Il y a deux sortes de gens au Festival international de jazz de Montréal: les festivaliers, ceux qui passent la semaine dans le quadrilatère circonscrit et qui vont voir certains spectacles en salle (ou pas). Et il y a ceux pour qui le FIJM est simple circonstance, promoteur comme un autre: des gens qui arrivent par le métro ou s'engouffrent dans le stationnement du Complexe Desjardins, vont assister au spectacle de la PdA pour lequel ils ont payé (cher) et repartent, le spectacle terminé, par le même chemin. Pour ceux-là, Steely Dan à Wilfrid pendant le FIJM, ce n'est pas différent de Crosby, Stills & Nash au même Wilfrid, le 22 juillet prochain, totalement hors festival. À quelques saucettes près, j'étais de ces gens-là, cette année. Client surtout pour les grands de la soul, de la chanson d'auteur, très loin du jazz: Leonard Cohen, Al Green, Aretha Franklin, James Taylor. Je ne m'en porte pas plus mal. J'ai vécu le plus souvent d'intenses émotions, ainsi qu'une ou deux démotions. Échantillonnage.