Institut de design Montréal - Des projets pour une métropole
Ce n'est pas seulement l'arrivée du printemps que l'on célèbre à Montréal au mois de mai. C'est aussi le Mois du design. Piloté par l'Institut de design Montréal, cet événement sert autant à mettre de l'avant l'excellence du design montréalais qu'à souligner le dynamisme du milieu.
«Je suis très optimiste, déclare Eleni Stavridou, directrice de l'Institut de design Montréal (IDM), dont le mandat est de faire la promotion et d'assurer le rayonnement du design montréalais. Nous avons à Montréal d'excellents designers et les produits sont des produits à valeur ajoutée.»
Autre raison pour Mme Stavridou de se réjouir: la mise en place définitive de la Conférence interprofessionnelle des designers du Québec (CIDQ) à laquelle elle travaille depuis quelques années. «Nous annoncerons sa création légale lors du vernissage de l'exposition, précise-t-elle. Avec cet organisme, nous avons tout pour développer un discours et des objectifs communs pour l'ensemble du milieu.»
La CIDQ réunit en son sein tous les types de designers, non seulement les designers industriels, graphiques et d'intérieur, mais aussi les architectes, les architectes-paysagistes et les urbanistes. Le premier président est Claude Beaulac, l'actuel président de l'Ordre des urbanistes. «La CIDQ va favoriser les échanges interprofessionnels, explique-t-il. C'est important aujourd'hui parce les designers sont de plus en plus appelés à travailler selon une approche multidisciplinaire. Cela va nous permettre aussi une meilleure coordination des équipes.»
La CIDQ n'a pas le mandat de faire la promotion du design, mais se veut plutôt «une voix forte qui représentera le milieu du design au Québec. Nous sommes soucieux de faire mieux comprendre l'utilité du design et la plus-value qu'il apporte». De plus, l'organisme agira auprès des décideurs en tant que groupe de pression afin, entre autres, de promouvoir l'idée de faire de Montréal une véritable capitale mondiale du design.
Expo Design et Vieillissement
Un événement qui placera sûrement Montréal au centre de l'attention mondiale en matière de design est la tenue en 2008 de l'expo Design et Vieillissement. Cet événement est parrainé conjointement par l'Institut de design Montréal et la Fédération internationale du vieillissement (FIV). «Nous en ferons le lancement officiel lors du prochain colloque annuel de la FIV à Copenhague», précise Mme Stavridou.
Fondée en 1973, la Fédération internationale du vieillissement réunit en son sein une foule d'organismes en provenance de 60 pays qui sont impliqués dans les problèmes reliés au vieillissement de la population. L'organisme a son siège social à Montréal depuis 14 ans, ce qui explique le partenariat avec l'IDM.
«L'idée de cette exposition émane de nous, explique Jane Barratt, l'actuelle secrétaire générale de la FIV, et découle directement du Plan de Madrid, où il est stipulé que les pays signataires, dont le Canada, doivent mettre en place un environnement qui soutienne et prenne en compte les besoins des personnes vieillissantes.» Fait à noter, la FIV ne définit pas une personne vieillissante uniquement par l'âge chronologique. «Dans plusieurs pays peu développés, l'espérance de vie est moins longue et par conséquent, les personnes vieillissantes sont plus jeunes. Au fond, selon nous, le vieillissement commence à la naissance.»
L'expo Design et Vieillissement comprendra trois parties. D'abord, il y aura une exposition où tant les organismes gouvernementaux que les entreprises privées présenteront leurs solutions et leurs technologies concernant des problèmes reliés au vieillissement de la population. «Plusieurs pays y enverront une délégation commerciale. Le Japon veut même y installer son propre pavillon.»
Ensuite s'y tiendront des réunions internationales de haut niveau sur les enjeux du vieillissement de la population. Finalement, un programme scientifique permettra aux designers de toutes disciplines de rencontrer d'autres intervenants, tels que des médecins, des chercheurs ou des planificateurs, impliqués dans le domaine du vieillissement.
«Nous voulons ainsi placer la personne âgée au centre des préoccupations du design. Mais attention, ce n'est pas un événement réservé seulement aux riches. Les solutions doivent aussi tenir compte des besoins particuliers des pays en voie de développement. Par exemple, nous serons bientôt obligés de mettre en place des cliniques médicales mobiles pour desservir les personnes âgées en Afrique. Comment le design peut-il contribuer à répondre à ce besoin?»
Montréal, un laboratoire
Un des objectifs visés par la tenue de l'expo Design et Vieillissement est de faire de Montréal, selon l'expression de Mme Stavridou, «un véritable laboratoire de design et du vieillissement». C'est la raison pour laquelle l'événement sera récurrent et se tiendra à Montréal tous les trois ans. De plus, une veille stratégique sera mise en place afin de mesurer les progrès accomplis et de compiler sur le sujet de la documentation qui sera mise à la disposition des designers et autres intervenants.
«Nous voulons que Montréal devienne le centre d'excellence dans le monde sur le vieillissement», soutient Mme Stavridou, pour qui le problème du vieillissement représente aussi une occasion pour les designers québécois. «En 2030, on comptera environ 200 millions de personnes âgées en Amérique du Nord seulement. Des personnes qui auront tous des besoins et pour lesquelles il faudra trouver des solutions afin de réduire les barrières auxquelles elles auront à faire face quant au logement, au transport et à l'accès aux bâtiments, pour ne nommer que ceux-là.»
Mme Stavridou entend mettre à contribution les universités montréalaises dans l'établissement de ce centre d'excellence. «Déjà, des universités américaines et européennes ont démontré un intérêt à collaborer avec nous.» Elle croit aussi que ce centre d'excellence devra s'articuler autour du concept de «design universel». «Le design universel fait en sorte que le produit peut servir à toutes les tranches d'âge. En d'autres mots, si c'est bon pour les aînés, c'est bon pour les jeunes.»
Parmi les projets que caresse Eleni Stavridou, il y a celui de faire venir à Montréal un troisième organisme international de design, comme ce fut le cas avec l'International Council of Graphic Design (Icograda) et l'International Council of Societies of Industrial Designers (ICSID), aujourd'hui membres de l'Alliance internationale du design, qui a pignon sur rue à Montréal. «Ce que j'ai accompli sur le plan local avec la mise en place du CIDQ, je cherche maintenant à l'accomplir sur le plan international», conclut-elle.
Collaborateur du Devoir
«Je suis très optimiste, déclare Eleni Stavridou, directrice de l'Institut de design Montréal (IDM), dont le mandat est de faire la promotion et d'assurer le rayonnement du design montréalais. Nous avons à Montréal d'excellents designers et les produits sont des produits à valeur ajoutée.»
Autre raison pour Mme Stavridou de se réjouir: la mise en place définitive de la Conférence interprofessionnelle des designers du Québec (CIDQ) à laquelle elle travaille depuis quelques années. «Nous annoncerons sa création légale lors du vernissage de l'exposition, précise-t-elle. Avec cet organisme, nous avons tout pour développer un discours et des objectifs communs pour l'ensemble du milieu.»
La CIDQ réunit en son sein tous les types de designers, non seulement les designers industriels, graphiques et d'intérieur, mais aussi les architectes, les architectes-paysagistes et les urbanistes. Le premier président est Claude Beaulac, l'actuel président de l'Ordre des urbanistes. «La CIDQ va favoriser les échanges interprofessionnels, explique-t-il. C'est important aujourd'hui parce les designers sont de plus en plus appelés à travailler selon une approche multidisciplinaire. Cela va nous permettre aussi une meilleure coordination des équipes.»
La CIDQ n'a pas le mandat de faire la promotion du design, mais se veut plutôt «une voix forte qui représentera le milieu du design au Québec. Nous sommes soucieux de faire mieux comprendre l'utilité du design et la plus-value qu'il apporte». De plus, l'organisme agira auprès des décideurs en tant que groupe de pression afin, entre autres, de promouvoir l'idée de faire de Montréal une véritable capitale mondiale du design.
Expo Design et Vieillissement
Un événement qui placera sûrement Montréal au centre de l'attention mondiale en matière de design est la tenue en 2008 de l'expo Design et Vieillissement. Cet événement est parrainé conjointement par l'Institut de design Montréal et la Fédération internationale du vieillissement (FIV). «Nous en ferons le lancement officiel lors du prochain colloque annuel de la FIV à Copenhague», précise Mme Stavridou.
Fondée en 1973, la Fédération internationale du vieillissement réunit en son sein une foule d'organismes en provenance de 60 pays qui sont impliqués dans les problèmes reliés au vieillissement de la population. L'organisme a son siège social à Montréal depuis 14 ans, ce qui explique le partenariat avec l'IDM.
«L'idée de cette exposition émane de nous, explique Jane Barratt, l'actuelle secrétaire générale de la FIV, et découle directement du Plan de Madrid, où il est stipulé que les pays signataires, dont le Canada, doivent mettre en place un environnement qui soutienne et prenne en compte les besoins des personnes vieillissantes.» Fait à noter, la FIV ne définit pas une personne vieillissante uniquement par l'âge chronologique. «Dans plusieurs pays peu développés, l'espérance de vie est moins longue et par conséquent, les personnes vieillissantes sont plus jeunes. Au fond, selon nous, le vieillissement commence à la naissance.»
L'expo Design et Vieillissement comprendra trois parties. D'abord, il y aura une exposition où tant les organismes gouvernementaux que les entreprises privées présenteront leurs solutions et leurs technologies concernant des problèmes reliés au vieillissement de la population. «Plusieurs pays y enverront une délégation commerciale. Le Japon veut même y installer son propre pavillon.»
Ensuite s'y tiendront des réunions internationales de haut niveau sur les enjeux du vieillissement de la population. Finalement, un programme scientifique permettra aux designers de toutes disciplines de rencontrer d'autres intervenants, tels que des médecins, des chercheurs ou des planificateurs, impliqués dans le domaine du vieillissement.
«Nous voulons ainsi placer la personne âgée au centre des préoccupations du design. Mais attention, ce n'est pas un événement réservé seulement aux riches. Les solutions doivent aussi tenir compte des besoins particuliers des pays en voie de développement. Par exemple, nous serons bientôt obligés de mettre en place des cliniques médicales mobiles pour desservir les personnes âgées en Afrique. Comment le design peut-il contribuer à répondre à ce besoin?»
Montréal, un laboratoire
Un des objectifs visés par la tenue de l'expo Design et Vieillissement est de faire de Montréal, selon l'expression de Mme Stavridou, «un véritable laboratoire de design et du vieillissement». C'est la raison pour laquelle l'événement sera récurrent et se tiendra à Montréal tous les trois ans. De plus, une veille stratégique sera mise en place afin de mesurer les progrès accomplis et de compiler sur le sujet de la documentation qui sera mise à la disposition des designers et autres intervenants.
«Nous voulons que Montréal devienne le centre d'excellence dans le monde sur le vieillissement», soutient Mme Stavridou, pour qui le problème du vieillissement représente aussi une occasion pour les designers québécois. «En 2030, on comptera environ 200 millions de personnes âgées en Amérique du Nord seulement. Des personnes qui auront tous des besoins et pour lesquelles il faudra trouver des solutions afin de réduire les barrières auxquelles elles auront à faire face quant au logement, au transport et à l'accès aux bâtiments, pour ne nommer que ceux-là.»
Mme Stavridou entend mettre à contribution les universités montréalaises dans l'établissement de ce centre d'excellence. «Déjà, des universités américaines et européennes ont démontré un intérêt à collaborer avec nous.» Elle croit aussi que ce centre d'excellence devra s'articuler autour du concept de «design universel». «Le design universel fait en sorte que le produit peut servir à toutes les tranches d'âge. En d'autres mots, si c'est bon pour les aînés, c'est bon pour les jeunes.»
Parmi les projets que caresse Eleni Stavridou, il y a celui de faire venir à Montréal un troisième organisme international de design, comme ce fut le cas avec l'International Council of Graphic Design (Icograda) et l'International Council of Societies of Industrial Designers (ICSID), aujourd'hui membres de l'Alliance internationale du design, qui a pignon sur rue à Montréal. «Ce que j'ai accompli sur le plan local avec la mise en place du CIDQ, je cherche maintenant à l'accomplir sur le plan international», conclut-elle.
Collaborateur du Devoir
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