Il faut bien se rendre à l'évidence quand elle tonitrue comme une foule qui ne se peut juste plus d'intensité: la vie d'amateur de hockey professionnel n'est point une sinécure. Pour un partisan du Canadien de Montréal, en tout cas, la proverbiale gamme des émotions est lourde. Non mais regardez-moi ça un peu: gagne une, perd une, gagne une, perd une; certains appellent cela de la parité, d'autres les bases solides d'une dépression nerveuse. La régularité ne se présente pas au rendez-vous, sauf récemment sous un aspect: la meilleure attaque de la ligue qui se contente d'un petit but par match. Et un but par match en séries pour l'obtention de la Stanley, c'est le désastre inscrit dans les astres, à moins que votre cerbère ne réalise un coup de pinceau, ce qu'il ne peut pas faire à tous les coups parce qu'il est humain, mortel, et bien jeune à part ça.
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