Dans un chic hôtel de Québec où on peut déjeuner au dernier étage en tournant sur la ville, nous étions une couple de centaines de mâles, en décembre, à déblatérer confortablement sur le problème forestier québécois. Le gouvernement, représenté par un sous-ministre des Ressources naturelles, l'industrie, les syndicats, les coopératives forestières, les environnementalistes, les autochtones, les pourvoyeurs, treize secteurs en tout qui donnaient leurs opinions en tranchettes de trois minutes par thème, sinon on coupait le micro. Y avait même des travailleurs, mais ils étaient dehors, dans le grand froid, avec des pancartes: des sylviculteurs. Personne n'y a fait allusion.