Séisme en Indonésie - L'aide humanitaire arrive
Photo : Agence Reuters
Une femme et son enfant au milieu des ruines de sa maison à Bantul, dans la province de Yogyakarta. Le séisme de samedi a fait plus de 5400 morts et des dizaines de milliers de sinistrés plongés dans le dénuement total.
Jakarta — L'aide humanitaire étrangère se mettait en place hier dans l'île indonésienne de Java frappée samedi par un violent séisme qui a fait plus de 5400 morts.
La priorité était d'aider des dizaines de milliers de sinistrés plongés dans le dénuement total alors qu'une forte pluie hier soir venait ajouter aux terribles conditions sur place. La seconde urgence était sanitaire. «Les hôpitaux sont totalement bondés», a indiqué Carlos Afonso, coordinateur de l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne.
«Il y a d'énormes besoins dans le champ médical: des médecins, des infirmières, du personnel soignant, du matériel de soins et chirurgical, a-t-il précisé. Les estimations font état de 20 000 blessés.»
L'ONU a réclamé d'urgence hier à Genève trois hôpitaux de campagne, des fournitures médicales et des tentes. «Les besoins les plus urgents, qui doivent être satisfaits dans les trois jours, portent sur trois hôpitaux de campagne, du matériel médical orthopédique, des générateurs et des tentes», a expliqué Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU.
Des dizaines de milliers d'habitants de Java étaient toujours à la recherche de nourriture et d'abris hier, au surlendemain du puissant séisme de magnitude 6,3 qui a frappé la grande île indonésienne. Le Programme alimentaire mondial a dit avoir entrepris la distribution de 30 tonnes de biscuits enrichis, suffisamment pour faire vivre 20 000 personnes pendant une semaine.
Les secours ont été facilités par la réouverture complète de l'aéroport de Yogyakarta, endommagé samedi lors du tremblement de terre.
L'Unicef a recensé 20 000 blessés. Les diverses agences humanitaires estiment le nombre de sans-abri entre 100 000 et 200 000.
À Yogyakarta et aux environs, on estime à 35 000 le nombre d'immeubles et d'habitations détruits. Le gouvernement a promis d'indemniser les victimes.
L'acheminement de l'assistance continuait en tout cas à gagner en ampleur hier. À l'annonce de la catastrophe qui frappe l'Indonésie moins d'un an et demi après le tsunami de décembre 2004 (plus de 131 000 morts et plus de 25 000 disparus), nombre de pays et d'organisations internationales ont proposé de l'aide à Jakarta, envoyant sauveteurs, médecins et équipements humanitaires de première nécessité.
Le premier des vols affrétés par l'UNICEF est arrivé hier matin. Il transportait des réservoirs d'eau pliables, des bâches, des grandes tentes, des sets de cuisine et des kits scolaires.
«J'ai entendu dire qu'il n'y avait plus de corps coincés sous les décombres», déclarait de son côté Ahmad Zailani, dirigeant une équipe de 87 médecins, infirmiers et sauveteurs malaisiens.
Une équipe de vingt secouristes taïwanais spécialisée dans la recherche de personnes ensevelies est aussi arrivée hier, même si l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait au fil des heures. «On focalise nos efforts sur Bantul qui est au sud [de la grande ville de Yogyakarta]. Il faut aller aussi sur la périphérie, là où on ne compte pas encore les blessés ou les morts», a déclaré à l'AFP Vincent Cauche, coordinateur en Indonésie de l'ONG Médecins du Monde (MDM). «On peut supposer que les blessés n'ont pas accès aux centres de santé, car leurs blessures les empêchent de se déplacer», a-t-il ajouté.
Depuis son refuge précaire et boueux, Salaman Talun, un habitant du village d'Imogiri, lançait: «Nous avons besoin de nourriture pour les nourrissons et de vêtements pour les enfants, car ils sont si nombreux. Et nous avons besoin d'eau potable.» Le tremblement de terre s'est produit dans une zone très peuplée. Jakarta a appelé dimanche la communauté internationale à l'aide après la catastrophe, «afin de réduire le fardeau pesant sur le gouvernement». Ce dernier a déclaré un état d'urgence de trois mois dans la zone. Malgré l'ampleur des dégâts, le drame n'aura pas d'impact significatif sur l'économie de l'Indonésie, la première de l'Asie du Sud-Est, a estimé la banque centrale.
L'Indonésie est un immense archipel de 220 millions d'habitants, soit le quatrième pays du monde en population.
De nombreux sinistrés ayant tout perdu exprimaient hier leur frustration de ne pas recevoir d'aide, en accusant le pouvoir d'inefficacité.
Ces victimes étaient obligées de faire la quête le long des routes de la région de Yogyakarta. Certains portaient des pancartes affichant: «Où est le gouvernement local?»
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a demandé aux autorités d'être «plus diligentes et plus actives».
L'aide aux sinistrés du séisme de Java devrait arriver «plus vite» que lors du tsunami de décembre 2004, a estimé hier le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, Jan Egeland. La zone du séisme sur la principale île de Java est plus facile d'accès qu'Aceh, la région d'Indonésie qui avait le plus souffert du raz-de-marée destructeur, a-t-il expliqué.
D'après l'Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
La priorité était d'aider des dizaines de milliers de sinistrés plongés dans le dénuement total alors qu'une forte pluie hier soir venait ajouter aux terribles conditions sur place. La seconde urgence était sanitaire. «Les hôpitaux sont totalement bondés», a indiqué Carlos Afonso, coordinateur de l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne.
«Il y a d'énormes besoins dans le champ médical: des médecins, des infirmières, du personnel soignant, du matériel de soins et chirurgical, a-t-il précisé. Les estimations font état de 20 000 blessés.»
L'ONU a réclamé d'urgence hier à Genève trois hôpitaux de campagne, des fournitures médicales et des tentes. «Les besoins les plus urgents, qui doivent être satisfaits dans les trois jours, portent sur trois hôpitaux de campagne, du matériel médical orthopédique, des générateurs et des tentes», a expliqué Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU.
Des dizaines de milliers d'habitants de Java étaient toujours à la recherche de nourriture et d'abris hier, au surlendemain du puissant séisme de magnitude 6,3 qui a frappé la grande île indonésienne. Le Programme alimentaire mondial a dit avoir entrepris la distribution de 30 tonnes de biscuits enrichis, suffisamment pour faire vivre 20 000 personnes pendant une semaine.
Les secours ont été facilités par la réouverture complète de l'aéroport de Yogyakarta, endommagé samedi lors du tremblement de terre.
L'Unicef a recensé 20 000 blessés. Les diverses agences humanitaires estiment le nombre de sans-abri entre 100 000 et 200 000.
À Yogyakarta et aux environs, on estime à 35 000 le nombre d'immeubles et d'habitations détruits. Le gouvernement a promis d'indemniser les victimes.
L'acheminement de l'assistance continuait en tout cas à gagner en ampleur hier. À l'annonce de la catastrophe qui frappe l'Indonésie moins d'un an et demi après le tsunami de décembre 2004 (plus de 131 000 morts et plus de 25 000 disparus), nombre de pays et d'organisations internationales ont proposé de l'aide à Jakarta, envoyant sauveteurs, médecins et équipements humanitaires de première nécessité.
Le premier des vols affrétés par l'UNICEF est arrivé hier matin. Il transportait des réservoirs d'eau pliables, des bâches, des grandes tentes, des sets de cuisine et des kits scolaires.
«J'ai entendu dire qu'il n'y avait plus de corps coincés sous les décombres», déclarait de son côté Ahmad Zailani, dirigeant une équipe de 87 médecins, infirmiers et sauveteurs malaisiens.
Une équipe de vingt secouristes taïwanais spécialisée dans la recherche de personnes ensevelies est aussi arrivée hier, même si l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait au fil des heures. «On focalise nos efforts sur Bantul qui est au sud [de la grande ville de Yogyakarta]. Il faut aller aussi sur la périphérie, là où on ne compte pas encore les blessés ou les morts», a déclaré à l'AFP Vincent Cauche, coordinateur en Indonésie de l'ONG Médecins du Monde (MDM). «On peut supposer que les blessés n'ont pas accès aux centres de santé, car leurs blessures les empêchent de se déplacer», a-t-il ajouté.
Depuis son refuge précaire et boueux, Salaman Talun, un habitant du village d'Imogiri, lançait: «Nous avons besoin de nourriture pour les nourrissons et de vêtements pour les enfants, car ils sont si nombreux. Et nous avons besoin d'eau potable.» Le tremblement de terre s'est produit dans une zone très peuplée. Jakarta a appelé dimanche la communauté internationale à l'aide après la catastrophe, «afin de réduire le fardeau pesant sur le gouvernement». Ce dernier a déclaré un état d'urgence de trois mois dans la zone. Malgré l'ampleur des dégâts, le drame n'aura pas d'impact significatif sur l'économie de l'Indonésie, la première de l'Asie du Sud-Est, a estimé la banque centrale.
L'Indonésie est un immense archipel de 220 millions d'habitants, soit le quatrième pays du monde en population.
De nombreux sinistrés ayant tout perdu exprimaient hier leur frustration de ne pas recevoir d'aide, en accusant le pouvoir d'inefficacité.
Ces victimes étaient obligées de faire la quête le long des routes de la région de Yogyakarta. Certains portaient des pancartes affichant: «Où est le gouvernement local?»
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a demandé aux autorités d'être «plus diligentes et plus actives».
L'aide aux sinistrés du séisme de Java devrait arriver «plus vite» que lors du tsunami de décembre 2004, a estimé hier le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, Jan Egeland. La zone du séisme sur la principale île de Java est plus facile d'accès qu'Aceh, la région d'Indonésie qui avait le plus souffert du raz-de-marée destructeur, a-t-il expliqué.
D'après l'Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
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