24 octobre 2008
Dans Le Devoir du 18 octobre, Jocelyn Létourneau suggère que l'opposition au nouveau programme d'histoire nationale du secondaire n'est le fait que de nationalistes frileux, soucieux d'imposer aux jeunes une histoire directive et convenue. Cela est pourtant faux. En vérité, si les nationalistes ont, parmi les premiers et les plus véhéments, critiqué le programme, ils sont loin d'avoir été les seuls. Le programme s'est aussi mérité l'hostilité de plusieurs historiens, y compris parmi ceux qui oeuvrent à une histoire moderne, sociale, problématisée, ouverte aux comparaisons; en fait, si les réformateurs ne s'étaient appliqués qu'à une semblable modernisation, peu de gens s'y seraient opposés.