Québec — De toutes les pièces de Gauvreau, poète de l'éclatement du langage, réfractaire à toutes conventions, L'Asile de la pureté est certainement celle qui, sans sacrifier le vertige poétique, conserve un certain nombre de repères sociaux auxquels on peut se référer. Écrite en 1953, un an après le décès de la femme aimée, convoitée, adorée (la comédienne Muriel Guilbault), L'Asile de la pureté met en scène un poète qui entreprend un jeûne, qu'il compte poursuivre jusqu'à sa finalité, et une galerie de personnages réels ou fictifs gravitant autour de lui pour l'encourager ou le dissuader de poursuivre sa quête de «pureté».