Pop noire: Artificial Fire / Eleni Mandell / Zedtone - Bonsound: À force de nous fréquenter, ça devait arriver. L'album part d'une aventure montréalaise. «Late one night, Montreal / With his clothes on the floor / And his artificial fire», susurre-t-elle. C'est toujours un peu compliqué chez Eleni, les histoires d'amour. Mazette! Elle est insaisissable et irrésistible, sentimentale et un brin agace. La voilà dans toutes ses incarnations, la Louise Brooks sulfureuse, la fille à gogo, la punkette agressive, à la fin on s'y perd. En l'aimant éperdument, comme de raison. Amour qu'elle ne cesse d'éprouver. Par moments elle caresse (Right Side), à d'autres elle supplie (Don't Let It Happen), ou bien, indifférente, elle se regarde dans le miroir (Personal). On dit oui partout, sauf quand elle professe l'amour universel dans God Is Love. C'est résolument plus rock, mais il y a des cordes, des cuivres, des guitares splendides et, encore et toujours, des airs languissants. Décidément, avec elle, on ne s'ennuie jamais. Lancement-spectacle au Divan Orange samedi. - Sylvain Cormier