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Réchauffement du climat - Passer à l'action, mais comment?

Louis-Gilles Francoeur   7 avril 2007  Société
«Un des grands drames que pointe le rapport du GIEC, dit Steven Guilbeault, de Greenpeace Québec, c’est notre abandon des pays en développement à leur terrible sort.»
Photo : Agence Reuters
«Un des grands drames que pointe le rapport du GIEC, dit Steven Guilbeault, de Greenpeace Québec, c’est notre abandon des pays en développement à leur terrible sort.»
Dans les heures qui ont suivi la publication du deuxième volet du quatrième rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), la planète semblait faire consensus pour passer à l'action. Mais il n'y avait toujours pas consensus sur les moyens d'y arriver...
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  • Normand Roy
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 07h42
    À qui faire confiance?
    « Peut-on sincèrement croire que les chefs d'états et leurs amis de la finance vont sauver notre terre quand ce sont eux qui, par leur logique de développement, sont grandement responsables de la détérioration des éco-systèmes. Si nous sommes rendus à un point de non retour, je pense que c'est notre mode de vie et nos valeurs qu'il faut questionner. Et ce sont les citoyens qui doivent prendre en main ce changement de perception. Je trouve aberrant de continuer l'évolution de l'humanité principalement par le biais de la rentabilité économique, celle-ci faisant fi de toutes traditions ou valeurs d'entraide et de partage. Ce changement radical nécessaire vient déranger ceux qui possèdent le pouvoir et qui nous ont suggéré un mode de vie qui n'a plus sa raison d'être aujourd'hui. On pourrait éduquer et voter des lois pour interdire les véhicules énergivores, développer des modes de transport moins gourmand, empêcher, par exemple, que nos produits de consommation fassent de milliers de kilomètres avant d'arriver dans nos assiettes et encourager l'achat local, ect. Mais on ne le fait parce que ça vient heurter notre économie de libre échange et de mondialisation qui a fait jusqu'ici le bonheur des banquiers. Pendant ce temps nous attendons qu'un chef d'entreprise nous sauve avec "une solution économiquement rentable". »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 10h45
    Trop tard ?
    « Il semble bien que l'humanité n'aura pas le temps de devenir humaine. Quelques membres de l'espèce pour qui s'enrichir est la seule motivation à vivre en décidnet quotidiennement autrement.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 12h29
    Concensus connait pas
    « Équiterre et tous ses frères et soeurs des mouvement dse pression ont toujours réchauffé médiatiquement le discours et pour cause.

    Ici au Canada, l'objectif ultime est de domestiquer les exploitations pétrolières de l'ouest, principales pollueuses canadiennes. Le gouvernement est pris entre l'arbre et l'écorce et marche à pas feutré.

    Comment dompter la principale siource de richesse sans nuire à l'économie et comment obtenir des résultats probants sans s'aliéener les environnementalistes qui veulent accélérer la cadence. L'on veut que le gouvernement y consacre 200 milliards pour respecter les échéances de Kyoto. Impossibilité budgétaire et trop courte échéance.Et si le GIEC se trompait de cible. Et comment 35 pays seront amener à régler celui de 196 ans tout en étant les seuls à payer la note. On vient de constater que le phénomène risque de toucher les pays les plus puvres encore plus durement. Est-on en train de nous conditionner à transférer des sommes faramineuses vers ces pays ?

    La mondialisation du problème dans le rapport du GIEC nous démontre que le problème dépasse l'humain et que c'est à l'humain à s'adapter comme il l'a toujours fait depuis des millénaires.

    Que l'on veuille nous faire accroîre que l'humain est le principal coupable est une hérésie comme quand les scientifiques croyaient en concensus que la terre était plate. En fait, un concensus scientifique est ce possible ? On peut parler de convergence de certains rapports mais depuis quand des savants édulcolorent leur rapports pour satisfaire les politiciens qui les engagent et leur donnent des subventions gargantuesques. Car c'est ca qu'est l'essence du GIEC, des savants au service des politiciens de l'ONU. Et que dire de plusieurs études contradictoires.

    Dans l'édition du 30 janvier 2007 de la revue Eos, publiée par l'American Geophysical Union (AGU), Gerald Stanhill jette un pavé dans la mare. Ce chercheur à l'Institut du sol, de l'eau et de l'environnement (Bet Dagan, Israël) est l'auteur de nombreux papiers sur la question. Il remet directement en question le fonctionnement du GIEC et la nature du consensus climatique actuel.

    Voici quelques extraits de son texte :

    « Cela fait maintenant 30 ans que le premier article attirant l'attention sur une large réduction du rayonnement à ondes courtes a été publié (...). Cette découverte a été suivie de plus de 70 autres articles (...)

    « Aucune référence à ces travaux n'est apparue dans les trois rapports massifs publiés par le GIEC au cours des 15 dernières années. Cette omission est surprenante au vu des conséquences pratiques importantes des changements d'insolation de surface et de leur signification théorique pour le changement climatique. Ces conséquences tiennent au rôle prédominant de l'énergie solaire dans les cycles de l'eau, du carbone et de l'atmosphère. (...)

    « Cette omission de référence à ces changements dans les rapports du GIEC amène à se poser la question de la confiance que l'on peut placer dans un système de consensus scientifique imposé par le haut (top-down) qui ignore un élément aussi majeur et significatif dans le changement climatique.

    « Une autre question, plus fondamentale, est de savoir si notre compréhension du changement climatique est actuellement suffisante pour produire une vue consensuelle utile. Le changement climatique est-il une science ou une trans-science, posant des questions dans le langage de la science, mais qui sont au-delà de sa capacité actuelle à répondre ? ».

    Et les victimes du concensus se multiplient.

    George Taylor est climatologue d'Etat (un poste administratif) dans l'Oregon, il est apprécié par ses pairs et il a été élu deux fois dans le passé au poste de président de l'Association américaine des climatologues d'Etat.

    Mais voilà ce problème : cet homme - dont il est difficile de nier qu'il est un "spécialiste du climat" - remet en cause les conclusions du GIEC et affirme: "La plupart des changements climatiques que nous avons constatés pour le moment sont le résultat de variations naturelles".

    Conséquence: le gouverneur de l'Oregon, Ted Kulongoski, menace de retirer à Taylor son titre, car il estime que ses déclarations sont en contradiction avec la politique de l'Etat visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Un autre climatologue d'Etat (Delaware), David Legates, subit actuellement des pressions comparables pour avoir lui aussi remis en cause les conclusions du rapport GIEC 2007.

    Le consensus se fabrique d'autant mieux que l'on menace les carrières et les réputations des récalcitrants, comme Richard Lindzen l'avait déjà dénoncé.

    La farce de la climatologie politique était déjà grotesque. Elle devient odieuse.

    Dans sa chronique de l'Express, Claude Allègre, prix Crawford, médaille d'or du CNRS et ancien ministre de la Recherche a exprimé son scepticisme sur les causes du réchauffement climatique. Mal lui en a pris, puisqu'il s'est attiré les foudres de climatologues de renom alertés par la vigilance d'un journaliste (Sylvestre Huet). Hélas, ceux qui se sont posés en défenseur de l'exactitude scientifique dans cette affaire ont omis de rappeler deux ou trois vérités à leurs concitoyens. Sous couvert de corriger Claude Allègre, le processus d'étouffement systématique de la raison critique poursuit donc son oeuvre dans le domaine climatique. Mais comme nos lecteurs le savent, les faits sont heureusement plus têtus que les modèles. Et on parle encore de concensus.

    Dans le même et dernier numéro des Geophysical Research Letters, deux études à base de modèles suggèrent que le réchauffement 2100 pourrait être un peu plus élevé que prévu, trois autres montrent que les conséquences du réchauffement global sur l'acidité et la salinité océaniques, la sécheresse aux Etats-Unis et l'intensité cyclonique sont minimes, positives ou nulles. Les deux premières études sont commentées partout (ou presque), les trois autres nulle part (ou presque). Et tout le monde de conclure dès lors, à commencer par le public peu informé, qu'il existe un "large consensus" sur la "gravité des bouleversements climatiques en cours". Quand la propagande remplace l'information...

    un autre mythe contredit

    Depuis 1979, le Global Precipitation Climatology Project surveille les précipitations de manière continue et globale, par la collecte et la comparaison des données de plusieurs satellites, et leur vérification par relevés in situ. Les premières données viennent de tomber : pas d'augmentation globale et moyenne des précipitations sur les 26 dernières années. Le contraire de ce que prévoyaient les modèles climatiques du GIEC.

    Dans son résumé à l'intention des décideurs, le GIEC (2001) notait : "Les changements concernant le niveau de la mer, la couverture neigeuse, la superficie des glaces et les précipitations sont révélateurs d'un réchauffement du climat près de la surface de la terre. Ces changements incluent, par exemple, un cycle hydrologique plus actif avec augmentation des fortes précipitations et des modifications des profils des précipitations..."

    Une nouvelle recherche de Smith et al., parue dans les Geophysical Research Letters, vient d'apporter des données plus précises, quoique plus limitées dans le temps. Elles résultent du Global Precipitation Climatology Project, qui a l'avantage de surveiller les précipitations de manière continue et globale, par la collecte et la comparaison des données de plusieurs satellites, et leur vérification par relevés in situ.

    Petit problème : cette étude a priori plus exacte que les précédentes ne trouve aucune tendance globale significative sur la période 1979-2004.

    Bref : la variabilité des précipitations est surtout associée à El Niño, on trouve une tendance vers un peu plus de précipitations sur les mers tropicales des océans Pacifique et Indien, vers un peu moins de précipitations ailleurs. Le changement global sur la période concernée est à peu près nul. Rien dans cela ne ressemble donc pour l'instant aux prédictions régionales et globales du GIEC. Le GIEC est encore contredit...

    Et puis la joute de hockey tourne au vinaigre

    La « crosse de hockey », c'est cette étrange courbe des températures du dernier millénaire publiée dans le rapport 2001 du GIEC et due à l'équipe de Michael Mann. Elle est remarquablement stable pendant 850 ans, et s'élève brusquement avec l'ère industrielle. Abondamment critiquée depuis, la courbe de Mann est devenue l'objet d'une violente querelle scientifique. Trois auteurs de l'équipe de hockey (Wahl, Ritson, Ammann) viennent de voler au secours de Mann dans Science, en critiquant les travaux de l'équipe adverse (en l'occurrence, Von Storch, Zorita et 3 co-auteurs). Commentaires et résultats de ce nouveau match, montrant que la climatologie est devenue à sa manière un sport de combat en terrain glissant...

    En 2004, Von Storch et al. ont publié dans Science une critique de ce travail de Mann et al. 1998 (Von Storch 2004).

    Dans le dernier numéro de Science, Wahl, Ritson et Ammann (dont deux ont été par ailleurs co-auteurs de Mann ou de Bradley) publient une critique du travail de Von Storch et al (Wahl 2006). L'argument principal est le suivant : Von Storch et al. ont utilisé des données « sans tendances » (detrended), c'est-à-dire avec une variabilité année par année non rapportée à leur pertinence climatique, alors que Mann et al. 1998 n'avait pas utilisé cette méthode.

    La méthode de Mann 98 reste critiquable sur le fond. « La calibration et la validation de toute méthode statistique utilisant des données non détachées de tendances sont dangereuses, car les tendances non climatiques sont alors interprétées comme des signaux climatiques ». (Ce qui a déjà été souligné ailleurs, avec l'utilisation par Mann et al. de certains anneaux de croissance connus pour leur forte évolution au XXe siècle.)

    En 2001, le GIEC a repris une courbe alors récente (Mann et al. 1999) qui faisait disparaître les amplitudes thermiques des 1000 dernières années (amplitudes connues sous le nom d'Optimum médiéval et Petit Age Glaciaire) et montrait une forte hausse des températures concentrée sur le XXe siècle. Il s'agissait d'une double erreur méthodologique : l'auteur principal du GIEC sur ce thème était aussi l'auteur du travail concerné ; la reconstruction, très récente, n'avait pas eu le temps d'être critiquée par la communauté scientifique.

    - Depuis 2001, plusieurs erreurs ont été relévées dans la méthodlogie de cette courbe en crosse de hockey, certaines étant déjà reconnues par ses auteurs, d'autres étant encore en débat. Par ailleurs, d'autres reconstructions utilisant d'autres proxies n'ont pas retrouvé les mêmes résultats, et indiquent au contraire que les températures du dernier millénaire ont connu des hausses et des baisses séculaires assez fortes.

    - L'enjeu de ces reconstructions n'est pas de savoir si « 1998 a été l'année la plus chaude du millénaire », comme on tente aujourd'hui de le faire croire de manière mensongère à seule fin de neutraliser le débat. Il s'agit essentiellement de savoir, indépendamment des « records » médiatiques de quelques dixièmes de degré celsius, si le climat terrestre a présenté une variabilité naturelle forte avant l'ère industrielle. Les erreurs relevées dans Mann 1998 et 1999, ainsi que les autres reconstructions totalement indépendantes de Mann et de ses co-équipiers, indiquent que la réponse est probablement positive.

    - La manière dont le GIEC rendra compte de ces questions dans son prochain rapport 2007 sera un test d'objectivité (parmi d'autres). Les experts doivent signaler que la courbe présentée en bonne place voici 5 ans dans leur résumé des décideurs et dans leur résumé scientifique fait désormais l'objet d'un débat important et ne peut plus être considérée comme représentative du climat passé. S'ils ne le font pas, le GIEC perdra un peu plus de sa crédibilité scientifique, déjà bien entamée par son souci d'efficacité politique et médiatique. Le concensus scientifique est encore écorché.

    UN DÉBAT MÉDIATIQUE OU CLIMATIQUE ?

    Richard Lindzen est un spécialiste de l'atmosphère, titulaire de la chaire Alfred Sloan de météorologie au MIT. Il a démissionné du GIEC en 2001, considérant que les comptes rendus de cet organisme ne reflétaient plus la réalité des connaissances scientifiques, au moins pour sa partie (la validité des modèles océan-atmosphère). Dans une récente tribune du Wall Street Journal (12 avril 2006), il constate l'état de plus en déplorable du débat climatique.

    "Comment un petit degré à peine discernable de réchauffement depuis la fin du XIXe siècle peut-il être ainsi publiquement désigné comme le responsable des récentes catastrophes ?", se demande Lindzen. Il propose une première réponse assez simple : certains y ont grand intérêt. L'alarmisme nourrit le discours des politiques, qui nourrissent en retour les alarmistes. Les fonds fédéraux alloués chaque année à la recherche climatologique aux États-Unis atteignent 1,7 milliard de dollars contre quelques centaines de millions voici 15 ans. Cette somme est un peu plus considérable que les mannes du fameux « lobby pétrolier ».

    Mais ces manoeuvres masquent des distorsions autrement plus graves du débat. "Les chercheurs qui refusent l'alarmisme voient leurs subventions disparaître, leur travail décrié et ils sont qualifiés de suppôts de l'industrie, de piètres scientifiques ou pire encore." Pas étonnant dans ces conditions que "les mensonges à propos du changement climatique gagnent en crédibilité alors même qu'ils contredisent de plein fouet la science qui est leur fondement supposé". Alors que les modèles alarmistes eux-mêmes prévoient une diminution de l'amplitude thermique tropiques-pôles et un surcroît d'humidité, on affirme sans sourciller que les tempêtes tropicales vont très probablement dévaster ce monde coupable dans les prochaines décennies. C'est-à-dire que l'on n'hésite même plus à se contredire entre les attendus et les conclusions, pourvu que ces dernières flattent le public dans le sens du poil hérissé par la catastrophe à venir.

    Mais le champ de bataille climatique n'est pas qu'une guerre de mots. Lindzen rappelle les mises à l'écart de Henk Tennekes (Pays-Bas), d'Aksel Winn-Nielsen (WMO-OMM), d'Alfonso Sutera et Antonio Speranza (Italie)... tous climatologues respectés mais tous coupables d'avoir émis de sérieux doutes sur le nouveau catéchisme du réchauffement.

    Après tout, les alarmistes finiront peut-être par avoir raison, faute de combattants en face d'eux. "Seuls les scientifiques âgés peuvent désormais se dresser face à la tempête alarmiste", conclut amèrement Lindzen. Ceux qui commencent leur carrière ont un choix assez simple entre le conformisme réchauffeur ou la fraîcheur d'un placard.

    Bien sûr, les croyants du mythe du réchauffement et fidèles de l'église du GIEC lisant ces lignes considéreront sans doute que Lindzen exagère. Qu'il est animé par la rancoeur ou l'aigreur. Voire qu'il manipule le public au profit d'intérêts cachés. Qu'ils méditent pourtant ceci : dans l'histoire récente de la science, c'est la première fois qu'un spécialiste reconnu en vient ainsi à tirer la sonnette d'alarme sur la médiocrité scientifique croissante de sa propre discipline. Et cela, on ne peut plus faire semblant de l'ignorer.

    ET SI DES ASPECTS AVAIENT ÉTÉ OUBLIÉS PAR LE GIEC

    Un chercheur vient de montrer que les grandes villes mexicaines se réchauffent plus vite que les villes moyennes (0,2°C / décennie), confirmant à nouveau le rôle des îlots de chaleur urbains dans la hausse des températures depuis un siècle.

    E. Jauregui a analysé l'évolution des températures minimales moyennes dans 14 stations du pays, 7 situées dans des zones à plus d'un million d'habitants, 7 dans des villes de 125.000 à 700.000 habitants. La hausse constatée entre 1950 et 1990 a été de 0,57°C/décennie dans les premières, de 0,37°C/décennie dans les secondes. D'une part, ces deux chiffres se situent très largement au-delà des estimations moyennes de hausse pour la même période (0,07°C/décennie). D'autre part, on constate une différence d'ampitude de 0,2°C/décennie entre les villes moyennes et les grandes villes.
    Rappelons que:
    - l'îlot de chaleur urbain (ICU), c'est-à-dire la hausse des températures spécifiquement due à l'environnement urbain, a été documenté partout dans le monde et déjà constaté dans des villages de moins de 1000 habitants ;
    - la population mondiale est passée de 1,55 à 6,07 milliards d'habitants entre 1900 et 2000, les trois-quarts de cette croissance s'étant concentrés dans les villes ;
    - l'essentiel du réseau météorologique mondial de mesure des températures de surface est localisé dans les villes ou à leur périphérie immédiate ;
    - malgré cela, le GIEC (2001) estime que la part urbaine du réchauffement récent est infime ou nulle (≤ 0,05°C par siècle). Oui le GIEC a écarté toutes ces études du revers de la main.

    Depuis quelques mois, une polémique fait rage outre-Atlantique. James hansen, directeur du NASA Goddard Institute for Space Studies (NGISS), accuse l'administration Bush de le censurer.

    Le plus étonnant dans cette affaire de « censure » est que James Hansen est bien loin d'être le plus catastrophiste des climatologues. Dans un papier récente de synthès et de vulgarisation de sa position, il considère par exemple les prévisions du GIEC comme excessivement alarmistes et sa propre estimation du forçage radiatif pour 2050 (1 W/m2) est de moitié inférieure aux estimations courantes (et quatre fois moins élevée que les prévisions les plus hautes) (Hansen 2004).

    Autre papier plus récent du même Hansen, paru cette fois dans Science en 2005. Dans ce papier, le climatologue et son équipe affirment que la sensibilité du climat est de 0,75°C +/- 0,25°C per W/m2, que l'excédent actuel est de 0,85 W/m2 et que l'on peut s'attendre à un réchauffement de 0,6°C (sur la base de l'état actuel de l'atmosphère, tous forçages radiatifs confondus). Cela confirme selon les chercheurs le risque désormais inévitable de fonte d'une partie des glaciers et des banquises. Soit. Toujours est-il que les 0,6°C en question sont assez loin d'autres estimations catatrophistes. (Pas de contresens : 0,6°C n'est pas une précision de réchauffement pour telle ou telle date, mais le potentiel estimé de réchauffement actuel compte tenu du bilan des échanges radiatifs depuis 1880). Cela signifie concrètement que 200 ans d'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmopshère depuis le début de la Révolution industrielle ne représentent qu'une part (non précisée exactement) de 0,6°C. Conclusion : les esprits se sont encore réchauffés pour pas grand chose.

    Une récente étude d'Eric Rignot a fait état d'une accélération récente et importante de la fonte de la calotte groenlandaise, et donc de la hausse du niveau des mers. Mais ce nouveau travail est en contradiction avec trois autres recherches publiées voici quelques mois, qui obtiennent un résultat inverse. Si les scientifiques débattent encore, les médias ont bien sûr tranché en faveur des informations les plus catastrophistes. Celles qui font vendre... Concensus où es-tu !!!

    Vous ne connaissez pas Nir Shaviv ? C'est peu surprenant. Ce jeune chercheur israélien de 35 ans, travaillant à l'Université de Jérusalem, conteste la théorie du réchauffement anthropique et suggère d'approfondir l'influence du rayonnement cosmique dans la variabilité de notre climat. Une hypothèse évidemment sacrilège à l'âge du carbocentrisme triomphant. Un bel exemple de courage dans la défense de ses convictions scientifiques.

    Initialement convaincu de l'influence prépondérante du CO2 dans le réchauffement climatique actuel, Nir Shaviv a repris les arguments du GIEC. En constatant d'abord que, contrairement à l'idée universellement répandue, l'hypothèse anthropogénique restait une suggestion, commode certes, mais non une évidence. Ensuite, en se fondant toujours sur les publications de cet organisme, Nir Shaviv constate que l'on ne connaît ni l'amplitude des forçages anthropiques et de leurs rétroactions (tous mécanismes confondus), ni même son signe (± 0,8 W/m2) !

    Concernant la relation entre la teneur en CO2 de l'atmosphère et la température, la simple comparaison de la courbe de croissance régulière du CO2 de l'atmosphère avec celle des températures permet d'émettre un doute sérieux sur la solidité de la corrélation. Nir Shaviv devient alors sceptique. Le CO2 aurait-il choisi comme premier facteur causal du réchauffement parce que c'était le seul candidat connu ?

    Les conclusions de ses travaux sont précises : il indique qu'au cours du siècle écoulé, la variation du rayonnement cosmique reçu par la Terre a contribué à une élévation de température de 0,47 ±0,19 °K, le reste pouvant être attribué à des causes anthropiques. (Rappelons que la variation totale constatée sur le siècle est de 0,6 ± 0,2 °K). Autrement dit, l'influence des différents gaz à effet de serre d'origine anthropique sur la température du globe terrestre paraît minime par rapport à celle du couplage rayonnement solaire / rayonnement cosmique.

    Nir Shaviv explique les variations observées au cours des dernières années par les variations de l'activité solaire : le vent solaire résultant de cette activité module le flux du rayonnement cosmique qui influence à son tour l'ionisation troposphérique. Il a publié ses conclusions dans un article du Journal of Geophysical Research (Shaviv 2005).

    L'armada du GIEC donne l'artillerie lourde

    Naturellement, la remise en cause de l'influence prépondérante du CO2 d'origine anthropique sur la température lui a valu les foudres de plusieurs représentants « orthodoxes » de la communauté scientifique. Stefan Rahmstorf ( Potsdam Institute for Climate Impact Research, Allemagne), connu pour son militantisme « anthropogénique », a réuni 10 autres chercheurs membre du GIEC et publié sous leur signature commune un démenti abondant aux allégations de Shaviv. L'affaire était sérieuse, car les arguments paraissaient convaincants. L'armada du GIEC a donc fait donner l'artillerie lourde...

    Nir Shaviv a repris un à un les arguments de Stephan Rahmstorf et les a retournés calmement contre ses détracteurs, relevant au passage qu'ils ne sont pas vraiment spécialistes des domaines dont ils discutent. On trouvera ici la teneur de ces débats.

    Un autre détracteur, qualifié par Shaviv lui-même de « plus scientifique » (c'est-à-dire peut-être moins politique), Dana L. Royer (Department of Geosciences and Institutes of the Environment, Pennsylvania State University), a lui aussi contesté les conclusions de Nir Shaviv, en introduisant un nouveau facteur correctif dans l'argumentation « officielle » sur le lien CO2 - paléoclimat : la diminution du pH de l'eau de mer induite par la teneur atmosphérique en CO2 rendrait la courbe dite GEOCARB III, représentant la teneur en CO2 de l'atmosphère, plus conforme à l'évolution des températures de la période du Phanérozoïque. Nouveau débat technique. Nir Shaviv montre que la correction apportée par Royer et al. ne tient pas compte de l'effet de la formation d'importantes quantités de glaces de mer durant certaines périodes du Phanérozoïque. De plus, pour être applicables, ces corrections supposent une température de l'eau élevée, incompatible avec les périodes de glaciation.

    Nir Shaviv a donc répliqué à chacun de ses critiques et campe fermement sur ses positions. On ne peut qu'admirer ici la détermination de ce jeune chercheur qui n'hésite pas à se fermer sans doute durablement les portes des revues scientifiques les plus en vue pour défendre ce qu'il croit être - et il a de solides raisons pour le croire - la vérité scientifique. Encore là, le GIEC a été contredit, son concensus s'effrite...

    LE SOLEIL EST-IL PLUS COUPABLE QUE L'HUMAIN ?

    Une étude sur huit proxies bien répartis sur toutes les latitudes (pôle-équateur-pôle) montre que les variations atmosphériques et hydrologiques des deux derniers millénaires sont corrélées aux évolutions du soleil, et cela à l'échelle globale. Les variations des gaz à effet de serre ou des aérosols volcaniques sont en revanche sans effet notable sur l'évolution climatique de cette période. Une pièce supplémentaire dans le dossier déjà riche de l'influence prépondérante du soleil sur le climat terrestre.

    Les variations de ces proxies ont été analysées sur les 2000 dernières années, et comparées aux variations des gaz à effet de serre (taux de CO2 et CH4 dans les bulles d'air des forages), des éruptions volcaniques (taux de SO4 dans les dépôts des forages) ainsi qu'à celles de l'irradiance solaire (évaluée par le beryllium 10 et le carbone 14).

    Les auteurs parviennent à deux conclusions.

    D'abord, les proxies co-varient dans les périodes de l'Optimum Médiéval (OM) et du Petit Age Glaciaire (PAG), ce qui tend à indiquer ces deux événements ont bien été des phénomènes climatiques globaux, et non limités à l'Hémisphère Nord ou à la zone Atlantique. L'association est particulièrement marquée pour le PAG.

    Ensuite, le facteur de premier ordre expliquant les variations des proxies est le forçage solaire. Six des huit proxies montrent une claire association entre la variabilité solaire (évaluée par C14) et la variabilité atmosphérique-hydrologique à l'échelle globale (schéma ci-dessous). Les deux autres (spéléothème africain et bassin centre-américain de Cariaco) suivent les structures générales, mais avec une plus forte variabilité.

    En revanche, ni les évolutions des gaz à effet de serre ni celles des aérosols volcaniques ne montrent d'association avec les variables étudiées.

    Conclusion : les variations d'irradiance et d'insolation sont les premiers facteurs de la variabilité climatique au cours des 2000 dernières années. Elles n'influencent pas seulement les températures, mais également la circulation générale atmosphérique et le régime des précipitations. Le Petit Age Glaciaire a été une réalité à l'échelle de la planète et l'actuel réchauffement moderne en est l'issue, probablement initiée par une hausse de l'activité solaire à compter du XIXe siècle.

    Référence
    Maasch K.A. et al. (2005), A 2000-year context for modern climate change, Geografiska Annaler, 87a, 7-15.

    On affirme souvent que le seul trait caractéristique de l'époque moderne est l'augmentation sans précédent de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre. Et on en déduit que le réchauffement récent est très probablement dû à ces gaz. Les travaux paléoclimatiques sur les tâches solaires montrent que notre époque présente au moins une autre caractéristique exceptionnelle : une activité magnétique et thermique du soleil sans précédent depuis le début du Holocène, voici 10.000 ans.

    Les effets du soleil sur le climat sont loin d'être tous bien compris. Voici encore peu, on parlait de la « constante » solaire en croyant que le bilan radiatif de notre étoile au sommet de l'atmosphère ne changeait pas. On sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Au moins la moitié du réchauffement récent pourrait être expliquée par les variations à la hausse de l'activité solaire et certains chercheurs considèrent que les modèles climatiques actuels minimisent considérablement ce facteur au profit des gaz à effet de serre.

    Qui plus est, les variations thermiques de l'irradiance solaire totale ne racontent qu'une petite partie de l'histoire. Les changements climatiques les plus notables sont associés aux variations de l'insolation effective, qui dépend entre autres de la nébulosité. On a montré récemment que les évolutions de cette insolation effective au cours de la période 1990-2002 ont pu représenter en 20 ans un forçage radiatif 1,3 à 2,3 fois supérieur à celui de tous les gaz à effet de serre depuis le début de l'ère industrielle (voir notre article à ce sujet). Enfin, l'analyse des changements de la magnétosphère sous l'effet du rayonnement solaire et cosmique n'en est qu'à son enfance, de sorte qu'on ne peut nullement exclure des influences à court et long termes sur la circulation atmospéhrique et le climat terrestre.

    Références
    Korte M., C.G. Constable (2005), The geomagnetic dipole moment oer the last 7000 years. New results from a global model, Earth Planet. Sci. Lett., 236, 348-358.
    Solanki S.K. et al. (2004), Unusual activity of the Sun during recent decades compared to the previous 11.000 years, Nature, 431, 1084-1087.
    Usoskin I.G. et al. (2003), Millenium-scale sunspot nimber reconstruction : Evidence for an unusually active sun since the 1940s, Phys. Rev. Lett., 91, 21, 211101-1/4.
    Usoskin I.G. et al. (2006), Solar activity reconstructed over the last 7000 years : The influence of geomagnetic field changes, Geoph. Res. Lett., 33, L08103.

    Mais si les gaz à effet de serre n'expliquent pas le réchauffement récent, dites-nous donc d'où il provient ! Toute personne s'intéressant un peu au débat climatique a entendu cent fois cet argument dans la bouche ou sous la plume des alarmistes. La réponse est assez simple : au-delà de la variabilité naturelle chaotique du couple océan-atmopshère et du rôle (sans doute faible) des gaz à effet de serre, la principale origine des variations thermiques de la Terre provient de son étoile, le soleil. Retour sur deux études récentes à ce sujet, montrant que le bilan radiatif effectif du soleil présente en 20 ans des variations plus importantes que les gaz à effet de serre en 250 ans.

    Selon les plus récentes estimations (NOAA), le forçage radiatif total des gaz à effet de serre depuis le début de l'ère industrielle correspond à 2,6 W/m2. C'est-à-dire que la simple variation d'insolation en 20 ans représente une amplitude radiative 1,3 à 2,3 fois plus que les gaz à effet de serre en 250 ans !

    L'hypothèse la plus évidente est que le réchauffement récent s'explique en grande partie par un accroissement du rayonnement solaire à la source doublé d'une hausse sensible de l'insolation effective de la Terre, cette dernière étant due à une baisse de la nébulosité et des aérosols atmosphériques.

    La conclusion plus générale est tout aussi limpide : l'étude des variations du rayonnement solaire (et du rayonnement cosmique) a été la grande oubliée des trente dernières années. L'obsession carbonique née au début des années 1980 a orienté la majorité des investissements (et des chercheurs) vers l'étude d'un gaz qui ne représente jamais que 0,035 % de l'atmosphère terrestre. A mesure que les données commencent à affluer, on se rend compte que les variations courtes du rayonnement émis et surtout du rayonnement reçu ont une influence autrement plus importante sur le climat terrestre en général, et les températures en particulier.

    Référence :
    Pallé E. et al. (2004), Change in Earth's reflectance over the past two decades, Science, 1299-1301.
    Pinker R.T. et al. (2005), Do satellite detect trends in surface solar radiation ?, Science, 308, 850-854.
    Wild M. et al. (2005), From dimming to brightening : decadal changes in solar radiation at Earth surface, Science, 308, 847-850.
    Willson R.C., A.V. Mordinov (2003), Secular total solar irradiance trend during solar cycles 21 and 22, Geophys. Res. Let., 30, 1199-1202.

    Les nuages se forment par condensation de la vapeur d'eau présente dans l'atmosphère. Pour que cette condensation opère, outre le refroidissement de la parcelle d'air, il faut la présence de petites particules (aérosols), un peu comme la buée se forme sur une surface froide. L'expérience décrite par H. Svensmark explique comment de tels noyaux de condensation (CN) se forment plus aisément e présence d'une ionisation moléculaire induite par le rayonnement cosmique d'origine galactique (RCG). Il est à noter que ce ne sont pas directement des noyaux de condensation de nuages (CCN) dont la taille critique est supérieure (environ 60 à 90 nm de diamètre) aux CN mis en évidence par l'expérience SKY (schéma ci-dessous). Néanmoins, il s'agit d'une étape importante dans l'établissement du lien entre rayonnement cosmique et nébulosité. Une analyse plus approfondie est en cours au CERN, dans le cadre du projet Cosmics Leaving Outdoor Droplets - CLOUD dont les premiers résultats devraient paraître d'ici 2010.

    L'importance de ces recherches est évidente pour comprendre le réchauffement climatique actuel. En effet, l'irradiance totale du soleil est en hausse depuis deux siècles, et a connu ses plus fortes valeurs au cours de la seconde partie du XXe siècle. Outre l'effet direct sur le climat, ce rayonnement solaire et le champ magnétique interplanétaire induit font écran à l'entrée du rayonnement cosmique dans l'atmosphère. Donc à la formation de nuages dans l'hypothèse Svensmark. En moyenne, sur les 342 W/m2 de rayonnement solaire incident au sommet de l'atmosphère, environ 100 W/m2 sont réfléchis vers l'espace par l'albedo des nuages. On comprend qu'une petite variation suffit à avoir de grands effets (en comparaison, le forçage de l'ensemble des gaz à effet de serre accumulés dans l'atmosphère depuis la révolution industrielle s'élève à 2,4 W/m2).

    Depuis une dizaine d'années, les hypothèses de Svensmark et al. sont accueillies assez froidement par une partie de l'establishment scientifique, qui en tient pour le confortable carbocentrisme des modèles actuels, faisant la part belle aux gaz à effet de serre, mais modélisant très mal en revanche les effets directs et indirects du soleil sur le climat. Plusieurs dizaines de travaux ont été publiés autour de l'hypothèse Svensmark, dont tous n'ont d'ailleurs pas retrouvé les corrélations entre nébulosité et RCG. La fiabilité assez médiocre des enregistrements (pour la nébulosité, mais aussi pour les RCG à haute énergie) explique une partie de ces controverses.

    Quoi qu'il en soit, la science est un processus ouvert, et le climat terrestre n'a certainement livré tous ses secrets.

    Nicola Scafetta travaille au département de physique de l'Université de Duke. Il est spécialisé dans les modèles mathématiques stochastiques et non-linéaires d'analyse des phénomènes complexes. Avec son collègue Bruce J. West, il vient de publier dans les Geophysical Research Letters une étude sur l'influence du rayonnement solaire sur le climat du XXe siècle. On sait que l'apport énergétique de notre étoile, jadis présumé constant et appelé pour cette raison la constante solaire, varie en fait selon divers cycles courts. Ces variations ont un effet sur le climat terrestre, notamment les températures, que N. Scafetta et B.J. West ont voulu quantifier. Conclusion de ces deux chercheurs : les variations de l'activité solaire expliqueraient à elles seules la moitié du réchauffement des 100 dernières années. Si ces résultats sont confirmés, cela signifie que les modèles ont largement surestimé l'influence de l'homme sur le climat.

    L'îlot de chaleur urbain (ICU) désigne l'influence de l'urbanisation sur les températures de surface et de basse couche de l'atmosphère. Il n'est pas rare que les villes et leurs alentours immédiats soient plus chauds de quelques degrés par rapport aux campagnes environnantes. Cette urbanisation s'inscrit dans le cadre général des forçages liés aux usages du sol. Une étude chinoise suggère qu'elle représente une part prépondérante dans le réchauffement récent constaté sur des stations de référence du réseau météorologique national.

    Le simple fait que le GIEC évalue une influence des ilots de chaleur de l'ordre de 0,06°C sur un siècle, alors même que les très étudiés forçages anthropiques varient encore du simple au quadruple, est assurément une prouesse donnant à réfléchir.

    Cet avis sur le rôle négligeable des ICU ne semble cependant pas partagé par G.Y. Ren et ses trois collaborateurs appartenant tous à l'administration météorologique de la République de Chine populaire. Ces auteurs publient dans la dernière livraison des GRL une analyse des tendances de températures enregistrées dans deux stations urbaines (Pékin et Wuhan), comparées à des stations rurales alentour, pour la période 1961-2000 et 1981-2000.

    Leur conclusion : « Le réchauffement annuel et saisonnier induit par l'urbanisation est significatif pour les deux périodes dans les stations de Pékin et Wuhan, le réchauffement annuel urbain représentant 65-80% de l'ensemble du réchauffement 1961-2000 et 40-61% de l'ensemble du réchauffement 1981-2000. Ce résultat, s'ajoutant à de précédentes recherches, indique la nécessité de prêter une attention accrue aux biais induits par l'urbanisation existant probablement dans les données actuelles de température de surface des stations de référence nationales ».

    On est assez loin de « l'influence négligeable » martelée par le GIEC dans son quatrième rapport comme dans le précédent. Encore là le concensus n'y est pas...

    Sur cette question des îlots de chaleur urbain en Chine, S. McIntyre se livre à d'intéressantes analyses du Climate Audit, en essayant (sans succès) d'obtenir les données de l'étude séminale de Jones 1990 ayant servi à l'AR3 (et encore à l'AR4) du GIEC pour asseoir l'absence d'effet urbain dans les biais de mesure. Le GIEC cache t'il son erreur scientifique ?

    Une nouvelle étude montre qu'au cours des trois dernières années (2003-2005), les couches supérieures (0-750 m) des océans mondiaux se sont refroidies. Une découverte inattendue et pour le moment inexpliquée, qui pose d'intéressantes questions sur le comportement océanique à long terme et ses conséquences sur le réchauffement climatique.

    Les océans recouvrent 70 % de la surface de la planète. Ce sont donc eux qui se réchauffent en premier lieu sous l'effet du rayonnement solaire ou du piégeage de l'infrarouge par les gaz à effet de serre.

    Quoi qu'il en soit, le travail de Lyman et al. montre que le comportement des océans est encore mal compris. Et, bien sûr, mal intégré dans les modèles. On peut en conclure que les prévisions de ces modèles sur les mouvements à long terme de la circulation générale et sur les réponses du climat aux forçages sont grevées d'incertitudes assez lourdes.

    Souvent mesures et modèles varient, bien fol qui s'y fie, pour paraphraser l'adage populaire...


    Le documentaire "Une vérité qui dérange", à la gloire du prophète de la catastrophe imminente Al Gore, évoque des hausses à venir du niveau de la mer de six mètres. Ce qui est bien sûr terrifiant. Mais comme toujours, le réel est plus paisible que ne le laisse penser la terreur informatisée de certains modèles. Deux études récentes montrent ainsi que la hausse du niveau des mers soit n'a pas connu d'accélération au cours du XXe siècle, soit en a connu une en 134 ans : 13 millièmes de millimètre par an !

    Nous sommes donc confrontés là à une conclusion très intéressante. En dehors des événements tectoniques, le niveau des mers grimpe de deux façons : par réchauffement de l'eau (qui la dilate) ou par apport de la fonte des glaciers. Comme tout le monde, vous entendez régulièrement dans les médias que le réchauffement n'a eu de cesse de s'accélérer au cours du XXe siècle et que la fonte des glaciers en a fait de même. Mais les océans enregistrent fidèlement de telles informations. L'absence d'accélération de la hausse du niveau des mers (au mieux treize millièmes de millimètre par an) dément une fois de plus la vulgate alarmiste.

    Références
    Church J.A., N.J. White (2006), A 20th century acceleration in global sea-level rise, Geoph. Res. Lett., 33, L01602, doi:10.1029/2005GL024826.
    Jevrejeva, S. et al. (2006, Nonlinear trends and multiyear cycles in sea level records, J. Geoph. Res. Oceans, 111: 10.1029/2005JC003229.

    À force d'écouter la litanie carbonique du GIEC et des perroquets médiatiques, on en vient à penser que les gaz à effet de serre ont toujours dirigé le climat terrestre, notamment les températures. Il n'en est rien. Un papier du géochimiste Jan Veizer, avait fait quelque bruit lors de sa parution en 2005. Il montre que le rayonnement solaire et cosmique est le principal moteur des variations thermiques sur Terre depuis 500 millions d'années, le dioxyde de carbone n'intervenant que comme amplificateur secondaire de ces variations séculières et millénaires.

    Jan Veizer est professeur de géochimie au Département des sciences de la terre l'Université d'Ottawa (Canada). Son papier (Veizer 2005) est une synthèse des données paléoclimatiques à diverses échelles de temps comparant des estimations actuelles de températures (par oxygène 16/18 et variations de faunes fossiles), de CO2 et de rayonnement cosmique (ces dernières par béryllium 10, chlore 36 et carbone 14). La conclusion principale est que l'on ne trouve que des corrélations faibles ou nulles entre le CO2 et la température.

    Bref, si l'on en croit la synthèse de Jan Veizer, l'époque moderne où le CO2 détermine le climat et où le rayonnement a une influence secondaire est une remarquable exception depuis... 500 millions d'années. A moins bien sûr que les modèles privilégiés par le GIEC et faisant la part belle aux gaz à effet de serre ne se trompent du tout au tout.

    Référence
    Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from four billion years of the carbon cycle, Geoscience Canada, 32, 1, 13-28.

    Comme on remarques dans ces nombreuses études scientiques contredisant les assertions du GIEC, le concensus scientifique est plutôt un concensus médiatique pour claironner ce que les politiciens veulent que la population entende. Croire le contraire serait une hérésie que je laisse aux alarmistes du climat qui veulent que l'on délie nos portefeuille pour satisfaire leur soif de savoir.

    Tous ces modèles climatiques sont calculés par des ordinateurs aussi imprécis que ceux d'Environnement Canada, la mecque du GIEC et des environnementalistes, qui en moins de 48 heures peuvent se tromper de 10 degrés celcius (décembre 2006) et du mêm souffle au lieu de s'excuser nous prédisent que dans 40 ans leurs prévisons seront la norme. Faut-il pleurer, faut-il en rire...

    Oui le débat climatique sent le réchauffé et malgré tous ses efforts de respecter la nature et sion environnement, l'homme n'échappera pas au phénomène planétaire qui a eu des répercussions sur d'autres planète comme Mars comme l'on constaté les scientifiques de la NASA. Tout au plus, l'homme encore une fois luttera pour la survie de son espèce dans un cycle planétaire qu'il ne contrôle pas. Quel que soit le niveau de la science de l'homme, la nature aura le dernier mot.

    Alors recherchons à nous acclimater au lieu de combattre la nature et chercher à l'influencer. Tôt ou tard elle reprendra ses droits... »

  • Maurice Monette
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 21h04
    La SOLUTION est pourtant $imple...!
    « La production de G.E.S. est directement liée à l'AVIDITÉ de l'ESPÈCE HUMAINE alors, pour diminuer la production de gaz à effets de serre, il faudrait DIMINUER l'AVIDITÉ de la gent humaine. Ce n'est pas pour rien qu'avant juin 1989 (date où Karol Wojtyla alias Jean-Paul II a abolie la LIMITE d'un million de dollar$ "1,000,000 $" qui restreignait la CUPIDITÉ HUMAINE), on devaient remettre tous les $urplu$ de cette $omme aux AUTORITÉS RELIGIEUSES.

    En effet, avant cette date, les humains et les humaines pouvaient cumuler autant qu'il leur$ était po$$ible d'accumuler pendant quatre ans mais, au bout de ces quatre années, tout ce qu'il y avait de plus d'un million de dollar$ dans le$ gousset$ d'une personne était retourné à ROME, pour que ces argents soient répartis à nouveau dans tous les diocèses du CATHOLIQUES du GLOBE, pour que ceux-ci les remettent aux GOUVERNEMENTS respectifs qui remettaient ces $omme$ en circulation. Ainsi, l'argent n'était pas considérer comme LE BUT à atteindre pour ÉVOLUER...

    Mais, comme il n'y a plus de LIMITE $aine à ob$erver, on accumulent l'argent "à-qui-mieux-MIEUX" et JAMAIS il ne retourne dans le MARCHÉ. Toute$ Sorte$ d'invention$ humaine$ pour THÉ$AURI$ER sont apparue$ depui$ cette date et cette thé$auri$ation réduit de plu$ en PLU$ l'o$eille di$ponible dans le MONDE ENTIER. Donc, si on ne réalisent pas que c'est cette $ituation qui a conduit à la raréfaction de l'argent dans le MONDE et l'inflation GALOPPANTE à LAQUELLE on a$$i$tent alors, c'est qu'on est très OBTUS(SES).

    Pourtant, en revenant à cette LIMITE $aine, on ne couraient plus à l'ÉPUISEMENT des RESSOURCES de notre MÈRE, cette TERRE d'ÉMERAUDE, et on n'auraient plus de raison d'accélérer la PRODUCTIVITÉ HUMAINE qui est la CAUSE DIRECTE de la production de G.E.S... Ainsi, peut-être pourrions-NOUS espérer un RETOUR ver$ le FUTUR dans une BIOSPHÈRE exempte de ces GAZ...? »

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