Élisabeth Vallet - Docteure, membre de l'Observatoire sur les États-Unis de l'UQAM. Auteure de l'ouvrage intitulé
4 octobre 2008
Tandis qu'en Ohio — État-pivot s'il en est — les électeurs ont déjà commencé à voter selon la procédure du vote anticipé, les deux candidats à la vice-présidence s'affrontaient jeudi soir dans une joute que tous voulaient décisive. Côté républicain, on attendait de Palin qu'elle soit plus «Palin», comme l'avait réclamé le très néoconservateur William Kristol, et qu'elle infirme l'impression laissée par sa dévastatrice entrevue sur CBS avec Katie Couric. Côté démocrate, on espérait que Biden paraîtrait présidentiable (et non pas seulement vice-présidentiable, en raison du fait que Sarah Palin est à «un battement de coeur» de la Maison-Blanche) et qu'il éviterait de sombrer dans une des gaffes dont il a le secret. Regardé par plusieurs millions de téléspectateurs, d'internautes, et même un auditoire canadien qui a délaissé partiellement ses propres enjeux électoraux au profit de ceux de son voisin, ce débat n'a pas été le moment crucial qu'attendait McCain pour relancer une campagne fragile. Mais son importance dans le paysage automnal est un révélateur de tendances clés de ce cycle électoral et une invitation à observer ce que les sondages ne disent pas.
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