Claude Péloquin - Montréal, le 13 avril 2008
21 avril 2008
L'impatience écologiste face à la démocratie est inquiétante, et ce, en dépit de la gravité des défis environnementaux auxquels nous faisons face. Les tenants de cet «autoritarisme vert» présentent les problèmes de notre environnement comme de simples questions d'ordre technique, ou seul l'avis des experts scientifiques devrait guider nos décisions et actions. La compréhension des processus biophysiques, telle que celle fournie par la science, est en effet d'une importance primordiale, puisque la nature des événements reliés au déclin de la biodiversité, ou aux changements climatiques par exemple, doit être bien comprise pour que l'on puisse leur répondre efficacement. Cependant, les impacts des activités humaines sur le reste de la biosphère sont des enjeux politiques, régis par de nombreux facteurs sociaux et culturels, et par conséquent, c'est à ces niveaux que les solutions doivent être développées et négociées. Une approche technocrate, où les «experts» ont le dernier mot, ne peut que nuire à l'aboutissement de solutions politiques légitimes.
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