«Cela fait quatre jours que je ne suis pas rentré chez moi, raconte Shahid Hussein,un journaliste du quotidien The News, dans son bureau de Karachi. J'ai dû dormir à l'hôtel du coin, tout comme mes collègues. Il n'y avait aucun transport». Tout cela pour publier un quotidien qui a été distribué à grand peine, faute de camions. Depuis l'assassinat de Benazir Bhutto jeudi dernier, la ville de Karachi, capitale économique du Pakistan, est paralysée. De violentes émeutes y ont éclaté dès l'annonce de sa mort. «La minute où la nouvelle est tombée, tout le marché a fermé immédiatement. Nous savions que les réactions allaient être très violentes», explique un boulanger du bazar de Boat Bassin.