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Recensement 2006 - Le Canada grossit par la banlieue

Construction de résidences à Repentigny, en banlieue de Montréal, en 2006. C’est à l’extérieur des grands centres que se concentre la croissance de la population canadienne.
Photo : Jacques Grenier
Construction de résidences à Repentigny, en banlieue de Montréal, en 2006. C’est à l’extérieur des grands centres que se concentre la croissance de la population canadienne.
Trente et un virgule six millions de Canadiens: voilà le nombre d'habitants qui peuplent les quelque dix millions de kilomètres carrés du pays, selon les résultats du dernier recensement de Statistique Canada (SC) dévoilés hier. Un état de situation qui montre clairement que c'est par la banlieue et les immigrants que le pays se développe, Québec y compris.

La montagne de chiffres dévoilés hier par SC montre au final que la population canadienne a crû plus vite que celle des autres pays du G8 depuis 2001, dernière année de référence. En cinq ans, le Canada a vu sa population croître de 5,4 %, suivi de près par les États-Unis (5 %). Une différence majeure sépare toutefois les deux statistiques: au Canada — et au Québec —, c'est l'immigration qui fait l'augmentation.

En fait, ce sont les deux tiers de la croissance démographique du pays et de la province qui sont à mettre au compte de l'immigration (soit 1,2 million de personnes), révèle le document de SC. Une tendance lourde qui prendra d'ailleurs de l'ampleur à cause du vieillissement de la population.

Ainsi, à moins que le taux de natalité ne monte en flèche d'ici là (on compte aujourd'hui 1,5 enfant par Canadienne), on prévoit que la totalité de l'accroissement de la population sera due aux nouveaux arrivants à partir de 2030. Pour l'instant, les poupons mis au monde composent environ un tiers de l'augmentation observée (aux États-Unis, c'est 60 %).

Le portrait brossé par Statistique Canada présente autrement un pays résolument urbain (80 % de la population), où les populations rurales ne s'accroissent pas. Quelque 90 % de l'augmentation de la population depuis 2001 s'est ainsi faite dans les grandes régions métropolitaines, et plus particulièrement dans ses couronnes de banlieues. Le rythme d'accroissement de la population des banlieues (11,1 %) a été, depuis cinq ans, deux fois plus élevé que celui des villes centres (4,2 %).

Montréal illustre parfaitement cette situation nationale. La population de la ville en tant que telle a crû de 2,3 % en cinq ans. Mais, autour, c'est l'explosion: une trentaine de municipalités de la région ont connu une croissance au moins deux fois supérieure à la moyenne nationale. Vaudreuil-Dorion, Saint-Colomban, Blainville et Mirabel frôlent notamment les 30 % d'augmentation. À près de 15 %, on retrouve Laprairie, Terrebonne, Mascouche et Chambly. Toutes des villes développées autour de grands axes routiers reliés à la ville centre, note SC.

Le phénomène de l'étalement urbain est bien connu au Québec, mais les démographes s'étonnent de voir à quel point il s'étire. «Ça éclate partout autour des grandes villes», note Dominic André, démographe à l'Institut de la statistique du Québec. Son collègue Robert Bourbeau, directeur du département de démographie à l'Université de Montréal, avoue sa surprise de voir la banlieue croître à ce rythme. «On n'anticipait pas autant d'ampleur et de rapidité. Avant, on s'arrêtait à Blainville: on parle maintenant de Saint-Colomban... C'est comme si l'étalement n'en finissait plus, et ça va bientôt remettre en cause la notion de ruralité au Québec.»

«Le phénomène de l'étalement gagne en ampleur, c'est indéniable, dit Guy Oddo, directeur à SC pour la région de l'Est. On voit maintenant que les villes qui grandissent le plus vite ne sont plus les banlieues collées sur la grande ville, mais celles plus éloignées.» Au point où on voit des villes de taille moyenne comme Granby, Drummondville et Joliette profiter aussi de l'éclatement de Montréal et «se développer comme de nouveaux pôles urbains, mélange de banlieue éloignée et de ville avec leur propre développement», analyse M. Oddo.

Le Québec garde ses habitants

Le recensement terminé en mai dernier montre par ailleurs que la population québécoise a augmenté de 4,3 % depuis 2001, pour s'établir à 7,5 millions de personnes. La hausse est la deuxième en importance depuis la fin du baby-boom, dans les années 60, et vient corriger le faible résultat de 1,4 % observé entre 1996 et 2001.

Sur les quelque 310 000 nouveaux Québécois recensés, on compte environ 200 000 immigrants, indique Guy Oddo. «Ça compte beaucoup, dit-il, mais il faut aussi voir que le Québec réussit de mieux en mieux à garder ses habitants. La migration interne est à peine déficitaire, on ne perd plus la population de cette façon.» En 1996 ou 1997, la province pouvait perdre jusqu'à 17 000 personnes par année au profit des autres provinces. Dans les cinq dernières années, on parle plutôt d'une moyenne de quelque 4000 personnes.

Les grandes régions de Sherbrooke et de Gatineau sont celles qui ont observé les plus fortes augmentations de leur population, principalement par suite des échanges internes. Le Saguenay est à l'inverse de cette situation, la région étant l'une des deux grandes au Canada à avoir perdu des effectifs depuis 2001.

Le Québec représente maintenant 23,9 % de la population canadienne, une proportion qui diminue sans cesse depuis une quarantaine d'années. L'Ontario demeure toujours premier avec 12,1 millions d'habitants et près de la moitié de la croissance démographique canadienne.

L'Alberta profite quant à elle de son excellente santé financière pour amener beaucoup de Canadiens (et non des immigrants) à s'établir chez elle. On y note une augmentation de 10,6 % de la population en cinq ans. Moins populaires, les Maritimes n'ont pratiquement rien apporté au bilan national. Le Canada présente donc au total une densité de population de 3,5 personnes au kilomètre carré, avec une pointe de 5000 habitants au kilomètre carré dans... Westmount, la surpeuplée.






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  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 06h32
    La crise démographique: le mensonge du siècle
    « Depuis une décennie on nous fait accroire qu'on vieillit, qu'on fait plus d'enfants et qu'on va disparaitre.
    Les données de Statistiques Canada confirment ce que je me tue à dire depuis des années à savoir que la crise démographique est le mensonge du siècle au Québec.

    En 2005, la population du Québec a augmenté de 52,000 personnes, soit de 0,07%. C'est l'une des plus fortes hausses du monde industrialisé. C'est deux fois mieux que la France (0,035%) qui a la meilleure croissance démographique en Europe. Au Royaume-Uni la population a crû de 0,028% et en Espagne 0,013%. En Allemagne, la population a commencé à décroître (-0,02%), en Russie c'est la débandade (-0,37%) et en Bulgarie la catastrophe (-,86%). Au Québec, on est à des années-lumière de ça.

    http://www.nationmaster.com/graph/peo_pop_gro_rat-people-population-growth-rate


    En 2006, les Québécoises ont fait 82,500 enfants, le meilleur crû au 21e siècle. Une augmentation de 14,5% par rapport à 2000. Comme seulement 55,000 Québécois sont morts, ça donne un ratio de 150 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs ratios du monde industrialisé.

    La France, dont on vante tant les programmes de natalité, a un ratio de 131. Elle fait plus d'enfants que le Québec certes mais a beaucoup plus de morts, ce qui donne un ratio plus bas. La Suisse, l'un des pays les plus riches au monde, a un ratio de 114. L'Espagne, qui a devancé le Canada au palmarès du PIB, est à 103. En Suède, pays comparable au Québec sous bien des aspects, on est dans le rouge avec 99 naissances pour 100 décès. L'Autriche, pays catholique de 7 millions d'habitants, est aussi dans le rouge à 89; l'Italie est à 83 et l'Allemagne, troisième puissance économique du G8, à 77. En Russie, pour chaque 100 morts, seulement 68 enfants ont vu le jour! La Russie se meurt, pas le Québec

    Le Québec compte seulement 14% de personnes âgées de 65 ans et plus (1 075 346/ 7 651 531). La France est à 16,4%, la Belgique et la Suède 17,4%, l'Espagne 17,7%, la Grèce 19%, l'Allemagne 19,4%, l'Italie 19,7 % et le Japon (2e puissance économique de la planète ) à 20%. Au top, y'a le pauvre Monaco à 22,4% . Un pays de misère qui sombre dans l'enfer du jeu... A l'autre bout de l'échelle, l'Afghanistan a 2,4% de personnes âgées, le Bénin 2,3%, le Niger à 2,1% (5). Tous des îlots de prospérité...
    http://www.nationmaster.com/graph-T/peo_age_str_65_yea_and_ove

    La crise démographique est le mensonge du siècle qu'on a inventé pour nous vendre des politiques débiles d'immigration qui servent à un seul but: noyer notre peuple

    Les immigrants font maintenant 12% de la population québécoise. C'est plus que les Etats-Unis d'Amérique qui sont à 11,7%! C'est plus que dans 38 États américains. Le Michigan et l'Utah n'ont que 6% d'immigrants, le New Hampshire et le Wisconsin en ont 5%, la Pennsylvanie et l'Oklahoma 4% , l'Ohio, l'Indiana, le Vermont et le Maine 3%, le Wyoming 2%
    http://www.gcir.org/about_immigration/usmap.htm
    http://www.census.gov/prod/2004pubs/p20-551.pdf


    En France, où les banlieues sont en feu, les immigrants ne font 5,6% de la population de l'Hexagone. Au Danemark, où l'extrême-droite est en hausse dans un pays traditionnellement tolérant, c'est 4,8%. La Hollande, hyper-tolérante hier encore, qui a dit non (63%) à l'Europe à cause surtout de l'immigration et de l'assassinat de Van Gogh, il n'y a que 4,1% d'immigrants. Au Royaume-Uni, où les bombes sautent dans le métro, les immigrants ne font que 4%. »

  • Sophie Hosatte
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 09h14
    Nous ne sommes pas prêts de réduire nos émissions de GES
    « Le bilan dressé par le dernier recensement nous indique que le modèle de développement urbain devient toujours plus dépendant de l'automobile et que cette dernière va parcourir toujours plus de kilomètres par année même si elle devient énergétiquement plus efficace. Pauvre climat... Continuerons-nous de voir la neige longtemps ? »

  • Pierre Tardif
    Abonné
    jeudi 15 mars 2007 06h06
    Perturbation en vue ...
    « Sommes-nous près à une telle invasion d'immigration ?

    Nous commençons à peine à voir le début de la fin, la pointe de l'icederg. À ce rythme nos enfants ne se reconnaîtront plus. Nous nous serons soustraits. Nos politiques, nos règles que nous aurons si chèrement défendu ne seront plus que du passé. Nous nous retrouverons après seulement un siècle de modernisation ou plutôt 60 ans, plus qu'un souvenir.

    Car nous sommes en train de voir ressurgir des politiques et des accommodements raisonnables qui ne sont plus de vrais accommodements. Mais plutôt des règles d'exceptions pour un groupe de citoyens qui ne désire pas vraiment une intégration raisonnable dans un si beau pays forgé à pied et mains d'hommes et de femmes. Faut-il encore le rappeler, nous sommes arrivés ici il y a à peine 400 ans. C'était une époque beaucoup plus difficile mais se fut le début d'une construction d'une civilisation qui a développé avec ces valeurs et nous avons grandi dans cet esprit.

    Nous sortons certains symboles de nos établissements pour faire place à de nouveau qui représente une minorité de gens qui ne sont pas notre et qui n'on pas contribué à cette représentation que nous sommes aujourd'hui, alors pourquoi accepter ou accommoder l'irraisonnable ...

    Attention soyons plutôt raisonnablement irraisonnable.

    En terminant, Soyons raisonnable, Beaucoup d'arrivant se sont montré plutôt raisonnable dans le passé. Pensons à certaine communauté que je ne nommerai pas pour ne pas en oublier qui ont su s'accommoder raisonnablement, nous pouvons les saluer et les citer comme des gens raisonnable et contributif à l'essor de notre nouvelle société moderne ...

    Que les nouveaux s'en inspire afin que nous puissions plus avoir recour à l'accommodement raisonnable ou irraisonnable. »

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