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Personne n'échappera au réchauffement

Louis-Gilles Francoeur   7 avril 2007  Société
Après cinq jours de délibérations et une nuit consacrée à conjurer les tentatives d'édulcoration de son rapport, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) a conclu unanimement hier matin à Bruxelles que tous les pays de la planète seront touchés par le réchauffement du climat mais que ceux du Nord le seront beaucoup moins que ceux du Sud, qui subiront, sans toutefois avoir les moyens de les atténuer, les impacts biophysiques de la boulimie incontrôlée de combustibles fossiles des pays riches et émergents.

Ce sont les régions arctiques, africaines et côtières qui seront les plus touchées, selon le rapport. Mais d'un point de vue social, l'Afrique, les petits pays insulaires et les grands deltas habités subiront les plus dures séquelles des changements climatiques. Le rapport estime que les pays africains devront consacrer entre 5 et 10 % de leur PIB à s'adapter à ce phénomène attribuable aux pays développés, un coût exorbitant pour des pays déjà exsangues. Selon le GIEC, d'ici 2050, des «dizaines de millions» de personnes s'ajouteront aux victimes de la famine et entre 60 et 150 millions aux pénuries d'eau, un chiffre qui pourrait grimper à 400 millions d'ici 2080.

Ce deuxième volet du quatrième rapport du GIEC porte sur les impacts des changements climatiques, les possibilités d'adaptation et la vulnérabilité des écosystèmes et des sociétés humaines. La réunion de Bruxelles regroupait 285 délégués de 124 pays ainsi qu'une cinquantaine de scientifiques et des dizaines de représentants d'ONG internationales. Le premier volet du quatrième rapport du GIEC, publié en février, concluait à une hausse minimale de 1,8 °C du climat moyen de la planète et à une hausse maximale de 4 °C avec une possibilité de hausse pouvant atteindre 6,4 °C au cours du siècle actuel.

Famines, pénuries d'eau, migrations massives des futurs «réfugiés du climat» et désertification galopante des régions semi-arides de la planète étaient toutes déjà mentionnées dans le rapport de 2001 du GIEC. Mais cette fois-ci, comme dans le volet de février dernier, le GIEC chiffre la probabilité d'occurrence des futurs fléaux, ce que des pays comme les États-Unis, la Chine, la Russie et l'Arabie saoudite ont tenté de faire atténuer par des débats qui ont prolongé de 14 heures la conférence de Bruxelles et failli provoquer son ajournement jusqu'en juin. Si, afin d'obtenir l'unanimité exigée par les règles onusiennes, plusieurs paragraphes du Résumé à l'intention des décideurs de 23 pages ont été atténués et parfois biffés, le rapport scientifique lui-même, une brique de 1572 pages, demeure inchangé.

Ce rapport, le plus vaste et le plus précis jamais élaboré à propos des conséquences des changements climatiques, affirme que ces impacts sont dorénavant visibles et mesurables partout sur la planète et que leur ampleur les démarque de la variabilité naturelle. Déjà, les printemps sont plus hâtifs et le cycle de vie de plusieurs espèces s'en trouve modifié, tout comme les pratiques agricoles. La température des lacs et des grands cours d'eau est à la hausse: ce changement se répercute sur la faune aquatique, ce qui provoque des remplacements d'espèces et en confronte d'autres à l'apparition ou au développement accru des algues et du zooplancton dans le Nord, à leur migration, voire à leur disparition dans les lacs devenus trop chauds, privés d'oxygène, plus salins ou plus pollués, voire asséchés. Plus inquiétant encore, les plus grands écosystèmes, les océans, s'acidifient au fur et à mesure que le carbone atmosphérique s'y accumule, ce qui les stérilise et intensifie les méfaits du rayonnement solaire.

Au rythme actuel du réchauffement, le rapport prévoit l'extinction de 20 à 30 % des espèces végétales et animales de la planète d'ici la fin du siècle en cas de hausse du climat moyen de 1,5 à 2,5 °C. Le phénomène s'aggravera et atteindra toutes les régions du monde au-delà de 4 °C. Ces prévisions sont basées sur 29 000 séries de données cumulées dans 75 grandes études, qui démontrent avec une constance de 89 % que tous les indicateurs biophysiques pointent dans cette direction apocalyptique. Tous les pays et leurs représentants, y compris les plus réfractaires à une action concertée, comme les États-Unis et l'Arabie saoudite, ont entériné ces conclusions.

Mais plusieurs experts internationaux présents à Bruxelles ont très mal réagi, dans la nuit de jeudi à hier, aux tentatives d'édulcoration de leurs constats dans le Résumé à l'intention des décideurs.

«Certaines objections n'étaient pas scientifiquement fondées», a déclaré Joseph Alcamo, de l'université Kassel, en Allemagne.

«Cela s'est avéré un exercice complexe», a reconnu plus diplomatiquement Rajendra Pachauri, président du GIEC, en confirmant que plusieurs scientifiques ont regimbé devant les demandes des négociateurs politiques, à qui ils ont dû consentir des conclusions plus floues. Les États-Unis et la Chine, par exemple, ont réussi à faire biffer de la synthèse finale la plupart des données chiffrées et une bonne partie des indices de fiabilité des conclusions. Ils ont aussi obtenu que soit biffée une phrase clé selon laquelle l'Amérique du Nord «devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socioéconomique et culturel». Ils ont aussi fait biffer toute référence à l'accroissement prévisible des impacts des ouragans chez eux.

Les représentants états-uniens ont prétendu que leur pays a les moyens technologiques et financiers de faire face à ces problèmes. «Pour les États-Unis, en somme, tout cela n'est pas si grave puisqu'ils peuvent s'y adapter parce qu'ils en ont les moyens», expliquait de Paris Stéphane Hallegatte, un économiste de Météo France qui a participé aux débats de Bruxelles. Les États-Unis émettent le quart de toutes les émissions anthropiques annuelles et sont responsables du tiers de toutes les émissions d'origine humaine depuis 1850.

La Chine a quant à elle tenu à faire biffer le niveau «très élevé» de probabilité attribué par le résumé à la globalité des impacts du réchauffement sur le biotope planétaire.

Malgré ces amendements au résumé, le rapport final prévoit que d'ici 2050, le débit des rivières et l'abondance de l'eau augmentera de 10 à 40 % aux hautes latitudes et dans certaines zones humides tropicales. Par contre, les cours d'eau et les nappes souterraines devraient perdre de 10 à 30 % de leur eau dans les régions plus sèches et plus chaudes, soit aux latitudes moyennes et tropicales. On prévoit que les zones de sécheresse s'élargiront et que les sécheresses seront plus longues et plus graves. Paradoxalement, ce sont ces mêmes régions qui subiront de violentes précipitations, dont la fréquence doit elle aussi augmenter. Ainsi, d'ici 2080, précise le rapport du GIEC, 2,5 millions de personnes de plus chaque année seront affectées par de brusques inondations.

Par contre, le potentiel hydroélectrique de l'Europe diminuera de 6 % d'ici 2070, un pourcentage qui grimpera à 50 % près de la Méditerranée. En Asie, tout particulièrement dans le cas des grands fleuves chinois, ainsi qu'en Amérique latine, les régions arrosées par des cours d'eau alimentés par les glaciers risquent de voir leur agriculture compromise à cause du manque d'eau. Quant aux petits glaciers alpins, ils devraient disparaître, tandis que les grands perdront entre 30 et 70 % de leur volume restant d'ici 2050. Les grands fleuves devraient connaître des baisses d'apports allant de 19 à 36 % selon les régions d'ici 2070. Quant à l'arrêt possible du Gulf Stream, le GIEC n'ose rien prédire à son sujet.

Cependant, les rendements agricoles devraient augmenter aux latitudes hautes et moyennes si la température moyenne du globe augmente de 1 à 3 °C. Mais cette productivité décroîtra au-delà de 3 °C ou si la fréquence des extrêmes climatiques les détruit sporadiquement. Le phénomène sera assez semblable pour les forêts: on prévoit une légère augmentation de leur croissance plus au nord si les nouveaux insectes, la fréquence accrue des feux et des événements extrêmes ne les détruisent pas. En Afrique, on assisterait par contre à un recul de la végétation à cause de la sécheresse accrue ainsi qu'à une baisse généralisée des rendements agricoles dans des pays dont c'est la base économique.

Par ailleurs, les inondations violentes frapperont des dizaines de millions de personnes chaque année d'ici la fin du siècle et les deltas les plus peuplés seront particulièrement vulnérables aux tempêtes tropicales.

Le déclin des coraux en raison du réchauffement des mers intensifiera les problèmes d'approvisionnement alimentaire de régions côtières entières, qui seront déjà aux prises avec le relèvement de la mer, la destruction des mangroves, les vagues de chaleur, la malnutrition, les inondations et, plus à l'intérieur, les sécheresses et les incendies.

On prévoit que le réchauffement des cours d'eau accroîtra la prévalence des maladies diarrhéiques dans les pays pauvres et des maladies cardio-respiratoires dans toutes les grandes villes, où le smog s'intensifiera avec la consommation d'essence croissante. On prévoit aussi, y compris dans les grandes villes d'Europe et d'Amérique, une augmentation notable des mortalités en raison des canicules extrêmes, qui frapperont les gens plus âgés, de plus en plus nombreux, ainsi que les plus pauvres.






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Vos réactions

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  • Patrick Bouchard
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 23h40
    iiyaouch!!
    « À force de se le faire répéter, va-t-on finir par comprendre??
    Comme l'humain semble avoir de forte tendance vers l'auto-destruction, après avoir lu cet article aura-t-il le réflexe de s'enfermer dans le cynisme et continuer comme il le fait maintenant en se disant: "Tant pis, y'é trop tard"?
    Ce serait bien plus valorisant de réussir à contrer ces catastrophes. Un peu de coeur messieurs dames.

    Patrick Bouchard
    St-Félicien »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    samedi 7 avril 2007 05h02
    L'apocalypse des pauvres, d'abord,
    « et ensuite peut-être celle des riches... Le problème avec ce genre de rapport qui fera grand bruit pendant quelques semaines, c'est qu'il ne fait que confirmer les écritures. Dans une logique où la compétition des ressources est la seule chose qui compte, on détermine à l'avance le gagnant qui ne lui reste plus qu'à embrasser le réchauffement climatique comme une opportunité supplémentaire de démontrer sa force. C'est donc "business as usual" jusqu'au bout de cette logique décadente. Tout va très bien madame la marquise. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 10h27
    Le Québec, grand gagnant du "réchauffement" de la planète
    « La température mondiale a augmenté d'un degré au 20e siècle. Pendant ce temps, l'espérance de vie a doublé...Bonjour la catastrophe!!!

    Selon le Giec, la température mondiale va augmenter de 1 à 6 degrés au 21e siècle. Rien pour écrire à sa mère.

    Si c'est le cas, si la planète prend quelques degrés, le Québec va en profiter grandement. Les Montréalais vont connaitre un climat newyorkais. Un climat qui tue personne, sauf lors des grandes canicules (rappelons qu'à NY c'est la pauvreté qui tue alors -l'absence de la climatisation- et non la chaleur comme telle).

    Après 13 générations sous la neige, dans l'un des climats les plus rigoureux au monde, nos petits-enfants vont peut-être connaitre enfin des hivers courts et de vrais étés, de mai à septembre. Les innombrables piscines qu'on trouve derrière nos bungalows vont peut-être enfin servir à quelque chose.

    Les pénuries d'eau dans le monde vont transformer nos 100,000 lacs en autant de riches puits de pétrole claire

    Les nombreuses précipitations vont transformer nos barrages en des machines à imprimer de l'argent.

    S'il y a un peuple au monde qui va profiter du "réchauffement" de la planète c'est bien le notre. Mais on est tellement colonisés, on est tellement tiers-mondistes, on a tellement de problème avec la richesse, on a une telle culpabilité chrétienne, qu'on a trouvé le moyen de transformer un événement bénéfique en catastrophe!!! »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 11h01
    Pas d'armageddon
    « Désolé pour les fanatiques de la bible, la bataille finale entre le Bien et le Mal n'aura pas lieu. Quelques membres de l'espèce humaine pour qui l'enrichissement constitue la seule motivation à vivre ont choisi de sacrifier la planète. L'humanité n'aura pas le temps de devenir humaine...
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 15h39
    Trop de pétrole, de charbon et d'hydrate de méthane
    « Ces sources d'énergies sont trop imposantes et trop peu coûteuses. Au regard de leurs effets et de la puissance automotrice que l'on acquiert, elles sont presque gratuites. Le marché nous fait bénéficier de ces énergies sans suffisamment permettre de réfléchir aux conséquences innattendues mais envisageables si on y porte collectivement
    suffisamment d'attentions.

    Autour des énergies carbones, nous nous sommes bâti un confort démesuré fait pour s'isoler les uns des autres, à domicile et pour lequel nous votons isolément tous les 4 ou 5 ans. On rève et projette ce mode de vie partout, le valorisant et l'exprimant à l'extrême dans nos lieux de vacances, même si ces caricatures de confort détonne de l'environnement local des pays où nous allons. On se rend ainsi insensible aux formes locales d'habiter le lieu, tout en ayant perdu l'aptitude d'habiter pleinement le nôtre.

    Bien sûr il y aura la fin du pétrole...trop tard...d'ici-là il y en a trop et trop peu cher. Si notre survie eat à l'ordre du jour, vite, il faut en augmenter le coût, annoncer dès maintenant et au bénéfice public que le prix sera disons de 30 cents de plus le litre dans 6 mois, de 60 cents de plus dans un an et autour de 3 ou 4 dollars le litre dans 5, 6 ou 7 ans. L'automobile personnelle doit devenir un mauvais achat pour le plus grand nombre. Il faut que le parc automobile évolue vers le bas, de même que chacun doit limiter immédiatement et fortement l'utilisation des voitures qu'il a devant sa maison.

    Plus que tout il faut inscrire ces évolutions dans une nouvelle dose de démocratie, participative et délibérative.

    Faisons l'hypothèse quelque peu incongrue et historiquement prémonitoire qu'une institution délibérative tel le B.A.P.E., (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) ait pu trouver le chemin de son existence dès le début du 20ème siècle.

    Sachant comme aujourd'hui qu'environ 40% de l'effet de serre redevable à l'homme provient de ses transports (autos, camions, avions), comment aurions-nous délibérer devant le projet publiquement et publicitairement soutenu par M. Henry Ford de faire de l'automomobile à essence le bien de chaque ménage, voire de chaque individu adulte. Qu'il invite ainsi à la construction d'une vaste et surtout toujours plus complexe infrastructure routière qu'il faudra continuellement entretenir et avec laquelle il faudra arbitrer le choix de différentes politiques publiques (éducation, santé, environnment, etc). Son projet aurait-il passer la rampe ? J'en doute fortement.

    Nous aurions régler nos problèmes de mobilité différemment à même les évolutions techniques devenues disponibles et démocratiquement (non par seul marchéisme) introduites.

    Reconnaissons en outre que le vélo demeure encore aujourd'hui imbattable sur le plan du rendement énergétique. Le moyen de transport le plus modeste est quelquefois celui qui recèle le plus grand progrès. On m'objectera, avec raison, qu'il peut y avoir d'autres critères du progrès. Dorénavant, il faut les évaluer et les définir tous ensemble. C'est la meilleure façon de se donner une idée partagée des limites adéquates et d'y tenir individuellement parce que nous nous serons engagés dans les débats.

    Que seraient nos villes aujourd'hui sans la libre place de produire et de vendre laisser à M. Ford ? Ce sont en bonne mesure celles-là qu'il nous faut dès maintenant commencer à faire.

    Il n'est pas exclus que nous devions, comme le Venezuela, nationaliser le pétrole pour en redistribuer les bénéfices dans d'autres politiques. Je n'insiste pas sur cette position à débattre, car tout dépend de ce que les pétrolières seront amenées et accepteront de céder. Il faut que ce soit beaucoup.

    J'espère que le lecteur aura saisi dans mon propos que l'environnementalisme s'organise à la démocratie, aux formes de celle-ci que l'on n'a pas assez...délibérative en son noyau, participative dans sa distribution, pour que s'en trouve partagé au plus près de chacun, tous les effets (cognitifs) d'une meilleure objectivation du réel.

    Plus que dans les cas des famines, des guerres, des abus des politiques économiques mondiales passés, les populations des pays riches ne pourront se sortir économiquement, socialement mais peut-être surtout psychologiquement indemmes de leur choix du confort. Légitimement, les millions de réfugiés du climat feront s'abolir ou se perméabiliser bien des frontières. Ils auront bien des raisons de prétendre que chez-nous, si chez-nous est encore un endroit agréable à vivre, puisse devenir chez-eux, réclamant des accommodements raisonnables et aggravant potentiellement la pression sur les écosystèmes si notre mode de vie à énergie fossile est demeurer le même.

    S'il doit y avoir un super-virage technologique comme le recommande Bernard Landry dans la livraison d'avril de la revue Actualité , il doit se faire dans un tel nouveau cadre institutionnel démocratique, sans s'accorder par avance aux visées de M. Landry, c'est-à-dire sur l'endroit où cela doit socialement et techniquement nous mener.

    Et si c'était cette différence démocratique, éventuellement non imitée ailleurs au Canada qui devait mener le Québec vers le choix de son indépendance. Sans hésiter, je préfère que l'on nous suive.

    Alain Vézina
    Brossard »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 17h24
    Les bureaucrates du GIEC auraient-ils une science innée ?
    « (Bon, personne n'échappera au réchauffement. Ainsi dit Louis-Gilles. J'ai aussi lu votre autre article d'aujourd'hui: «Passer à l'action, mais comment?» et j'aimerais dire aux porte-parole de la climatocratie (le marxisme du XXIe siècle) qu'ils devraient ménager leur enflure verbale; en effet, il y aura d'autres rapports catastrophiques du GIEC, pour plusieurs années à venir, et il ne faudra pas manquer de souffle jusqu'à ce que l'abcès soit crevé par l'évidence sur les dogmes véhiculés par ce prosélytisme dangereux. Évidemment, la source de financement est quasi inépuisable puisque les... milliers de bureaucrates du GIEC et ceux qui sont délégués par les gouvernements prennent l'argent des payeurs de taxe, que les politiciens insignifiants sont heureux de leur transmettre sans poser de questions. Al Gore lui-même préfère empocher les bénéfices de la crédulité plutôt que d'appliquer ses idées à son mode de vie.

    J'ai lu le rapport d'hier du GIEC sur les impacts du premier rapport de février, lequel était un résumé sur les changements climatiques. Pour multiplier les effets médiatiques, le GIEC divulgue ses «découvertes» au compte-gouttes. Curieux quand même que ces «rapports pour décideurs» soient tellement politiques que l'on prenne les soi-disants décideurs pour des cons. Je ne conteste pas; c'est crédible, à écouter nos politiciens. C'est d'autant plus crédible que la majorité des pays du GIEC sont des dictatures et sont traités comme des bénéficiaires de ce nouveau programme d'aide sociale. à l'échelle mondiale. Non satisfaits de bénéficier de notre technologie, tous les pays dits pauvres auront accès à des milliards de $ de crédits pour continuer à vivre comme des irresponsables, à s'entretuer, à se gouverner par des despotes et oligargues, etc.

    Pour ce qui est du climat comme tel, nous serions en fin de période interglacière. Nous vivons la fin d'un réchauffement quasi-cyclique, qui a été bénéfique pour la croissance de l'humanité. Grâce à ce réchauffement nous sommes sortis de l'âge des cavernes où Stéphane Dion, John James Charest, Équiterre et Greenpeace voudraient nous retourner... Même durant cette période de 12 000 ans, il y a eu des cycles de réchauffement et de refroidissement plus accentués que ce que nous vivons présentement. La calotte polaire arctique a déjà fondu totalement. Et les ours polaires ont survécu!

    Malgré ce que disent les avocats du consensus, la science n'est pas fixée sur le sujet. Les meilleures observations (par satellite) sont récentes. Les modèles climatiques ne peuvent pas être meilleurs que les modèles... économétriques où l'on ne prévoit pas sur cent ans! Mais nous connaissons suffisamment pour douter et pour dire que les périodes de glaciation peuvent être causées par plusieurs facteurs plus importants que les GES (lesquels succèdent aux hausses de température!): l'obliquité de la Terre, son excentricité, l'albedo des masses continentales et nuageuses, l'interaction entre les courants atmosphériques et les océans, et peut-être (surtout) l'influence du rayonnement solaire (en période haute présentement) et cosmique (voir les travaux de Henrik Svenmark: «The Chilling Stars--A New Theory of Climate Change»).

    Je ne suis pas payé pour vous dire d'être prudents quant aux politiques coûteuses de manipulation du climat. C'est vous qui allez payer. Certes, nous pouvons influencer modestement le climat, à long terme, mais nous ne pouvons pas le contrôler. C'est utopique, comme le marxisme au XXe siècle et encore aujourd'hui! Ce n'est pas le réchauffement actuel du climat qui est le vrai problème, c'est la pollution et c'est en même temps la croissance démographique qui fait en sorte que l'espèce humaine ne peut, inévitablement, que croître sans provoquer une pression négative sur les autres populations animales ou végétales (sauf les expèces pour l'engraissement et la culture). Le bioxyde de carbone n'est pas un polluant; il est nécessaire à la vie. Ce n'est pas le CO2 qui nuit aux expèces aquatiques au Québec, dans le St-Laurent et ailleurs. C'est la pollution de l'eau. Ce n'est pas le CO2 qui nuit aux citadins; c'est le smog urbain, le carbone noir des autobus et autres, l'asphalte (manque d'espaces verts), les habitations insalubles, les rats..., les gangs de rue, etc.

    Ceci dit, je sais que Louis-Gilles écrit très bien et que des activistes parlent bien, mais voici des liens qui pourraient vous donner un autre point de vue, pas si nais que ça. Comme j'achète régulièrement le National Post en plus du Devoir, voici le lien pour tous les textes (à suivre) de Lawrence Solomon sur les scientifiques qui partagent plus ou moins, et même pas du tout, le point de vue des bureaucrates du GIEC: http://www.canada.com/nationalpost/environment/
    story.html?id=c6a32614-f906-4597-993d-f181196a6d71&k=0

    Un texte qui répond au rapport d'hier du GIEC est au lien suivant: http://www.canada.com/nationalpost/
    story.html?id=1d78fc67-3784-4542-a07c-e7eeec46d1fc&k=0 («Warming is Real, and Has Benefits»). Le texte est du 2 février, donc par anticipation car le rapport Stern, tellement louangé mais dont on ne parle plus, a été copié par le GIEC.

    Et cet autre texte d'aujourd'hui, dans le National Post «Little Ice Age is still with us», qui résume les conclusions du Pr. Syun-Ichi Akasofu (PhD en géophysique), lequel a fondé le «International Arctic Research Center of the University of Alaska, at Fairbanks». Il écrit: «Much of the prominent continental Arctic warming during the last half of the last century is due to natural change».

    Yvon Dionne
    St-Damase-de-L'Islet (Québec)
    http://www.yvondionne.org/ (le site n'est pas à jour depuis novembre dernier, mais ça s'en vient; je suis trop occupé à autre chose pour l'instant). »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 18h41
    Trop de pétrole, de charbon et d'hydrate de méthane
    « Il y a trop de pétrole, de charbon et d'hydrate de méthane.

    Ces sources d'énergies sont trop imposantes et trop peu coûteuses. Au regard de leurs effets et de la puissance automotrice que l'on acquiert, elles sont presque gratuites. Le marché nous fait bénéficier de ces énergies sans suffisamment permettre de réfléchir aux conséquences inattendues mais envisageables si on y porte collectivement suffisamment d'attentions.

    Autour des énergies carbones, nous nous sommes bâti un confort démesuré, élaborer pour s'isoler les uns des autres, à domicile et en faveur duquel nous votons isolément tous les 4 ou 5 ans. On rêve et projette ce mode de vie partout, le valorisant et l'exprimant à l'extrême dans nos lieux de vacances, même si ces caricatures de confort détonnent très souvent de l'environnement local des pays où nous allons. On se rend ainsi insensible aux formes locales d'habiter le lieu (déformé, altéré à proximité des caricatures de confort), tout en ayant perdu l'aptitude d'habiter pleinement le nôtre.

    Bien sûr il y aura la fin du pétrole...trop tard...d'ici-là il y en a trop et trop peu cher. Si notre survie est à l'ordre du jour, vite, il faut en augmenter le coût, annoncer dès maintenant et au bénéfice public que le prix sera disons de 30 cents de plus le litre dans 6 mois, de 60 cents de plus dans un an et autour de 3 ou 4 dollars le litre dans 5, 6 ou 7 ans. L'automobile personnelle doit devenir un mauvais achat pour le plus grand nombre. Il faut que le parc automobile évolue vers le bas, de même que chacun doit choisir de limiter immédiatement et fortement l'utilisation des voitures qu'il a devant sa maison. Le pouvoir de faire ce choix est déjà plus présent qu'on ne se l'avoue souvent, bien qu'encore insuffisant en maints lieux et situations, d'où la politique d'une montée rapide, fixée, planifiée et annoncée du prix de l'essence.

    Plus que tout il faut inscrire ces évolutions dans une nouvelle dose de démocratie, participative et délibérative.

    Faisons l'hypothèse quelque peu incongrue et historiquement prémonitoire qu'une institution délibérative tel le B.A.P.E., (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) ait pu trouver le chemin de son existence dès le début du 20ème siècle.

    Sachant comme aujourd'hui qu'environ 40% de l'effet de serre redevable à l'homme provient de ses transports (autos, camions, avions), comment aurions-nous délibéré devant le projet publiquement et publicitairement soutenu par M. Henry Ford de faire de l'automobile à essence le bien de chaque ménage, voire de chaque individu adulte. Que de ce fait, il nous invite à la construction d'une vaste et surtout toujours plus complexe infrastructure routière qu'il faudra continuellement entretenir et avec laquelle il faudra arbitrer le choix de différentes politiques publiques (éducation, santé, environnement, etc.). Son projet aurait-il passé la rampe ? J'en doute fortement.

    Nous aurions réglés nos problèmes de mobilité différemment à même les évolutions techniques devenues disponibles et démocratiquement introduites (non par seul marchéisme).

    Reconnaissons en outre que le vélo demeure encore aujourd'hui imbattable sur le plan du rendement énergétique. Le moyen de transport le plus modeste est quelquefois celui qui recèle le plus grand progrès. On m'objectera, avec raison, qu'il peut y avoir d'autres critères du progrès. Dorénavant, il faut les évaluer et les définir tous ensemble. C'est la meilleure façon de se donner une idée partagée des limites adéquates et d'y tenir individuellement parce que nous nous serons engagés de suffisamment près dans les débats.

    Que seraient nos villes aujourd'hui sans la libre place de produire et de vendre laisser à M. Ford ? C'est en bonne mesure celles-là qu'il nous faut dès maintenant commencer à bâtir.

    Il n'est pas exclus que nous devions, comme le Venezuela, nationaliser le pétrole pour en redistribuer les bénéfices vers d'autres politiques. Je n'insiste pas sur cette position à débattre, car tout dépend de ce que les pétrolières seront amenées et accepteront de céder. Il faut que ce soit beaucoup, beaucoup.

    J'espère que le lecteur aura saisi dans mon propos que l'environnementalisme s'organise à la démocratie, aux formes de celle-ci que l'on n'a pas assez...délibérative en son noyau, participative dans sa distribution, pour que s'en trouve partagé au plus près de chacun, tous les effets (cognitifs) d'une meilleure objectivation du réel.

    Notre attachement persistant à l'usage quotidien de l'automobile dans l'état actuel des choses environnementales exprime une crise dans nos capacités d'objectivation du réel. Nous manquons de compétence à la parole, nous manquons de débats, de véritables frictions délibératives pour parvenir à ajuster les niveaux de réalité les uns aux autres. On ne le peut seul, que l'on soit scientifique, administrateur expert, élu ou modeste citoyen. Il faut cesser de vouloir être renvoyé à soi-même, dans son confort, dans son isoloir et faire de cette idée, de ce refus positif, un vaste chantier politique.

    Plus que dans les cas des famines, des guerres, des abus passés des politiques économiques mondiales, les populations des pays riches ne pourront se sortir économiquement, socialement mais peut-être surtout psychologiquement indemnes de leur choix du confort. Légitimement, les millions de réfugiés du climat feront s'abolir ou se perméabiliser bien des frontières. Ils auront bien des raisons de prétendre que chez-nous, si chez-nous est encore un endroit agréable à vivre, puisse devenir chez eux. Ils réclameront des accommodements raisonnables et d'autre part, ils contribueront en s'intégrant, à aggraver la pression sur les écosystèmes, particulièrement si notre mode de vie à énergie fossile ou/et non renouvelable a été maintenu jusqu'alors.

    S'il doit y avoir un super-virage technologique pour relever les défis de l'avenir proche comme le recommande Bernard Landry dans la livraison d'avril de la revue Actualité, il doit pouvoir se faire dans un tel nouveau cadre institutionnel démocratique. Cela sans s'accorder par avance aux visées de M. Landry, c'est-à-dire sur son idée personnelle de l'endroit où cela doit socialement et techniquement nous mener.

    Et si c'était cette différence démocratique, éventuellement non imitée ailleurs au Canada, qui devait mener le Québec vers le choix de son indépendance. Sans hésiter, je préfèrerais que l'on nous suive sur cette voie, sans exclure que les québécois la prennent seule.

    Alain Vézina
    Brossard »

  • Ghislain Ladouceur
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 22h46
    Il faut en parler...
    « Félicitations à votre journal pour avoir un journaliste spécialisé en environnement. Nous devons parler d'environnement sur une base quotidienne; nous devons bombarder le large public d'information sur l'environnement. J'ai tenté de faire comprendre à Radio-Canada qu'il devait, en tant que radio et télévision d'État, parler d'environnement à tous les bulletins de nouvelles, et je répète: tous les bulletins de nouvelles (comme ils parlent d'économie, de politique, de faits divers à tous les bulletins). Tous ce qu'on a daigné me répondre, c'est que Radio-Canada avait déjà «tout plein d'émissions qui abordait l'environnement». Non, moi je parle d'omniprésence de l'environnement, qu'à toute les fois qu'on ouvre la radio ou la télé, pendant les infomations, ben qu'on nous parle d'environnement; les sujets ne manque pas, croyez-moi.
    Alors, comme on dit, tant qu'il y a de l'espoir... »

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    dimanche 8 avril 2007 09h51
    Jacques Noel, dites-moi que vous êtes ironique...
    « Dites-moi que ce commentaire à la Bob-Gratton-je-me-fous-de-ce-qui-dépasse-mon-nombril n'est qu'une figure rhétorique pour manifester votre inquiétude face aux grands bouleversements --> MONDIAUX <-- qui s'opèreront dans les prochaines anées...

    Rassurez-moi, s'il-vous-plaît. Dites-moi que vous êtes plus intelligent que ça. »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 8 avril 2007 11h02
    @Daniel Fortin
    « Dans les années 60, suite à la crise de Cuba, on devait tous mourir sous la bombe atomique

    Dans les années 70, suite à Three Mile Island, on devait tous mourir d'accidents nucléaires

    Dans les années 80, suite au déploiement des Pershings en Europe, on devait tous mourir sous les missiles. A la même apparaissait une nouvelle maladie qui devait tous nous tuer, même nous braves hétéros! Notre ministère de la Santé s'était même servi de Marie-Soleil Tougas pour nous annoncer le condom!

    Dans les années 90, à cause de 2 chiffres manquants sur les ordis, la planète devait sauter le 1 janvier 2000.

    Là, y sont partis sur le réchauffement de la planète. Combien de temps le délire va durer? Fouille-moé? »

  • Gilles Dubé
    Abonné
    dimanche 8 avril 2007 12h37
    Trois camps s'organisent
    « Laquelle des trois propositions suivantes est la bonne?

    Un. Le réchauffement de la planète n'existe pas. La climatologie est une science trop récente et trop incertaine pour prendre au sérieux des prévisions qui portent sur le prochain siècle.

    Deux. Il y a réchauffement de la planète, mais il n'est pas dû aux activités humaines. La terre est déjà passée par des alternances de glaciation et de chaleur avant que l'espèce humaine existe.

    Trois. Il y a réchauffement de la planète dû à l'activité humaine.

    Si vous êtes partisant de la théorie du non réchauffement, tous les scientifiques qui affirment que la terre se réchauffe sont des activistes qui travaillent pour le tiers monde, qui visent à profiter de la crédulité des populations occidentales pour obtenir leur appui et la participation moyens qu'ils proposeront. Ils cherchent à déstabiliser les politiques des grandes nations à qui nous devons notre richesse et notre prospérité. Il faut lutter contre cette nouvelle forme d'extrémisme et surtout ne rien changer à nos industries, nos modes de transport et nos habitudes de consommation.

    Si vous êtes partisant de la théorie du réchauffement dû à d'autres facteurs que l'activité humaine, vous pensez aussi que les démonstrations scientifiques des liens entre l'activité humaine et le réchauffement sont alarmistes et déstabilisants pour notre économie. Par contre, vous affirmerez que les changements climatiques nous forceront à nous adapter, à changer nos pratiques agricoles et certaines habitudes de vie. Quelques régions profiteront du changement grâce à un meilleur rendement agricole ou forestier et une valorisation des ressources en eau potable. Pour la plupart des autres régions, l'adaptation sera beaucoup plus difficile. Peut-être êtes vous ouvert à certaines formes de coopération internationale pour aider les régions les plus touchées, mais ce qui importe avant tout, c'est que toute réduction à notre croissance ou à nos habitudes de consommation ne sont pas nécessaires puisque l'activité humaine n'est pas reliée au réchauffement.

    Si vous êtes un partisan du réchauffement dû à l'activité humaine, vous pensez que les dégats sont déjà très graves et que la situation continuera à ce dégrader à moins que l'humanité n'agisse. Peut-être cherchez vous comment vous pourriez contribuer personnellement aux réductions de GES, mais tout se qu'on vous propose s'applique mal à votre situation. Alors, vous souhaitez plutôt que les solutions viennent des gouvernements et vous déplorez leur inaction et dénoncez même l'hypocrisie de leurs politiques. Peut-être avez-vous déjà réduit certains aspects de votre consommation d'énergie et incitez-vous vos proches à suivre votre exemple.

    Je suis du troisième camp car il nous oblige à débattre de notre style de vie. Même si le réchauffement se révélait un phénomène ponctuel qui ne durera que quelques années, même si l'activité humaine n'était pas en cause dans le cycle de réchauffement qui débute, l'humanité ne peut continuer à croître en permettant à certains pays de dilapider les ressources planétaires au détriment des autres. La croissance économique occidentale ne pourra être soutenue encore bien longtemps. Les ressources énergétiques renouvelables sont limitées, les non renouvelables s'épuisent. La croissance des ressources agricoles se fait au détriment des milieux naturels sans évaluer la richesse biologique que nous perdons ainsi. Nous devons débattre de la remise en question de notre train de vie dans un contexte plus large que celui du réchauffement climatique. »

  • Monique Lapierre
    Abonnée
    dimanche 8 avril 2007 16h00
    Il ne nous reste que l'utopie
    « La seule solution: la décroissance ou c'est l'inéluctable continuation de notre auto-destruction, nous les humains de la terre. Ou moins radicalement: le développement durable...? Accéléré par la mobilisation de volontés politiques fortes?..
    Oui.....il ne nous reste que l'utopie.
    Monique Lapierre »

  • Serge Bédard
    Inscrit
    dimanche 8 avril 2007 22h30
    Phénomène naturel ? "Inconcevable". Ah, bon ?
    « L'histoire est une science beaucoup plus avancée que la climatologie et souvent plus utile pour comprendre.

    Durant une grande partie du Moyen-Âge, le climat est plus chaud que maintenant. Par exemple, le Groenland est verdoyant lorsque Érik le Rouge et ses Vikings le découvrent en 982, et ils le colonisent et le cultivent. Groenland signifie Terre Verte. Comment est-ce possible, les gaz à effet de serre (GES) d'origine humaine étant nuls ? « Euh, phénomène naturel », nous répond-on.

    De 1350 à 1850 : période de refroidissement appelée « Petit Âge Glaciaire ». Par exemple, la Tamise, la Seine, les canaux de Hollande, Hudson River gèlent l'hiver. Le Groenland se recouvre de glaces et se dépeuple. « Phénomène naturel ».

    Du début du XXième siècle jusqu'à 1940 : réchauffement du même ordre que celui de la fin du XXième siècle (+ 0,15 C par décennie). Comment est-ce possible, les GES d'origine humaine étant très faibles ? « Euh, phénomène naturel ».

    De 1941 à 1977 : refroidissement. On prédit même dans des revues, des journaux et des livres la venue d'une ère de refroidissement catastrophique. Comment est-ce possible, les GES d'origine humaine étant en forte hausse ? « Euh, phénomène naturel ».

    De 1978 à 1998 : réchauffement du même ordre que celui du début du XXième siècle. Donc, comme toujours, phénomène naturel ? « Inconcevable ». Ah, bon ?

    De 1999 à 2006 : la température moyenne annuelle est toujours inférieure à celle de 1998. Fin du réchauffement ? En tout cas, il piétine.

    Par ailleurs, Mars, Jupiter, Saturne et Vénus se réchauffent présentement. « Phénomène naturel ».

    Alors, le réchauffement récent de la Terre : phénomène naturel aussi ? « Inconcevable ». Ah, bon ?

    À moins qu'il y ait sur ces planètes des êtres qui conduisent des Hummer et exploitent des usines ? Le réchauffement de ces planètes prouverait-il l'existence des extra-terrestres ? »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    lundi 9 avril 2007 07h20
    Ayoe tu me fais mal à mon coeur d'animal!
    « Très célèbres paroles d'une chanson de Gerry Boulet qui deviendront de plus en plus vraies dans le proche avenir, au fur et à mesure que les espèces animales disparaîtront. »

  • Gilles Dussault
    Abonné
    lundi 9 avril 2007 08h29
    Et Darwin?
    « A-t-on oublié Darwin? La vie a choisi d'évoluer par la sélection naturelle: la survie du plus apte l'élimination du moins apte. Se peut-il que nous produisions trop de gaz à effet de serre parce que nous sommes trop nombreux? Est-il possible à la vie de se poursuivre sur cette planète dans le contexte de la domination totale d'une seule espèce sur toutes les autres? Par notre technologie nous nous sommes rendu apte à vivre et même dominer dans pratiquement tous les environnements de la planète. Se peut-il qu'en proliférant sans les contraintes de la sélection naturelle nous fragilisions la survie de l'espèce elle-même?
    Le GIEC nous sert une encyclopédie de données techniques,
    mais les a-t-on vraiment digérer et assimiler dans une synthèse réfléchie et signifiante?
    On propose de diminuer les gaz à effet de serre, en diminuant notre gaspillage, bravo. Mais y a-t-il quelqu'un qui crois que se sera suffisant? Une majorité d'humains habite dans des pays émergeant dont le développement est une nécessité absolue. Chaque individus ou groupe (pays) vont continuer à défendre leur survie et leur développement sur une base individuelle, n'est-ce pas là la base même de l'évolution de la vie? La survie d'une espèce ne sera-t-elle pas toujours mis en danger sans l'épuration de la sélection naturelle? »

  • Marie Nadine LeCorre
    Inscrite
    lundi 9 avril 2007 08h54
    C'est si facile!
    « L'humain peut préfèrer prendre ce qui fait son affaire dans l'information et ne pas tenir compte du reste. Le captitalisme en fait de plus en plus un être vicieux. Nier la dégradation du milieu dans lequel on vit actuellement c'est comme ne pas voir que le plafond coule dans sa maison. On peut mettre des seaux. On peut regarder de l'autre bord. On peut passer des heures à se demander si c'est dû au bardeau qu'on a choisi, au papier,..., au beau-frère. Reste que ça coule pareil. La dégradation du milieu dans lequel on vit est indéniable. On en abuse de nos ressources et parce que beaucoup de gens ne veulent pas croire çcela, parcequ'ils ne veulent pas changer leur style de vie ou à tout le moins le questionner, ben, le futur leur fournira de plus en plus de tristes exemples pour les persuader d'y réfléchir à nouveau. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 16h41
    Quand le Réchauffement jette surtout un grand froid...
    « Le réchauffement climatique, en soi, n'est vraiment dramatique que dans la mesure où, concentré, compressé dans le temps par notre très grand faute et notre impuissance collective, il est en train de se déployer sous nos yeux, dans le sillage de la Révolution industrielle, cette immense fuite en avant qui s'imaginait pouvoir tout contrôler sur son passage à vide et surtout, s'auto-réguler grâce au Marché-Providence, alors qu'elle ne peut pas du tout maîtriser Dame Nature et ses caprices cataclysmiques, tout cela sur une bien trop courte période de 150-200 ans, au lieu de s'étaler sur quelque 20 000 ans comme dans les cycles interglacières que notre planète a connu depuis toujours, soit des 25 C à la grandeur de la Terre, avec zéro neige ou glace, et climat tropical très humide, généralisé : les mammifères prospéraient alors, de même que nous, hominidés. Où est donc l'erreur? Dans le caractère rigide à moyen terme du Capitalisme financier dont la plupart des grands gagnants se retrouveront aux premières loges dans leur richissimes villas de bord de mer qui risquent d'être inondées sous 5 mètres d'océan! Enfin bref, l'Humanité a toujours subit les grands changements climatiques et maintenant voici qu'ils sont empirés avec le temps de manière flagrante, par la déraison intrinsèque d'un système social et économique qui se croit omnipotent au point où il pense maintenant pouvoir ralentir le Titanic de son dérèglement climatique en prêtant le flanc de la décroissance qui serait encore plus catastrophique pour nous, petit peuple, plutôt que de foncer droit devant l'iceberg de cette évidence comme pour mieux en prendre conscience de plein fouet et profiter de l'impact pour MUER définitivement dans la bonne direction à très long terme, soit la coopération et l'émulation comme base de notre développement enfin durable, par opposition à la compétition délirante et forcenée des fachos-corporatistes d'extrême droite qui ont mis le Capital dans le fond de leurs poches trouées en nous précipitant tous à notre propre perte globale! »

  • Jean Marceau
    Abonné
    lundi 9 avril 2007 17h15
    un bon moyen d'utiliser le CO2
    « Avez-vous pensé que le plus grand utilisateur de CO2 , c'est la végétation composée de l'ensemble arbres feuillus et plus particulièrement les forets tropicales ; en effet, la photosynthèse transforme le CO2 en O2 et H2O... donc....

    Ce sont plus les gaz indusdtriels qui font effets de serre... et qu'il faut diminuer et çà presse... »

  • Jean Préfontaine
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 17h55
    M. Jacques Noel, je prie pour vous..!
    « Je viens de prendre connaissance des commentaires de M. Jacques Noel à propos de l'article très intéressant de Louis-Gilles Francoeur.

    Mon cher M. Noel, je prie pour vous. Je prie pour que la lumière vienne en vous. Je prie pour que vous réalisiez sur quelle planète vous êtes et que vous saisissiez la beauté de chaque être vivant, flore comme faune, qui vous entoure.

    Je vous envoi de l'amour car vous en aurez besoin pour aimer et comprendre à votre tour la beauté du monde qui vous entoure.

    umbriel2010@hotmail.com »

  • Samuel Prince
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 12h29
    On joue aux aprentis sorciers avec la planète.
    « Après toutes les recherches des scientifiques, est-ce qu'on est vraiment capable de dire ce qui va se passer? Le modèle des scientifiques est peut-être basé sur les données qu'ils ont depuis plusieurs années. Mais si on change les comportements de notre planète et qu'on utilise des nouvelles technologies comme le disent les États-Unis, il faut savoir les impacts que cela va avoir! Le modèle qu'ils ont prédit va encore changer et changer. En ce moment, les humains utilisent la planète comme un laboratoire en sachant pas trop ce qui va arriver. On essai cela, on essai ceci, essai, erreur... Le résulta est toujours désastreux et nous sommes dans un cercle vicieux. Personne ne dit rien parce qu'il ne sont pas asser informé sur le sujet et que il y a juste les scientifiques qui savent la vérité. La dernière façon de régler le problème est politiquement, il faut arrêter de pensser à ce fier a l'État et aux pouvoirs politiques. Le comportement humain est à changer. Quand c'est rendu que la superpuissance, les États-Unis disent qu'ils vont pensser à faire quelque chose quand il sera temps. Ils n'agissent pas pareil quand on parle de pétrole. Ils se lancent en guerre pour avoir le pétrole, ils l'utilisent, et vont en subir les conséquences. Quand on crache dans les airs, ça fini toujours pas nous retomber dessus. Avant de parler de futur, parlons-donc des VRAIES choses du présents »

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