On peut difficilement imaginer pari plus fou, plus casse-gueule, que cette réflexion bio-kaléidoscopique sur les thèmes et les personnages derrière, dedans et devant l'oeuvre du chanteur Bob Dylan. Pareillement, on trouvera difficilement, cette année, oeuvre de cinéma plus originale, plus accomplie, plus précise et plus pertinente que ce patchwork visuel et sonore, d'une beauté et d'une singularité à couper le souffle, cinquième long métrage du cinéaste indépendant américain Todd Haynes (Poison, Safe, Velvet Goldmine, Far from Heaven).