Or donc, l'ami Xavier, Pierrot à couette surgi d'une boîte à surprises, est devenu une icône nationale instantanée, à l'ahurissement ravi de ses proches, avec son désormais célèbre premier long métrage J'ai tué ma mère, célébré à Cannes. La machine médiatique s'est emballée. Assez pour nous inspirer quelques craintes de séquelles psychologiques dans son cerveau de damoiseau. Et s'il avait perdu la tête à l'instar de Susan Boyle, quoiqu'en mode mignon, sous les décibels des trompettes de la renommée... Si ses fans l'avaient dévoré tout rond, comme le héros du Parfum, de Süskind, dont les badauds s'arrachaient des bouts? Les vagues démesurées créent parfois des effets de ressac. Si le Québec allait brûler ce qu'il a adoré... Que de si, que de doutes, déjoués par lui avec l'aplomb du vieux pro. Car le p'tit navigue à vue, déjà ailleurs, voguant vers son oeuvre future. Et l'attrape qui pourra...
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