Monique Régimbald-Zeiber - Professeure à l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM
9 avril 2008
Éducation
Depuis le début de l'affaire des égarements immobiliers de l'UQAM, on ne peut que s'étonner de l'attitude distante de la communauté universitaire. Un silence lourd et accusateur prévaut, quand ce n'est pas carrément l'opprobre qui se fait entendre. Ainsi, on perçoit, aussi bien dans le message du recteur de l'Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard (La Presse, 26 mars 2008), que dans l'extraordinaire silence de l'UQ, une réprimande, un reproche unique qui débouche sur une conclusion qui va toujours dans le même sens: «Il ne faut pas que les universités aient à payer pour les dérapages immobiliers de l'UQAM.» Quand on y réfléchit bien, on a souvent l'impression que, plutôt que ses dérapages, c'est l'existence même de l'UQAM qui dérange tout le monde.
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