Le premier tour de l'élection serbe s'est déroulé comme prévu: les deux finalistes sont ceux que tout le monde attendait. Il y a le président sortant, Boris Tadic, politicien qui, scrutant l'horizon européen, n'aiguise pas le sentiment national des Serbes au contraire de son principal adversaire, Tomislav Nikolic, qui, lui, se distingue par des envolées chères aux viragos de l'extrême droite. Soit dit en passant, Nikolic occupe le poste de leader du Parti radical serbe par défaut: son prédécesseur, Vojislav Seselj, a été emprisonné pour... crimes contre l'humanité.
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