Le leader de l'opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a renoncé hier, devant une «orgie de violence», à affronter le chef de l'État sortant, Robert Mugabe, au second tour de la présidentielle, ouvrant la voie à une réélection automatique du plus vieux président d'Afrique. Arrivé en tête au premier tour le 29 mars, M. Tsvangirai a fini par jeter l'éponge, acculé par l'intransigeance de l'ancien héros de l'indépendance qui, à 84 ans, s'estime investi d'un pouvoir de droit divin.