Je dois me rendre à l'évidence. Dans cette tribune, je vous parle plus souvent de Woody Allen que de n'importe quel autre cinéaste. La raison? Le cinéaste d'Annie Hall et de Hannah and Her Sisters est le pilier fondateur de ma cinéphilie, avec quelques autres tels François Truffaut, Ingmar Bergman et Sydney Pollack. J'étais encore adolescent que Woody Allen, même dans ses comédies les plus folles, comme Sleeper et Love and Death, parlait déjà à l'adulte que j'allais devenir. Il le pressentait. En outre, le chemin de mon ventre, siège du rire, passe par le cérébral; et personne n'en connaît mieux le chemin que lui. J'ai beau reconnaître, comme Allen d'ailleurs, les limites de Scoop, un opus modeste, sa présence dans l'image et les one-liners désopilants que débite le magicien ringuard qu'il incarne rendent le film irrésistible à mes yeux.
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