Rock - It is time for a love revolution, Lenny Kravitz, Virgin - EMI - Dix-huit ans que Lenny nous fait le même disque. C'est pas moi qui le dis, c'est le type qui a rédigé le communiqué de presse. Pas dans ces mots-là, mais c'est tout comme. «It Is Time For A Revolution [...] is as vibrant as Kravitz's debut album, Let Love Rule.» Amour hier, amour aujourd'hui: «immeasurable consistency», comme il dit. Je suis bien d'accord. Le même esprit. Le même album. Le même bon album. C'est encore et toujours l'écho à la Lennon 1970 dans Good Morning, les riffs décantés de Led Zep (et la batterie lourde manière Bonham) dans Bring It On. Dancin' Till Dawn, avec l'effet de flanger dans la guitare, ramène directement à 1973-76, quelque part entre Louie Louie de Stories et Jive Talkin' des Bee Gees. C'est dire à quel point ce Lenny est fortiche: l'emprunt patent pour modus operandi, toute une carrière durant, et ça tient quand même la route. Pas de mystère là-dedans: une formidable voix, une sacrée poigne du manche de Gibson Flying V, un goût sûr et des mélodies solides comme le macadam sur lequel, au verso du boîtier, le gaillard déambule, droit sorti de Shaft. - Sylvain Cormier