Iran politique s'apprête-t-il à sortir de la grande noirceur qui lui a été imposée en 2004 par ses théocrates, après l'élection à la présidence du fondamentaliste Mahmoud Ahmadinejad et le musellement de la fronde réformiste? La campagne électorale, qui culmine aujourd'hui avec l'élection présidentielle, a donné lieu à un déchaînement de passions et d'impatience qu'on n'avait pas vu se manifester depuis plus de dix ans chez les Iraniens, en particulier parmi une jeunesse urbaine que certains croyaient être cryogénisée de résignation. Pourvu, donc, que le modéré Mir Hossein Moussavi, porté par sa «vague verte», soit élu, sinon aujourd'hui, alors au second tour du 19 juin prochain, et qu'Ahmadinejad se fasse montrer la porte.
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