Au tout début de Paranoid Park, le formidable long métrage de Gus Van Sant qui prend l'affiche aujourd'hui, un assemblage image-son très singulier m'a fait réagir. Cette scène, une des plus puissantes du film, imprimée au moyen d'une caméra mini-DV, montre des adolescents rouli-planchistes s'activant dans un parc de béton en escarpements. En superposition à ces images: une musique insolite, assemblage de bidouillages complexes et de percussions étouffées, dont certaines rappellent le bruit des roulettes sur le béton. En filigrane, matière dans la matière, on discerne un texte, difficile à déchiffrer mais lu en français avec un accent, à mon oreille, résolument québécois.
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