Folk-pop - Home before dark - Neil Diamond, Columbia - Sony-BMG - Rick Rubin, ancien patron d'American Recordings, codirige désormais Columbia. Il n'a pas changé d'approche: encore et toujours, il dénude les grands de la musique populaire, que le temps a carapacés ou déguisés. Les dégraisse. Les ramène à l'essentiel: la chanson. À son enseigne, Johnny Cash a signé un formidable testament en cinq albums, Donovan a retrouvé sa verve d'antan. Et voilà que, pour la deuxième fois, il permet à Neil Diamond de redevenir le diamant brut du temps d'I Am... I Said. Mot clé: travail. Outil clé: une guitare acoustique (sa vieille Martin). Mot d'ordre: de la retenue en tout. Pas trop d'instrumentation. Surtout pas de crescendos immenses. La plupart des chansons démarrent guitare-voix. Un piano s'ajoute, parfois l'orgue de Bentmont Tench, une guitare électrique de Mike Campbell (les vétérans Heartbreakers de Tom Petty), ici et là des cordes, des vents, des bois. Parsemés. Quand il en faut. Les réussites abondent: Don't Go There, Forgotten, No Words et nombre d'autres respirent la bonne inspiration. Résultat, l'album est numéro un. Le premier de Diamond en carrière. Mérité. - Sylvain Cormier