Va-t-on voir bientôt débarquer un Internet à deux vitesses? Avec d'un côté, des autoroutes avec une bande passante très rapide, mais payante que seuls certains sites pourraient s'offrir et, de l'autre, des petites départementales gratuites, où l'on lambinera? Bref, l'Internet des riches contre l'Internet des pauvres. Pour le moment, ce n'est pas possible, car, par une sorte de compromis, tous les acteurs d'Internet respectent ce que l'on appelle la neutralité des réseaux (Net Neutrality, selon le terme introduit en 2005 par Tim Wu, professeur à Columbia University). Mais ce principe est désormais remis en cause, principalement par les opérateurs américains (Comcast, AT & T, Verizon, et Time Warner), les gérants des «tuyaux» d'Internet. Ils réclament la possibilité d'ouvrir des voies plus rapides... et payantes. Il y a quelques jours, Neil Berkett, président de Virgin, déclarait son hostilité en traitant la neutralité de «tas de conneries».