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L’Église catholique est dans l’attente de la réaction des religieuses des États-Unis à la mise en tutelle par Benoît XVI des « supérieures » de leurs communautés réunies dans la « Leadership Conference of Women Religious » (LCWR). Pilier du catholicisme américain, ces femmes étaient depuis dix ans visées par Rome, non pour quelque scandale sexuel ou financier, mais pour déviance théologique et insubordination ecclésiastique. La réponse de la LCWR sera connue début juin.
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Il commence à y avoir du monde aux balcons d’observation de la société pour tenter de comprendre et d’expliquer ce qui se passe. Tout ce qui pense, juge, conjecture et divague s’y bouscule. Des artistes, des universitaires, des sondeurs, des commentateurs professionnels et maintenant tous les citoyens « ordinaires » branchés en ligne et réseautés.
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Les évêques catholiques du pays ont lancé un « appel pressant » aux citoyens de toute croyance à défendre la « liberté de conscience et de religion », de nouveau menacée, notent-ils, à travers le monde, mais aussi au Canada. Ils invitent aussi les membres de leur Église à faire valoir en public leurs convictions religieuses. Et ils leur font un devoir de résister aux lois « contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Évangile ».