Pop - Hard Candy, Madonna, Warner - Le harnachement de lutteuse Grand Prix ressemble à la panoplie sado-maso d'il n'y a pas si longtemps. Les chansons rappellent irrésistiblement la Madonna première époque, ou alors l'une ou l'autre de ses incarnations des années 90, et les fans dans le monde entier jouent à relier les numéros entre eux, de l'emprunt à la source. Miles Away? On dirait... on dirait... Me demandez pas ça à moi: après Papa Don't Preach, je mêle titres, looks et controverses diverses. Ce que j'entends, c'est que même les jeunes gens à la mode réquisitionnés pour l'occasion — Timbaland, Justin Timberlake, Pharell Williams et consorts — semblent s'évertuer à recréer la Madonna de leur petite enfance. Le plan de match est clair: on ne peut ravaler les façades à l'infini, alors autant prendre les devants et se réapproprier au présent son passé. À mes vieilles oreilles, ce n'est pas une mauvaise idée: She's Not Me, par exemple, renvoie à la meilleure pop sucrée des débuts. Tout ça met idéalement la table pour la tournée mondiale Sticky And Sweet, qui s'arrêtera, on le sait depuis hier, au Centre Bell le 22 octobre. - Sylvain Cormier