21 août 2008
Lundi 18 août, une parole de la direction du SPVM est annoncée: depuis huit jours, j'attendais, comme bien d'autres, qu'une parole de compassion soit exprimée publiquement par la direction ou les directions des postes de quartier ou par la Fraternité des policiers de Montréal, bref, par quelqu'un qui représente les «agents de la paix». Le 18 août, huit jours après qu'il y ait eu mort d'homme, et blessé grave, une mort par balles, balles qui ont été tirées par un policier en fonction, on a eu droit à une prise de parole de la direction du SPVM. Je me suis dit: «Enfin, quelqu'un va exprimer la désolation du corps policier face à ce malheureux événement. Quelqu'un va s'adresser à la population pour la rassurer sur le fait que les policiers sont des hommes et des femmes avec un coeur, comme tout le monde, et que cet événement n'aurait jamais dû se produire.»