Lutte contre la pauvreté, Dumont déclare forfait
L'ADQ était la grande absente de la commission parlementaire sur le projet de 112 sur la lutte contre la pauvreté. L'explication officielle : il faut attendre le début de la session pour que les députés de l'ADQ puisse en faire partie. Cette absence est bien commode : le parti de Mario Dumont n'a toujours pas arrêté sa position sur ce projet de loi.
Québec — La commission parlementaire qui étudie le projet de loi 112 visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale s'est ouverte, hier, en l'absence remarquée de l'Action démocratique du Québec.
Le député péquiste de Vachon, David Payne ainsi que le député libéral de Laurier-Dorion, Christos Sirros, n'ont pas manqué de souligner l'absence de députés adéquistes à la Commission des Affaires sociales chargée de se pencher sur le projet de loi 112, un des principaux éléments de la stratégie du gouvernement en matière de lutte à la pauvreté.
À la décharge de l'ADQ, aucun député de ce parti n'est membre de la Commission des Affaires sociales. En vertu des règles parlementaires, il faut attendre au début de la prochaine session, plus tard ce mois-ci, pour que la présidente de l'Assemblée nationale, Louise Harel, puisse officialiser l'entrée de nouveaux députés de l'ADQ au sein des commissions parlementaires. En revanche, l'ADQ aurait pu participer à cette commission avec droit de parole en obtenant l'assentiment des deux autres partis. À défaut de cet accord, tout élu de l'ADQ aurait pu s'y joindre à titre d'observateur.
Mais la députée adéquiste de Berthier, Marie Grégoire, qui a pris la responsabilité du dossier de la pauvreté et de l'exclusion sociale, en a décidé autrement. «Ce que je ne voulais pas risquer, c'est que le débat se passe là-dessus [ma présence à la commission] plutôt que sur l'essence du dossier», a—t-elle livré au Devoir.
Pour l'heure, l'ADQ n'a pas arrêté sa position concernant le projet de loi 112. À cet égard, Mme Grégoire présentera un document de discussion sur le projet de loi à la réunion du caucus des députés de l'ADQ la semaine prochaine.
Pendant que la Commission des affaires sociales siégeait hier, la députée de Berthier contribuait «à faire à ce qu'il y ait un peu moins de pauvreté» en prenant part au «Marathon pour l'emploi» dans sa région. Il s'agit d'une initiative des cinq Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) de la région et du Centre local d'emploi (CLE) afin de trouver «des emplois cachés» à des jeunes. «J'étais marraine d'un groupe de trois jeunes qui cherchaient de l'emploi», a-t-elle précisé.
«Sur le fond des choses, je continue d'écouter les gens. De faire en sorte qu'on jette les bases d'une société sans pauvreté, je pense que personne ne peut être contre ça», a dit Mme Grégoire, rappelant que l'ADQ est la seule formation politique à préconiser l'instauration d'un revenu minimum garanti. La députée de Berthier a précisé qu'elle a rencontré le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, quelques groupes de son comté ainsi que la Fondation Lucie et André Chagnon, richissime ex-président de Vidéotron, qui comparaîtra devant la commission.
Diplomate, Vivian Labrie, du Collectif, n'a pas voulu critiquer l'ADQ pour son absence. «Toutes les formations politiques, incluant l'ADQ, sont interpellés par ce débat en commission parlementaire», a-t-elle toutefois souligné. Mme Labrie souhaite que le projet de loi 112 soit adopté d'ici les prochaines élections et qu'ils soit amélioré afin qu'il contienne des cibles précises en matière de lutte contre la pauvreté, de façon à lier le prochain gouvernement.
L'absence de l'ADQ a semblé stimuler de Christos Sirros qui a critiqué les principaux éléments du «dumontisme» qui, selon le député libéral, auraient des conséquences néfastes pour les démunis de la société. Il a passé à la moulinette la médecine à deux vitesses, «la rapide pour les bien nantis et la lente pour les autres» et les bons d'éducation, une «proposition qui témoigne d'une sérieuse méconnaissance de la réalité», une citation de Claude Ryan reprise par M. Sirros. Le député a également décrié l'idée du taux unique d'imposition proposé par «les Ross Perot, Stockwell Day et Mario Dumont de ce monde».
Québec — La commission parlementaire qui étudie le projet de loi 112 visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale s'est ouverte, hier, en l'absence remarquée de l'Action démocratique du Québec.
Le député péquiste de Vachon, David Payne ainsi que le député libéral de Laurier-Dorion, Christos Sirros, n'ont pas manqué de souligner l'absence de députés adéquistes à la Commission des Affaires sociales chargée de se pencher sur le projet de loi 112, un des principaux éléments de la stratégie du gouvernement en matière de lutte à la pauvreté.
À la décharge de l'ADQ, aucun député de ce parti n'est membre de la Commission des Affaires sociales. En vertu des règles parlementaires, il faut attendre au début de la prochaine session, plus tard ce mois-ci, pour que la présidente de l'Assemblée nationale, Louise Harel, puisse officialiser l'entrée de nouveaux députés de l'ADQ au sein des commissions parlementaires. En revanche, l'ADQ aurait pu participer à cette commission avec droit de parole en obtenant l'assentiment des deux autres partis. À défaut de cet accord, tout élu de l'ADQ aurait pu s'y joindre à titre d'observateur.
Mais la députée adéquiste de Berthier, Marie Grégoire, qui a pris la responsabilité du dossier de la pauvreté et de l'exclusion sociale, en a décidé autrement. «Ce que je ne voulais pas risquer, c'est que le débat se passe là-dessus [ma présence à la commission] plutôt que sur l'essence du dossier», a—t-elle livré au Devoir.
Pour l'heure, l'ADQ n'a pas arrêté sa position concernant le projet de loi 112. À cet égard, Mme Grégoire présentera un document de discussion sur le projet de loi à la réunion du caucus des députés de l'ADQ la semaine prochaine.
Pendant que la Commission des affaires sociales siégeait hier, la députée de Berthier contribuait «à faire à ce qu'il y ait un peu moins de pauvreté» en prenant part au «Marathon pour l'emploi» dans sa région. Il s'agit d'une initiative des cinq Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) de la région et du Centre local d'emploi (CLE) afin de trouver «des emplois cachés» à des jeunes. «J'étais marraine d'un groupe de trois jeunes qui cherchaient de l'emploi», a-t-elle précisé.
«Sur le fond des choses, je continue d'écouter les gens. De faire en sorte qu'on jette les bases d'une société sans pauvreté, je pense que personne ne peut être contre ça», a dit Mme Grégoire, rappelant que l'ADQ est la seule formation politique à préconiser l'instauration d'un revenu minimum garanti. La députée de Berthier a précisé qu'elle a rencontré le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, quelques groupes de son comté ainsi que la Fondation Lucie et André Chagnon, richissime ex-président de Vidéotron, qui comparaîtra devant la commission.
Diplomate, Vivian Labrie, du Collectif, n'a pas voulu critiquer l'ADQ pour son absence. «Toutes les formations politiques, incluant l'ADQ, sont interpellés par ce débat en commission parlementaire», a-t-elle toutefois souligné. Mme Labrie souhaite que le projet de loi 112 soit adopté d'ici les prochaines élections et qu'ils soit amélioré afin qu'il contienne des cibles précises en matière de lutte contre la pauvreté, de façon à lier le prochain gouvernement.
L'absence de l'ADQ a semblé stimuler de Christos Sirros qui a critiqué les principaux éléments du «dumontisme» qui, selon le député libéral, auraient des conséquences néfastes pour les démunis de la société. Il a passé à la moulinette la médecine à deux vitesses, «la rapide pour les bien nantis et la lente pour les autres» et les bons d'éducation, une «proposition qui témoigne d'une sérieuse méconnaissance de la réalité», une citation de Claude Ryan reprise par M. Sirros. Le député a également décrié l'idée du taux unique d'imposition proposé par «les Ross Perot, Stockwell Day et Mario Dumont de ce monde».
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