Peut-être vous souvenez-vous de Peter Berg. Jeune acteur passe-partout de la fin des années 1980, on le confondait volontiers avec Ethan Hawke... mais jamais à son avantage. Ainsi, après quelques rôles prometteurs dans l’excellent A Midnight Clear, de Keith Gordon, et surtout le sulfureux et très habile The Last Seduction, de John Dahl, Berg a changé son fusil d’épaule et opté pour la réalisation. Son premier long métrage, Very Bad Things, s’il était loin d’être parfait, avait en revanche le courage de ses convictions et maintenait un ton sardonique, voire radical, de bout en bout. Alignant depuis cinq ans les grosses productions (The Rundown, The Kingdom), le réalisateur propose avec ce Hancock un film d’une rare niaiserie.