Le paradoxe est amusant. Malgré son caractère audacieux, parfois révolutionnaire et même visionnaire, le rapport final de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois (CAAAQ, pour les adeptes d'acronymes imprononçables!), rendu public cette semaine, a en grande partie été teinté par les idées qui émanent de l'univers syndical agricole et de l'industrie agroalimentaire. Et, forcément, les idées de groupes de citoyens et d'organismes représentant les consommateurs n'ont pas été aussi influentes, indique une double analyse de contenu, qualitative et quantitative, effectuée par Le Devoir. Mais étrangement, ce poids des influences n'a pas fait pencher la balance à certains endroits précis, là où les grands ténors de l'agriculture industrielle l'auraient bien voulu.
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