L'idée de proposer une comédie sentimentale qui commente les poncifs du genre ou les détourne pour mieux s'en amuser n'est pas neuve. Intéressante, certainement. Et pas qu'un peu paradoxale. De fait, le but implicite d'une telle approche est de se distancier desdites oeuvres afin de faire plus sérieux, plus «déconstructiviste» et, surtout, plus original. Sauf que la plupart du temps, on finit par avoir recours aux conventions tant critiquées pour peu qu'elles accommodent le récit: même dans Punch Drunk Love, le gars et la fille finissent ensemble. Et c'est très bien ainsi, parce qu'on ne voudrait pas que ça se termine autrement. N'empêche, la comédie sentimentale, à moins d'être pratiquée par un réalisateur qui a la cote, demeure sans doute, avec le film d'horreur, le genre le plus méprisé qui soit. Pour marquer des points, normal de vouloir montrer qu'un discours appuie la démonstration, quitte à dire n'importe quoi. Ma vie n'est pas une comédie romantique est un excellent cas de figure.