Elle en avait rêvé tout haut dans une chronique publiée dans ce quotidien, un samedi de février 1996, peut-être gris mais propice aux idées lumineuses. Lise Bissonnette conviait le gouvernement à «doter Montréal — et le Québec qui s'y brancherait — d'une maison centrale du livre et de la connaissance» pour notre «solide petit peuple» qui «tient à sa grande culture».
Treize ans plus tard, l'ancienne directrice du Devoir, devenue présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), laisse à son successeur Guy Berthiaume, qui prendra lundi sa relève, une institution culturelle dont tous peuvent s'enorgueillir, fréquentée chaque jour par 10 000 usagers curieux des livres, une réussite, non seulement pour la quantité de documents qu'elle abrite, d'activités qu'elle propose, d'archives qu'elle protège, mais surtout parce que sa seule existence consacre la lecture, la culture et la connaissance comme les socles sur lesquels peut reposer la société québécoise.
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