30 juin 2009
Dans Le Devoir des 27 et 28 juin derniers, le journaliste Antoine Robitaille signait une série d'articles sur l'avenir des nations. «[Et] si, dans les prochaines années, on avait de moins en moins le sentiment de former une nation parce que l'espace public ne cesse d'éclater, de se morceler?», pouvait-on y lire.
Eh bien! Il y aurait sans doute à réinventer un espace public, une communauté politique, qui ne fasse pas adéquation avec l'idée de nation! Pourtant, cette possibilité n'est jamais considérée dans le dossier du Devoir. On y oppose de façon générale un transnationalisme d'identités fragmentées promu par des élites mondialisées, à une communauté politique locale, territorialisée et relativement stable qui prendrait naturellement la forme de la nation. Et s'il était possible de dépasser cette fausse alternative?