Soul - MAGNIFY, Coral Egan, Justin Time - The Path Of Least Resistance était l'album de la révélation: oui, tous les bons gènes de Karen Young s'étaient transmis à sa fille. My Favorite Distraction était l'album de l'affirmation d'un style: l'allégeance jazz, mais aux coudées franches, avec du soul comme c'est pas possible. Ce troisième disque est celui de la confirmation. Oui, Coral Egan est destinée à un succès international. Quelque part entre Norah Jones et Cassandra Wilson, sa place l'attend. Trop de qualités sont réunies: caractère, intelligence, instinct, sensibilité, sensualité. Trop de bonne musique lui sort du corps: de l'Aretha Franklin dans le gospel, du Joni Mitchell dans le folk, du Stevie Wonder dans le funk. Toutes influences assumées, intégrées. L'équilibre est trop heureux entre la sophistication et l'abandon: c'est toujours l'âme qui résonne, jamais la technique qui parade. Magnify est aussi l'album de la nouvelle maman, qui ose rêver d'un monde meilleur, en toute lucidité. «Welcome to the new dark ages», chante-t-elle dans Beginnings, prête à en découdre. En spectacle à l'Espace Dell'Arte, les 19 et 20 octobre. - Sylvain Cormier