Québec — Les élections fédérales, le 14 octobre, compliquent la tenue, du 17 au 19, du Sommet de la Francophonie à Québec et la visite du président français Nicolas Sarkozy. Une question en taraude plusieurs dans l'organisation: qui représentera le Canada au sommet? Ce sera Stephen Harper, a soutenu un haut fonctionnaire du ministère des Relations internationales du Québec (MRI) hier, et ce, même si Stéphane Dion est élu. Ce dernier ne serait pas encore assermenté. En de telles situations, «normalement», le premier ministre sortant doit participer au sommet. Un tel scénario réduirait toutefois la possibilité que quoi que ce soit de déterminant soit décidé au Sommet de Québec, confie cet expert en questions internationales. D'autres sources, à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), s'avouaient «bien embêtées» hier puisque depuis le début on fonctionne avec le scénario d'un retour de Stephen Harper au pouvoir. Le chef libéral Stéphane Dion, si jamais il était élu, «voudrait sûrement être là», a-t-on confié, puisque la Francophonie est un dossier qui «l'a toujours passionné». Pour un premier ministre élu, un tel événement international serait «une belle occasion de s'installer dans le siège du premier ministre», dit une autre source.