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Les riches au banc des accusés

Louis-Gilles Francoeur   6 janvier 2007  Société
Photo: Newscom
Photo: Newscom
Qu'est-ce que le réchauffement du climat, la pollution de l'atmosphère, des rivières, fleuves et océans, l'épuisement des ressources, l'extinction accélérée des espèces, la déforestation, la libération des OGM dans l'environnement et, bientôt, la pollution infinitésimale et pratiquement indécelable des nanomatériaux ont-ils en commun? Le capitalisme comme cause première et l'oligarchie qui en profite, répond Hervé Kempf dans un livre-choc publié cette semaine à Paris aux Éditions du Seuil.

Journaliste spécialisé en environnement pour le quotidien Le Monde, Hervé Kempf a roulé sa bosse aux quatre coins de la planète et côtoyé, privilège de chroniqueur environnemental, la crème de la communauté scientifique, «des gens plutôt calmes et pondérés». Pourtant, de ces contacts et des dossiers patiemment constitués pour son journal, il retient deux constats, écrit-il d'entrée de jeu dans Comment les riches détruisent la planète, qui sera disponible au Québec le 6 février.

D'abord, expliquait-il en entrevue téléphonique hier, la situation écologique de la planète s'aggrave à un rythme qui neutralise tous les efforts des millions de citoyens et écologistes militants, au point que la planète risque de franchir un point d'irréversibilité «d'ici 10 ans», croit-il en se basant sur la vitesse à laquelle les bilans négatifs s'accumulent.

Deuxième constat de ce véritable essai d'explication globale de la crise environnementale, «le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s'arc-boute de manière aveugle contre les changements qu'il est indispensable d'opérer si l'on veut conserver à l'existence humaine sa dignité et sa promesse».

De la même façon que les différents volets de la crise environnementale mondiale réagissent de plus en plus en synergie — le réchauffement accélère le rythme d'extinction des espèces tout comme l'utilisation des combustibles fossiles engendre la pollution et la consommation, l'épuisement des ressources —, la crise écologique et la crise sociale planétaire sont les deux facettes obligées d'un même problème.

«On ne peut comprendre la concomitance des crises écologiques et sociales si on ne les analyse pas comme les deux facettes d'un même désastre. Celui-ci découle d'un système piloté par une couche dominante qui n'a plus aujourd'hui d'autre ressort que l'avidité, d'autre idéal que le conservatisme, d'autre rêve que la technologie. Cette oligarchie prédatrice est l'agent principal de la crise globale», écrit Kempf. Le capitalisme actuel, ajoute-t-il en entrevue, a perdu ses anciennes finalités historiques, soit la création de richesse et d'innovation, parce qu'il est devenu un capitalisme financier, décrié même par des économistes capitalistes. Ce capitalisme, qui détruit les emplois par les rationalisations, les nouvelles technologies et la mondialisation, augmente globalement et partout les écarts entre riches et pauvres dans chaque pays et, aussi, entre les différents pays, constate le journaliste.

Cette oligarchie, qu'il cible, ne se contente pas de consommer et de gaspiller aveuglément les ressources matérielles de la planète avec ses grosses voitures, ses voyages en avion, sa consommation débridée de produits vivants, ses maisons inutilement vastes, son gaspillage d'énergie à tout vent. Elle a aussi, ajoute Hervé Kempf, engendré un modèle d'hyperconsommation tentant désormais d'imiter les classes inférieures et surtout la classe moyenne, tout comme les pays en développement tentent d'imiter les pays occidentaux, même si, d'instinct ou rationnellement, chacun sait clairement que «cette idéologie du gaspillage» et sa ponction sur les ressources planétaires arriveront inévitablement à un terme abrupt.

Cette dérive place l'espèce humaine devant le fait sans précédent qu'elle a atteint ou qu'elle atteindra bientôt les limites de sa planète, ce qui pourrait par rétroaction menacer sa propre existence. Mais cette dérive est d'autant plus difficile à enrayer, estime Hervé Kempf, qu'elle s'appuie sur un régime semi-autoritaire de plus en plus institutionnalisé à l'échelle planétaire. Elle s'appuie même, dit-il, sur des crises comme celle du 11-Septembre pour réduire sensiblement les droits humains conquis de haute lutte et neutraliser, voire faire disparaître, les mécanismes démocratiques qui permettent des débats publics libres sur les choix de projets, les choix de société que soulève à répétition le jeu de l'économie.

Hervé Kempf récuse toute accusation de tenter de faire passer du vert au rouge le débat écologique planétaire.

«Je ne suis pas marxiste, dit-il, et je ne l'ai jamais été parce que cette idéologie ne respecte pas les droits humains. Mais les marxistes n'ont pas le monopole du débat social et on ne peut tout de même pas se fermer les yeux sur des phénomènes documentés, chiffrés, qu'on a sous les yeux. Je constate l'existence de deux crises, l'une écologique et l'autre sociale. Et je constate qu'elles agissent en synergie. Et je constate qu'une minorité en tire bénéfice. Et j'en tire des conclusions.»

Mais il constate aussi qu'une grande partie de la gauche européenne n'a pas vu la profondeur des liens entre les deux problèmes, tout comme beaucoup d'écologistes, qui s'en tiennent à une approche environnementaliste, ratent la moitié du problème, sinon sa cause première.

«Si on veut être écologiste, écrit-il, lapidaire, il faut arrêter d'être benêt», car «le social reste l'impensé de l'écologie» si on n'ose pas l'analyser sous l'angle des rapports de pouvoir, de domination et de richesses.

«Il faut, écrit-il, sortir de ce hiatus. Comprendre que crise écologique et crise sociale sont les deux facettes d'un même désastre. Et que ce désastre est mis en oeuvre par un système de pouvoir qui n'a plus pour fin que le maintien des privilèges des classes dirigeantes.»

S'il n'aborde pas dans son essai l'impact de la démographie galopante sur les «services biologiques» en déclin de la planète, Hervé Kempf reconnaît d'emblée que ce facteur a certainement un impact globalement plus grand que toute l'hyperconsommation de cette oligarchie, constituée par quelques centaines de milliers de millionnaires et de milliardaires, qui contrôlent l'essentiel des revenus et du patrimoine financier. Mais, explique-t-il, c'est cette oligarchie qui crée un modèle insoutenable pour la planète, dont l'impact indirect sur les autres groupes sociaux dépasse sa consommation directe. «Et, dit-il pince-sans-rire, tous les humains n'ont pas le même impact sur la planète à leur naissance: un Occidental pèsera beaucoup plus lourd sur le sort de la planète qu'un bébé du Niger ou de l'Inde.»

C'est pour mettre fin à cette course à la consommation ostentatoire qu'il préconise des contrôles radicaux de la richesse par un «plafonnement du salaire maximum et de l'accumulation de la richesse patrimoniale», une sorte de pendant du salaire minimum mais par le haut.

«Tout le monde, commente Kempf, sait que la Chine ne pourra jamais atteindre un niveau de consommation par habitant comparable à celui des Américains, avec deux voitures par famille, trois téléviseurs, quatre ordinateurs et portables, et une maison trois fois trop grande pour ses habitants, ce qui engendre une consommation d'énergie qui suffirait aux besoins d'une dizaine, voire de vingt personnes sur d'autres continents.» Cette oligarchie, qui a mondialisé la pauvreté, le chroniqueur environnemental propose qu'on lui impose une réduction de sa consommation pour qu'elle n'alimente plus ce rêve insoutenable, qui engourdit l'esprit critique de toute la planète au point qu'elle ferme les yeux sur le mur dans lequel elle fonce à toute vapeur.

Et le journaliste connu pour sa rigueur et sa pondération n'en conclut pas moins: «Il faudra encore que la préoccupation écologique s'articule à une analyse politique radicale des rapports actuels de domination. On ne pourra pas diminuer la consommation matérielle globale si les puissants ne sont pas abaissés et si l'inégalité n'est pas combattue. Au principe écologiste, si utile à l'époque de la prise de conscience — "Penser globalement, agir localement" —, il nous faut ajouter le principe que la situation impose: "Consommer moins, répartir mieux".»

Les écologistes, ajoute-t-il, n'ont pas souvent fait le procès de la «misère écologique» qui parque les pauvres à côté des quartiers industriels, pollués et à risque, à côté des autoroutes ou des activités bruyantes, dans les maisons les plus insalubres et dans les secteurs généralement les moins bien desservis par les services publics, y compris les transports en commun. Il est faux, dit-il, de prétendre que le système économique doit croître davantage pour sortir ces gens de la misère ou pour permettre aux pays pauvres d'accéder à plus de richesse. Le jeu du système économique va dans l'autre sens, en monopolisant richesse et pouvoir aux dépens des plus démunis et des classes moyennes qui rêvent — de plus en plus vainement — de se hisser dans le cocon de l'oligarchie financière actuelle, soutient Kempf.

C'est pourquoi, dit-il, il faut «abaisser les riches» plutôt que de relever les pauvres, afin de commencer à respecter les seuils de détérioration irréversibles des ressources de la planète.

Il s'en prend d'ailleurs au concept de développement durable et à l'alibi qu'il constitue désormais pour les gouvernements et les entreprises qui s'en servent pour justifier d'autres ponctions dans les ressources au nom de cette nouvelle rationalité qui serait inoffensive pour la planète. Le développement durable, écrit-il, est devenu «une arme sémantique pour évacuer le gros mot "écologie". Y a-t-il d'ailleurs besoin de développer encore la France, l'Allemagne ou les États-Unis»? Le concept a un sens, concluait-il hier en entrevue, mais uniquement dans les pays en développement puisqu'il peut leur servir à éviter un développement aussi brutal et anarchique que celui que nous avons réalisé en Occident. Mais en Occident, dit-il, la première des responsabilités environnementales «consiste à réduire notre consommation de biens matériels» pour plutôt accéder à un niveau de bien-être basé sur des valeurs, des connaissances, en somme sur des richesses immatérielles mais pourtant bien réelles.






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Vos réactions

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  • Christian Charron
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 00h30
    Tout à fait vrai
    « Voici des conclusions qui résument bien l'interrelation entre le capitalisme et la mondialisation d'une part, et la pollution d'autre part. Plus on consomme, plus on pollue. Le seul problème, c'est que personne ne fait rien et n'en parle franchement. Les politiciens sont principalement intéressés par le pouvoir, les journalistes sont loin d'avoir l'esprit critique pour réveiller la population.

    Christian Charron »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 07h11
    Les riches au banc des accusés.
    « George W Bush n'a pas d'argent pour la santé; Bush n'a pas d'argent pour l'éducation nationale; Bush n'a pas d'argent pour soulager la misère; Bush n'a pas d'argent pour le logement social mais George W Bush a beaucoup d'argent pour faire des guerres injustes et très polluantes ;Bush a de l'argent pour l'exploration spatiale; Bush a de l'argent pour nourrir grassemant l'industrie militaro-industrielle des USA ; Bush ne reconnait pas l'urgence d'agir en environnement.Enfin Bush croit que la Providence va s'occuper de tous ces problèmes....qu'il ignore! »

  • Gilbert Simard
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 07h30
    Montrer patte verte...?
    « Bonjours, je me présente je suis le maire d'une petite municipalité de 2020 habitants situer a quelque 7 km d'une grande ville.

    Une premier je voudrais vous dire que je suis toujours très intéressé par les propos de monsieur Francoeur et que j'ai bien hâte de prendre connaissance des propos de ce livre de monsieur Kempf. Mais voici, mon commentaire: Quand nous voulons faire avance des choses que nous croyons écologique bien pour une communautée.

    Je vous parlerai de mon essais présentement de faire du transport en commun un des incontournable pour le développement motre municipalitée.

    J'ai commencer un essais en Août 2006 j'ai a prouver a mon conseilet a la population que c'est une avenue saine et logique pour attirer des nouveaux résidents et de conserver ceux qui sont déja ici et de faire un pas dans la diminution des gas a effets de serres GES.

    Pour mettre en place ce service nous avons due faire une entente avec deux transporteurs, ce qui vas quand même bien mais depuis sa mise en place une augmentation est en cours mais pas sufissante, ma crainte est que je ne puisse garder ce service...je dois en faire sa plubicité par toute sorte de moyens...et ce le plus rapidement possible pour vendre les bienfaits de ce service. Mais la ou je suis déçu c'est que si je veux informer mes citoyens citoyennes de ce service il faut que je me paye de la publicité par la poste ou autre.

    Ne croyer vous pas que de pouvoir publiciser gratuitement ce service devrais être une évidennce pour nos Gouvernement et que l'accès a une tribune pour le faire devrais faire partie d'une de nos priorité .Quand l'intention est la pour une cause écologique comme le transport en commun comment faire pour le vendre a nos citoyens le plus efficacement possible et ce gratuitement.

    Ca ce serais un petit pas en avant...dans ce slogant Penser globalement et agir localement. Merci c'est juste un commentaire !!!

    Gilbert Simard maire de St-Fulgence »

  • Gilles Baillargeon
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 07h46
    Et comment!
    « Enfin, un discourt lucide et courageux. Arrêtons de croire qu'il faut être plus riche pour régler nos problèmes sociaux. La richesse enfante la pauvreté. »

  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 08h00
    Retour du communisme...
    « Oui, sans aucun doute, le capitalisme est le seul et grand responsable de la destruction de notre planète à tous. Aussi, il nous faut adopter un communisme authentique. Et commençons par socialiser toutes les ressources dont s'est acccaparer le capitalisme : le pétrôle, le gaz, l'eau, le vent. »

  • Bernard Carcanagues
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 08h32
    Cause majeure de la pollution: l'utilisation des énergies fossiles
    « Que diable vient faire le capitalisme dans la galère de la pollution ? Y a-t-il moins de pollution dans les pays qui ont réalisé leur industrialisation sous l'égide du socialisme ? Voire !

    En fait on restitue, en à peine deux siècles, le gaz carbonique qui a été mobilisé pendant des millions d'années pour former les combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz). Résultat: une tendance au retour à l'atmosphère du début de l'ère primaire laquelle était beaucoup plus riche en bi-oxyde de carbone que maintenant. Voilà. Ce qui nous arrive était prévisible et facile à expliquer. Une consolation: si la teneur de l'atmosphère en CO2 devient nettement supérieure à celle que nous connaissons actuellement
    (3/10 000) et si ta température augmente, l'intensité de la photosynthèse s'accroitra, les plantes vertes pousseront plus vite, comme au primaire ! Évidemment le niveau des mers augmentera...alors...qu'en sera-t-il de la Hollande, du Bengladesh, de New York, du vieux Monréal etc?

    Bermija »

  • Richard Gauthier
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 08h52
    Changement de perception et de focus. Les méchants ne sont pas ceux que l'on pensait!
    « Dans un contexte ou notre planète est envahie de plus en plus totalement par l'humain,il devient de plus en plus clair que les riches sont les ''super'' pollueurs. Cette perception, grâce a la force magique des médias et si elle commence à prendre racine, sera le meilleur ferment pour inciter les gouvernements a imposser un frein (on entend ici des taxes importantes)à l'accumulation de richesses au détriment de l'utilisation des ressources.
    Il est très interessant de penser aux pauvres de ce monde comme les NOUVEAUX protecteurs des richesses de cette terre. »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 09h00
    Et les loteries?
    « Félicitations à M.Kempf pour cette analyse lucide et courageuse et bravo à M. Francoeur pour en avoir fait le sujet de sa chronique! Dans l'esprit des propositions faites, il faudrait qu'à la loto on ne puisse gagner plus de 100,000 dollars, soit de quoi faire l'acquisition d'une maison de format modeste de nos jours...D'ailleurs, avec un million, on pourrait faire dix "heureuses" plutôt qu'un. J'ai toujours trouvé écoeurantes les sommes d'un million et plus gagnées à la loterie, alors qu'on pouvait faire plaisir à tellement plus de monde. Je tiens à préciser que j'ai 65 ans et je n'ai jamais acheté de billet de loterie. C'est contre mes principes. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 09h05
    Le réflexe de richesse personnelle passe en premier
    « Même dans la plus simple et nécessaire formation des couples et des familles, les riches de plus en plus riches sont parvenu à changer notre façon d'agir et surtout de penser.

    Un couple se forme, s'il résiste plus de 3mois on pense en premier à la richesse et à la possession de bien matériel qui reflète cette richesse. Une maison, deux voiture avant de penser à avoir des enfants... Les voitures passent mais les enfants sont le sel de la vie, mais cela passe aux oubliettes.

    Pire le chômage ou le manque de crédit sont à la base de la plupart des séparations et souvent il est monétairement impossible pour le couple qu'un des conjoints reste à la maison pour s'occuper des jeunes enfants. On paye pour faire garder ses enfants pendant qu'on gagne un peu plus en travaillant pour la richesse d'un autre.

    Le mouvement de ceux qui volontairement se passe de richesse inutile est déjà un premier pas, mais la publicité incessante du crédit et de la consommation à outrance est trop forte pour la plupart.

    Pour vivre dans cette abondance de crédit, il est impérieux que 4 bras travaille pour tenir maison, alors qu'il y a 30 ans un seul salaire suffisait. Tout ceci est la conséquence d'une politique concertée qui a conduit à l'appauvrissement des serfs et à plus de richesse des occupants du château de la fortune.

    La simplicité volontaire devrait être notre façon de vivre, juste le fait que tout le monde payerait à temps ses cartes de crédit ferait tomber le château de cartes de l'enrichissement sans travail qui y correspond. »

  • Marc-Gilles Bouchard
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 09h11
    De la décroissance...
    « Voilà repris ce que les apôtres de la décroissance et de la simplicité volontaire prônent depuis longtemps. Produire et consommer autrement pour mieux assurer l'avenir. Cela appelle davantage à une véritable évolution qui devra remettre en question un système économique dépassé mais qui malheureusement est encore adulé par tous. Pourrons-nous contrer sans mal cette impitoyable machine de production et de consommation? Quand on constate la voie prise par les géants chinois et indiens, c'est plutôt inquiétant! Avec deux milliards de futurs américains...Davantage que durable, tout développement (on devrait plutôt dire ménagement) doit dorénavant être soutenable. »

  • Sophie Hosatte
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 09h28
    Quand même pas si simple
    « Je suis ravi de voir naître des idées fondatrices d'une nouvelle gauche non marxiste. Et surtout de voir enfin des réactions à la surconsommation inutile. Il y a un droit fondamental qui devrait être respecté: le droit au bonheur. C'est la course au bonheur que le mercantilisme exploite en vantant les mirages du matérialisme. Je préférerais donc m'attaquer au mercantilisme, terme à définir par rapport au capitalisme. Y-a-t'il un système économique qui puisse fonctionner à croissance zéro en rendant tout le monde heureux ? Actuellement, on dirait que l'on retombe nécessairement en récession économique et au chômage, si l'on n'est pas dans un mode de croissance effrenée, transformant les campagnes de banlieue en océans d'asphalte et laides bâtisses consommatrices d'énergie. Bâtir plutôt des emplois basés sur une économie sociale, sur la vente de services humains personnalisés, par exemple, permettant de donner à l'homme une fin de vie plus belle que les mouroirs institutionnels ...?

    Cet article a l'immense mérite de créer un débat, une réflexion. Mais sont-ce les "riches" et leurs gros patrimoines la cible à abattre ? La technologie est aussi ciblée, mais n'est-ce pas aussi simpliste ? La technologie peur servir la cause de l'environnement en économisant les ressources. Le probléme est la façon dont on s'en sert : plutôt pour produire encore plus de biens matériels futiles et inutiles.

    Les désastres écologiques comme on en voit en Haiti ne sont-ils pas plutôt dus à la démographie anarchique et à la misère ? Grave débat que celui de la croissance de la population .... Au contraire, ne sont-ce pas aux riches, avec leur sous-utilisation de leur patrimoine surdimensionné que l'on doit l'existence de sanctuaires écologiques comme les parcs des Mont-Saint0Hilaire, Mont-Saint-Bruno, toute la rive Ouest du lax Massawipi. Les "Monster House" de banlieue ne sont-elles pas plutôt des horreurs énergivores et "ressourcivores" de la classe moyenne matérialiste endettée, victime du mercantilisme et de la complexité involontaire, que des propriétés de capitalistes ?

    Comme le souligne l'auteur, les millionnaires et milliardaires ne sont que quelques centaines de milliers sur la planéte. Va-t'on sauver la planète en plafonnant leur patrimoine, alors que des milliards d'êtres humains déboisent, brûlent de la biomasse, surpêchent, assèchent et grattent le sol partout sur la planête pour survivre ? La question c'est, il est vrai, comment bÂtir une économie bâtie sur autre chose que l'épuisement des ressources pour assurer une qualité de vie digne. SI pendant ce temps la population humaine double encore au cours des 20 ou 30 prochaines années, on va frapper un mur... ou la nature, dans sa sagesse, avec ses surperbactéries ou méchants virus va-t'elle plutôt s'en charger ? »

  • Jasette
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 09h36
    Protéger ses acquis en maquillant les vrais problèmes
    « Il a tout à fait raison. Souvent, pour protéger ses acquis, à partir d'un point de vue Strictement de croissance économique et pour ne pas y mettre un frein,on ne met pas le doigt sur les vrais problèmes.

    Un autre auteur dit, à propos de certains pays qui vivent résolument dans le temple du capitaliste, qu'ils autorisent à peu près n'importe quoi en invoquant toutes sortes de raison impromptue alors que sous le tapis de leurs beaux principes se cache à peu près uniquement des motivations capitalistes.

    Pour citer Yves Paccalet dans l'un de ses livres à ce sujet: «La logique industrielle capitaliste consiste à inventer des produits qui se ttransforment en or.» Et ils le font indépendamment des conséquences qui s'en suivent. »

  • Gaetan Dostie
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 10h21
    Qui aura le courage politique?
    « Merci au Devoir pour cet entrevue avec ce Monsieur Kempf. Je suis troublé mais il résume exactement ce que nous devons envisager pour le futur.

    Devant cette urgence, qui aura le courage politique de défendre et d'instaurer ce processus?

    Le Canada du pétrole qui vient d'élire son ministre de l'environnement libéral, vient-il de le caricaturer dans son futur débat écologique déconnecté de toute vision sociale?

    Et ce Monsieur Boisclair qui a passé par l'environnement, saisira-t-il la force argumentaire qu'est l'environnement dans la nécessité d'un Québec responsable, donc libre autonome et non plus assujetti aux raisons pétrolifères de l'Ouest?

    La culture est cette richesse immatérielle qui donne à vivre, c'est cette nécessité même qui guide notre besoin d'affirmation québécoise. La nécessité écologique devient désormais un argumentaire incontournable. »

  • Jean-Louis Hugues
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 10h28
    La clé du problème
    « Pourquoi les multi-nationales peuvent-elles piller les richesses planétaires au profit exclusif de leurs dirigeants et actionnaires ? Parceque leurs dirigeants sont protégés de toutes responsabilités humanitaires par les lois qui définissent le statut des "Compagnies par actions". Il faut re-responsabiliser ces dirigeants en changeant les lois, pour contraindre ces gens à respecter les vraies valeurs. »

  • louis gaudreau
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 10h54
    Conscientisation
    « Je jasais ce matin du temps qu'il fait avec l'épicier de mon village en Gaspésie, et pour lui, le réchauffement climatique, c'est une invention, c'est parce que l'humain oublie qu'il y a eu d'autres hivers semblables auparavant, selon ce qu'il a entendu à la radio ou lu dans les journaux. Alors moi je lui ai demandé de voir le film de Al Gore, "Une vérité qui dérange", et lui ai dit qu'on s'en reparlerait.

    Je crois que c'est avec un travail patient de conscientisation, comme celui de M. Kempf, comme le vôtre, M. Francoeur, qu'on arrivera peut-être à connaître un monde "où les gens s'aimeraient vraiment", selon les mots d'une chanson que me chante mon amie Johanne. »

  • Marc Ouimet
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 11h09
    Penser (enfin) les problèmes globalement
    « Cet article, et le livre auquel il fait référence, est intéressant en ce qu'il met l'accent sur la disproportion des moyens (financiers et de pollution) entre les couches (ou classes...) sociales. Sans être contre, je crois qu'il est temps de sortir des discours individualistes sur la simplicité volontaire et l'action personnelle en ce qui a trait à l'environnement pour voir qui sont les acteurs principaux de ces questions, à savoir les plus nantis et, avant tout, LES COMPAGNIES.

    Si les riches consomment davantage que les pauvres, ce qui est un truisme, il faut d'abord se rappeller que ce sont les compagnies (que détiennent bien sûr ces mêmes riches) qui sont les premiers pollueurs. Il était temps qu'un auteur affirme haut et fort que les problèmes écologiques ont des causes sociales, mais il faudrait aussi admettre que les solutions ne pourront être que politiques, puisqu'il est peu probable que les gens se contraignent d'eux mêmes et de bonne grâce.

    Or, il est d'autant plus troublant de constater que, par-delà le fait que les plus riches contrôlent depuis toujours, ne serait-ce qu'indirectement, les mécanismes politiques, ceux-ci n'ont eu de cesse d'être de plus en plus asservis aux impératifs du "marché global" depuis le début des années '80. Aussi, une reprise en main de la situation ne peut-elle véritablement passer que par une volonté politique forte, voire une reprise en main gérérale (je veux dire par la population en général) des mécanismes et processus politiques, ce qui n'est pas prêt d'arriver. Riches ou pauvres, il faudrait d'abord sortir de notre concon individuel et de notre mode de vie replié sur notre nombril, même s'il est bourré de bonnes intentions, et comprendre que la gestion de problèms globaux tels l'environnement ne peut passer que par une éthique du vivre-ensemble qui nécessiterait un débat de fond sur les valeurs fondant notre rapport au monde et ce, soit dit en passant, tant dans les pays riches que pauvres (qui sont, eux aussi, tout aussi pollueurs que nous dès qu'ils en ont l'occasion, vous irez les visiter pour vous en rendre compte).

    Car, riches ou pauvres, nous participons tous de ce système qui fuit vers l'avant d'une catastrophe de plus en plus inéluctable, puisque l'idée que nous nous faisons de notre petit bonheur personnel passe rarement par le souci des autres, et qu'il est plus facile se s'écraser devant la télé-réalité que de prendre action contre des forces qui nous semblent insurmontables. De la servitude volontaire, disait La Boétie... »

  • Mario Laprise
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 11h19
    La cupidité comme logique
    « Quelle est la motivation à la CUPIDITÉ ? La peur sans doute. Le PDG d'Home Depot qui devait gagner plusieurs millions par année part à la retraite avec 210$ US. Celui de Pfizer avec 180$. Que vont-ils faire de cet argent ? L'investir? Le dépenser,,, essouflante tâche pour qui a déjà plus qu'il ne peut profiter.

    La logique de la cupidité est destructrice mais elle est dominante. Le marché est roi et il faut des capitaines intrépides pour le faire dévorer les ressources de la Planète. Après eux, le déluge. Les actions prennent de la valeur et les spéculateurs sont heureux. Ils jouent au Monopoly... la partie achève et nous paierons chèrement les méfaits de cette inconscience.

    Mario Laprise Québec »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 11h25
    Comme toujours, la nature humaine...
    « Il faudra que l'humanité se retrouve complètement dans la merde, face aux réalités de notre monde aux ressources limités, avant d'admettre ses erreurs. Ce pourrait-il que nous soyons au début d'une civilisation tel qu'imaginée par Aldous Huxley (http://en.wikipedia.org/wiki/Aldous_Huxley) dans son roman 'Le meilleur des mondes' (A brave new world).

    Je le crois et ça veut dire qu'il est trop tard, on est en face d'un échec, la terre ne sera pas partagée entre les humains. Les riches et les super-riches vont continuer et même augmenter leur domination et leur exploitation de l'humanité et des ressources de la terre. C'est logique: Ils ont le POUVOIR et ainsi continueront à s'en servir pour s'enrichir d'avantage et dominer, garder le pouvoir. C'est un cercle vicieux, le cercle vicieux du capitalisme DÉBRIDÉ, du pouvoir. On est jamais assez riche. WOW! »

  • geneste yann
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 11h33
    Mais que faire alors ?
    « Cela fait longtemps que je fais ou lis le même constat mais je ne lis pas souvent de propositions concrêtes en ce sens ... J'ai bien apprécié la taxe tobbin qui avait été proposé en Europe, mais ce fut un echec, pour pouvoir faire avancer les choses, je pense qu'il faudrait trouver des solutions qui permettent à nos dirigeants fortunés de continuer à gagner de l'argent ou de leur faire croire qu'ils ont toujours le pouvoir sur nous, tout en inversant les tendances .... une volonté avant tout personnelle de ne plus consommé plus que de raisons, ce qui forcera l'économie à se réajuster ... mais il y aura la question de l'emploi ensuite ... »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 11h41
    mine de rien, l'ogre nucléaire!
    « Ce que Bush, Blair, Harper et les autres souhaitent, comme messagers des administrations qui les soutiennent, c'est justement que nous nous scandalisions maintenant des gaz à effets de serres provenant du charbon et du pétrole. L'épisode du Moyen Orient est à toutes fins utiles terminé. Bush ne consacrera bientôt pas plus de 5 minutes par jour à l'Irak depuis que la Corée et l'Iran entrent dans l'arène du nucléaire. Contrairement à la croyance populaire, je crois que Bush est ravi de la situation. Ces deux pays obtenant le nucléaire civil et peut-être militaire,les Américains se diront: Alors pourquoi pas nous?.

    C'était rien que ça l'agenda caché de l'Administration Bush, permettre de renverser, pour l'élection de 2008, l'opinion publique américaine au sujet du moratoire américain sur le nucléaire depuis les accidents de Tchernobyl et de Three Miles Island. Républicains et Démocrates se battent pour cette même chose.Donc peu à attendre comme Canadiens ou Québécois de ces élections. Fort d'un appui à de nouvelles centrales nucléaires, les USA vont être les premiers à larguer le pétrole et le charbon, laissant le reste du monde gros jean comme devant, les USA devenant soudain les plus féroces adversaires de la pollution atmosphérique..... mais à quel prix.

    Voyez plutôt au Canada qui monsieur Harper vient de nommer à l'Environnement, un mordu du nucléaire Ontarien. Madame Ambrose n'était qu'un sympathique et irréprochable retardateur stratégique. Elle a tout à fait livré la marchandise à son chef: gagner un an.

    Les astres s'alignent chez nous au Québec pour 2008. Harper veut venir gagner la nouvelle bataille de Québec, flatter les Québécois, flatter le clergé, les chambres de commerce, flatter Jean Charest, laisser toute la scène aux célébrations et à la visite du pape, pour signer et annoncer un lucratif contrat d'enfouissement de déchets nucléaires de l'Ontario au pays de Gilles Vigneault. C'est l'agenda caché de Stephen Harper.

    Relire à ce sujet l'éditorial de Robert Sansfaçon dans le Devoir. Si les usines nucléaires demeurent des risques potentiels énormes, l'enfouissement des résidus nucléaires radioactifs, toxiques pour la vie en général, pose un problème encore plus grand. La construction de centrales nucléaires en Ontario passe donc par l'obligation de faire main basse sur des sites d'enfouissements plus sûrs hors de sa province. D'habitude, les communautés riches cherchent des endroits dans les pays plus faibles, les communautés plus faciles à dompter, chez électeurs plus faciles à courtiser.

    Les transbordements de produits toxiques de cales de bateaux en Côte d'Ivoire l'été dernier par des pollueurs transnationaux en est un exemple. L'Usine Bennet à Dalhousie en Pays Acadien est un autre magnifique exemple d'abus des communautés fragiles. L'Usine de traitement de produits toxiques américains à St-Ambroise au Saguenay est un autre fleuron des tentatives internationales de soumettre le Québec à une sorte de dicktat de la grande machine industrielle mondiale contrôlée par si peu de gens. Il a fallu un an de pression populaire pour empêcher monsieur Charest de réaliser, et de se planter en plus, avec son idée fixe du Sûroit.

    Il en faudra autant pour fermer Gentilly 2 et davantage pour fermer la basse Côte Nord comme site de poubelle nucléaire. Il serait plus écologique, surtout avec les changements et le réchauffement climatique, qui signifient pour Hydro-Québec des surplus majeurs, de fournir de l'électricité excédentaire propre à nos bons voisins Canadiens de l'Ontario, des lignes additionnelles seraient en construction, pour peu qu'ils s'engagent résolument dans un nouveau développement et à plafonner les salaires de tous les riches pour ainsi facilement soutenir leurs communautés. C'est jamais l'argent qui manque, c'est simplement, ici autant qu'ailleurs, sa terrible répartition.

    Oneil Bouchard
    Québec »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 11h56
    Il faut voir les choses autrement...
    « Je suis d'accord avec ce constat de l'auteur: «Ce capitalisme, qui détruit les emplois par les rationalisations, les nouvelles technologies et la mondialisation, augmente globalement et partout les écarts entre riches et pauvres dans chaque pays et, aussi, entre les différents pays.» Oui, il faut voir les choses autrement même en environnement.

    Environnement Canada prédisait mercredi pour aujourd'hui 16 degrés celsius à Québec et je viens de consulter mon baromètre à 6 degrés celsius. Comment en si peu de temps on peut avoir 10 degrés de différence et à long terme ne pas se tromper dans ses calculs ??? Car ce sont les même ordinateurs qui prévoit les cataclysmes tant attendus par l'ONU qui est un organisme formé de politiciens gérant le protocole de Kyoto et qu'utilisent les écolos extrémistes pour nous ameuter. À Naïrobi, les délégués de l'ONU ne peuvent s'entendre pour revoir les objectifs de Kyoto car les données scientifiques sont jugées insuffisantes. Or ce sont les mêmes données qu'ils se sont servis pour nous imposer le protocole, étrange n'est-ce pas...

    Ce n'est pas la première fois que l'ONU se trompe et est obligé de rectifier son tir. Ainsi, en 1980 l'ONU prédisait que la population mondiale en l'an 2050 serait de 15 milliards d'habitants; leurs estimés les plus récents parlent maintenant de 9 milliards, une baisse de 67%! Les émissions de CO2 par habitant ont diminué. Or, tous les modèles de l'ONU sont basés sur une croissance exponentielle du CO2, croissance qui s'est stabilisée il y a déjà 25 ans.

    Quand la propagande remplace l'information...

    Ce mois ci, l'hiver tardant à arriver a permis aux environnementalistes alarmistes de se chercher un plus large appui populaire et de faire tomber la tête de la ministre Ambrose qui, je dois l'admettre, était plutôt effacée. Le nouveau ministre un peu plus coloré peut enflammer les débats un peu plus et permettre un vrai débat de fond sur la question. Car ces écolos extrémistes ne souffrent pas les sceptiques scientifiques qui sont pourtant nombreux ( http://www.climat-sceptique.com/ ou http://www.friendsofscience.org/ )

    Personne ne s'est aperçu que depuis la construction des supers barrages à la Baie de James, le temps était plus tempéré ici causé par la proximité de telles étendues d'eau. Pourquoi nous cherchons la neige ici et au Colorado, ils sont ensevelis sous celle-ci ? Il y a déplacement des courants dû aux masse d'eau mais le dire ne sert pas les discours alarmistes alimentés par Environnement Canada qui ne peut prédire correctement deux jours à l'avance... Comme de dire que 60% du budget du plan vert à Béchard va servir à renouveler la flotte de wagon du métro de Montréal. Voilà le mot est lâché...

    Des scientifiques sceptiques, il en existe. J'en ai colligé quelque uns :

    1) L'ex-ministre français Claude Allègre, prix Crafoord, médaille d'or du CNRS et ancien ministre de la Recherche a exprimé son scepticisme sur les causes du réchauffement climatique.

    2) " The Kyoto Protocol is a political solution to a non-existent problem without scientific justification" Dr. Timothy Ball - Canada's first Climatology Ph.D.

    3) No matter if the science is all phony, there are collateral environmental benefits...climate change provides the greatest chance to bring about justice and equality in the world" Christine Stewart, former Canadian Environment Minister

    4) "If back in the mid-nineties, we knew what we know today about climate, Kyoto would not exist because we would have concluded it was not necessary" Dr. Tim Patterson - Professor of Geology, Dept. of Earth Sciences, Carleton University

    5) «Suzuki labels those of us who explain what the latest research really tells us about climate change as merely "rogue scientists" who advocate "the opposite of the prevailing scientific opinion.» Dr. Tim Ball

    Enfin, je m'en voudrais de ne pas vous parler du Dr Richard Lindzen, spécialiste de l'atmosphère, titulaire de la chaire Alfred Sloan de météorologie au MIT. Il a démissionné du GIEC en 2001, considérant que les comptes rendus de cet organisme ne reflétaient plus la réalité des connaissances scientifiques, au moins pour sa partie (la validité des modèles océan-atmosphère).
    Il a écrit le 12 avril 2006 dans le Wall Street Journal un article intitulé «Climate of fear» et je vous livre quelques extraits savoureux : «L'alarmisme nourrit le discours des politiques, qui nourrissent en retour les alarmistes. Les fonds fédéraux alloués chaque année à la recherche climatologique aux États-Unis atteignent 1,7 milliard de dollars contre quelques centaines de millions voici 15 ans. Cette somme est un peu plus considérable que les mannes du fameux « lobby pétrolier ».

    Mais ces manoeuvres masquent des distorsions autrement plus graves du débat. "Les chercheurs qui refusent l'alarmisme voient leurs subventions disparaître, leur travail décrié et ils sont qualifiés de suppôts de l'industrie, de piètres scientifiques ou pire encore." Pas étonnant dans ces conditions que "les mensonges à propos du changement climatique gagnent en crédibilité alors même qu'ils contredisent de plein fouet la science qui est leur fondement supposé". Alors que les modèles alarmistes eux-mêmes prévoient une diminution de l'amplitude thermique tropiques-pôles et un surcroît d'humidité, on affirme sans sourciller que les tempêtes tropicales vont très probablement dévaster ce monde coupable dans les prochaines décennies. C'est-à-dire que l'on n'hésite même plus à se contredire entre les attendus et les conclusions, pourvu que ces dernières flattent le public dans le sens du poil hérissé par la catastrophe à venir.

    Mais le champ de bataille climatique n'est pas qu'une guerre de mots. Lindzen rappelle les mises à l'écart de Henk Tennekes (Pays-Bas), d'Aksel Winn-Nielsen (WMO-OMM), d'Alfonso Sutera et Antonio Speranza (Italie)... tous climatologues respectés mais tous coupables d'avoir émis de sérieux doutes sur le nouveau catéchisme du réchauffement.

    Et que dire de la substance même du débat scientifique, à savoir la publication dans les revues peer-reviewed et les commentaires critiques qui s'ensuivent ? Lindzen souligne quelques-unes des manoeuvres que nous avons souvent mentionnées ici : refus de publier les commentaires critiques d'études alarmistes sous divers prétextes, lynchage à distance des déviants (non pas en commentant directement leur travail, mais en faisant savoir partout sauf dans la revue initiale de publication combien ce travail est infondé), parti pris écrasant des comités de lecture des grandes revues généralistes (Science, Nature) en faveur de l'alarmisme, conduisant à la publication de plus en plus fréquente de résultats de modèles de plus en plus confus ne faisant pas avancer d'un iota la science du climat...

    Après tout, les alarmistes finiront peut-être par avoir raison, faute de combattants en face d'eux. "Seuls les scientifiques âgés peuvent désormais se dresser face à la tempête alarmiste", conclut amèrement Lindzen. Ceux qui commencent leur carrière ont un choix assez simple entre le conformisme réchauffeur ou la fraîcheur d'un placard.»

    Dans l'histoire récente de la science, c'est la première fois qu'un spécialiste reconnu en vient ainsi à tirer la sonnette d'alarme sur la médiocrité scientifique croissante de sa propre discipline. Et cela, on ne peut plus faire semblant de l'ignorer.

    Comme quoi, il faut voir les choses autrement... »

  • Guy COLLIN
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 11h58
    Pour ajouter à ce débat de société
    « Saddam Hussein occupe les journaux! Les nouvelles
    sont parfois d'une tristesse...

    Heureusement que la France va instituer le droit au logis ! On se demande comment cela va s'appliquer ? Si l'on doit avoir de la sympathie, de la compréhension, de l'empathie pour les déshérités et les laissé pour compte de la société mondialisante, est-ce que ce n'est pas aussi une incitation voire un encouragement à vivre aux dépens de la société...

    Plus sérieusement, est-ce que nos gouvernements sont si démunis qu'ils sont incapables de gérer les problèmes à la source plutôt que de se contenter des méfaits de l'économie de marché. Il est déroutant de voir que des entreprises attribuent des salaires faramineux à leurs dirigeants et rognent sans vergogne sur leur personnel et sur les salaires de ceux-ci.

    Un peu moins de dizaines de millions en haut et un peu plus de salariés mieux traités amélioreraient la performance de ces entreprises. Ne parlons pas de sommes colossales qui échapent au fisc dans les paradis fiscaux... »

  • Ian de Valicourt
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 12h31
    Virage vers...
    « De toute évidence un virage s'impose. D'éminents savants nous ont depuis longtemps mis en garde, mais nous n'avons pas élu leurs idées. L'un des problèmes auxquels nous a conduit notre inconscience est l'urgence que cette réorientation doit aujourd'hui prendre.

    Nous devrons probablement vivre précipitamment ce changement... Changer notre modèle économique, remplacer notre volonté de puissance matérialiste par des motivations beaucoup moins simples. Bref, il y a beaucoup à faire en peu de temps dans le désordre de nos idées.

    Serait-ce une Révolution ? »

  • Gérard D. Briand
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 13h07
    Aux bancs des accusés: les riches...éditorialistes ?
    « Excellent article monsieur Francoeur,
    Je courrai emprunter à ma bibliothèque ce livre de monsieur Kempf.
    Cependant, pourrait-on avec votre aide et celui du public lecteur du Devoir de même que votre discernement journalistique approfondir l'analyse en analysant mieux le rôle des riches conglomérats médiatiques qui maintiennent en place des rédacteurs en chef et éditorialistes à la solde de ce capitalisme spolieur de notre patrimoine écologique?

    Et si on commencait à appliquer chez nous ce proverbe chinois qui ne dit-il pas à juste titre de commencer par balayer sa propre cour? Oui oui ici même au Canada et au Québec dans nos riches conurbations de Toronto et de Montréal, là où se concentrent et convergent la plupart de nos grands médias qui alimentent autant Bay Street que la rue principale de Chibougamau?

    Bon je le sais, votre éthique journalistique ne vous permet pas de critiquer ouvertement vos collègues que sont les André Pratte et Alain Dubuc de ce monde qui ne manquent jamais une occasion et ce, presqu'au quotidien, de tomber à bras raccourcis sur tout ce qui peut simplement questionner ce développement brutal, anarchique et souvent anti-écologique qui déferle dans nos quartiers ou nos régions dites "éloignées".

    J'en ai pour conviction - et je ne suis pas le seul - qu'il s'agisse qu'une simple petite formation politique en devenir et jusqu'à maintenant peu menaçant parti qu'est Québec solidaire ose avancer l'idée de "nationaliser" l'énergie éolienne qu'un Alain Dubuc dans La Presse tombe aussitôt à bras raccourcis sur une simple messagère qu'est Françoise David. Non mais il y a des limites à l'indescente "Éloge de la richesse", non?

    Continuons dans cette misère des riches qui ne voient pas leurs projets (et le bon gros cash qui vient avec) aboutir dans leurs "propres" poches au rythme qui leur convient. Oublions les débats publics régionaux du Mont-Orford et celui du CHUM à Montréal et qui ont marqués notre année médiatique 2006.

    Prenons simplement celui du projet dégonflé du casino de Montréal qui aurait eu des impacts plus grands pour tout le Québec.
    Ce débat et ce projet de relocalisation du casino de Montréal a connu son apogée lors d'une lettre ouverte dans La Presse (tiens encore!) du 18 mai dernier où le lucide Michel Kelly-Gagnon, nouveau président du Conseil du patronat du Québec (CPQ) vantait ce projet. Avec leur sous-fifre et porte-parole dans ce dossier, Lucien Bouchard, ceux-ci possédaient dorénavant la clef pour sortir le Québec de la paresse... En gros, ce fut la faute aux gauchistes et "professionnels de la contestation" que sont les François Saillant et FRAPRU de ce monde si le projet a achoppé.

    Dans cette même lettre, ce nouveau patron des patrons invitait d'ailleurs le gouvernement à «couper leurs subventions» aux groupes communautaires qui contestent des politiques et des projets. Il se défendait bien de vouloir «brimer la liberté d'expression de qui que ce soit», suggèrait néanmoins ce monsieur Kelly-Gagnon, toujours dans cette lettre ouverte.

    Bravo aux «organismes charitables [sic!] qui soutiennent les gens dans le besoin», écrivait-il, tant que ces mêmes organismes (incluons sans problème ici les groupes écologistes) restent silencieux lorsqu'un projet ou une politique risque, à leurs yeux, d'aggraver la situation des populations démunies. Traitez les conséquences de la misère, mais, surtout, n'en dénoncez pas les causes.

    Watch out monsieur Saillant, vous n'aurez pas la partie belle comme candidat de Québec solidaire dans votre circonscription et votre quartier qu'est Rosemont!

    Mais heureusement les milieux économiques et sociaux ne sont plus étanches, et voilà un bel acquis pour le Québec des dernières décennies puisque les syndicats investissent dans des entreprises au moyen des fonds de travailleurs.

    Le Cirque du Soleil, qui était associé à ce projet de gonflement du casino, a lui-même vu le jour grâce au soutien financier de la Caisse d'économie solidaire (associée de près aux mouvements sociaux) à l'époque où aucun capitaliste ne faisait confiance à Guy Laliberté. D'ailleurs comme se plaisait à le rappeler Richard Martineau dans le Voir du 1er juin dernier: "Si ce n'était du gouvernement du Québec (re-sic!), qui lui a donné un sacré coup de main quand il en avait besoin, Guy Laliberté ne frayerait pas avec le jet-set international. Il jonglerait avec des bananes et des poires sur la rue du Trésor".

    Mais voilà que les organismes communautaires sont désormais des agents de développement économique local, d'innovation sociale et d'éducation à la citoyenneté.

    Voilà aussi qu'un tout nouveau parti politique qu'est Québec solidaire pourrait également canaliser ces forces vives et sociales. Cependant la bataille ne sera jamais facile et devra se faire à mon sens au quotidien soit "en consommant moins et en répartissant mieux" mais aussi en utilisant les forces et les limites de toute action politique! Elle doit se faire également au quotidien car la petite, grande, riche et moins riche presse capitaliste sera toujours très féroce vis-à-vis le changement social (et environnemental).

    Voilà pourquoi ma résolution de l'année 2007 a débutée par une contribution mensuelle à ce nouveau parti qu'est Québec solidaire! Je vous encourage tous et toutes à en faire autant...

    Gérard Briand, MBA (entreprise collective)
    rMontréal
    gbriand@sympatico.ca »

  • Pierre Marchand
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 13h12
    Le bonheur dans l'immatériel....
    « Il semble bien évident pour certains (de plus en plus nombreux) que la source du bonheur réside non pas dans ce que nous possédons, mais dans ce qui nous habites. Malheureusement pour arriver à ce constat il faut parfois avoir touché au pouvoir de l'argent pour réaliser qu'il n'est rien et que le vide en nous (que beaucoup d'entre nous avons) demeure entier même avec l'$. C'est alors que la vraie démarche vers le bonheur durable commence. Comment faire pour donner aux gens le goût d'entreprendre cette démarche d'abord et avant tout ??? Je crois par l'exemple en vivant une vie pleine et riche simplement. »

  • Alain Dumas
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 14h22
    Imposer davantage!
    « L'équition entre les changements climatiques causée, entre autres, par la surconsommation des riches et des classes moyennes, la mondialisation et l'élargissement des écarts entre riches et pauvres, ne fait aucun doute. Il suffit d'observer l'engrenage de la consommation dans lequel les gens sont emprisonnés pour le constater. Et cette consommation se fait non seulement à l'aide du crédit financier, mais aussi en empiétant sur notre capital naturel... donc à l'aide du crédit de la nature. Nous sommes donc entrés dans le cycle de l'auto-destruction accélérée depuis l'avènement, entre autres, de la mondialisation qui multiplie les objets transportés sur plusieurs milliers de kilomètres et qui rend ces objets «pas chers».

    La solution: imposer et taxer davantage les consommateurs et les objets énergivores! Je vais me faire accuser d'être à «contre-courant», mais la solution passe inévitablement par une augmentation générale des taux d'imposition et par un retour à davantage d'impôt progressif ainsi que par la taxation de tous les objets de consommation inutils (tel les véhicules énergivores) ainsi que tous les objets de consommation qui ne prévoit aucun recyclage (tels les téléphones cellulaires).

    Et oui, l'humain ne peut être guidé par une main invisible indéfiniment ni par la pensée magique qu'on «juste une vie à vivre».

    Alain Dumas »

  • Cécile Sabourin
    Inscrite
    samedi 6 janvier 2007 14h26
    De quoi suis-je responsable?
    « Cet article et certainement l'ouvrage de M. Kempf posent de vraies questions. En fait ils posent des questions que chacun, chacune devraient se poser. Quelle est ma responsabilité face aux problèmes environnementaux et sociaux? Sans esquiver les miennes, auquel il est de ma responsabilité de réfléchir, je me permets de considérer que le pouvoir et l'argent confèrent d'énormes rresponsabilités et que ceux qui les possèdent ont grandement tendance à les minimiser. Associée à un processus de réflexion sur les responsabilités humaines (respoinfo.org), je ne peux éviter de constater que le thème intéresse et préoccupe beaucoup. Mais, intéresse-t-il et préoccupe-t-il les plus riches, les plus puissants? Je me permets d'en douter.

    Cécile Sabourin
    charte.canada@alliance21.org »

  • Maurice Monette
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 14h37
    C'est bien dommage de s'apercevoir de l'INCONSCIENCE GÉNÉRALE...!
    « En effet, après avoir lues les douzes (12) premières interventions, il est très triste de s'apercevoir que personne n'a trouvé de SOLUTION pour CONTRER l'AVIDITÉ ogre$$e qui s'est implantée dans la communauté humaine depuis juin 1989 et qui est directement responsable de toute cette DÉGÉNÉRESCENCE de notre BIOSPHÈRE.

    EH OUI ! C'est seulement depuis que "Karol Wojtyla alias jean paul II" a laissés les cordons de la BOUR$E MONDIALE des gens CROYANTS(ES) aux divers(es) dirigeants(es) politiques démocratiques de la PLANÈTE, en prévision d'une apocalypse présagée pour le passage au nouveau millénaire dans lequel NOUS sommes présentement que, TOUT s'est DÉGINGANDÉ dans l'organisation de la répartition des riche$$e$ autour de GAÏA...! Un coup que cette prise de conscience sera faite, il s'agira de rétablir simplement la $aine Ge$tion de la répartition régulière des $urplu$ d'un maximum cumulable de un (1) million de dollar$ ou $on équivalent en d'autre$ e$pèce$, à tous les PAYS DÉMOCRATIQUES de la PLANÈTE, après chaque période de quatre (4) années de tergiver$ation$ du "LIBRE-ARBITRE" des gens (entités / âmes incarnés(es)) pour justement venir améliorer leur JUGEMENT PERSONNEL grâce au procédé SPIRITUEL des INCARNATIONS SUCCESSIVES.

    C'est sûr que, pour les gens qui ne croient pas en ce PROCESSUS DIVIN de l'ÉVOLUTION des esprits / âmes, il s'agit de contrainte$ les empêchant de cumuler plus d'un million mais, à observer comment se comporte la société humaine depuis juin 1989, c'est à dire, depuis que la ge$tion de l'argent dans le monde a été laissée aux simples humains(es), il devient ÉVIDENT que la CUPIDITÉ est le VICE qui a tout provoqué ce qui a rendue DÉGÉNÉRESCENTE notre TERRE d'ÉMERAUDE.

    Donc, je répète, il faut faire un "RETOUR ver$ le FUTUR" ou, autrement exprimé, "RETOUR à no$ ancienne$ méthode$ de répartition RÉGULIÈRE de l'o$eille ($, $, $) entre les PAY$ DÉMOCRATIQUE$ dan$ le MONDE ENTIER, après chaque période de quatre années ÉVOLUTIVES", pour pouvoir espérer retrouver une certaine MAÎTRISE de l'EXPLOITATION de notre BIOSPHÈRE... »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 14h47
    Un peu de spéculation
    « Suivons le raisonnement de Mr Kempf, et supposons même que ses recommandations sont appliquées depuis cent ans. Les salaires sont plafonnés à 300 000. $ par année, même pour les artistes qui font partie de coopératives qui s'occupent de distribuer les surplus aux membres les moins prolifiques.

    Certains malins arrivent à s'enrichir de plusieurs millions par année par leurs bons placements en bourses, mais les legs sont limités à (disons) un millions de $ pour le (la) conjoint(e) et 300 000. $ pour chaque enfant, le reste devant être retourner à l'état, si celui-ci souffre d'un taux d'endettement dépassant un certain seuil (en % du PNB), sinon à l'ONU qui se charge d'en faire la distribution au plus démunis de la planète.

    Les entreprises mettent en marché des produits et services à moindre prix, du fait qu'elles n'ont pas à verser de salaires exorbitants. Les gouvernements paient une bonne partie de la dette (ou des dépenses) publique avec les fortunes accumulées par ses concitoyens les plus malins, ce qui permet donc des taux de taxation plus bas. Les travailleurs ordinaires sont moins exigeants en termes de demande salariale, non seulement en raison de besoins moindres, mais aussi faute de modèle en termes de salaires multimillionnaires. Faute d'emballement salarial depuis maintenant plusieurs décennies, il est impensable de transporter nos ressources vers la Chine, pour qu'on nous les retourne ensuite en produits finis.

    Nous vivons désormais dans un monde où les inégalités économiques sont beaucoup moins criantes, et nous avons cessé de dépenser de l'énergie pour trimballer des ressources et produits finis à travers la planète, sachant très bien que le transport est un mal nécessaire (et onéreux) qu'il vaut mieux limiter au minimum. La misère est à peu près éradiquée sur la planète, et la très grande majorité de la population mondiale fait partie de la classe moyenne. Mais où diable prenons-nous les ressources pour alimenter tout ce beau monde? Comment pouvons-nous survivre avec quatre milliards de véhicules qui demandent leurs pleins d'essence à chaque semaine? Est-il raisonnable de demander aux capitalistes de cesser leurs publicités qui nous incitent à consommer de plus en plus? Est-il raisonnable de demander aux entreprises de s'orienter vers la décroissance volontaire?

    Dans un monde idéal, l'économie serait au service des hommes et non l'inverse. Et si l'homme était conséquent avec lui-même, il s'organiserait pour ne pas se faire cracher dans la face par son environnement. Et sachez que je fais partie de votre environnement et que si je me sens traité avec injustice, il y a de forte chance que je sois celui par qui le crachat vous arrivera.

    Dans ma tête d'idéaliste, il est pensable d'amenuiser de beaucoup les disparités économiques, tant entre individus qu'entre nations, sans trop révolutionner le système actuel. Mais si nous voulons continuer à partager cette pauvre planète entre six milliards d'individus, il faut commencer par soigner notre boulimie érigée en système, et apprendre à se discipliner pour ramener la population à un niveau que Mère Nature est disposée à nourrir. Oups! Je crois que je viens de toucher un sujet tabou... »

  • Richard Lépine
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 15h13
    Enfin!
    « Hervé Kempf a tout à fait raison de lier le désastre social et le désastre écologique et de les inscrire dans les dérives autoritaires qui cherchent à nous empêcher collectivement de réagir (baillons de toutes sortes). La recherche du bien commun exige de considérer toutes les luttes en solidarité.

    Richard Lépine »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 15h22
    Richards aux premières loges...
    « Et qui est-ce qui va pâtir aux premières loges du réchauffement du climat ? Les villas de bords de mer des richards, engouties sous 25 mètres d'océan ! »

  • Michel Gallay
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 15h30
    Je ne suis pas un scientifique...
    « Je ne suis pas un scientifique et ce n'est pas à 70 ans que je vais me perfectionner en la matière!

    Notre planète est-elle aussi en danger que d'aucuns le prétendent? Je n'en ai donc pas la moindre idée.

    Il me semble cependant que l'on assiste actuellement, sinon à un réchauffement de notre globe, du moins à d'importants changements climatiques. Il faut être aveugle pour ne pas s'en apercevoir.

    Je suis malheureusement au regret de vous dire que, si comme l'affirme M. Kempf, nous risquons de franchir un point d'irréversibilité dans dix ans, nous sommes FOUTUS!

    Comment imaginer que des mesures vraiment efficaces soient prises dans un délai aussi court? Kyoto, ce n'est qu'un emplâtre sur une jambe de bois!


    Le capitalisme est-il vraiment responsable de la situation? Les coupables sont plutôt l'industrialisation effrénée de nos sociétés et les progrès de la médecine qui ont provoqué l'augmentation considérable de la population mondiale.

    Le communisme a fait d'ailleurs encore pire que le capitalisme pour la détérioration de l'environnement. Il suffit d'aller dans l'ancienne Allemagne de l'Est pour s'en convaincre.

    J'ai lu tous les commentaires à l'article de M. Francoeur. Il ne me reste qu'à espérer que M.Fernand Trudel ait raison.
    Soyons positifs.....quoique...

    Michel Gallay »

  • Normand Venne
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 15h44
    Du capitalisme sauvage au capitalisme écologique
    « La situation écologique de la planète est-elle entrée dans ne phase irréversible( effet de serre en folie,déforestation irresponsable,pollution athmosphérique,surpopulation urbaine incontrôlée) et notre système socio-économique régit par le capitalisme actuel conduit-il inexorablement vers la destruction de notre planète?

    La crise écologique et sociale mondiale est issue du même problème créé par le capitalisme moderne i.e une consommation de biens de survie et de croissance régit par les pays en voie de développement contribuant à la destruction de leur propre écosystème, et plus souvent qu'autrement pour le bien-être de nos sociétés industrielles modernes; et, une surconsommation incontrôlable de «sur-biens» souvent inutiles dans nos pays dits riches et civilisés.

    Lorsqu'on fait face à des crises environnementales , il existe des modes d'interventions spécifiques pour chacun des problèmes à régler selon un rituel bien défini par nos différents services d'intervention.C'est simple et bien compris et accepté.

    Mais quand on est confronté à une crise de valeur globale ,existentielle et structurelle, nous sommes un peu désarmé car une telle crise remet en questions nos valeurs, notre bien-être et touche la globalité de notre système socio-économique et politique. Faut-il tout détruire et pencher vers un mode binaire de réflexion( le capitalisme et ses méchants riches versus les pauvres consommateurs pris au piège que nous sommes)ou plutôt se demander comment on veut vivre et avec quoi? Faut-il aller au fond du baril pour se remettre dans le droit chemin ou se responsabiliser au plus vite au lieu de laisser les autres décider à notre place?

    Les autres , ce sont les puissant et les politiciens en qui nous avons remis comme des enfants nos destinées et nos choix de société en chialant, critiquant et en votant dans le confort de nos grasses habitudes de consommateurs affamées de tous les gadgets inutiles .Le tour de notre ceinture est tellement large qu'on ne peut même plus se regarder le nombril pourtant si chéri par nos modes vestimentaires.

    Nous, les consommateurs sommes les seules décideurs de cette planète mais nous n'en sommes pas conscient ou ne voulons pas l'être. Arrêtons de trouver un groupe de coupables et regardons nous tous comme les seules coupables de laisser les autres décider à notre place. La liberté se conjugue avec ses choix!Il ne faut pas se leurrer, on changera le capitalisme sauvage ecodestructif lorsqu'on se responsabilisera et qu'on s'imposera comme les décideurs de nos vies et de notre survie. »

  • claude tremblay
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 16h20
    Toute une religion
    « C'est fascinant de lire ce texte, je croirais revenir au Club de Rome et son apocalypse, à la fin du monde suite à une potentielle guerre nucléaire avec son hiver et le pire, c'est de lire tous ces commentaires qui vont tous et je dis bien tous dans le même sens. Ce livre deviendrais un nouveau Manifeste que je n'en serais pas surpris, tout y passe, le capitalisme, les Etats-Unis, le nucléaire (je suis contre en passant) Harper, Bush , les riches et certainement un quelconque bonhomme 7 heures. A la lecture de tous ces commentaires, une seule conclusion s'impose, devenons tous Amish, bien non, ils sont américains excusez états-uniens »

  • France Hubert
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 18h11
    Ramassis de clichés anticapitalistes
    « Ce texte n'est qu'un ramassis de clichés anticapitalistes bons à jeter à la poubelle, ou encore mieux, au recyclage. Comme la plupart des missionnaires gauchisants, monsieur Kempf pratique un alarmisme puéril qu'il met au service d'un message voulant redistribuer une richesse qui ne lui appartient pas et qu'il n'a jamais voulu contribuer à créer.

    Mais il pourrait à tout le moins commencer par donner exemple lui-même: quitter cet emploi pollueur de journaliste et d'écrivain qui détruit des arbres. Il pourrait ensuite refuser les sales et égoistes profits qu'il compte faire sur la vente de ce livre.

    Il pourrait ensuite fonder un parti politique proposant la spoliation des biens des classes moyennes du monde. Évidemment, personne ne l'appuyera, et il pourra continuer à gagner son pain en gueulant contre l'égoisme plus riches, aidé par les naïfs qui achèteront ses balivernes pour renflouer son compte en banque. »

  • Samuel Plourde
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 18h53
    Voir clai
    « Enfin quelqu'un qui voit clair!!!

    Il est temps d'enterrer la rationalité capitaliste qui détruit notre planète et pourri l'humanité. »

  • Jean-Claude Balu
    Abonné
    samedi 6 janvier 2007 19h00
    L'article que J'attendais
    « Formidable cet article et je l'attendais depuis longtemps!

    Le capitaliste généralisé ne pouvant que détruire la planète et ses habitants, il faudra en sortir. Ce qui n'est pas si simple, d'autres ayant lamentablement échoué. Et pour ce faire, il faudra bien prendre le pouvoir en proposant ne nouveau projet de société, car les initiatives locales, bien que louables, resteront insuffisantes.

    Cependant, comme disait Jorge Riechmann :

    "Ce projet ne peut renoncer à aucune des couleurs de l'arc en ciel : ni le rouge du mouvement ouvrier anticapitaliste et égalitaire, ni le violet des luttes pour la libération de la femme, ni le blanc des mouvements non-violents pour la paix, ni l'anti-autoritarisme noir des libertaires et anarchistes, et encore moins le vert de la lutte pour une humanité juste et libre sur une planète habitable". »

  • Jacques Demers
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 19h03
    Je ne veux pas jouer les prophètes de ...Bonheur, mais...
    « (Notez, ce message a été envoyé sur le forum Outaouaisweb) :

    « Je ne veux pas jouer les prophètes de...Bonheur, ;)

    Mais, je viens de voir l'article du Devoir APRÈS avoir écrit le post précédent intitulé :

    ------------------------
    (Mots clés) : Dernier mot sur la parabole de Jesus,

    « Jeune homme riche» (voir l'évangile selon Matthieu chapitre 19, verset 30) Et les paroles exactes sont: « Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers»

    Si Jésus avait dit 2000 ans passés :

    « Les individus qui s'enrichiront en polluant leurs congénères seront montés à l'échafaud ou descendu au cachot... (Plusieurs des premiers seront les derniers)

    ...Et que ceux qui subiront leur pollution trouveront des solutions... (et plusieurs des derniers seront les premiers)

    Le rôle et la fierté des Québécois la dedans ?

    Tu sais, le virage technologique qui s'annonce suite à une réelle volonté de réduire les GES dans le monde, est inimaginable pour beaucoup de monde pour l'instant. Je résumerais en disant que TOUT est sur la table, TOUT est questionnable. Autrement dis, prend n'importe quelle usine la plus près de chez-vous, et imagine qu'elle n'a développé que la moitié de son potentiel. La moitié dans le sens cyclique. Aujourd'hui, elle est développer dans le sens linéaire. En ligne droite. Matière première -->Transport -->Transformation -->Consommation -->dépotoir. Ça, c'est linéaire.

    Alors qu'avec la gestion éco-systémique prévue par Kyoto, la même usine en face de chez toi reprendra son développement linéaire mentionné ci-haut et le complètera en
    « fermant la boucle du processus cyclique du système écologique ».
    En mots plus simples, elle reprendra ce qui allait au dépotoir... incluant ce qui allait dans l'eau et dans l'air, et le RÉ-INTRODUIRA dans le système économique en retournant ce qui était des déchets pour elle auparavant, deviendra une matière première pour l'usine suivante. Les « déchets » de cette dernière, même chose pour une 3 ième usine et ainsi de suite. Fermer la boucle de l'éco-système, ce sera qq chose comme ça.

    Ce grand préambule étant établi, les Québécois pourraient et peuvent encore devenir des leaders mondiaux dans cette RÉVOLUTION technologique. Ok, peut-être grâce en partie parce que nous avons un système de l'éducation qui donne plus de chance à tous et toutes (socialiste) Mais surtout, et là nous n'avons pas grands mérites, parce que nous sommes sur un territoire qui a eu la chance de développer une énergie parmis les plus « écologique » l'Hydro-électricité, et ce, avant même que le mot « écologie » soit connue, même par nos hydro-développeurs.

    Suite du message :

    http://www.outaouaisweb.com/forum_thread.asp?t=11354&r=0&n=&page=200
    ---------------------------------------

    Certaines vérités commencent à percer dans cette jungle de mensonges... »

  • Daniel Breton
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 19h43
    Les réactions sont aussi intéressantes à lire que l'article!
    « Comme d'habitude, excellent article de Louis-Gilles Francoeur. Mais au delà de son texte,

    ce que je trouve fascinant, c'est de lire les réactions des plus diverses à ce texte. Personne n'a eu l'occasion de lire ce livre puisqu'il ne sera disponible au Québec que le 6 février, or il est aussi fortement applaudi que décrié alors qu'aucun de nous n'a pu le lire.

    Bien qu'à priori, je me sente interpellé par plusieurs des écrits commentés par M. Francoeur, je me fais toujours un devoir d'aller à la source, donc au livre, pour me faire ma propre opinion et en tirer mes propres conclusions. En rien cela ne constitue-t-il un désaveu du travail de M. Francoeur. C'est plutôt une volonté de responsabilisation individuelle par un effort de conscientisation citoyenne.

    Ceci démontre cependant combien nous avons tous tendance à accueillir favorablement et donner notre bénédiction à priori à toute opinion qui donne raison à nos convictions
    et rejeter d'emblée celles qui nous contredisent.

    C'est là un des dangers du réflexe de réaction à chaud qui est omniprésent dans notre société de l'instantané. Pour 2007, je nous souhaite tous ( et je m'inclue là-dedans ) un peu plus de recul, de réflexion et de perspective. Moins d'émotivité et plus de rationalité... »

  • Jean-Pierre Landry
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 21h07
    J'sus pogné...
    « Je n'ai pas encore lu toutes les répliques mais la mienne vise à nous faire réaliser que même avec les meilleure intentions et plus de 4000 km de vélo par année pour exercer mes "fonctions " de consommateur producteur de richesses "collectives", je ne peux que constater que l'État ne prend pas les responsabilités que nous ne pouvons lui imposer par notre système électoral, tant au municipal qu'aux autres niveaux supérieurs, et que nous allons ainsi stagner longtemps dans la non-viabilité (ne pronocez plus durabilité s.v.p.!) »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 21h09
    Activisme écolo-marxiste
    « Objet: «Les riches au banc des accusés».

    Louis-Gilles Francoeur ne ménage pas ses méninges pour sortir tous les poux, tel ce livre d'Hervé Kempf, pour sa cause évangélique qui ne montre qu'un côté de la médaille...

    En bref, c'est grâce au capitalisme si des Québécois comme lui et des Français comme l'auteur qu'il louange, peuvent écrire et dire n'importe quoi. C'est la liberté d'entreprise qui permet leur liberté d'expression. Pourquoi ne pas faire un bilan des ex-pays communistes? Ou des pays encore dirigés par des communistes, comme la Chine, dont la réputation n'est plus à faire pour ce qui est de la pollution? Selon l'auteur Kempf, ces pays auraient le droit de se développer, quel que soit le nombre de leurs habitants, et nous devrions nous serrer la ceinture. Plutôt simpliste comme médecine.

    Louis-Gilles, vous m'avez convaincu de ne pas acheter ce livre.

    Je lisais récemment qu'en 2009 la Chine va dépasser les États-Unis pour les émissions de CO2. Malgré cela, la Chine bénéficie de coûteux crédits d'émission dont les fonds proviennent de l'Ouest. Ceci donne lieu à un scandaleux gaspillage au nom de Kyoto.

    Yves Lenoir, dans son livre «Climat de panique», avait posé un diagnostic lucide en 2001 sur les dangers du nouvel écologisme dogmatique. Je cite: «Aujourd'hui l'unanimité est acquise. Le rouleau compresseur poursuit sa route, de conférence en conférence, de colloque en réunion de travail, de négociation en action de lobbying. Le doute scientifique est un concept totalement étranger aux agents de ce processus» (page 195).

    Yvon Dionne
    St-Damase-de-L'Islet (Québec)

    http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne »

  • Denys Élément
    Inscrit
    dimanche 7 janvier 2007 07h03
    Vous qui consommez, vous polluez aussi...
    « Sur que le système capitaliste qui commande a chaque année de profits sur les dividendes est en grande partit responsable pour les conditions climatiques qui changerons nos vies dans les prochaines années.
    Que faire ...maintenant ?

    Là est la question qui devrais tous nous préoccupée. Mais comme toujours nous réagirons à la dernière minutes et il sera trop tard.

    Nous sommes tous les coupables des GES ne l'oublions pas.
    Changé notre façon de vivre le temps d'y réfléchir et il sera trop tard... »

  • Marcel Beaulieu
    Inscrit
    dimanche 7 janvier 2007 09h01
    Parlons du livre de Yves Paccalet: l'humanité disparaîtra, bon débarras...
    « Je propose de vous faire lire une entrevue de Yves Paccalet sur son dernier livre " L'humanité disparaîtra, bon débarras"

    Voici un court extrait que vous trouverez à cette adresse:

    http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=795

    Seule une frugalité drastique pourrait encore nous sauver...

    On l'appelle « le poète qui accompagna Cousteau ». À la fois philosophe et scientifique, il a écrit des dizaines de livres merveilleux sur ses voyages dans les plus beaux pays. Mais sa dernière oeuvre - "L'humanité disparaîtra, bon débarras !" éd. Arthaud - s'ouvre soudain à la tragédie : c'est le livre noir de la planète ! Si rien ne va plus pour ce sage, où allons-nous ? Pour lui, la seule solution serait radicalement... frugale. »

  • POLLERI Bruno
    Inscrit
    dimanche 7 janvier 2007 12h38
    Démographie inepte !!!
    « Sur-consommation et sur-production, certes, mais le fond du problème n'est pas là.

    Depuis la 2ème Guerre Mondiale notre monde est en état de guerre permanente, guerre économique, diplomatique ou armée, et la ressource fondamentale de cette guerre, c'est l'humain.
    À cela s'ajoute la modification de la pensée collective à propos de la mort naturelle : on se refuse à accepter les morts par maladie ou catastrophes naturelles comme étant "normales" et on s'obstine à contrer l'équilibre que la nature nous impose. Résulat : nous surpeuplons la planète sous prétexte d'assistance ou de refus de laisser mourir quand par la même occasion, nous avortons ou euthanasions à tour de bras (et je ne parle même pas des scandaleux trafics humains).

    Tout ne vient pas du système économique, c'est aussi surtout lié aux modes de vie. Par exemple, en Afrique, l'avancée du désert était et est toujours essentiellement lié à des modes de culture ou d'élevage ne permettant pas le regénération du sol, phénomène multiplié par la croissance démographique dans ces régions.

    On va frapper le mur, c'est clair, la terre n'a pas été prévue pour soutenir ce raz-de-marée humain. Ses ressources sont limitées, leur renouvellement est limité, la nature est en équilibre stable tant qu'on ne dépasse pas un certain seuil, au-delà, elle va "capoter" !

    Ce n'est plus une question de capitalisme ou de communisme, mais plutôt de modification violente de nos modes de vie.

    Nous allons devoir choisir entre un système proche du cauchemar annoncé (THX-1138, Le meilleur des mondes, Soleil vert...) ou un abandon volontaire et rapide de cet idéal technologique qui est en train de nous consummer.

    Si j'avais à choisir, ce serait un retour à la nature, l'acceptation sage de ses lois. Je préfère me laver à l'eau froide que vivre avec un masque respiratoire dans une société de zombies ! Je préfère vivre 40 belles années qu'en vivre 80 comme un ver de terre ! »

  • Eric Deguire
    Inscrit
    dimanche 7 janvier 2007 17h12
    Le capitalisme nous prive du droit à la vie
    « Depuis que le monde tel qu'on le connaît a pris forme, c'est-à-dire après la Première guerre mondiale, là où les États-Unis sont devenus le pouvoir incontestable du monde, ce pays toujours prôné le capitalisme comme étant le droit chemin vers la liberté de chacun.

    Ceci est peut-être partiellement vrai, comme on aurait pu en témoigner pendant les Années folles. Cependant, la Crise économique de 1929 a été le premier indice que le capitalisme n'est pas efficace en période difficile. Le capitalisme assure premièrement le droit à la liberté, mais en sautant par-dessus le droit primordial, et aussi le premier droit fondamental reconnu par la Déclaration universelle des droits de l'Homme : le droit à la vie. Or, si on n'est privée du droit à la vie, le droit à la liberté ne vaut plus rien.

    La conjoncture de l'environnement dégénérera bientôt en une crise écologique et à ce moment on verra possiblement le droit à la vie de certains humains enlevé, par les effets mortels que pourrait créer cette crise, et la crise écologique deviendra une crise sociale. Il est temps que les grands pouvoirs du monde, surtout les États-Unis, rejettent leurs obsessions capitalistes et qu'ils assurent le droit à la vie des êtres humains. »

  • Amélie Charest
    Inscrite
    dimanche 7 janvier 2007 19h58
    Peur et sentiment d'impuissance
    « J'ai peur, et à la fois je me sens impuissante concernant les transformations de notre planète. Cet article confirme ce que je croyais: Même si je tente d'être une consommatrice responsable, et que je continuerai de le faire, le mode de vie des plus riches de la terre est le plus destructeur. Ils tiennent entre leurs mains l'équilibre de notre monde et n'en sont pas conscients. Que pouvons-nous faire? »

  • Réginald Dubois
    Inscrit
    dimanche 7 janvier 2007 21h34
    La société au banc des accusés
    « Il ne s'agit pas d'un problème qui ne touche que les riches : c'est un problème qui touche tout le monde, nous en sommes tous responsables, individuellement et collectivement. Ce n'est pas en éliminant les riches que l'on règlera le problème du réchauffement de la planète!

    Utiliser des titres à sensation qui prônent l'élimination des riches pour faire de la publicité pour un livre n'est pas propice à la solidarité sociale qui nous permettrait de faire face ensemble aux difficultés.

    Pourquoi ne pas reconnaître l'apport de chacun, être solidaires les uns avec les autres, travailler ensemble au lieu de se blâmer mutuellement et de rejeter la faute sur tous sauf sur soi-même!

    Je crois que les riches sont nécessaires à la société pour la diriger et la faire prospérer. La majorité des citoyens d'une société ont besoin d'être dirigés. Les riches ont une responsabilité importante. Au lieu de les accuser et de les blâmer de tous les maux de la terre, il serait préférable d'être reconnaissant envers ces gens pour la contribution importante qu'ils font à la société et travailler avec eux afin de trouver des solutions.

    Par contre, l'idée de contrôler la richesse par un plafond mérite d'être examinée. »

  • Benoit Boursier
    Inscrit
    lundi 8 janvier 2007 12h44
    Il n'est jamais trop tôt pour une Révolution.
    « Que dire de plus. Sinon que je ne préconise aucunement la violence, mais je ne la proscris pas non plus. Tout doit être mis en oeuvre pour assurer la pérennité de l'humanité. Combien de temps précieux êtes-vous prêts à accorder aux apôtres du doute? Et pourquoi? Quel serait le coût (terme si cher au capitalisme) d'être hyper prévoyant devant les pires scénarios possibles, si on le compare au coût de se draper dans une pseudo-sagesse du doute et attendre plus longtemps, jusqu'à l'emballement irréversible du grand dérangement climatique?

    Individuellement, je ne peux plus regarder mes enfants dans les yeux et continuer aveuglément à suivre la meute vers l'abattoir. Tous les matins, tous entassés sur les ponts, tels des moutons, n'entendez-vous pas le bêlement de notre bêtise? J'en appelle à la révolte, à la colère sainte du Christ. Le temple de la Terre subit l'avidité des nantis depuis trop longtemps. Je ne suis ni marxiste, ni socialiste. Je ne suis d'aucun "isme". Je suis simplement un être de sang, sensible, vivant, rempli d'amour pour mon prochain, pour autant qu'il ne me rie pas au nez. Je suis quitte à mourir pour que les enfants de mes enfants puissent voir le soleil pendant des milliers d'années encore...

    A ceux qui rient, qui crient à l'alarmisme, vous pouvez continuer à bêler fièrement mes frères. Ce doute duquel vous vous abreuvez me sert ici, car je doute que vous bêliez longtemps. »

  • Samuel Jacques
    Inscrit
    lundi 8 janvier 2007 14h52
    Pour voir apparaître un monde meilleur, il faut voir différemment.
    « En réponse à Monsieur Réginald Dubois.

    Comme vous le dites, ce n'est pas un problème qui touche que les riches, c'est un problème qui touche tout le monde. Comme vous le dites aussi, les riches ont une responsabilité importante. C'est d'ailleurs pourquoi ils devraient donner l'exemple en diminuant leurs consommations et leur gaspillage. Les riches ne sont pas les seuls à blâmer, mais ils sont ceux qui ont le plus d'impacte. Ce sont eux qui prennent les décisions concernant la société, ce sont qui décident des plans d'action de leur compagnies, ce sont eux qui ont les ressources pour éliminer l'inégalité dans le monde.

    Vous parlez de solidarité et de reconnaître l'apport de chacun, avez-vous demandé à ceux dans le besoin comment ils perçoivent la solidarité des riches? S'il y aurait vraiment de la solidarité, il n'y aurait pas une inégalité entre pauvre et riche toujours croissante. Cette solidarité doit venir de la part des riches avant tout parce qu'après tout, ce sont eux qui ont le pouvoir de décision, et surtout les richesses à donner.

    Cette guerre menée au Moyen-Orient est un exemple important de la solidarité exercé par les riches envers les pauvres. Cette guerre est un exemple de leur amour envers l'humanité. Des dizaines de millier de morts chez les civiles en Iraq seulement... des milliers de leur propres soldats morts depuis 2003... tout ça pour une guerre impérialiste déguisé en guerre contre la terreur, terreur qui n'a cessé d'augmenter depuis lors... terreur propagée principalement ici... par des gens d'ici... qui ne sont certainement pas des pauvres... Cette guerre au Moyen-Orient, elle n'a nul autre but que l'appropriation et le contrôle des richesses pétrolières par les riches d'occident.

    Pourquoi ne pas reconnaître l'apport de chacun? Peut-être parce que l'humanité et l'écosystème se passeraient bien de l'apport de certains. Peut-être parce que certains riches se gardent ces apport pour eux seuls. C'est vrai, il ne faut pas les blâmer de tout les maux de la terre, mais il ne faut pas les en blanchir non plus. Ils ont une part de responsabilité importante dans tout ce qui se passe, et une erreur de leur part a un impact important sur tout le monde.

    « La société au banc des accusés » n'est pas un titre à sensation et ne vise pas plus les riches que la société au complet... à moins que votre définition de société ne tienne pas compte des pauvres et de la classe moyenne... Pour ce qui est de la publicité du livre, tant mieux! L'article n'aurait simplement pas été écrit sans ce livre!

    Mais c'est vrai que les gens ne se blâment pas assez. Nous devrions commencer par nous blâmer de ne jamais apporter de solutions. Nous devrions ensuite nous blâmer de toujours rejeter la faute sur les autres mais surtout de ne jamais reconnaître nos tors. Nous devrions aussi nous blâmer de ne pas essayer de conscientiser les gens, ou simplement, de ne pas essayer de nous conscientiser nous-mêmes. Nous devrions finalement nous blâmer de ne pas nous sentir impliqué à travers tout ce qui se passe alors que nous vivons tous dans le même monde, ce monde d'inégalité et d'impérialisme sauvage. À partir de là, peut-être que des solutions viendraient par elles-mêmes.

    Et des solutions il y en a un paquet. En dehors du capitalisme il n'y a pas que le communisme, il y a d'autres possibilités. Nous ne vivons pas dans un monde noir et blanc, mais un monde avec une infinité de tons et de couleurs. Certaines réactions à l'article citent que c'est grâce au capitalisme que nous pouvons tous écrire et dire n'importe quoi. Il serait bien dommage que de croire que le capitalisme est la seule possibilité de système où nous pouvons avoir une forme de liberté d'expression. Je crois qu'il faut simplement voir plus loin que le communisme et le capitalisme. Il faut chercher à créer un système où les gens auront pris conscience de la fragilité de notre planète et de la vie humaine, un système où les gens auront pris conscience que le bonheur ne se trouve pas à travers notre matérialisme aveugle mais à travers les gens qui nous entour, et un système où les gens auront pris conscience que toutes leurs actions ont un impact et que dès le moment de leur naissance, ils se retrouvent tous impliqués dans ce monde qu'ils le veulent où non. C'est dommage mais sans cette prise de conscience, le pouvoir des riches peuvent devenir dangereux et très destructeur pour la planète et l'humanité en entier.

    Et je tiens à vous dire que vous faites erreur quand vous dites que les riches sont nécessaires à une société pour la diriger et la faire prospérer. Un bon dirigeant ferait très bien l'affaire... même s'il est pauvre. La grosseur du compte en banque ne fait pas la qualité du dirigeant, loin de là!

    Si on veut que les choses changent, il faut que chacun soit prêt à changer. Il faut que les gens remettent leur vie en question. Il faut que les gens voient les choses différemment. »

  • francis dery
    Inscrit
    lundi 8 janvier 2007 20h32
    Déjà avant le Capitalisme, il y eut Malthus
    « Les limites des ressources fut depuis longtemps un problème connu en Europe du Nord. Cela a façonné le Protestantisme qui prôna la simplicité volontaire en tout. Les Catholiques les traiterons d'austères et d'avares, d'où l'Avare de Molière. Mais la nouvelle pensée sortira l'Europe du Féodalisme. Les Hollandais furent la fine pointe du capitalisme. Les Anglais si convertiront et la principale raison de coloniser l'Amérique, ce fut la pénurie de forêts en Angleterre. Le bois fut la base matérielle des infrastructures de l'époque en plus de servir pour le chauffage, mais déjà les pauvres commencèrent à utiliser le charbon pour se chauffer.

    L'accès aux ressources sera le moteur des conflits et des guerres civiles. La New Model Army de Cromwell relancera l'idée de communistes chrétiens avec l'abolition de la propriété personnelle chez les soldats.
    Et Malthus...je vous laisse chercher sur lui. »

  • Jean-Philippe Martin
    Inscrit
    mardi 9 janvier 2007 20h16
    Jeter les bases d'une solution
    « Monsieur Kempf vient de nous faire franchir un pas important dans la compréhension du malaise global qui assaille l'humanité. La liaison entre les problèmes environnementaux et sociaux devait être faite et reconnue. De placer les riches à la source de ces problèmes est certes un peu fort, nous, les capitalistes convaincus ou pas, participant de gré ou de force, sommes tous responsable.

    Mais maintenant de ce lien est reconnu, maintenant que nous savons que la solution à nos problèmes passe par une refonte économique et sociale laissez-moi vous présenter les bases d'une solution. Elle n'est pas parfaite, elle contient certainement plusieurs failles mais il faut bien commencer quelque part...

    Agora Verte.

    Je ne crois pas qu'il faut rejeter les bases de l'économie, il faut cependant repenser sa dynamique. La production, par exemple, devrait être locale et à petite échelle autant que possible. Les produits devraient être pensés pour durer et pour être évolutifs et récupérables. Bien sûr les ordinateurs comme la haute technologie ne pourront jamais être totalement produits localement mais il y a un monde entre produire des cartes mères pour les Amériques en Asie et les faire en ici pour tout le continent. Idem pour le boeuf de l'Alberta. Bref il faut revoir la dynamique de la production.

    Je crois également que nous n'avons absolument pas besoin de travailler cinq jours par semaine, deux ou trois devraient suffire, la technologie nous le permet. Si tout le monde travaillait moins il y aurait plus de postes disponibles et moins de gens exclus du système économique.

    La réduction du temps travaillé devrait permettre une plus grande participation à la prise de décision. Plus de temps libre égal plus de temps à consacrer à la vie démocratique, une vie publique basé sur une démocratie participative autant que faire se peu. Il s'agit de faire un peu plus de gestion vers haut et un peu moins de gestion vers le bas encore là, c'est un changement de dynamique.

    Nous avons donc une économie plus locale, plus de temps pour nous et une démocratie beaucoup plus vivante, reste à encadrer le tout dans un environnement plus vert et adapté à ces nouvelles dynamiques.

    Cet environnement est à la fois simple et complexe, il est dense et nerveux, urbain mais aussi très vert. La densité et la production local aidant les déplacements seront beaucoup moindres et plus court. Ils peuvent donc être faits à pied ou à vélo ce qui devrait permettre à terme l'élimination de plusieurs artères qui pourraient être transformé en autant de parcs linéaires.

    Mais... Oui, il y a beaucoup de mais. Certains ne seront pas d'accord sur le fond ou sur le réalisme du model d'autres apporteront des objections d'ordre technique, je le sais, ce model n'est pas parfait loin de là mais nous avons sérieusement besoin d'une base comme celle-ci ou comme une autre pour commencer à penser la suite et pour éviter que ces changements qu'il faut opérer ne se réalise jamais faute de visée concrète.

    Jean-Philippe Martin »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 11 janvier 2007 01h55
    Spéculation du climat
    « Impossible de prédire la météo de demain mais la fin du monde oui???
    Pu capable, de constater que les critiques sont interdites. Que quelques groupes orientent mon avenir.L'Exploitation des catastrophes a toujours été des abus de pouvoir par le passé. De lire seulement les mêmes tendances. Du silence de beaucoup de scientifiques. Du papier coller avec la France qui est morte de rire avec son énergie nucléaire et l'augmentation de la pollution pour réduire ses gaz à effet de serre. De la culpabilité exploiter tous les jours. Des messages en noir ou blanc sans aucune nuance. Des tromperies derrière Kyoto.

    Exploitation à outrance sans compréhension véritable. Tout ce décor me sonne des cloches car il est contraire à la science et la raison. D'entendre des vedettes sans aucune formation faire la promotion de Kyoto mais de quoi dont: des méchands américains, des corporations, des élus, des riches, de la pollution de l'air, du développement durable, du capitaliste sauvage, et mettez-en....

    Mais qui aura la sagesse de prendre du recul pour se poser la question, avons nous des améliorations dans notre société? OUI. La pollution baisse par les nouvelles technologie, moins de guerre, moins de gens qui ne mangent pas, moins de meutre à Montréal, moins d'accident de voiture, plus de droit humain,plus d'aide aux pays en développement etc. Une chose est bien différente ce sont les médias, les images, les vedettes journalistiques, la concentration de médias. Des gens non élus orientent nos vies et nos politiciens mais à qui ferons nous confiance? Aux journalistes, aux syndicats, aux communistes, aux religions, aux groupes environnementaux, aux altermondiaux.

    Désolé, car je suis égoïste je préfère ma paye sans pour autant m'impliquer pour que changer des choses. Voulons-nous sauver la planète ou les êtres vivants sur terre? Les catastophes naturelles sont devenus la culpabilité. La nature est devenu l'absolu. Un arbres à plus de protection que les humains. La démocratie et le sens critique où êtes-vous? Le jeux du téléphone est à la mode alors je fais mes prévisions avec ce que j'entends que demain est la fin de la planète. »

  • Renart L'éveillé
    Abonné
    mercredi 11 avril 2007 02h33
    Je suis bien content de savoir «Comment les riches détruisent la planète»
    « Sans vraiment me surprendre, cela vient simplement confirmer ce que je pensais déjà, ce que plein de gens comme Luc et Jimmy St-Gelais, les hommes derrière l'excellent blogue "Un homme en colère", mettent de l'avant malgré l'adversité néo-libérale, qui compte malheureusement beaucoup d'adeptes dans la blogosphère.

    Que ce journaliste expose tout haut dans les médias traditionnels ce que nous défendons ardemment ici bas nous donnera encore plus de munitions, mais ne changera pas instantanément les mentalités. J'entends déjà les contre-arguments de nos détracteurs qui trouveront bien le moyen de contredire sa thèse, son enquête, qui pour moi est bien plus près de la vérité que d'un raisonnement dialectique. Reste à voir quelles absurdités ils vont pouvoir encore nous sortir... Parce que de nier le lien évident entre la montée du néo-libéralisme (donc du capitalisme sauvage) et l'agonie écologique de notre planète est irresponsable, voire moralement agressif - ce qui sied bien à leurs discours sans pitié pour la dignité humaine et la sauvegarde de l'environnement (loin de moi l'idée de transformer gratuitement en monstres mes adversaires, mais, d'un point de vue analytique qui prend en ligne de compte la causalité de ce qu'ils prônent, il m'est donc difficile de ne pas le faire au moins un peu... non, mais! c'est quand même de la survie de l'humanité, de la faune et de la flore qu'il est question ici!).

    Oui mais là, si ça passe à la télé (Hervé Kempf est passé à la Fosse aux Lionnes aussi aujourd'hui), est-ce que les arguments des gens plus à gauche et pro-environnement vont avoir plus de portée? Est-ce que les gens à droite vont mettre un peu d'eau dans leur vin? Est-ce que les p'tits vieux vont commencer à recycler et arrêter de nettoyer leur asphalte avec un jet d'eau? Est-ce que tout le monde va enfin commencer à collaborer pour ralentir son salissage de la Terre? Je l'espère.

    (Désolé pour les personnes âgées conscientisées, et j'espère qu'il y en a plus que je pense!)

    Pour les gens intéressés à réagir à mon texte, je vous invite à venir le faire directement sur mon blogue à cette adresse :
    http://renartleveille.blogspot.com/2007/04/comment-les-riches-dtruisent-la-plante.html »

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