qu'une taupe.
    Mais je présume qu'il n'a pas de problèmes d'argent. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 11h09
    Fausse compassion
    « Le régime d'assistance sociale relève, pense-t-on, de la compassion de ceux qui vivent aisément envers ceux qui n'y arrivent pas. Pure hypocrisie ! Le régime est punitif et sa visée est fondamentalement la disparition de ceux que les riches et dirigeants considèrent comme des «déchets». Être sur le BS, c'est mal manger, être malade et crever plus tôt. Mission accomplie !
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Jean Poirier
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 11h25
    Incroyable en 2007
    « Ça couple le souffle de lire comment en 2007 l'"État", au nom de la société, traite toujours comme des criminels des citoyens dans le besoin. J'ai été député en Ontario pendant onze ans et j'ai toujours combattu cette philosophie des gouvernements successifs qui calent encore plus creux des personnes ayant plutôt besoin d'un coup de pouce. J'espérais toujours voir une amélioration dans l'attitude de la machine infernale de l'État, mais la situation s'est empirée. L'égoisme individuel et collectif reflété dans la philosophie de l'État, laisse de côté de nombreux concitoyens. L'écart entre riches et pauvres s'agrandit mais personne n'ose faire le premier pas pour essayer de corriger cette grave injustice sociale. Les partis politiques dits "traditionnels" ne veulent aucunement adresser ce grave problème social. Selon eux, ce n'est pas politiquement rentable de s'occuper des "pauvres". D'où l'émergence de Québec Solidaire et autres regroupements de gens qui en ont ras le bol. Pas surprenant. Mais nous allons tous payer très cher notre indifférence collective, peu importe où nous vivions. Le coût des correctifs à apporter est toujours plus grand que l'investissement dans la prévention de situations de misère.

    Y a-t-il quelqu'un au haut de la chaîne de commandement capable de prendre la décision d'arrêter ce harcèlement de ceux qui n'ont pas accès aux moyens de se défendre et qui ne devraient pas avoir à subir des décisions aussi injustes?

    Où s'en va-t-on comme société ? L'autobus de l'humanité dévale la côte, sans chauffeur à bord. »

  • Lysanne Rivard
    Abonnée
    mercredi 18 avril 2007 11h32
    Autre arnaque aussi basse à l'aide sociale
    « Des milliers et des milliers de Québécois font présentement l'objet d'une arnaque bien préparé par la Canada Vie et le gouvernement provincial .
    Le grand gagnant dans cette affaire c'est le gouvernement du Québec.
    Le gouvernement du Québec se devait d'intervenir auprès de la Canada-Vie pour que cette dernière ne pénalise d'aucune façon les détenteurs de petites polices d'assurance vie.
    Lors de la démutualisation de la Canada Vie, celle-ci n'a offert que deux choix à ces petits détenteurs de polices : Prendre de l'argent ou des actions à la démutualisation. Ces deux choix sont devenus un piège à con pour les personnes âgées qui reçoivent un pension, pour les personnes à l'aide social, les chômeurs, etc.etc.
    L'autre choix qui aurait du être inclus dans la proposition de la Canada-vi c'est tout simplement que la compagnie s'engage à ajouter l'équivalent de la valeur des actions dans la police d'assurance-vie que détenaient les Québécois.
    Chose curieuse c'est que le Gouvernement Fédéral à avisé les provinces que l'éventuelle démutualisation toucherait les retraités et les assistés-sociaux. La non intervention du gouvernement du Québec créait une source de revenu très alléchante pour un gouvernement péquiste qui se plaît à rendre plus pauvre les moins bien nantis du Québec...
    Ceux qui ont été arnaqué ne sont pas des gens riches ou financièrement à l'aise, ce sont des personnes âgées, des retraités, des personnes recevant de l'aide sociale, ainsi qu'une panoplie d'autres personnes à faible revenu.
    Cette compagnie ainsi que bien d'autres compagnies d'assurance ont donc offert au détenteur de police d'assurance sur la vie une compensation soit en action, ou en argent, précisant que bien entendu que si vous décidiez de prendre l'argent à la démutualisation., cela pourra influencer certains services que vous recevez des différents gouvernements : Pension de vieillesse, aide sociale. Il ont comme ça omis de dire ou de mentionner à leurs clients que même s'ils choisissaient les actions, ce montant sera tout bonnement saisi par le gouvernement quand celui-ci jugera pertinent..
    Ils on surtout omis d'offrir la possibilité d'ajouter à la police d'assurance le montant offert à la démutualisation. Un pur oubli vous me direz, il n'y ont pas pensé peut-être...Jamais en cent ans vous ne me ferez jamais gober cela.
    Croyant en toute bonne foi que ces actions en demeurant là ou elles sont n'affecteraient en rien l'aide qu'il recevait. Ces actions provenant de leur assurance vie ne faisait qu'ajouter quelques dollars à leur décès.
    Le gouvernement du Québec sous Lucien Bouchard à laissé monté les actions durant la première année sans rien dire ni rien faire...Lorsque les actions ont atteints une bonne valeur après 1 an , ce dernier avisa les bénéficiaires de ces actions qu'ils devaient les vendre et remettre l'argent au Gouvernement....Etre Chien comme ça il faut le faire...Le ministre André Boisclair en charge du dossier s'est naturellement fait l'exécutant de cette escroquerie...
    FÉLICITATION monsieur le député de Chicoutimi pour votre inertie à laisser les moins biens nantis se faire voler leur assurances vie sans rien faire...Je fais références à tout ces détenteurs de petites police d'assurances vie qui retirent présentement des prestations d'aide sociale et qui se sont retrouvé malgré eux, propriétaire d'actions cotés en bourse.
    Non ce ne sont pas des actions achetés par les détenteurs de petites police d'assurance-vie. Ce sont des actions qui leur on été données lors de la démutualisation de ces compagnies d'assurance.
    Ils n'ont pas cet argent, se sont des actions qui montent qui baissent et qui peuvent même s'envoler sans crier gare. Mais le Ministère de la sécurité sociale à décidé de couper au complet le chèque d'aide sociale en indiquant que ces actions valaient tant et que depuis le jour ou la compagnie d'assurance vie avait émis un document officiel les faisant propriétaire d'un certain nombre d'actions, qu'ils avaient alors reçu durant les 8 mois précédent des chèques d'aide qu'ils n'avaient pas droit...
    Une personne d'entre elle paie cette assurance depuis plus de 25 ans, cette assurance vie donnera à son épouse $ 5,000. Dollars à son décès, c'est tout...Ce petit montant compensatoire qu'il doit remettre au gouvernement du Québec est une partie de son assurance-vie...incroyable oui je dis bien c'est incroyable de constater que notre bon gouvernement du Québec avec la complicité de son ministre des finances Bernard Landry vient chercher une part de son assurance vie pour renflouer les coffres de l'étât...
    Donc n'ayant aucun choix, il à fait les démarches pour vendre ces actions maudites qui en principe lui rapporteront aux alentours de $11,000. Ce qui inclus également celles de son épouse. $ 6,432.00 pour lui et $4,568.00 pour les actions de son épouse. Ayant droit à un maximum de $ 2,500. dans son compte de banque il fait donc un chèque au gouvernement du Québec de $8,500. (environ). Même si sa laveuse et sa sécheuse sont sur le point de le quitter, il n'y peux rien, même si sa fille qui est aux études et qui doit s'endetter avec les prêts et bourses, il ne peux même pas l'aider à s'en sortir avec cette argent...et non ce se serait vraiment abuser du systême que d'aider sa fille avec cette argent...Quelle farce et quelle abbération...
    Je suis présentement à faire des démarches pour changer le bénéficiaire de ma police d'assurance, monsieur le député de Chicoutimi, étant donné que votre équipe gouvernementale s'est approprié une partie de mes assurances-vie, je me ferai un plaisir de vous remettre en main propre un document durant la prochaine campagne électorale et bien entendu ce document fera de vous le bénéficiaire du reste de ma police d'assurance-vie.
    Pourquoi je vous nommerai bénéficiaire de ma police d'assurance-vie ? C'est très simple, j'ai pris connaissance de vos revenu sur internet et je crois que vous en avez grand besoin...

    Monsieur le député de Chicoutimi lorsque je vois ces chiffres et que je constate que vous vous permettez de faire de la récupération d'argent dans les assurances vie comme vous le faite présentement, je trouve votre attitude et celle de votre parti basse et dégradante.
    Je m'adresse à vous Monsieur le député de Chicoutimi, et à votre gouvernement qui n'avez rien fait lors de la démutualisation de ces compagnies pour protéger ceux qui vous ont élus. Votre gouvernement savait et connaissait très bien l'impact et les conséquences pour les détenteurs de polices d'assurance vie. Vous avez laisser faire ces compagnies en sachant que les détenteurs de polices recevant de l'aide sociale et des rentes du Québec allaient se faire écraser. Vous avez préféré jouer du violon avec des multinationnales...Au diable vos concitoyens, vous n'en avez rien à foutre...

    P.S. Et oui il y avait pourtant une solution avantageuse pour vos concitoyens : C'était simplement d'ajouter un choix supplémentaires aux bénéficiaires de police. C'est à dire que la Canada vie comme troisième choix vous offre la possibilité d'ajouter à votre police de base le montant équivalent au prix des actions offertes.

    Tout à fait simple et enfantin n'est-ce pas.
    Reynald Savard
    L'indépendantiste
    . »

  • Jonathan Lamontagne
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 11h50
    Est-ce que l'agentE qui rend cette désicion sait lire ?
    « Je suis très surpris d'une décision de la sorte comme avocat et intervenant en droit social depuis 7 ans car une rubrique précise du manuel d'interprétation de la loi (MANI), écrite par les conseillers juridiques du Ministère de la Solidarité Sociale dit totalement le contraire de la décision ici rapportée. Et si le pauvre citoyen lésé souhaite avoir un coup de main... pour ce défendre... J'aurais un malin plaisir à l'accompagner devant le Tribunal Administratif... Car s'il y a des avocats pour défendre des membre de groupes criminalisés dans notre société, pourquoi les pauvres n'auraient pas droit eux aussi à une défense pleine et entière dans le but de manger (!?!) »

  • Benoît Otis
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 12h00
    Le citoyen a plus de pouvoir qu'on pense
    « Le bénéficiaire va gagner sa cause. Il suffit de passer à l'arbitrage et tenir de bons arguments. Toute cause est défendable si on a des arguments convaincants. On peut même y faire changer des points de loi.

    Voici mon expérience personnelle à ce sujet qui s'intitule :

    Le témoignage d'un légataire (nous sommes en 1996)

    Après la perte d'un parent qui lui est cher, que pourrait bien représenter le mot "héritage" pour un bénéficiaire de l'aide sociale? S'agit-il d'une chance ou d'un événement malheureux qui arrive sans prévenir? Que signifie héritage pour un bénéficiaire qui a vécu toute son enfance dans la privation des petites choses de la vie qui, pourtant, auraient permis à l'enfant qu'il était jadis de s'épanouir davantage?

    Pour ce bénéficiaire qui a vécu une telle privation, le mot héritage lui rappelle les jouets qu'il espérait à chaque Noël et qu'il n'a jamais reçus. Ça lui rappelle les skis qu'il a toujours rêvé d'avoir un jour. Ce sont les patins qu'il a attendus en vain jusqu'au jour où il a pu se les procurer lui-même par son travail après ses journées d'étude. Ce sont aussi tous les livres culturels dont il a été privé durant toutes ses années d'adolescence. Alors pour lui, cet héritage est perçu comme les fruits mûrs de toutes ces années de privation. Des fruits qui lui reviennent légitimement et que personne n'a le droit de lui enlever.

    Mais qu'en est-il au juste de cette situation inattendue? Victime de circonstances malheureuses dans sa vie professionnelle qui l'a conduit au rang des plus démunis de la société, voilà que ce bénéficiaire de l'aide sociale est maintenant un héritier. Un héritier qui fait l'envie de tout son entourage. Mais devenu une cible beaucoup trop visible pour l'organisation politique de laquelle il dépend, il lui faut donc déclarer et surtout justifier tous ses biens reçus qui, après tout, ne pouvaient que remplacer quelque peu les rêves et les privations de sa jeunesse, tout en améliorant sa triste condition de vie actuelle. Pour se faire, le bénéficiaire s'était acheté un ordinateur dans le but de s'initier à l'informatique.

    La situation ne peut être que scandaleuse pour les agents du ministère de l'emploi et de la solidarité auxquels il avait à rendre compte de tous ses biens acquis par l'héritage. Il est impensable qu'un bénéficiaire de l'aide sociale puisse posséder un ordinateur! Même si l'ordinateur est pour le bénéficiaire un outil d'apprentissage de l'informatique pouvant lui permettre de retourner sur le marché du travail un jour, ses décideurs le voient plutôt comme un objet de divertissement non exempté, comme un objet de luxe au même titre qu'un tableau de Picasso. Quel monde étrange dans lequel nous vivons!

    Même si le rôle des agents de la Solidarité sociale est de permettre aux bénéficiaires de réintégrer la société pour qu'ils puissent retrouver leur autonomie financière, on se refuse de reconnaître les outils informatiques à cette fin. L'ordinateur n'étant pas considéré comme un bien mobilier exempté, une décision en faveur du ministère doit nécessairement être prise. Alors appliquons la loi et coupons-lui une bonne partie de ses prestations. Il faut le châtier, le réprimer, lui couper les ailes et le confiner à résidence. Ça lui apprendra le bénéficiaire de vouloir essayer de monter dans l'échelle sociale qui, pourtant, est réservée aux honnêtes travailleurs et aux professionnels. On lui a donc coupé quatre-vingts dollars par mois de ses prestations.

    Vulnérable et sans défense face à ses décideurs, le bénéficiaire héritier est vaincu. Son héritage s'est retourné contre lui et l'a entraîné dans de plus grandes privations encore. Il aurait mieux valu pour lui ne jamais porter le nom d'héritier, car il en va de son maigre revenu de survie à présent qui est amputé. Le voilà maintenant abandonné à son triste sort, et il ne pourra plus désormais faire confiance à personne. Il se retrouve terriblement seul. Car même les défenseurs des droits de la personne et du citoyen l'ont jugé et condamné pour outrage à leur classe sociale. C'est inaceptable, un bénéficiaire de l'aide sociale qui possède un PENTIUM 200 - MULTIMÉDIA, c'est même inconcevable.

    Programmé depuis sa tendre enfance à l'obéissance et à la soumission, le bénéficiaire n'à même pas le courage de se révolter, seulement envie de crier : «Y AURAIT-IL QUELQU'UN DANS LA SALLE QUI SOIT EN MESURE DE COMPRENDRE?» N'ayant pas lui-même choisi de vivre dans le manque et l'humiliation, cette vie ascétique qui lui est imposée par la force des choses ne lui indique même pas qu'il pourrait toujours aller se suicider sur la place publique afin qu'on puisse au moins noter son désenchantement. Non! le bénéficiaire héritier a tout simplement choisi de se publier.

    Commentaires du légataire :

    Mais cette prémisse du légataire ne s'est pas arrêtée là heureusement. Car si j'ai décidé de publier ce texte à connotation hautement personnelle, c'est que mes démarches par la suite ont eu des conséquences, c'est-à-dire que mes recours ont donné de bons résultats. On ne devrait jamais baisser les bras lorsqu'une cause nous apparaît défendable. J'espère aussi que mon témoignage aura pour effet d'encourager d'autres bénéficiaires à faire de même.

    Moyens utilisés pour défendre ma cause :

    J'ai d'abord rempli le formulaire: "Demande de révision", pour contester la décision venant du bureau local. Puis dans les jours qui ont suivi, une lettre bien étoffée avec de bons arguments fut expédiée au Bureau de renseignements et plaintes du ministère, et à madame la ministre elle-même. Comme je n'avais aucunement confiance aux procédures habituelles du Bureau des révisions, j'ai préféré aussi m'attaquer directement à la source du problème, à savoir les gens du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ceux-là mêmes qui amendent les lois. Alors je vous présente ici le contenu de la lettre que j'ai fait parvenir à madame la ministre.

    Lettre à madame la ministre d'État de l'Emploi et de la Solidarité :
    (nous sommes en 1996)

    Bonjour madame la ministre,

    Je suis présentement bénéficiaire de l'aide sociale et pas très fier de l'être. Et encore moins fier du gouvernement qui me représente en tant que citoyen d'une société dite évoluée.

    Les agents du bureau local de ma région ont décidé de couper quatre-vingts dollars par mois de mon revenu de base parce que j'ai un ordinateur à la maison. La loi suppose que l'ordinateur personnel est un bien meuble non exempté, au même titre qu'une toile de Picasso. On considère l'ordinateur comme un objet de luxe plutôt qu'un outil d'apprentissage de l'informatique. C'est inconcevable! Je parie que vous n'êtes même pas informée de cet état de choses, car je suppose que ce point de loi aurait été amendé sur le champ.

    Je regrette mais le micro-ordinateur n'est pas pour moi un objet de divertissement telle la télévision par exemple qui, pourtant, est un objet considéré comme étant un bien meuble exempté. En ce qui me concerne, l'ordinateur personnel est bel et bien un outil d'apprentissage de l'informatique. Et il serait presque indécent d'essayer de détruire un individu qui cherche à se donner des outils pour retourner sur le marché du travail. Il serait aussi très mal venu par conséquent de ne pas réévaluer la situation et de ne pas apporter les corrections qui s'imposent à une telle injustice sociale.

    Le rôle de l'agent de la Solidarité sociale n'est pas de "castrer" le bénéficiaire ni de le confiner à résidence en le privant d'une importante partie de ses prestations de base, mais bien de lui permettre de réintégrer la société pour qu'il puisse retrouver son autonomie financière. Et l'ordinateur est justement un outil d'apprentissage indispensable aujourd'hui pour une nouvelle orientation sur le marché du travail. En tant que président d'un comité de locataires dans un HLM, l'ordinateur est pour moi un outil très pratique pour la production des documents. Alors vous comprendrez que mon implication au niveau communautaire exige des moyens et une organisation pertinente afin que je puisse bien remplir les tâches qui me sont confiées.

    En milieu éducationnel, loin de considérer l'ordinateur comme un instrument pour le divertissement, on affirme dans les Centres universitaires qu'au début du troisième millénaire, un individu sera qualifié d'illettré ou d'analphabète s'il n'est pas initié à l'informatique. Et il faudrait être complètement décroché de la réalité pour ne pas tenir compte de ce phénomène social. À cette fin, les gouvernements provincial et fédéral payent des cours de formation en informatique aux sans-emploi pour faciliter leur retour sur le marché du travail. Et moi qui suis motivé à parfaire ma formation par mes propres moyens, quel intérêt aurait la Solidarité sociale de me réprimer pour cette initiative ?

    Sans compter que l'ordinateur nous introduit dans un univers culturel non négligeable. Par le biais d'internet par exemple, ce médium permet la diffusion et la réception de l'information à travers toute la planète. De plus, on peut accéder sur les réseaux à des banques spécifiques d'offres d'emploi pour ceux et celles dont la réorientation de carrière devient impérative pour leur retour sur le marché du travail.

    À l'aube du troisième millénaire donc, l'ordinateur personnel ne peut plus être considéré comme un objet de luxe au même titre qu'un NINTENDO. Il doit être perçu tout comme un appareil domestique utilitaire et possiblement indispensable dans quelques années. Ne serait-ce que pour les transactions bancaires, le payement de factures ou encore pour aller chercher l'information nécessaire concernant plusieurs domaines: soit du culturel, du social, du professionnel, voire même du politique. À preuve, les gouvernements ne diffusent-ils pas présentement sur leur Site Web respectif ?

    Par conséquent, lorsqu'une loi n'est plus pertinente et même désuète aux situations de son époque, on peut lui apporter des nuances, une souplesse ou tout simplement la modifier par amendement. Vous parliez justement dans les médias ces derniers jours de Réforme de l'aide sociale pour inciter les gens à retourner sur le marché du travail. Alors je vous demande madame, quel genre d'outil avez-vous l'intention de leur mettre dans les mains ?

    Réévaluation par le ministère et infirmation de la décision :

    «[...] Le ministère exclu du calcul des biens les meubles et effets d'usage domestique en totalité. Il s'agit du mobilier des accessoires et articles que l'on retrouve habituellement dans les foyers. De plus en plus présent dans la vie courante, nous pouvons maintenant qualifier votre ordinateur comme étant un effet d'usage domestique suivant la nouvelle interprétation qu'en fait notre service des normes. En conséquence, nous devons infirmer la décision du bureau local. Alors nous demandons à votre bureau de soustraire la valeur de votre ordinateur de la valeur de vos biens.»

    Lettre reçue de madame la ministre elle-même :

    « Je donne suite à votre lettre par laquelle vous manifestiez votre désaccord concernant la diminution de vos prestations d'aide sociale.

    J'ai immédiatement demandé à la direction régionale de procéder à une analyse exhaustive de votre dossier. Je suis heureuse d'apprendre que le montant qui était comptabilisé à votre dossier à titre de bien excédentaire à la suite de l'achat d'un ordinateur, vous a été remboursé. De plus, la réclamation qui vous a été signifiée à cet effet a été annulée.

    Je sais que la responsable du Bureau de renseignements et plaintes a communiqué avec vous. Lors de cette conversation, vous lui avez fait part de votre satisfaction en regard du traitement de votre dossier.

    Je vous remercie d'avoir porté votre situation à mon attention et je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs. »

    La conclusion du légataire :

    La question qui se pose est de savoir si mes démarches ont eu un impact réel au niveau de l'ensemble des bénéficiaires de l'aide social qui possèdent un ordinateur ou qui, éventuellement, aurait l'intention d'en posséder un et ce, sans être pénalisés. Je ne sais pas non plus si mon intervention a vraiment contribué à amender ce point de loi pour tous. Il est à souhaiter que cette décision du ministère n'a pas été prise dans le seul but de tuer dans l'oeuf un cas isolé un peu trop dérangeant. Car un bénéficiaire qui joue du verbe, cela a pour effet d'insécuriser quelque peu ces gens de la Sécurité sociale.

    Quelques mois ont passés (nous sommes maintenant en 1997) et j'apprends que le ministère vient de présenter un programme qui a pour titre : «Brancher les familles». Et à ma grande surprise, ont invite aussi les familles sur l'aide sociales à se brancher elles aussi, et à un prix très accessible. Je ne saurai probablement jamais jusqu'à quel point mon intervention auprès du ministère a pu contribué à faire évoluer ce dossier, ou encore quel aurait été son impact dans la prise de décision de nos élus de bien vouloir brancher les familles sans distinction de classe sociale.

    Quoi qu'il en soit, le résultat est concluant et c'est très bien ainsi. Voilà pourquoi je tenais à rendre public ce témoignage afin que tous puissent reconnaître que si nous considérons une cause défendable, de ne jamais avoir peur d'utiliser tous les moyens qui sont à notre disposition pour la gagner.

    Le légataire »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 12h33
    Minute papillon
    « Dans ce cas nous avons très peu de renseignement sur ce prestataire, quel age a-t-il? Est-il apte au travail? Je sais plusieurs diront que cela n'a pas d'importance, mais tout au contraire c'est important dans tous les cas. L'aide social lui permet de gagner jusqu'à 200$ par mois pourquoi ne travail-t-il pas?
    L'aide social n'est pas un droit mais une aide accordée au plus démunis et au gens dans l'impossibilité physique ou mental de travailler. Pour tous les autres l'aide social doit être une mesure temporaire et de dernier recours. L'aide social comme on le connaît est beaucoup trop généreux, il devrait y avoir une limite de temps, disons 2 ans et aussi une limite de fois une personne peu y avoir droit par période de temps. Du travail il y en a, le problème c'est que l'aide sociale donne plus que le salaire minimum dans trop de cas. Pourquoi ne pas faire comme dans plusieurs états américains et fournir l'aide social sous forme d'une carte débit. Elle permet des achats de nourriture seulement chez des marchands autorisés. Aucune boissons alcoolisés, cigarettes et bonbons ne peuvent être faite (le programme informatique ne le permet pas). Le loyer, l'électricité et un service minimum de téléphone est directement payé par l'aide social. Le système permet au bénéficiaire de travailler et gagner un certain niveau de revenue avec lequel il pourra s'offrir des sorties, des cigarettes, de la bière, le câble, une voiture, un cellulaire et tout ce qu'il pense est un droit qui doit lui être fourni par l'aide social.

    Les économies ainsi réalisé pourront servir à mieux aider ceux qui en on réellement besoin.

    Il est bien évident dans la tête de toute personne qui travail, qu'une personne physiquement apte au travail et qui reçoit de l'aide social devrait avoir un niveau de vie et de confort bien inférieur à celui que le salaire minimum peu offrir. »

  • Véronique Michel
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 12h35
    Odieux!
    « Cette façon de faire est tout simplement odieuse. Il s'agit d'une manifestation du manque de respect d'un humain (ou une machine lourde, comptable) envers un humain qui se débrouille et qui, quelle chance! a encore une vie sociale, des amis avec qui partager un repas. Déplorable... »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 12h59
    Ce geste d'un fonctionnaire en est un qui est loin d'être rassembleur
    « J'ai lu l'article et plusieurs des réactions face à cet événement. Je suis content de constater que la plupart sont sympathiques à la personne sur l'aide sociale par rapport à ce fonctionnaire.

    J'espère que le geste posé par ce fonctionnaire était isolé et que ce ne sont pas vraiment des directives du ministère de l'aide sociale? Sinon, ce geste en serait un tout le contraire de rassembleur, d'un point de vue sociologique. Ce geste serait alors politique de la part du fonctionnaire et surtout démagogique.

    Dépendant du ton et du manque de rigueur de l'article en question, et s'il avait été écrit en plus dans un journal "populaire", pas sûr que le vent des réactions auraient été nécessairement favorable à la cause de cette personne?

    Un journal a un rôle très important à jouer, socialement parlant. Permettez-moi de penser que le journal Le Devoir en est très conscient et l'approche de cet article en fait foi. »

  • Luc Boivin
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 13h02
    Pauvre assistés sociaux
    « Ah! qu'ils font donc pitiés, il y a 250 000 assistés sociaux apte au travail au québec, il y a une pénurie de médecin, d'infirmière, partout on demande des travailleurs,l'été nous somme obligé de faire venir des Mexicains pour les récolte.

    J'ai travailler toute ma vie et presque la moitié de ma paie allait à l'impôt. J'en ai ras le bol de toujours payer pour les pauvres. Il y a un dicton qui dit, Aide-toi et le ciel t'aideras. »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 13h10
    La SRC est complice!!!!
    « Dans le cadre de Maisonneuve en direct, suite à l'article du Devoir, j'ai envoyé le commentaire ci-après, mais il a été censuré par les bonnes âmes bien pensantes de Radio-Canada.
    Bonjour,
    Votre émission aurait du avoir pour titre:
    Les charognards de la misère, pour stigmatiser tous les prétendus bien pensants de ce monde, qu'ils soient agent de bien-être, ou avocats ou juges qui contribuent par leurs actions ou leurs verdicts à l'augmentation non seulement de la misère, mais au déni de la dignité en forçant des malheureux à être encore plus malheureux pour pouvoir justifier salaires, primes et honoraires.
    De quoi avoir envie de vomir! »

  • Alain Cornellier
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 13h22
    Aberrant et Scandaleux #2
    « Faudrait aussi donner la chance aux agents de l'Aide Sociale de se défendre. Si les journalistes n'écrivent pas TOUTE l'histoire telle que dite... »

  • Guy Clermont
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 13h34
    la honte d'être un humain
    « Il y a de ces jours où l'on a définitivement honte d'être un humain, comme l'a écrit Primo Lévi (qui écrivait un Homme, mais à une autre époque et ailleurs). Comment peut-on faire ça à un autre homme, comment peut-on insulter et humilier quelqu'un d'autre ainsi? J'ai honte et j'espère que nous l'avons tous (les Québécois) un peu aussi, aujourd'hui. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 13h42
    La betise administrative et la naiveté des bons québecois
    « Chacun a ses capacités dans la vie et chacun a son tissu d'aide sociale. Par exemple les juifs pour ne pas les nommer on une entraide remarquable qui aide en demandant d'aider en retour, les Québecois sont en général jaloux de ceux qui reçoivent de l'aide et vote pour des gouvernements qui enfonce la tête des sans emplois dans la mélasse de la pauvreté indigne.
    Dans tout organisme ou peuple ou aide gratuite il vas y avoir plus ou moins 5% de tricheur, les autres qui s'en sorte c'est parce qu'ils ont apprit à mentir pour survivre.
    C'est sur qu'il faut surtout pas dire a un fonctionnaire qu'on reçoit de quoi de sa famille ou d'amis direct, on reçoit tout d'organismes de charités des cuisines communautaire tout simplement et tout le monde sera content de cette bonne réponse...
    Il est faut de croire que les agent du BS sont la pour assommer les gens sur le besoins, mais ne leurs donnez pas des réponses qui leurs permettent de remplir leurs quotas de gens à punir hebdomadairement...
    Pour finir, les milliers de gens licenciés par les restructurations des compagnies qui y font un profit, sont a partir d'un certain age, obligé d'aller sur le BS. Les statistiques du chômage sont donc faussées par le recourt automatique à l'aide sociale au bout de 12 mois et les statistiques du BS sont faussées par l'arrivée massive de gens à 60 ans ou on a droit à la pension du Québec qui est malgré sa petitesse plus généreuse pour ceux qui ont travaillé que le BS. Et je ne parlerai pas des gens qui passent du BS a la pension minimum du fédéral à 65 ans, ils deviennent riche du jour au lendemain... »

  • M. Tessier
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 14h08
    les fonctionnaires
    « «Dindorf Michel
    Envoyé Le mercredi 18 avril 2007 08:00

    Quand un fonctionnaire utilise son pouvoir pour acculer les citoyens malchanceux au suicide ou à la délinquance, ne devrait il pas être juridiquement attaquable ?
    MD»

    Vous ne pouvez en aucun cas poursuivre un fonctionnaire, vous ne faites pas parti de sa caste, seul un membre de sa caste ou de la caste supérieur peut le poursuivre.

    en 2006 j'ai porté plainte contre un fonctionnaire qui a manipulé des documents et omis des paroles de ma part lors d'une contestation, la seule chose qu'il est arrivé, ma plainte est fermé et est dans la base de donnée de «renseignement et plainte du gouv. du Québec», j'ai meme appelé le député, elle n'a pas voulu rien faire et ne me parle jamais directement, seul la secrétaire me parle car je leur ai dit qu'ils étaient enregistré et ils ont très peur de moi du au preuves que j'ai accumulé avec ses 20 hres d'enregistrement.
    Ma plainte est entre les mains d'un sois disant enqueteur depuit plus de 6 mois et aucune nouvelle, la député dit que mon dossier est fermé et avec une insistance rare de ma part a décidé de me dire par sa secrétaire que ma plainte était entre les mais de se dit enqueteur.

    Les fonctionnaires de la sécuritée du revenu ne sont pas là pour aider mais bien pour restreindre l'admissibilité des citoyens a ses programmes et ainsi encourrager la criminalitée, le travail au noir(sugession de fonctionnaires) et autres magouilles contre la société, faut pas oublié que pendant ce temps vous etes sous enquete afin de vous prendre a défaut et ils n'ont aucune possibilité de vous le dire meme si vous le demandez, sois disant pour la protection de vos amis, voisins, etc...

    dicton des riches et des fonctionnaires:
    a bas les pauvres, a nous leurs biens! »

  • Pierre Paré
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 16h13
    Un encouragement au suicide
    « Quand un gouvernement est rendu à pénaliser l'individu qui n'a plus d'autres ressources que d'accepter l'aide alimentaire de ses amis et de ses parents, on le pousse dans ses derniers retranchements psychologiques. Il s'agit d'un message extrêmement agressif envers la solidarité humaine. Dire que que ce ministère se nomme "Solidarité Sociale"...et qu'il ose appeler cette mesure "dernier recours". Lorsque cet assisté social sera au bout du rouleau à force d'être harcelé par la machine administrative,il fera probablement une grave dépression et il se retrouvera à l'hôpital. Combien d'argent le gouvernement déboursera-il pour lui assurer des soins? Le message envoyé par l'État aux familles est le suivant: N'aidez pas les plus démunis de vos frères et soeurs, car en échange nous allons les couper et les appauvrir davantage. Parallèllement à cette situation le ministère de la Santé Services Sociaux demandent aux familles et aux amis des personnes défavorisées d'agir en tant qu'aidants naturels...car l'état n'a plus les moyens d'aider les individus en difficultés... Incohérence, cruauté et cynisme. »

  • Rainville Clermont
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 16h43
    Honte et injustice très grave
    « L'attitude de ce fonctionnaire et du gouvernement est absolument honteuse et est une injustice profonde. La lutte contre la pauvreté doit aussi passer par les proches. Qui que nous soyons, essayons de vivre avec 548.00$ par mois... »

  • Toto Marc-Victor
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 19h58
    Nous lisez-vous Mme Michelle Courchesne?
    « Cette ignominie ne vaut pas les quelques piastres qu'elle rapporte. S'il vous plait faites de quoi! »

  • Veronica Ponce
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 20h32
    Équité Mr le ministre vraiment?
    « Le ministre fait fausse route, ce n'est pas le calcul des revenus du prestataire qui doit être équitable mais les dépenses nécessaires a ses besoins de base. Si par exemple, il n'a pas la chance d'habiter dans un HLM ou une coop., il doit ou bien avoir droit a une aide au logement supplémentaire ou bien le droit de n'être pas embêté par le gouvernement si il se fait aider par sa mère. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 23h48
    minute papillon 2
    « Quel injustice on peu lire dans la plus part des messages,mais l'on semble oublier que le gouvernement ces NOUS et qu'il est la pour administrer nos denier. Je ne dis pas que celui la est un paresseux, mais il y en a trop sur l'aide social et un ménage en profondeur doit etre fait de plus une réevaluation des besoins de base doit etre fait. La télé, l'auto, l'ordi, la cigarette la boisson les chips le restaurant et bien d'autre chose ne sont pas des chosee que doivent être capable de s'offrire quelqu'un qui vi de l'aide social. Trop de gens qui travail à tous les jours et paye des taxes ne peuvent s'offir ces luxes alors pourquoi quelqu'un sur l'aide social croirait il que c'est sont droit. »

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    jeudi 19 avril 2007 07h01
    C'est ridicule
    « Quand mon fils travaille à faible salaire,je peux aider à sa famille en achetant , par exemple, des chaussures aux enfants. Quand il perd son emploi et doit recevoir du BS pour un bout de temps, je ne peux plus l'aider sous peine d'être considéré comme complice à de la fraude. C'est ridicule. On fesse tout le temps sur les pauvres. J'ai d'autres exemples cette fois avec le ministère de la justice. Si un chauffeur de camion retarde à payer une amende de 500,00$ parce qu'il n'a pas d'argent, on menace de lui retirer son permis, son gagne-pain ,de sorte qu'il se retrouve sur le BS dans les conditions mentionnées plus haut. On fesse toujours sur petits; ils n'ont pas de défense. »

  • Hélène Morin
    Abonnée
    jeudi 19 avril 2007 11h53
    réponse à Luc Boivin
    « Pensez-vous que les gens choisissent toujours d'être sur l'aide sociale? Connaissez-vous les réalités suivantes: être une personne handicapée, avoir un problème de santé mentale ou tout simplement ne pas avoir eu de chances dans la vie ou encore ne pas avoir les ressources intérieures pour s'en sortir? Savez-vous ce qu'est l'exclusion?

    Bravo à vous qui avez travaillé toute votre vie et qui avez payé des impôts! Moi aussi j'ai travaillé et je travaille encore, mais je suis capable d'imaginer que la société dans laquelle je vis et dont je fais partie ne favorise pas toujours le développement du potentiel de tous les individus; cette société, la nôtre, en laisse tomber pas mal surtout quand ils sont marginaux.

    Je vous souhaite juste un peu de compréhension et une bonne journée. »

  • Alain Wuattier
    Inscrit
    jeudi 19 avril 2007 15h02
    Mascarade et propagande (membre de Loge m'entraide, Saguenay)
    « Il est évident, si on y regarde un peu de près, que l'aide sociale officielle est essenciellement une façade politique pour satisfaire l'électeur et un élément de propagande de la politique extérieure. On constate aussi que, tout comme l'assistance au chômage, il n'y a pas grand intérêt à stimuler le retour au travail, et surtout comme le démontre cet article du Devoir, l'étude des cas particuliers n'est pas inspirée par l'objet d'améliorer les conditions des bénéficiaires. Les situations qui en découlent sont inacceptables et insupportables. J'espère que le dossier va être suivi jusqu'à satisfaction. »

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 12h44
    Quand la solution fait partie du problème, il faut tout repenser.
    « Si un fonctionnaire, que ce soit de l'aide sociale, ou de tout autre domaine, prend une décision donnée, il dira tout simplement qu'il ne fait que suivre la réglementation en place. Or, cette réglementation, quel que soit le ministère, est d'une lourdeur décourageante. Si l'on regarde tout cela d'un point de vue économique, plus de lourdeur administrative requiert plus de personnel, donc coûte plus cher. Si le budget est maintenu à son état actuel, et que plus de personnel est requis, il en reste moins à consacrer à la cause comme tel.

    En clair, plus il y a de règlements contraignants, plus il faut de fonctionnaires pour faire des enquêtes, et moins il reste d'argent pour les besoins réels des assistés sociaux. Il faudrait une réforme en profondeur, mais pas en ajoutant des objectifs nouveaux au système actuel. On devrait faire table rase, et tout recommencer au point de départ, à savoir que l'aide sociale est une aide ponctuelle de dernier recours pour aider une personne à retrouver le chemin de l'autonomie. Les points principaux de cette réforme devraient être les suivants:

    - Une limite dans le temps. Un lecteur parlait de deux ans, dans son commentaire, mais je mettrais plutôt une durée de l'assistance de cinq ans.

    - Une réelle prise en charge de la personne. La personne ne sera pas laissée à elle-même avec un chèque; elle se verra fournir un encadrement complet, comprenant une formation adéquate qui lui permettra de réintégrer le marché du travail, ou encore de lancer sa propre entreprise.

    - Un suivi de la situation. Une fois la formation terminée, la personne fera un suivi de sa situation afin de faire les ajustements nécessaires à la poursuite de sa nouvelle réussite.

    - Une participation interactive. Une fois la personne à nouveau sur le chemin de l'autonomie, celle-ci pourra apporter sa contribution et son expérience afin d'aider d'autres personnes qui entreprendront des démarches similaires.

    Avec de tels objectifs, on pourra véritablement parler de "solidarité sociale". »

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